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Population municipale : 1 784 hab. (2023 en évolution de −1,38 % par rapport à 2017)
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ariacum au VIIIe siècle ; Airiacus en 853 ; Airiacense seu Airiacum vers 1020 ; Heriacum en 1188 ; Héri en 1230 ; Eriacum ; Eiry en 1339 ; Ery en 1403 ; Airiacum en 1771 ; Airiac en 1847.
Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romaine en -(i)acum, suffixe d'origine celtique (gauloise) servant à définir un lieu ou une propriété. Il est précédé d'un anthroponyme selon le cas général. Albert Dauzat suggère le nom de personne latin Arius, mais les formes anciennes reflètent l'influence du nom de personne germanique Heric.
Pour Xavier Delamarre, le nom de personne Arius est gaulois et procède d'une forme initiale Ariíos > Arios, dont le sens premier est « (celui) qui est en avant », d'où peut-être « homme libre, seigneur ». Ce nom se retrouve sur l'inscription en langue gauloise de Saint-Germain-Source-Seine (à quelque 120 km d'Héry) : aresequani ariíos iourus luciío[n] nertecoma[ri] « Les Aréséquanes et Arios ont dédié [la stèle de] lucios fils de Nertecomaros » . Le nom propre Arios est un proche parent du nom commun vieil irlandais aire, airech « homme libre, noble, chef, prince ». Une comparaison immédiate s'opère avec le sanskrit áryaḥ « maître, chef » et aryaḥ « aryen », mais elle reste controversée.
Histoire
Antiquité
Le terroir est occupé avant l'époque gallo-romaine.
Plusieurs voies antiques passent près du village, la plus célèbre étant la Via Agrippa de l'Océan qui traversait Héry et passait le Serein aux Baudières. De ces voies antiques il reste quelques vestiges comme un vieux pont romain situé entre Héry et Rouvray (village voisin).
Plus de cinquante tombeaux de l'époque antique ont été découverts aux Baudières près de la voie antique, dont les squelettes montraient une ossature 1/3 plus grande et des mâchoires plus puissantes que les nôtres, ces dernières portant 34 et jusqu'à 36 dents. La pierre des tombeaux provenait probablement de Chablis. Indépendamment ou non de ce cimetière d'origine inconnue, le couvent d'Héry ou la paroisse a probablement enterré ses morts aux Baudières : un chemin d'Héry aux Baudières est encore appelé le chemin des morts.
Les tombeaux du bourg d'Héry, répartis sur deux locations, se trouvaient autour et dans les murs de l'ancienne église (plus d'une vingtaine), et dans la cour du couvent de bénédictins d'Héry appartenant à l'abbaye de Saint-Germain (huit tombeaux retirés lors d'une excavation dans la cour, ce qui laisse supposer qu'au moins une partie du couvent a été bâtie sur un cimetière). Quant à l'église, il s'agit de celle ruinée vers le IXe ou XIe siècle, qui se trouvait dans l'ouest du village au lieu-dit encore appelé en 1833 la Prière ou, par déformation, la Prigèze.
Lieux et monuments
L'attrait d'Héry réside dans son église, l'église Saint-Louis du XVIe siècle.
Voir C.P. Philou.
Le parc du château de la Chapelotte (propriété privée) a probablement été dessiné au tournant du XXe siècle.
La chapelle Notre-Dame-de-Pitié, bâtie à 150 m d'altitude sur un contrefort du Mont-Artre au sud de Héry. Avec ses 50 m de dénivellation depuis le village, était un lieu de dévotion et but de procession pour les agonisants.

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La chapelle Sainte-Radegonde était elle aussi un but de procession pour les infirmes, surtout le 13 août jour de sa fête.
Économie
la S.A.S. Davey Bickford, nommée d'après William Bickford inventeur de la mèche Bickford, est installée sur plus de 30 hectares au Moulin Gaspard à 1,2 km au nord de Héry, en bord de Serein et près de la D203. Usine de pyrotechnologie, elle travaille détonateurs et matériels explosifs pour miner, extraire la roche en carrière, créer des tunnels, etc., et pour l'étude séismique. La compagnie réalise aujourd’hui 70m € de ventes. En 2013, elle était la 5e entreprise exportatrice de l'Yonne et employait à Héry 477 personnes.
Héraldique

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Ecartelé; au premier d'azur, à trois clefs d'argent posées en pal 2 et 1 aux ponnons en haut et à trois fleurs de lys d'or posées en 1 et 2; au deuxième d'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur, quatre dans chaque canton, chargée en coeur d'un écusson d'argent au lion de gueules armé, lampasséet couronné d'or, à la queue fourchue et posée en sautoir; au troisième bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules; au quatrième de gueules à la bande d'or; et une pointe entée de sinople chargée d'un orgue d'or accosté de deux grenades d'argent à la flamme d'or remplie de gueules.
JP
