certains diront, oh ! une revenante . Et oui, mais je n'étais pas trop loin et me revoici.
Alors pour me faire pardonner, j'ouvre ce post, ou je vous propose de suivre le compte rendu de notre dernier voyage.
Fidèles aux pays nordiques et comme le titre l'indique, l'été dernier, nous avons mis le cap sur la mer de Barents.
3 semaines de voyages au départ de France. 9000 kms aller retour. Oui, ça fait beaucoup pour cette durée,
mais notre truc à nous c'est le road trip.
On passe beaucoup de temps dans la voiture. Normal pour un road trip me direz-vous.
Ce n’est pas du temps perdu, loiiiiiin de là. J’ai presque envie de dire que c’est ce qu’on préfère par-dessus tout,
ces moments où on roule dans le sauvage, et qu’au détour d’un virage on tombe sur des merveilles inattendues.
On écarquille les yeux, sans un mot, bouche bée.
Donc cette destination, le plus au nord de l'Europe, nous titillait depuis quelques temps, alors en juillet dernier on s'est lancé ...
En gros, voici notre trajet Destination Mer de Barents
Jour 1
Alors que les tourterelles commencent tout juste à roucouler par ce beau matin de juillet, notre attelage prend la route pour sa longue traversée de l’Europe. Nous rejoignons rapidement l’autoroute, et les kilomètres défilent alors que le moteur ronronne paisiblement. Heureusement nous sommes dans le bon sens pour la circulation, car dans l’autre ça bouchonne sérieux !
En fin d’après-midi nous atteignons le Luxembourg, et là nous faisons le plein avec un gas-oil à moins de 1€. On n’avait pas vu cela depuis longtemps, et cela fait tout drôle à la pompe d’avoir le chiffre des litres plus élevé que celui des euros ! Bien sûr on remplit tous nos bidons. Le Luxembourg boisé est vite traversé et nous entrons rapidement en Allemagne. Là aussi les kilomètres défilent. Mais en Allemagne le problème ce sont surtout les nombreux travaux sur les autoroutes, ralentissant le trafic, et quand ça roule bien ce sont les véhicules qui vous dépassent à toute allure faisant tanguer notre attelage malgré son poids.
Bon sinon, nous atteignons Köln alors que la nuit tombe, et nous cherchons une aire pour bivouaquer. Malgré les nouveaux moyens technologiques, la recherche est laborieuse, et c’est vers 23h que nous réussissons enfin à trouver un stationnement près de camping-cars, dans un dépôt de bus. Vu l’heure, on ne va pas faire les difficiles.
Jour 2
Sauf que cette nuit par deux fois des bus sont arrivés, et dans un beau tintamarre sont venus se garer … contre nous.
Nous reprenons rapidement l’autoroute sous une petite pluie.
Ça roule bien en ce dimanche, seul un petit bouchon vers Brême, dû à des travaux
et quelques ralentissements à Hambourg, dont le port est toujours aussi impressionnant. Nous atteignons Kiel sous la pluie, mais nous nous repérons facilement pour gagner le port.
L’enregistrement est aisé et l’embarquement se fait sans problème à bord du Stena Germanica de la compagnie Stena Line. Nous laissons notre attelage, pour rejoindre notre cabine.
Oups, ils sont raides les escaliers. Et d’ailleurs, ils ont dû me prendre toute mon énergie, car je n’arrive pas à ouvrir la porte de la cabine avec les cartes magnétiques. ‘’Mais maman, c’est pas la bonne cabine ! La nôtre est en face… !’’
Ah, ben oui, là ça marche …
Un tour sur le pont pour regarder s’éloigner la côte allemande, alors que le soleil revient. Nous dinons au buffet, dont le prix nous parait un peu élevé, mais les plats sont à volonté et chacun est contenté, et largement rassasié.
Puis pour digérer ce plantureux repas, une balade sur le pont, où nous profitons d’un beau coucher de soleil sur les côtes danoises. Jour 3
Au terme de 15h de traversée, l’arrivée à Göteborg se fait sous un ciel ou alterne soleil et nuages. Puis voici venu le moment de regagner les véhicules.
Alors là, débute un long cheminement, semé d’escaliers qu’on monte, puis redescend, ou l’inverse aussi.
De plans sur lesquels on tente de se repérer, de portes qu’on peine à ouvrir, de Deck de véhicules où nous ne trouvons pas notre attelage.
Bref, nous devons nous rentre à l’évidence, nous sommes paumés ! Ah, c’est pas glorieux !
Heureusement, un employé en gilet orange qui visiblement a l’habitude, nous remet sur le bon chemin.
Et après avoir remonté toute la cale parmi les gaz d’échappement des véhicules,
nous retrouvons Pépère et Brownie qui se cachent derrière un camion.
On a juste le temps de grimper à l’intérieur que notre file s’ébranle et que nous voici sortis du bateau.
Quitter le port est plus facile. Très rapidement nous traversons la ville par un grand axe routier et prenons la E20 en direction de Stockholm.
Sous le soleil la campagne suédoise est belle avec ses forêts, champs cultivés, maisons rouges et blanches, sans oublier les nombreuses éoliennes. La route est bonne mais limitée à 80 km/h, avec un radar tous les 5 kms a peu près,
alors on a le temps d’observer le paysage … et les magasins Ikea.
D’ailleurs quand on regarde les panneaux, on est tout de suite transporté chez Ikea,
et nos ados s’amusent à associer les noms des villages avec des articles.
‘’Ah, ça c’est un canapé, ou ça, ça pourrait être une lampe, une casserole, une rallonge électrique … !''
Nous avançons donc à notre train de sénateur et les kilomètres ne défilent pas bien vite, surtout que la vitesse autorisée alterne régulièrement entre 50, 60, 70, ou 80 km/h, le tout ponctué de radars ; il y a intérêt à bien suivre !
Nous effleurons Stockolm, et tournons pour prendre la E4, direction le nord.
Une bien belle autoroute dont nous sommes presque les seuls utilisateurs, et qui traverse forêts de résineux et de bouleaux. Pépère avale enfin les kilomètres . En fin de journée il nous emmène au bord de la mer à Mellanfjärden.
Au bout de la route, un joli petit port de plaisance, quelques maisons en bois qui se reflètent dans l’eau et un camping d’accès libre avec sa boite à sous. Alors nous nous installons au milieu des camping cars et profitons d’une douce soirée.
Jour 4
Nous avons bien du mal a quitter ce bel endroit. Mais il nous reste du chemin à parcourir.
Alors nous reprenons notre périple d’abord par une jolie petite route parsemée d'épilobes, qui longe la mer.
On ne la voit pas ,mais on la devine à travers les arbres, puis retour sur la E4.
Elle n’est pas agréable cette route. Souvent à simple voie, avec ses nombreuses limitations de vitesse, assorties de radars,
plus une circulation un peu dense qui complique la fluidité du trafic.
Nous remontons lentement le long du golfe de Botnie, alternant zones boisées et petites agglomérations,
où est très présente l’industrie papetière. Puis cela s’améliore, la route passe à double voies, le relief est moins vallonné et le trafic beaucoup moins dense.
Les ados nous concoctent une playlist musicale bien rythmée et les kilomètres défilent. Par contre le temps se couvre de plus en plus, et la pluie s’invite. Nous accompagnant jusqu’à Haparanda,
où en début de soirée, nous franchissons la frontière avec la Finlande. Nous avançons l’horloge d’une heure, et commençons à chercher un coin pour bivouaquer.
En bord de mer aucune possibilité, alors nous prenons la route de Rovaniemi. Un petit chemin en forêt semble convenir, mais à peine avons-nous mis un pied hors de la voiture qu’une nuée de moustiques nous attaque.
Aller assouvir ses besoins naturels se révèle un enfer. Alors hors de question de rester ici !
Finalement nous rejoignons Rovaniemi, et au terme de cette longue étape de presque 900km, nous nous arrêtons sur le parking du Santa Park.
Est-ce que le Père Noël nous autorise à dormir sur son domaine ?
De toute façon nous ne nous posons même pas la question puisque Pépère décide pour nous.
Après 3000kms parcourus en 4 jours, il réclame une pause, en se soulageant allégrement sur le parking.
Heu … ça c’était pas prévu...
Alors nous le garons au mieux, et puisqu’il est minuit, et qu’on est quand même un peu fatigués, on se couche.
Demain sera un autre jour !
à suivre ...











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