AÏCHA et son sac à dos, direction le MAROC par PClaus
Salut les copains, et les copines,
Et bien ça y est, Aïcha est prête, attelage, joint de culasse, prise électrique et tout et tout.
Premier tour ce matin dans le village, Contrôle Technique demain matin et départ prévu mercredi ou jeudi prochain.
Voilà une photo de l'ensemble dès sa sortie.

Le reste suivra ....
Et bien voilà quelques nouvelles :
Mécanique terminée il me restait le contrôle technique à faire vendredi.
Pas de contre visite, les roues avant serrent, étriers grippés, démontage, petit coup de toile émeri, nettoyage et remontage, purge, tout va bien, carte grise à faire à la Préfecture aujourd’hui.
Entre temps, la voiture est chargée, pressions des pneus, caravane chargée aussi en essayant de repartir le poids, vélo que j’amène à une gamine marocaine fixé sur un porte vélo sur le hayon d’Aïcha, outils et fluides d’avance dans le coffre, etc.….
Bref, il me reste à rajouter la glacière et ma trousse de toilette le jour du départ.
Je fais mes cartes grises par courrier depuis des années, je ne m’attendais pas à un tel parcours du combattant.
Première déception :
entré à 9h00, sorti à 15h15. Je prends le fameux ticket en arrivant, N° 463 et dans la salle, c’est le 212 qui est en train de passer. Je ressors et je demande au policier qui surveille les entrés s’il a une idée du temps qu’il va falloir, sa réponse me fait froid dans le dos : « si c’est comme hier avec toutes les pannes, vous ne passerez peut être pas aujourd’hui » et puis il me demande mon N°, je le sors de ma poche, il me le prend des mains et me donne le 371 en me disant « ça ira plus vite avec celui là »
Qui a dit que tous les flics sont des méchants ?
OK, je chipote, Bordeaux n’est qu’une « petite Préfecture du Sud Ouest » et les fonctionnaires sont trop nombreux. Les cadres dirigeants sûrement pour pondre de telles modifications sensées nous faciliter la vie.
Deuxième déception :
La voiture va être immatriculée avec les nouvelles plaques, pas génial pour une vieille et en plus, j’avais déjà acheté la plaque pour la caravane, la voiture étant déjà en gironde. Dommage mais pas grave, je vais faire mes plaques cet AM et les poser demain entre deux averses. J’appelle mon assureur pour recevoir rapidement une attestation d’assurance correspondant au nouveau numéro, posté cet AM, je l’aurais jeudi.
Troisième déception et la pire :
Je découvre que je n’aurais pas ma carte grise aujourd’hui, elles sont toutes imprimées, je ne sais trop où et arrivent au domicile par courrier au bout de …… 3 à 15 jours suivant les sources. Pire, le certificat provisoire fourni de suite permet de rouler un mois, mais seulement sur le territoire national.
Que devient cette liberté dont on nous parle tant et que nos ancêtres, et nous même en 68, avions réussis à obtenir ??
J’ai donc trois solutions :
- Partir en moderne avec la caravane, beaucoup moins rigolo
- Partir avec une autre R6, Aglaé, qui est en parfait état et à qui je voulais éviter cette épreuve
- Attendre le bon vouloir de ces Messieurs pour partir en voyage
Je n’ai pour l’instant pris aucune décision, j’essaie de me placer dans l’hypothèse optimiste : ma carte grise en trois jours ! !
Je vous tiens au courant de la suite, bien sur.
Je pensais partir jeudi, j'attends la fin de la semaine et on verra, je déciderais à ce moment là.
J'ai réservé le ferry pour le 15 mais je pense pouvoir prendre le suivant... même 2/3 jours après, en principe ça ne pose pas de problème.
Il m'est arrivé plusieurs fois d'avoir prévu "large" pour la traversée de l'Espagne, d'arriver la veille voire deux jours avant, et j'ai pu prendre le premier bateau sur lequel il y avait une place disponible alors, je me dis que ça doit aussi marcher dans l'autre sens.
Pat 16, plus maintenant... la CG collection ne t'interdit plus de rouler où tu veux mais par contre, il faut faire un contrôle technique "allégé" tous les 5 ans. A mon avis, ce n'est pas plus mal, les voitures avec CGC vont peut être un peu reprendre leur côte réelle.
Bien sur vous aurez des photos, je pratique de façon intensive depuis les années 70 et je viens de m'équiper depuis un an environ d'un vrai reflex numérique, j'ai retrouvé le plaisir de la photo avec ce type de matériel.
Comme je pars seul, je me suis bricolé un support en "mariant" la ventouse du GPS avec un mini pied photo, pas encore testé la chose mais je pars avec, c'est sur ! !
Le reflex étant trop lourd pour le support maison, j'ai un petit compact qui devrait faire l'affaire et, cerise sur le gâteau, il fait aussi vidéo, basique sûrement, mais quand même, en cas de situation insolite, je n'aurais qu'à appuyer sur le bouton.
Je ferais pareil en cas d'erreur mais pour l'instant, je n'ai qu'un bout de papier qui m'interdit de passer la frontière, et en plus, c'est écrit dessus, au cas ou l'information ne serait pas encore parvenue aux Services des Douanes ! !
C'est enfin parti pour de bon cette fois, je viens de recevoir ma carte grise...
Une petite photo juste avant le départ et hop! Je saute dans la voiture.

Des nouvelles dès que je croise un cyber café.....
Bonsoir tout le monde,
Je vous avais promis un point sur mon voyage au hasard des cyber cafés donc, chaque soir, je vous raconte brièvement la journée.
Mercredi 18
Youpi, j’ai eu vers 13H00 le courrier de la Préfecture.
Le temps de sortir l’auto, de faire une photo pour informer celles et ceux qui attendent, de mettre tout ça sur le site, de charger les quelques bricoles qui manquent, il est 15H30 quand je quitte mon chez moi direction Bordeaux.
Route, voie rapide, rocade puis autoroute, je m’arrête une centaine de km plus tard pour vérifier un peu. Pas de bruit inquiétant, rien n’a changé sous le capot moteur, je bois un café et ça repart.
Plus de 400 km plus loin, il est 22H00, j’ai roulé entre 90et 100 (au compteur), quelques pointes à 100/110 pour me débarrasser de poids lourd, tout va bien pour le moment, je croise les doigts.
Je me suis arrêté pour dormir sur une aire de service près de Gatez, demain il fera jour.
Jeudi 19
J’ai très peu et très mal dormi, pas de bar ouvert, je prends mon café rapidement et je démarre.
Aie, à la sortie du parking, petit démarrage en côte avec direction à prendre à droite, le cardan droit claque de façon caractéristique. Et dire que j’en ai deux à la maison sur ma « banque d’organe », dommage, pourvu qu’il résiste jusqu’au Maroc.
Je trouve une station ouverte après une grosse demi-heure de route, un vrai café, une douche, beaucoup d’aire en Espagne en sont équipée, et ça repart, je roule toute la matinée dans le brouillard et je finis par trouver le soleil vers 15H00.
Aïcha a une pêche d’enfer, le cardan ne fait plus de bruit et j’ai l’impression qu’avec le pied dans la même position, elle est aujourd’hui un peu au-dessus de 100 au lieu de 90 hier, pas la peine de la bousculer, je serais à Algésiras ce soir. Peut être est-elle en train de se débrider, depuis le temps qu’elle n’a pas roulé ou les étriers sont vraiment devenus libres et les freins ne serrent plus, allez savoir.
En suivant aveuglément les indications d’itinéraire de Mappy ou autre ViaMichelin que j’ai imprimé, je fais deux fois un aller retour sur environ 120 km, merci le bug. Je déchire donc ce papier et je me fais un itinéraire à l’ancienne, avec la carte, le nom des villes principales et le numéro des routes.
A la sortie d’un arrêt ravitaillement, après un plein et un café, le cardan se met à claquer de façon continue et inquiétante dès 70 km/h. Je regagne donc la première sortie à un train de sénateur en croisant les doigts pour ne pas être obligé de faire appel à une société de remorquage. Je réussis à atteindre un petit village où je trouve un agent SEAT, super sympa, qui me propose la réparation pour le lendemain matin, RDV à 9h00, je serais parti pour midi. Je suis à une cinquantaine de km avant SEVILLE.
Enfin, j’ai pris l’habitude d’attendre pour ce voyage, je prends donc mon mal en patience. Je me trouve un lotissement dans lequel je me gare pour dormir, j’espère que ce sera moins bruyant qu’hier soir, je ne passe pas inaperçu et je pense même que j’inquiète un peu, pas grave.
Et hop, encore un jour de moins au Maroc, j’espère que ça va s’arrêter sinon, je vais faire trois bises, donner quatre poignées de mains et il faudra déjà rentrer..
Vendredi 20
Je suis réveillé à 7h30, je retourne vers le garage, une gare d’autobus tout près, je prends un petit déj en attendant. Je dételle la caravane sur le parking du garage et Aïcha se retrouve sur le pont.
Démontage 20 mn, attende de la pièce 2h30 et remontage un quart d’heure, essai, c’est bon, tout est fini pour midi et demi. Sur que si je gagne au loto, je m’achète un pont, une clé à choc, etc.… c’est trop facile de faire de ma mécanique comme ça ! !
Je récupère ma route quelques km plus loin et c’est reparti. Une parenthèse, le réseau routier Espagnol, du moins dans les grands axes, est un vrai régal, des autovia, aussi tranquilles que nos autoroutes, limitées à 120, et, cerise sur le gâteau, GRATUITES.
Arrivé à ALGESIRAS vers 19h00, attente du ferry, traversée, tout se passe bien.
La rentrée au Maroc est un peu plus laborieuse, je m’embrouille un peu avec un « écrivain public » qui veut remplir ma fiche d’importation temporaire pour la voiture et m’alléger d’une dizaine d’€uros. Je lui explique que c’est la dixième fois que je viens au Maroc et que je sais écrire, il part en râlant, informe le Douanier qui va se faire le plaisir de me faire attendre un peu, pas grave, c’est comme ça au Maroc.
Sorti du port sans fouille, il est 21h00 en local, il faut nuit. Rouler la nuit au Maroc est assez déconseillé mais là, j’en ai marre de prendre sans arrêt du retard, il y a une aire de repos à une grosse heure de route, ou plutôt non, d’autoroute, plus sure quand même, je décide d’y aller. J’y arrive vers minuit, fatigué mais content d’être là. Un gardien me fait garer entre des camping-cars immenses, avec satellite, remorque avec la petite SMART ou la moto, je me sens tout petit.
Samedi 21
Bonne nuit de sommeil au calme, réveil, petit déj, le snack est ouvert 24/24, douche et au retour à la voiture, discussion avec plusieurs camping-caristes, ma R6 vieille de trente ans et la petite coquille ne passent pas inaperçus. Aller, il faut y aller ! Il est 7h00 et j’ai de la route à faire.
Descente vers ERFOUD, c’est là que je dois « livrer » le vélo à cette gamine marocaine à qui je l’ai promis en février dernier.
MEKNES, il fait 30°, puis MIDELT, ER-RACHIDIA, et enfin ERFOUD, il est déjà 20h00.
Je frappe à la porte, retrouvaille, tajine, discussion après le repas, etc.… Ces gens n’ont rien, une maison de 30m² en terre battue, 4 brebis et sont toujours prêts à donner, une grande leçon d’hospitalité. Le lendemain matin, après avoir déjeuné avec eux, je retourne à la voiture, on détache le vélo, récupère les vêtements que j’avais rangés dans les coffres et je propose à la mère d’aller acheter tout ce qu’il faut pour qu’elle nous fasse à manger le midi car en début d’après midi, je repars vers MERZOUGA. Pendant que la mère fait le repas, je pars faire une ballade de 4 km dans la palmeraie avec les enfants les plus grands.
Repas, assis par terre sur des tapis, avec les doigts dans le plat à tajine central, c’est très bon.
Il faut partir, environ 70 km pour rejoindre MERZOUGA.
Pour les photos, je les mettrais en ligne quand je trouverais un cyber avec un meilleur débit.....
J'ai réussi à en passer 2 en une demi-heure...



























































