Saint-Jean-de-Luz partage avec Ciboure la Baie de Socoa, sur le Golfe de Gascogne, les deux villes formant la même agglomération.
La baie de Socoa est la seule rade abritée entre Arcachon et l'Espagne. Grâce à ses digues qui la protègent des colères de l'océan Atlantique, elle a la faveur des baigneurs et est devenue une station balnéaire réputée de la côte basque. La station balnéaire est de création relativement récente mais le port, lui, est très ancien, puisqu'il date de la préhistoire.
Toponymie
Attestations anciennes
Le toponyme Saint-Jean-de-Luz apparaît sous les formes Sanctus-Johannes-de-Luis (1186, sen johan de luis (1257), Sanctus-Johannes-de-Luk et Sanctus-Johannes-de-Luys (respectivement 1315 et 1438), lohitz (1414), Sent-Johannes-de-Luxs (1450, ,Sent-Johan-de-Luus (1490),Sent-Johan-de-Lus, Sainct-Jehan-de-Lux et Sanctus-Johannes-de-Luce (respectivement 1491 pour la première et 1526 pour les deux dernières),S-Iean de Luz (1650, carte du Gouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins) et Chauvin-le-Dragon (1793).
Étymologie
Jean-Baptiste Orpustan indique quant à lui, la graphie Donibane-Lohitzun, Lohitzun signifiant « lieu d'alluvion ».
Le toponyme Lohitzun apparaît sous les formes L'Hohutzun (1337), Lohitzsun (1476, contrats d'Ohix), Lohitzssun (1690), Lohixun (XVIIe siècle, titres D'Arthez-Lassalle) et Lohitcun (1793).
Orpustan indique que Luz est la forme réduite et moderne de lohitz, déjà présent en 1414.
Histoire
Saint-Jean-de-Luz ne fut à l'origine qu'une modeste bourgade sur les dunes, entre mer et marais, à l'entrée de l'estuaire de la Nivelle, face à la colline de Bordagain. Jadis propriété des chanoines de la cathédrale de Bayonne, la communauté, bien que devenue autonome, ne posséda jamais d'enceinte ; elle ne fit par conséquent pas véritablement figure de ville avant l'époque moderne.
Au XVe siècle, les pêcheurs basques du port de Saint-Jean-de-Luz explorèrent les premiers les bancs de Terre-Neuve et la pêche à la morue jointe à la chasse à la baleine accrurent considérablement la prospérité de la commune. Du XVIe au XVIIIe siècle, la ville devint un nid de corsaires qui combattaient pour le compte du roi de France. L'enrichissement du port et l'afflux de population furent tels qu'il en résulta l'urbanisation de Ciboure, quartier détaché d'Urrugne (le couvent des Récollets fut implanté à proximité du pont qui relie les deux paroisses pour apaiser les relations entre les deux communautés, souvent rivales).
Patrimoine civil
La maison de l'Infante.
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La commune présente un ensemble de demeures dont la construction s’étale du XVe au XVIIe siècle. Ainsi, la maison Esquerrénéa, se dressant entre les rues de la République et de la Baleine, date de la fin du XVe siècle. La maison dite Lohobiague énéa ou maison Louis XIV, place Louis-XIV, date de 1643. Elle accueillit le roi Louis XIV pendant quelques jours à l'occasion de son mariage. Lorsqu'il arriva devant la foule au balcon, il lança des pièces sur lesquelles il était inscrit « Le Roi et seul le Roi ».
La maison dite de l'Infante ou maison Haraneder, fut la demeure d'Anne d'Autriche, où l'Infante Marie-Thérèse logea quelques nuits. Le nom initial de la maison est Joanoenia, c'est-à-dire la maison de Jeannot de Haraneder, d'une famille d'armateurs enrichis aux XVIIe et XVIIIe siècles, anoblie et alliée à la vieille noblesse de Macaye.
Héraldique
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Coupé au I d'azur au vaisseau équipé de sable, voguant à pleines voiles d'argent sur une onde de même, la coque du vaisseau de sable brochant l'onde ; au II, de gueules au lion d'or couronné d'une couronne de vicomte du même ; parti d'azur à une crosse épiscopale d'argent posée en pal.
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Le village étant coupé par la frontière franco-suisse, il constitue deux communes distinctes :
du côté français, Saint-Gingolph, commune du département de la Haute-Savoie ;
du côté suisse, Saint-Gingolph, commune du canton du Valais.
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Histoire
Saint-Gingolph aurait été fondé en 755 par un officier de Pépin le Bref, saint Gangolf, connu pour être notamment le saint patron des maris trompés (mais également des gantiers, cordonniers, tanneurs, des chasseurs et veneurs). Selon la légende, il se retira à la même période pour vivre en ermite sur les rives du lac.
En 515 : le premier village sur le territoire de Saint-Gingolph est Bresti ( Brêt aujourd'hui). Puis, en l'an 640, à la suite d'un éboulement gigantesque à la hauteur de Bret (actuellement côté français), Saint Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement du bâtiment actuel, et lui donne le nom d'Ecclésia Sant Gendoulfo. Cette appellation de Sant Gendoulfo sera par la suite étendue à l'ensemble du village, pour devenir au fil des siècles l'actuel nom que l'on connaît de nos jours, à savoir Saint-Gingolph.
Patrimoine
Le musée des Traditions et des Barques du Léman est installé dans le château de Saint-Gingolph. Il retrace les grandes lignes de la vie villageoise, ainsi que 5 siècles de navigation marchande sur le lac Léman, par le biais de 33 maquettes de barques du Léman réalisées par les habitants eux-mêmes.
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Le château est lui-même est classé biens culturels d'importance régionale.
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Quatre maires en 18 mois : entre 1934 et 1936, la politique drancéenne ne fut pas un long fleuve tranquille
L’anecdote aurait pu être oubliée. Elle n’a pas fait la Une des journaux et il n’en reste aucune trace dans les registres des conseils municipaux de Drancy. Pourtant, il existe une photo et un compte-rendu de procès-verbal qui attestent que le conseil du 16 mars 1934 s’est bien terminé en pugilat.
Un contexte troublé
Avant d’aller plus avant, rappelons-nous du contexte historique : dans les années 30, la politique était particulièrement tourmentée. Début 1934, nous sommes encore dans les conséquences de la grande dépression de 1929, 6 gouvernements se sont succédés en France depuis mai 1932 et l’affaire Stavisky, qui vient d’éclater, provoque la manifestation antiparlementaire d’extrême-droite, le 6 février 1934, qui fera au moins 15 morts. Le second gouvernement Daladier, du parti radical de gauche, tombera le lendemain. À gauche, la situation n’est guère plus sereine. Depuis le Congrès de Tours, les communistes et les socialistes de la Section française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) n’en finissent plus de se séparer. "Bourgeois" et "Bolcheviks" s’invectivent gaillardement. Il faudra attendre 1936 pour que le Front populaire arrive au pouvoir.
Le décor n’est pas en reste : toutes ces querelles sont mises en scène et orchestrées par une presse d’opinion dont, aujourd’hui, on n’imagine plus la violence. Concurrencée par un nouveau média qui s’implante, la radio, et perturbée par les nouvelles idéologies qui emportent l’Europe, elle se radicalise et se plaît à souffler sur les braises.
16 mars 1934, une bagarre éclate lors du Conseil municipal
Les maires se succèdent
Revenons à Drancy. Le 18 janvier 1934, Eugène Duchanel, maire socialiste de la ville depuis 1919, démissionne après être entré en conflit avec la section locale de son parti. Un mois plus tard, le 23 février, à la faveur d’une élection municipale partielle, quatre nouveaux conseillers communistes sont élus : Gaston Roulaud, Jean-Louis Berrar, Armand Guy et Edward Deleuze. Le 9 mars, à la suite d’un vote durant le conseil, Paul Emboulas, 1er adjoint de Duchanel depuis 1919, est élu maire. Mais à la suite de l’élection des quatre nouveaux conseillers, sa situation est intenable. Il démissionne donc une semaine plus tard, le 16 mars. C’est alors Paul Chirol, un conseiller de l’aile gauche de la SFIO, qui devient maire. Mais à cette occasion, des incidents éclatent dans la salle du conseil. Ils sont relatés par un huissier, en suivant les allégations de Paul Emboulas.
Vers 21 h 45, M. Guy, conseiller municipal, sans aucune provocation, s’est permis de lancer son sous-main à la figure de M. Emboulas. Quelques minutes après, au moment où le dépouillement des bulletins de vote, qui venaient d’être recueillis par le garde appariteur Fagot, allait s’effectuer, le même conseiller municipal Guy, en prononçant les mots, "et puis m..., en voilà assez" est monté sur la table où siégeaient le président et la Municipalité, a lancé des coups de pied dans le matériel qui se trouvait sur la table, ce qui a déchaîné, dans la foule, un tumulte indescriptible. Une bagarre a commencé et tous les meubles garnissant la salle des délibérations, ont été renversés et en partie brisés
L’élection du 16 mars est alors annulée. Qu’à cela ne tienne, on remet cela la semaine suivante. Le 26 mars, Paul Chirol est à nouveau élu. Pour une année puisque des élections sont organisées en mai 1935 et, cette fois, c’est le communiste Jean-Louis Berrar, à la santé fragile, qui devient maire dès le 1er tour. En 18 mois, les Drancéens ont connu quatre maires différents, dont l’un élu deux fois ! La dispute entre les deux formations de gauche ne s’arrêtera pas là puisqu’au début 1936 éclatera l’affaire dite des Gladiateurs. Les communistes arrivés aux commandes de Drancy révèlent en effet que plus d’une centaine de Nord-Africains auraient été inscrits sur la liste des bénéficiaires du chômage, établie par la municipalité. Ils auraient en fait été chargés de porter la contradiction lors des meetings durant la campagne municipale et, à l’occasion, de faire le coup de poing.
La presse s’en mêle
Toute la presse en fera ses choux gras, d’autant plus que le livre contenant les inscriptions et leurs justificatifs entre les mois d’octobre 1934 et 1935 a mystérieusement disparu. Le Petit Parisien, journal de droite qui virera à l’extrême-droite peu de temps après, titre sur "Les escroqueries de Drancy". La Liberté, également journal de droite, sur "Les élus communistes ne sont pas bien qualifiés pour jouer les professeurs de vertus" ; le Journal de Saint-Denis se délectera des "Manoeuvres tortueuses des bolchevistes responsables". Les socialistes accuseront les communistes de mentir et d’avoir fait la même chose. L’Humanité, sans surprise, passera à l’attaque en racontant "Le scandale Chirol à Drancy" et en s’attaquant à la presse bourgeoise.
Cette affaire drancéenne, qui illustre bien la teneur de la politique d’avant guerre, durera le temps d’un feu de paille. Quelques semaines plus tard, tout était oublié.
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Histoire de Saint-Martin-de-Bréhal. (site non officiel )
La commune a été constituée à l’époque révolutionnaire par la réunion des paroisses de Bréhal et Saint-Martin-le-Vieux. Chaque paroisse avait son église.
Saint-Martin autrefoisSaint-Martin était jadis une commune indépendante de Bréhal, comme en témoigne notamment la présence de la vieille église de Saint-Martin, qui a gardé une bonne partie de ses murs et un double campanile fort original.
L’église ancienne et fort belle de Bréhal a été détruite volontairement au XIXe siècle et remplacée par un édifice plus grand mais sans caractère, dont le clocher ne manque cependant pas d’élégance.
Au Moyen Âge, l’église de Bréhal dépendait de l’abbaye de Hambye (haut lieu médiéval) et sur laquelle les moines du Mont-Saint-Michel exerçaient aussi des droits, en particulier sur les marais.
L’histoire de la commune est attachée à celle de quelques grandes familles de propriétaires, dont les Le Chevalier. Vers 1620 Marthe Trotin épousa Ollivier Le Chevalier, sieur de la Porte. Les Le Chevalier donnèrent naissance à une nombreuse lignée. Barthélémy Le chevalier est le premier à prendre le titre de sieur de Préville.
En 1715, le Prince Antoine 1er de Monaco, n’ayant pas de fils légitime, décide de marier Louise-Hyppolite, sa fille aînée, à Jacques IV de Matignon, propriétaire de nombreux domaines en Normandie et seigneur de Bréhal. L’histoire se retrouve dans les archives de la Principauté de Monaco, et explique l’origine du nom de la place de Monaco à Saint-Martin-de-Bréhal.
L’annexion de Saint-Martin se fait pendant la Révolution française en 1794 par Bréhal, mais la famille Le Chevalier n’eut de cesse de défendre les droits des habitants de Saint-Martin contre les empiètements du Baron Brohon, maire de Bréhal.
Le dernier représentant de cette famille à résider à Saint-Martin serait Paul-Marie Le Chevalier de Préville, mort à Roubaix en 1866.
Saint Martin en 1960 Saint Martin en 1955 la plage en 1952
Au XIXe siècle, Saint-Martin-de-Bréhal n’est qu’une zone de pêche et surtout de récolte du varech, activité "agricole" importante jusqu’à la première guerre mondiale.
Si l’attrait pour la plage et les bains de mer apparaît en Normandie dès 1840, ce n’est que vers 1900 que sont construites les premières villas, appelées à l’époque les "chalets de Saint-Martin" (voir les vieilles cartes postales de notre site). Seuls quelques bâtiments emblématiques, le château, dont le nom est l’Elan) et la Vigie, ont traversé les âges. La plus vieille maison encore occupée est la "maison Legros", villa à l’architecture très typique en front de mer.
Plusieurs constructions des années 30 ont été jetées à la mer par une tempête des années 40 (sur laquelle nous n’avons que très peu d’information) et par la vague de construction de pavillons modernes à partir de 1960. La terrible tempête de 1967, qui a provoqué la construction de la digue, livrée en 1972, a parachevé le visage actuel de Saint-Martin-de-Bréhal.
La résistance de la digue a favorisé la construction de nombreuses villas en front de mer depuis une quinzaine d’années.
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Les portes fortifiées à peine franchies, le ton est donné. Villeneuve-sur-Yonne est un joyau ! Baladez-vous le long des anciens remparts transformés en promenades, prenez un verre sur les quais de l’Yonne, pénétrez dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, ou bien baignez-vous l’été sur l’une des plus belles plages des environs…
Villeneuve la fortifiée
Petit retour au XIIème siècle avant de débuter l’exploration de la ville. L’histoire de Villeneuve, c’est l’histoire d’un attachement à la couronne de France. C’est à Louis VII (l’arrière-grand-père de Saint-Louis) que les Villeneuviens doivent la fondation de leur ville en 1163. Elle s’appelait alors Villeneuve-le-Roi. Elle avait été conçue comme un avant-poste de sa grande sœur Sens et du royaume de France face au puissant Comté de Champagne.
Grâce à un statut juridique particulièrement avantageux, elle vit rapidement sa population se développer et sa physionomie se dessiner en une cinquantaine d’années.
L’un des premiers édifices construits, le pont Saint-Nicolas, est achevé en 1186. Il a transfiguré la petite cité, en ouvrant un axe de communication stratégique, entre le Gâtinais et la Champagne.
A cette époque, la ville se construit et s’entoure d’une épaisse muraille longue de deux kilomètres et de dix mètres de hauteur, dotée de cinq portes fortifiées.
On peut encore aujourd’hui admirer les deux portes qu’il reste de ces anciennes fortifications : la porte de Sens, au nord et la porte de Joigny, au sud. Cette dernière est devenue un très beau musée-galerie.
Ne cherchez pas le palais royal, détruit depuis 1820… En revanche, le donjon royal, lui, est encore visible (on ne peut pas vraiment le manquer). On l’appelle la « grosse tour ». Cette tour a alimenté dès la fin du Moyen-Âge de nombreuses légendes et croyances, plus effrayantes les unes que les autres.
Villeneuve la religieuse ( Office du tourisme )
Levez un peu le nez pour admirer l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. Elle a presque la taille d’une cathédrale ! Sa construction débute en même temps que celle du pont pour devenir le point culminant de la cité. Elle ne s’achèvera qu’au XVIème siècle avec l’ajout d’un magnifique portail Renaissance. En entrant, on est frappé par la luminosité de l’édifice. La nef centrale possède 23 fenêtres, ce qui traduit la hardiesse de ses architectes. Malheureusement seules quatre de ces fenêtres conservent leurs vitraux du XIIIème siècle.
L’une de ses chapelles rappelle que le commerce fluvial a joué un rôle considérable dans le développement de Villeneuve-sur-Yonne à partir du XVème siècle : en effet, cette chapelle est dédiée à saint Nicolas, comme le rappelle son décor constitué d’ancres, rames et bateaux sculptés, ainsi que son vitrail, du XVIème siècle, qui retrace la vie de ce saint patron des mariniers.
Villeneuve-Plage, unique dans le Sénonais
Villeneuve-sur-Yonne ne s’apprécie pas seulement pour son histoire et la richesse de son patrimoine. Les bords de l’Yonne contribuent à son charme. On a plaisir à se promener sur les quais où les bateaux de plaisance ont remplacé les coches d’eau, à admirer la vue depuis le pont Saint-Nicolas avant de descendre jusqu’à la pointe de l’Île d’Amour pour prendre une photo.
Face à l’île, sur la rive gauche, à quelque pas du camping, on découvre un banc de sable : La plage de Villeneuve-sur-Yonne est l’un des rares points de baignade surveillée du département de l’Yonne. Et le seul dans le Sénonais. En un mot : en été, c’est l’endroit parfait pour se rafraîchir et faire un brin de bronzette en profitant du panorama sur la ville et notamment la Tour Bonneville, juste en face sur l’autre rive. Les enfants attendent toute l’année l’ouverture de la plage avec impatience…
Juste à côté, la base de loisir profite de la brise du cours d’eau pour souffler dans les voiles. Le club de voile de Villeneuve-sur-Yonne propose des initiations, des cours pendant l’été.
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Au-delà des Gorges de Pennafort, blotti entre les restanques d’oliviers, Callas livre une impression d’éternité. Les "calades" conduisent à explorer un village intimement liée à l’olive. Le moulin communal retrace cette longue histoire et laisse place à la dégustation de l’huile d’or.
Au coeur du Var, à mi-chemin entre le Littoral et les Gorges du Verdon, Callas fait découvrir aux promeneurs une nature particulièrement variée dans des paysages d’une beauté insoupçonnée.
Les Gorges de Pennafort surprennent par leur couleur rouge qui contraste avec le vert des pinèdes. Plus loin, ce sont les reflets argentés des oliveraies qui mènent jusqu’au moulin à huile et au village.
Arrêtez-vous à la cascade et vous constaterez la formation particulière de ce village, accroché à la colline et constitué de hautes maisons impressionnantes avec leurs greniers « sèche-figues ».
Dès votre arrivée, vous découvrez des ruelles étroites, des calades, des passages voûtés et admirez les vieilles portes, les fontaines et autres particularités typiquement callassiennes tels le campanile de la Mairie (1828), l’Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption et son bourdon de 550kg, les ruines du château de Pontevès (domaine privé).
Sur les hauteurs de Callas, vous jouirez d’un panorama magnifique sur l’Estérel et apercevrez la mer au lointain.
HISTOIRE & PATRIMOINE
Callas, un village chargé d’histoire
Callas n’apparaît dans les archives qu’en 1030 mais son origine remonte à la haute Antiquité comme l’atteste la présence d’un oppidum de l’époque Ligure sur la colline de Piol.
Après la première moitié du XIe siècle, les co-seigneurs sont en nombre important et spéculent sur leurs parts respectives de co-seigneurie. Les majeurs seigneurs de Callas sont incontestablement les Pontevès. Après de nombreux saccages et incendies, les habitants de Callas se liguent et tuent leur seigneur ainsi que sa descendance en 1579. En 1718, la commune achète la co-seigneurie et en fait don au roi Louis XV le 12 mars 1720. Par un arrêté du Conseil d’Etat, Callas devient alors ville royale.
Chapelle Saint-Auxile
Située sur la colline à 1,5km au sud-est du village, la grande et belle chapelle romane Saint-Auxile se dresse fièrement au-dessus de Callas sur un promontoire rocheux. Sa construction, entreprise au VIIe siècle sur un site gallo-romain, fut modifiée quatre fois avant d’être achevée au XIIe siècle. Une restauration importante a été entreprise en 1998. Né au Ve siècle, Saint Auxile, après s’être retiré aux îles de Lérins, fut choisi pour être évêque de Fréjus et répandre la foi chrétienne. Il fut martyrisé par les Wisigoths et mourut en l’an 480.
En 1640, les reliques sont transportées dans l’église de Callas. Pendant des siècles, les habitants de Callas auront pour Saint Auxile une véritable vénération. Une fête y est toujours célébrée le premier dimanche de mai.
Chapelle Notre-Dame-de-Pennafort
Couronnant un éperon rocheux au confluent de deux vallons, la chapelle Notre-Dame-de-Pennafort de style néo-grec a été édifiée en 1857 sur les plans d’André Pellicot, sur un site religieux médiéval dont le seul vestige restant est marqué par la présence d’une tour dite sarrasine datant du XI-XIIe siècle.
NATURE & TERROIR
La véritable spécialité de Callas est, d’abord et avant tout, l’olivier. On compte 23 moulins en activité au XIXe siècle, la récolte de l’olive donne lieu à un commerce important. Elle alimente les usines de Draguignan, les moulins à huile de la localité ne pouvant suffirent. En 1892 on recense à Callas 56000 oliviers.
De nos jours, le Moulin Bérenguier est un des plus importants de la région. Modernisé, il reçoit les olives d’environ 500 producteurs et a obtenu plusieurs médailles, dont celle du concours général agricole de Paris, pour la qualité de ses huiles.
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Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Albinus de Albiniaco en 1161, ecclesia Sancti Albini au XVe siècle, Sanctus Albinus prope Albigneyum en 1516.
Le nom de la commune est ptî' Saint Aubin en gallo.
Histoire Antiquité gallo-romaine
Deux grandes villas romaines furent retrouvées aux lieux-dits du Placis vert et à la Gâtine.
Moyen Âge
Au XIIe siècle, la seigneurie du lieu appartient à la famille Montgermont, puis passe dans les mains de la famille de Freslon jusqu'en 1789.
Révolution française
À la Révolution française, la commune devient chef-lieu de canton et se déclare « pour » la République.
Lieux et monuments
Château de Saint-Aubin, datant des XVe siècle et XIXe siècle.
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Église Saint-Aubin, édifiée de 1896 à 1899 par l'architecte Arthur Regnault.
Le lavoir du village, construit en 1905 et rénové à la fin des années 1990, est situé en contrebas du bourg, juste à côté de l'étang. De là part un parcours santé d'environ une heure dans les sous-bois et les prairies.
L'école Notre-Dame-de-Bon-Secours et du patronage Saint-Michel, construite en 1907.
L'ancien hôtel des Postes, rue d'Antrain, construit en 1931.
La gendarmerie, construite en 1936-1937.
La place des Justes, rue de Rennes, a été inauguré en 2010 en hommage et à la mémoire des Saint-Aubinois qui abritèrent des familles juives pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le château aujourd'hui
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Le château - mentionné depuis le 13e siècle - doit aujourd'hui davantage à des interventions des 17e siècle et au 18e siècle probablement, voire à des rénovations de la limite du 19e siècle et du 20e siècle - notamment celles réalisées par l'entrepreneur Sylvain Brunet en 1917 - ; le grand pavillon ouest à haute toiture à quatre pans semble remonter au 17e siècle tandis que le corps de logis principal qui lui est lié par une tour dans l'angle sud-ouest peut dater d'un profond remaniement réalisé au 18e siècle. Suivant le plan cadastral de 1828, ce dernier a été amputé de quelques travées dans sa partie est. En limite du 19e siècle et du 20e siècle, le pignon sud du grand pavillon a été repercé de deux nouvelles travées ; des communs à l'ouest ont été reconstruits.
JP
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Salut,
Je ne sais pas faire un choix, J'aime bien les commentaires de Djef mais ceux de Landeriba sont tout aussi bon!
C'est dure la vie
Continuez tous les deux vous nous faites du bien! (Djef faut tenir même si c'est dur)
JeanYvon a écrit : mer. 23 sept. 2020 16:12
Salut,
Je ne sais pas faire un choix, J'aime bien les commentaires de Djef mais ceux de Landeriba sont tout aussi bon!
C'est dure la vie
Continuez tous les deux vous nous faites du bien! (Djef faut tenir même si c'est dur)
Ben! Merdoum! C' est bien moi qui poste les lieux et je leur laisse les commentaires
Apposé sur les contreforts du Sancy, Saint-Nectaire est un authentique village auvergnat, berceau du fromage Saint-Nectaire, doublé d’une ville d’eau érigée au XIXè siècle. Formant la ville basse, les villas et grands hôtels de la ville thermale s’étirent le long du ruisseau le Courançon, dominé par le Mont Cornadore qui abrite la vieille ville de Saint-Nectaire le haut et son église romane.
La capitale sancylienne du goût
Célèbre pour son fromage qui porte le même nom, Saint-Nectaire est reconnu Site Remarquable du Goût. Fromage de gastronome, le Saint-Nectaire, c’est ce petit goût de noisette si caractéristique, né de la riche flore que viennent paître les vaches salers et montbéliardes. Fermes, musées et boutiques du village vous proposent d’en découvrir tous les secrets.
Un joyau de l’Art Roman
Perchée sur le Mont Cornadore, l’Eglise de Saint-Nectaire est considérée comme l’un des cinq édifices majeurs de l’art roman auvergnat. Les admirateurs peuvent apprécier le parfait équilibre de son architecture et la beauté de sa pierre de lave sous toutes les faces grâce à sa position dominante. A l’intérieur, chapiteaux polychromes et trésor témoignent de l’importance du lieu.
Saint-Nectaire, variations sur le patrimoine
Saint-Nectaire brille par son patrimoine riche et parfois insolite. L’eau est souvent à la source de cette diversité, depuis le marais salé digne d’un littoral maritime, aux nombreuses sources et jusqu’aux eaux pétrifiantes qui inspirent l’artisanat local. Saint-Nectaire est aussi le centre d’une concentration étonnante de sites mégalithiques, dolmens et menhirs.
La capitale sancylienne du goût !...
Deux localités sont réunies sous ce nom: la station thermale de Saint-Nectaire le Bas, qui s'étire sur 2 km dans une vallée verdoyante, et le vieux village de Saint-Nectaire le Haut que domine sa magnifique église. Le mont Cornadore, qui porte Saint-Nectaire et dont le nom signifie "réservoir des eaux", était habité dès l'époque celtique. Les Romains y établissent des thermes. Au Moyen-âge s'établit un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye de la Chaise-Dieu; un château, dont il ne reste plus trace, s'élève également sur la butte.
Il est habité par la glorieuse famille de Saint-Nectaire, dont la principale illustration fut une femme, Madeleine de Saint-Nectaire, veuve de bonne heure, jeune, belle et vertueuse, toujours suivie de soixante hommes à cheval; elle prend parti pour les protestants dans les guerres de Religion, bat le lieutenant du roi en Haute-Auvergne, et finit par le tuer de sa propre main. Le nom de "Saint-Nectaire" s'applique aussi à un fromage bien connu, laitier ou fermier, fabriqué depuis des siècles dans une zone déterminée des départements du Cantal et du Puy-de-Dôme.
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Le nom d’Ars est évoqué très tôt, dès l’an 969. Au XIe siècle, Ars est l’un des nombreux fiefs de la sirerie de Villars et son manoir se trouve à côté de l’église. En 1226, Jean d’Ars cède sa terre au monastère de l'Île Barbe ; Villars en conserve toutefois la souveraineté. Au XIVe siècle, la garde du château est divisée entre le sire de Villars et celui de Beaujeu.
Le château, ancienne seigneurie, fut la possession pendant près de quatre siècles des gentilshommes du nom d’Ars ; vendu en 1460, il parvint, après plusieurs possesseurs : Buchet, de la Porte, de Grolée, de Chabeu, de Cholier, de la Forge, à la famille Garnier des Garets.
Le village, brûlé par les troupes de Viry vers 1409, doit au siècle suivant subir les conséquences des guerres de Religion. La paroisse d'Ars appartient à la principauté de Dombes et à la châtellenie de Trévoux avant d'être rattachée en 1762, comme l'ensemble de la Dombes, au royaume de France.
En 1790, Ars devient une commune du département de l'Ain appartenant au canton de Trévoux puis à celui de Reyrieux en 1985.
Depuis le milieu du XIXe siècle, le nom d’Ars est désormais universellement associé à celui de son saint curé Jean-Marie Vianney. Bien avant sa canonisation par le pape Pie XI en 1925, de nombreux pèlerinages ont lieu. Le 6 octobre 1986, le pape Jean-Paul II se rend dans le village d'Ars-sur-Formans, lors de son troisième voyage en France.
Basilique Saint Sixte
Cette basilique, oeuvre de Pierre-Marie Bossan, impressionne par son originalité, sa hauteur et la richesse de ses décors peints. La basilique abrite les reliques de saint Jean-Marie Vianney, curé d'ars. 500 000 visiteurs du monde entier s'arrêtent chaque année dans le village d'Ars pour une halte spirituelle ou touristique. Autre réalisation architecturale singulière à découvrir, l'église semi-souterraine Notre-Dame de la Misericorde réalisée par Pierre Pinsard.
Construite sur les bases de l'église romane du 12e siècle, la basilique fut agrandie en 1862. Face à l’affluence de pèlerins dans l’ancienne église, le Curé d’Ars décide d’élever une nouvelle église. Peu avant sa mort, il approuve les plans confiés à l’architecte lyonnais Pierre-Marie Bossan, qui réalisera plus tard la basilique de Fourvière à Lyon.
Les travaux commencent sous les ordres du successeur du saint curé. La simplicité du plan de l’édifice s’oppose à la complexité des élévations richement ornées. Ses dômes vert d'eau sont caractéristiques du style néo-byzantin.
Elle est placée sous le vocable de sainte Philomène, en l'honneur de laquelle un programme iconographique est élaboré par l'architecte Pierre Bossan, le peintre décorateur Paul Borel et le sculpteur Charles Dufraine.
L’église Saint-Sixte a obtenu le titre de basilique le 4 août 1997 et fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 février 1982. Elle a été restaurée de 1988 à 2006.
L’église Notre-Dame de la Misericorde
La construction de l'église a débuté en 1959, pour les 100 ans de la mort du saint Curé d'Ars. Depuis le 10 mars 2003, l'édifice est labellisé « Patrimoine du xxe siècle ». Elle a été conçue par les architectes Pierre Pinsard et Hugo Vollmar. Elle peut accueillir 1500 pèlerins. On y accède par l’escalier-rampe hélicoïdal au centre de l’esplanade.
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5 anecdotes sur Nevers
Par Marie Moreau
Le 29/05/2020
Connaissiez-vous ces 5 anecdotes insolites sur la ville de Nevers ?
Nivernais ou Neversois ?
Voici une question que l'on entend régulièrement, même de la part des habitants de Nevers : doit-on appeler les habitants de la ville des Nivernais ou des Neversois ?
En réalité, le gentilé officiel est bien « Nivernais », reconnu depuis 1671. Cependant, le terme prête à confusion, car il désigne également les habitants de la Nièvre.
Le terme « Neversois » a d'abord été utilisé par Le Journal du Centre pour distinguer les habitants de la Nièvre et ceux de Nevers. L'influence de ce journal sur la région a fait le reste, si bien que le terme est maintenant répandu dans les journaux, sur le site de la mairie de Nevers, et même plus largement repris par les habitants de Nevers (les Nivernais, donc) !
Des stars au théâtre de Nevers
Theatre de Nevers
Si vous êtes de la région, vous avez sans doute déjà passé une soirée au théâtre de Nevers, qui propose chaque année une programmation éclectique, entre théâtre, danse, cirque et musique.
Mais saviez-vous que ce théâtre récemment restauré avait vu passer sur scène des artistes mondialement connus qui venaient en province roder leurs pièces ? C’est là, par exemple, que Sacha Guitry et André Raimbourg, alias Bourvil, firent leurs premiers pas sur les planches !
Nevers : le roi passe ou pas !
Parmi les anciens monuments de la ville, on trouve la chapelle Saint-Sébastien, dont l'histoire est particulièrement rocambolesque.
Érigée sur la place Saint-Sébastien, autrefois appelée place du Marché au blé, elle fut construite à la demande du bourgeois neversois Simon Carimantran qui, à sa mort, légua la somme nécessaire à sa construction, pour que chaque jour une messe soit dite en sa mémoire par sept prêtres différents.
Bénie en 1526, la chapelle fut malheureusement détruite en 1759, en même temps que plusieurs maisons de la place pour laisser place, dit-on, au carrosse du roi Louis XV qui devait traverser la ville... mais ne vint jamais !
Nevers, la ville pointue
Au Moyen Âge, Nevers était surnommée « la ville pointue » ou encore « la ville aux trente clochers » en raison des nombreuses flèches de sa vieille ville : celles de sa cathédrale, ses églises, ses monastères, ses hôpitaux, ses chapelles... Nevers était vraiment une ville aux innombrables clochers !
Une petite anecdote digne de Stéphane Bern, à raconter pendant les prochains repas de famille.
S'il y a bien un monument qui surprend à Nevers, c'est l'église Sainte-Bernadette du Banlay !
Une église, vous êtes sûr ? Oui, oui !
Comme de nombreuses villes de France, Nevers connaît dans les années 1960 une période de créativité en matière de construction religieuse.
Le projet de l'église Sainte-Bernadette a été mené par Paul Virilio et Claude Parent, qui la considérait comme son œuvre majeure. De l’extérieur, ce bloc de béton brut évoque un blockhaus, car Paul Virilio faisait à l’époque des recherches sur les ouvrages du mur de l'Atlantique.
Dédiée à Bernadette Soubirous, l’église est la transcription architecturale de la grotte de Massabielle, à Lourdes, où la Vierge lui apparut à 18 reprises en 1858.
Le monument est classé monument historique depuis 2000, et a reçu le label Patrimoine du XXe siècle, décerné par la préfecture de Dijon en 2005.
Le seul souvenir que je garde de Nevers, c'est son camping municipal, pour y avoir dormi une nuit, il y a cinq ou six ans. Nous y étions les seuls français et la réceptionniste s'était adressée à nous en langue flamande.
Macquenoise (en wallon local Maq'nwêse) est une section de la commune belge de Momignies, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Histoire
Étymologiquement « Marché sur l'Oise », la localité a été occupée dès la préhistoire, comme l'attestent les nombreux petits ateliers de taille du silex découverts le long de l'Oise et de la Wartoise, ainsi que les pointes de flèches, haches et grattoirs régulièrement trouvés dans les champs.
L'époque gallo-romaine nous a aussi laissé quelques vestiges : cave d'une villa, fondations d'un bâtiment de thermes, meules en arkose, tessons de poterie sigillée, sesterces d'Antonin le Pieux, carafe, fragments de bracelets en verre, scories de minerai de fer, indices de l'industrie primitive du fer.
Le village servit de décor au film Rien à déclarer de Dany Boon en 2010, notamment le site de la douane. Dans le film, le village est rebaptisé Courquain en français ou Koorkin en flamand.
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Curiosités
Les communes de Hirson (France) et de Momignies (Belgique) ont développé, à l'ancien poste de douane de Macquenoise, un musée retraçant les anecdotes du tournage du film de Dany Boon ainsi qu'un parcours permettant d'en visiter les différents lieux dans la région.
Le menhir de Macquenoise — En 1708, des documents mentionnent un « gros caillou » au lieu-dit Bertignon. En 1970, on découvre dans un ancien étang un grès haut de 1,30 m. On a tout lieu de croire qu’il s’agit de la même pierre. Celle-ci, qui est polie et sculptée, représente l’effigie d’un homme. C’est d’ailleurs le seul menhir anthropomorphe de Wallonie; il a été déposé au Musée archéologique de Charleroi.
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Vieillir, c'est la seule façon de vivre longtemps............
« Le 23 septembre 1960, pendant la session de l’Assemblée Consultative du Conseil de l’Europe fut inauguré un nouveau pont sur le Rhin. De 245,40m de long, de 12m de chaussée bordée de trottoirs de 3m chacun, il est construit légèrement en biais par rapport à l’axe du fleuve, cet ouvrage, qui relie Strasbourg à la ville allemande de Kehl et sera raccordé à l’autoroute allemande Karsruhe-Bâle, a été baptisé Pont de l’Europe. »
La construction du pont fut confiée à l’ingénieur en chef Monsieur LAEMMLEIN.
Après plusieurs années de négociations entre français et allemand, toute l’année 1957 fut consacrée aux études de ce pont métallique à tablier supérieur appuyé sur deux travées de 122,70m chacune.
Les travaux sont lancés en mai 1958 par l’établissement des fondations. Les fondations de la pile centrale s’enfoncent jusqu’à 18m50 de profondeur grâce à un caisson métallique qui fut immergé dans le fleuve. Les culées sont elles en caissons en béton armé. Les piles et culées sont constituées au total de plus de dix mille mètres cubes de béton et trois cent cinquante tonnes d’acier. Elles furent revêtues d’une muraille en granit de la forêt noire.
Après un an de travaux, au printemps 1959, le montage de la superstructure métallique d’au total 1800 tonnes d’acier fut lancé, conduite par les Etablissements SEIBERT de Sarrebrück. Il s’acheva en avril 1960. S’ensuivit les travaux de peinture, d’isolement, de pose des câbles et platelage du pont.
Historique du nom du pont
- 1333 : 1er pont de bateaux
- 1388-1796 : "le pont long",longueur maximale 1460 m
- 1796-1806 : pont de bateaux
- 1796-1825 : pont Napoléon (inutilisable après 1816)
- 1816-1897 : pont de bateaux
- 1897-1940 : pont routier métallique (détruit en 1940)
- 1940-1944 : pont en bois
- 1945-1946 : pont sur pontons
- 1946-1951 : pont en bois de 1940 amélioré
- 1951-1960 : pont provisoire réalisé avec des matériaux récupérés sur des ponts de guerre
- 1960 : mise en service du pont de l'Europe
(renseignements trouvés à l'exposition sur les ponts sur le Rhin à Kehl)
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LANDERIBA a écrit : lun. 28 sept. 2020 12:58
Le village servit de décor au film Rien à déclarer de Dany Boon en 2010, notamment le site de la douane. Dans le film, le village est rebaptisé Courquain en français ou Koorkin en flamand.
Ils ont gardés une place baptisée "Place de Courquain".
Beauvoir-sur-Mer portait le nom d'Ampennum à l’époque gallo-romaine.
Saint Goustan y serait mort en 1040.
Au XVe siècle, la seigneurie de Beauvoir-sur-Mer était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise.
Beauvoir-sur-Mer fut l'un des bastions du calvinisme en Vendée.
Au XVIe siècle, Françoise de Rohan, dame de la Garnache, dont les malheurs servent de décors à la Princesse de Clèves, fuit les guerres de religion et les persécutions de la Ligue à Beauvoir-sur-Mer.
Lieux et monuments
La commune abrite un monument historique :
l’église Saint-Philibert, édifiée à l’emplacement de l’église du prieuré rasée par les Normands. On y retrouve une partie construite au Xe siècle (style roman), des parties du XIIe siècle (style gothique naissant) et du XIVe siècle (style gothique pur). Elle a été entièrement rénovée entre 1970 et 1974.
Autres sites notables :
Passage du Gois : route submersible reliant le continent et l’île de Noirmoutier sur une longueur d’environ 4,5 km.
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Blasonnement :
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D'azur à la nef d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, à la voile carrée d'or chargée d'une croix partie de gueules et de sable, au pennon aussi d'argent.
JP
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Patrick ODDONE
Membre de la Commission Historique du Nord
” Extrait du livre de l’an 2000 de la ville”
LE PEUPLE DES DUNES
Il était une fois une vaste étendue de sable et de marécages qui, sous la houlette d’un gentilhomme éclairé, devint une terre de peuplement. Voilà un conte qui pourrait allègrement franchir les portes de l’Histoire. En effet, aux confins de l’hexagone, ce territoire septentrional sur lequel aujourd’hui sise la commune de Bray-Dunes est, à l’origine, bien inhospitalier, soumis aux caprices de la mer, battu et modelé par les vents mais aussi envahi par les eaux de l’arrière-pays empruntant leur écoulement naturel : Cette terre souvent inondée et insalubre est alors peu propice à l’installation humaine et sa domestication par drainage et assèchement reste tardive.
Il faut attendre les premières décennies du 17ème Siècle, avec le creusement du canal de Furnes et des watergangs adjacents, pour voir l’implantation de quelques fermes dignes de ce nom. Mais toute la partie littorale, devenue section de chasse par ordonnance royale de 1662, demeure le domaine des lapins.
Un conflit de chasse entre l’état-major de la garnison de Dunkerque et les bourgeois de cette ville provoque alors, très opportunément, une évolution de l’environnement administratif : un arrêt du Conseil d’Etat de Louis XVI en date du 20 Avril 1775 décide que les villes de Dunkerque et de Bergues , ainsi que les paroisses soumises à leur juridiction, deviendront concessionnaires des dunes et garennnes situées à l’est de Dunkerque jusqu’à la limite de la province belge, à charge pour elles de détruire les mammifères lagomorphes qui prolifèrent et occasionnent de réels préjudices aux cultures de Ghyvelde.
Malgré le bornage des parcelles, cette disposition suscite bien des différents entre les communes issues de la Révolution française et Napoléon 1er est amené à prononcer, par décret du 21 Août 1806, le partage des dunes qui, dans les faits, ne deviendra effectif qu’en 1839 : 38 communes se répartissent alors cette bande littorale de plus de 245 hectares, partie intégrante du territoire communal de Ghyvelde qui sera délimitée au sud par la voie-ferrée Dunkerque-Furnes implantée en 1868.
A la fin du second Empire, un armateur dunkerquois, Alphonse Bray, nourrit le projet de créer une maison de refuge pour les vieux marins de commerce et se propose d’accorder à ce nouvel établissement une rente perpétuelle suffisante pour son fonctionnement. Cette initiative ne trouve pas un écho favorable auprès de la municipalité de Dunkerque qui, le 8 octobre 1869, après quatre années de pourparlers et d’études, repousse cette proposition.
Nullement découragé, Alphonse Bray décide, l’année suivante, d’acquérir un vaste terrain de dunes à Ghyvelde pour y édifier son établissement de bienfaisance : cette “maison hospitalière” accueille vieillards et infirmes de la marine mais aussi, pour l’enseignement, les enfants des habitants du hameau : ces familles de marins-pêcheurs, pour la plupart embarqués à bord de navires armés à Dunkerque et pratiquant la pêche en Islande, se sont établies dans les dunes ou le long de la route menant à la frontière et empierrée depuis 1837.
Alphonse Bray fait également construire une église consacrée à Notre-Dame des Dunes. Le 27 février 1875, il fait don de ces biens à la commune de Ghyvelde et une fondation Bray est autorisée par décret présidentiel le 15 Juillet 1876.
Cet armateur dunkerquois peut ainsi, à juste titre, être considéré comme l’un des artisans de la constitution d’une communauté qui, isolée du cœur de Ghyvelde par le canal de Furnes, va très naturellement aspirer de l’autonomie. Le 26 février 1883, les 800 résidents du hameau obtiennent l’autorisation de former une municipalité distincte dont le chef-lieu est fixé au village des Dunes portant désormais officiellement le nom de Bray-Dunes. La même année, la construction d’un pont à deux pas de la frontière et financé par la commune de Ghyvelde met fin à l’isolement et permet la suppression du bac à redevance utilisé par les villageois .
A la fin du XIXème Siècle, les plages et les bains de mer deviennent à la mode et Bray-Dunes, bien desservie par la voie ferrée, réunit toutes les conditions pour assurer un développement balnéaire. Une première initiative est prise par la ville d’Hondschoote qui procède au lotissement de terrains dont elle est propriétaire. Un premier hôtel, le “Nautique”, est édifié en front de mer. Puis, des industriels et négociants, originaires de Tourcoing et tous disciples de Nemrod, font élever les quatre premières villas “Suzon, Hortensia, Thérésa et Marguerite”. La digue de 900 mètres appelle les constructions, au cœur d’un environnement exceptionnel qui, à cette époque suscite un nouvel engouement. En 1912, les propriétaires les plus importants se regroupent au sein d’une société anonyme, dénommée “la Plage de Bray-Dunes”, destinée à assurer la promotion du secteur côtier : les constructions vont se multiplier entre les deux guerres avec la création, en 1928, d’une société anonyme immobilière se proposant de vendre des villas “clés en main”. Dès lors, le tourisme balnéaire devient partie intégrante de l’histoire économique de la commune venant s’ajouter au métier de la pêche, toujours principale activité de la population.
Au cours du XXème Siècle, l’expansion de la commune est retardée, perturbée voire compromise par les deux conflits mondiaux. Certes, durant la Grande Guerre, Bray-Dunes ne souffre pas directement des combats puisqu’elle se situe en retrait du front de l’Yser, ce qui lui permet de devenir un centre de repos pour les troupes françaises et belges, mais elle paie un lourd tribut en vies humaines : 31 de ses concitoyens sombrent pour la France ainsi que 9 victimes civiles.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune se trouve, cette fois-ci, au cœur du théâtre des opérations militaires : les marins-pêcheurs participent activement au rembarquement des troupes alliées en effectuant, avec leurs embarcations, d’incessants allers retours entre la plage et les navires qui attendent au large sous la mitraille. Ensuite, la population connaît l’occupation pesante et massive qui se traduit notamment par l’évacuation obligatoire de la zone côtière. En 1945, après les événements de la “poche” de Dunkerque et une libération retardée, le territoire communal n’est plus qu’un champ de mines et de ruines : 76 % de ses immeubles sont détruits et les autres tous inhabitables.
Soumise aux lenteurs de la Reconstruction, Bray-Dunes met du temps pour effacer les stigmates de se cataclysme auquel vient encore s’ajouter, le 31 janvier 1953, un raz de marée qui emporte la digue en trois endroits. Malgré une croissance démographique très soutenue, la commune semble sommeiller jusqu’à la décennie 80, époque où elle retrouve un nouveau souffle : elle s’affirme alors davantage au sein de la Communauté Urbaine de Dunkerque dont elle est adhérente depuis le 28 mai 1969, et pense désormais son avenir, délibérément tourné vers le tourisme, selon les règles contemporaines inhérentes à l’aménagement du territoire.
Construite sur des sables séculaires, la ville qui, chaque été, devient la résidence secondaire des populations de la métropole lilloise et du bassin minier, se donne aujourd’hui des fondations solides pour un développement durable, soucieuse d’affronter le XXIème Siècle avec un dynamisme empreint de lucidité, de ténacité mais aussi de sérénité toute flamande.
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Échandelys (Eschandalis en occitan) est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
En 2017, la commune comptait 258 habitants
La commune d'Échandelys est adhérente du parc naturel régional Livradois-Forez.
Personnalités liées à la commune
Jean Hiberti, né le 17 octobre 1842 au Buisson, dans une famille de huit enfants, est devenu frère des écoles chrétiennes (nom religieux frère Antonis). Il vécut et œuvra à l'Institut agricole de Beauvais - aujourd'hui une des plus importantes Grandes écoles d'agronomie française - de 1860 jusqu'à son décès le 11 avril 1905. Simple membre de la communauté puis chef de division et enfin sous-directeur, il a réalisé de très importants travaux expérimentaux et beaucoup publié (Annales de la Station agronomique de l'Oise, Journal de l'Agriculture, Journal de l'Oise...) et a été élu correspondant de l'Académie d'Agriculture de France (appellation actuelle). Sa réputation d'excellent éducateur lasallien perdure.
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Le col du Perthus est un col des Pyrénées à la fois routier et autoroutier sur la frontière franco-espagnole, entre les Pyrénées-Orientales en Occitanie et la province de Gérone en Catalogne.
Le col du Perthus est un col des Pyrénées à la fois routier et autoroutier sur la frontière franco-espagnole, entre les Pyrénées-Orientales en Occitanie et la province de Gérone en Catalogne.
Culminant à une altitude de 290 m, c'est l'un des cols transfrontaliers les plus bas des Pyrénées. Il marque la limite occidentale du massif des Albères.
Toponymie
Perthus est issu du latin pertusus, lui-même participe passé du verbe pertundere (« percer, trouer »). C'est un terme classique pour nommer un passage étroit, un col. Le col du Perthus est donc un toponyme pléonastique, le nom de Perthus échéant au village. On trouve également pertusium en bas latin. C'est ce terme qui apparaît en 1306 pour désigner pour la première fois et de manière certaine le col du Perthus : Pertusium de parrochia sta Maria de Clusa.
Le terme a été d'abord transformé en catalan (pertús) avant d'être francisé.
Géographie
L'altitude du col est de 290 m. Il est traversé par la rivière de Rome, affluent du Maureillas. Le village du Perthus est construit au sommet du col. La rue principale marque la frontière entre les deux pays. Le trottoir côté oriental est espagnol et la chaussée est française. Cette curiosité permet à la France de conserver le fort de Bellegarde dont les aménagements sont situés au sud de la ligne de crête déterminant la frontière.
La délimitation de la frontière franco-espagnole est déterminée par des bornes frontières pyramidales dont, pour l'agglomération, les no 575, 576, 577 et 577 bis. Vers le poste de douane en contrebas, deux piliers no 574 et 575 marquent la limite entre les deux pays. Cette délimitation correspond au ravin de la Comtesse qui rejoint la route nationale 9 jusqu'au poste frontière3. Le pilier-frontière no 574 portant la date 1764 est situé « au bord occidental de la route »4 a été déplacé au fil du temps lors de l'aménagement des postes de douanes et déplacé à l'extrémité ouest de la route. L'ancien emplacement est matérialisé par une plaque métallique portant le même numéro. Il en est de même pour sa jumelle, no 575 déplacée de quelques dizaines de centimètres plus au sud. Une plaque scellée marque aussi l'ancien emplacement.
Transports
L'altitude du col en fait, avec celui des Balistres le plus bas des Pyrénées. Contrairement à ce dernier, le col du Perthus n'est pas en bord de mer et évite un détour important pour le franchissement des Pyrénées. Ces caractéristiques en font un axe majeur de traversée des Pyrénées.
Le col est depuis l'Antiquité un point de franchissement majeur des Pyrénées. Connu alors sous le nom de Summum Pyrenaeum, il raccordait la voie Domitienne et de la voie Auguste.
Depuis le traité des Pyrénées, il marque la frontière franco-espagnole dont il supporte les bureaux des douanes. Il constitue par ailleurs la limite entre les autoroutes A9 et AP-7 dans l'axe Orange - Gibraltar.
Il est également traversé par la nationale française N9 et de la nationale espagnole N-II et, de manière souterraine, par une liaison ferroviaire à grande vitesse.
Histoire
Articles connexes : Histoire des Pyrénées-Orientales, fort de Bellegarde et Col de Panissars#Site archéologique de Panissars.
Au premier plan, les ruines du trophée de Pompée et du prieuré de Panissars. En fond, le fort de Bellegarde.
Le premier fait historique marquant le Perthus remonte sans doute à 218 av. J.-C. lorsque Hannibal et son armée composée d'éléphants franchissent le col du Perthus lors de la Deuxième guerre punique5, après avoir négocié un important droit de péage à Illiberis6.
La zone a ensuite été fortifiée par les Romains. Le col est alors connu sous le nom de Summum Pyrenaeum et est le point de jonction de la Via Domitia au nord et de la Via Augusta au sud. Les restes de différentes fortifications romaines sont visibles sur la commune des Cluses7. Elles défendaient l'accès au col par les deux voies romaines. Les restes visibles le long de la voie Domitienne, sur le col de Panissars voisin sont vraisemblablement ceux du trophée érigé par Pompée, plusieurs fois mentionné par les textes antiques après la conquête de l'Espagne2 et qui matérialise cette jonction.
Lorsque les Wisigoths s'emparent en 412 de la Septimanie à la chute de Rome, ils organisent leur défense autour du château d'Ultrère tout en développant les fortifications du Perthus. Il ne reste cependant que des ruines de ces ouvrages8.
S'il est certain que les Arabes utilisent le col du Perthus pour annexer Narbonne entre 711 et 719 avant de battre en retraite 40 ans plus tard, le château dit « des maures » est une forteresse romaine modifiée par les Wisigoths.
Le 1er octobre 1285, Philippe le Hardi, roi de France, allié à Jacques II, roi de Majorque est défait par Pierre III d'Aragon lors de la bataille du col de Panissars qui met un terme à la croisade d'Aragon. Jacques II de Majorque commence à fortifier la hauteur occidentale du col dès 1285 pour se défendre de son puissant frère aragonais. La trêve est de courte durée. Le col passe sous domination aragonaise en 1295 après que le traité d'Anagni force Jacques II à être vassal de la couronne d'Aragon.
Le mariage d'Isabelle Ire de Castille et de Ferdinand II d'Aragon en 1479 rend le col espagnol, jusqu'au soulèvement de la Catalogne en 1640, en pleine guerre de Trente Ans. L'alliance du gouvernement catalan avec Louis XIII permet aux troupes françaises de franchir le col du Perthus. Après 19 années de conflit, le traité des Pyrénées détermine la frontière entre la France et l'Espagne et le complexe découpage du col du Perthus.
A 423 m d'altitude, le fort de bellegarde est un ensemble de fortification du 17e de forme pentagonale érigée pour la défense du Col du Perthus.
Il est d'abord château médiéval avec peu d'épisodes guerriers. Placé exactement sur la frontière, c'est à partir de 1659 et du rattachement du Roussillon au Royaume de France par le Traité des Pyrénées, que naît sa réelle importance stratégique, époque à de guerres ininterrompues entre l'Espagne et la France.
En 1679, Vauban fait raser le château et récupère les pierres du prieuré pour la construction du fort. Un pont-levis permet de pénétrer dans la bâtisse. Le circuit passe par les impressionnants remparts, la chapelle et le fameux puits de 63 m de profondeur. Un système de chaîne avec godets sert à puiser l'eau déversée ensuite dans une canalisation.
Les aménagements militaires se développent jusqu'à ce qu'en 1677 Vauban fasse détruire les anciennes constructions pour bâtir le fort de Bellegarde. Jusqu'au XXe siècle, l'histoire du col du Perthus se confond alors avec celle du fort de Bellegarde.
Le village du Perthus est fondé en 1836.
Une pyramide est construite entre 1974 et 1976 à la jonction des autoroutes A9 et AP79. C'est l'œuvre de l'architecte Ricardo Bofill10. Elle est dédiée à la Catalogne. Elle est située sur le versant opposé au trophée de Pompée.
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Sous la forme Morgenes, Morzine est citée pour la première fois en 1181 dans une bulle octroyée par le pape Alexandre III à l'abbaye d'Aulps1.
Son nom pourrait provenir de la racine celtique *mor- « morceau rocheux détaché d´une montagne », d'origine pré-indo-européenne (ligure). Une autre possibilité est qu'il provienne, à l'instar de[réf. nécessaire] Morges (canton de Vaud, Suisse) ou Morgins (canton du Valais, Suisse), de la racine celtique *morg qui a la même origine indo-européenne signifiant « frontière, limite » qu'en français marge et marche ; ce village se situe en effet à la frontière du Valais.
Morzine est alors qualifiée de « grange ». Les granges constituaient les rouages essentiels de l'économie des monastères cisterciens. Le terme grangia désignait à la fois les bâtiments d'exploitation et l'ensemble de leurs dépendances foncières (alpages, vergers) et immobilières (moulins, battoirs, étables)[pas clair].
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Morznà (graphie de Conflans) ou Morzena (ORB).
Les habitants de Morzine sont appelés les Morzinois.
Histoire
Période médiévale
En 1253, les abbés de la puissante abbaye cistercienne Sainte-Marie d'Aulps, distante de 6 km de Morzine, achetèrent tous les droits de justice pesant sur les familles de Morzine au sire Aimon II de Faucigny. Le village fut dès lors intégré dans cette seigneurie ecclésiastique et forma avec le village de Montriond (alors appelé Chairavaux) une des métralies (circonscription judiciaire et fiscale) de l'abbaye.
En 1313, les comptes dressés pour un impôt spécial, la Régale, font apparaître que Morzine compte déjà 57 familles. Il faut pourtant attendre le 7 juin 1505 pour qu'une paroisse soit officiellement créée.
Période contemporaine
Les ardoisières
Une part importante de l'activité économique de Morzine a été constituée du XVIIIe au XXe siècle par l'exploitation de carrières d'ardoise, avant que le tourisme hivernal ne prenne le relais.
Les possédées de Morzine
Article détaillé : possédées de Morzine.
Pendant environ treize ans, de 1857 à 1870, plusieurs dizaines de femmes de Morzine furent prises de convulsions, d’hallucinations, de crises de somnambulisme. Elles se disaient possédées par des diables. Le docteur Augustin Constans, inspecteur général des asiles et un des médecins qui examinèrent les malades, qualifia ces faits d’« épidémie d’hystéro-démonopathie ». La psychiatrie contemporaine pourrait qualifier ces crises « d’hystérie de conversion ».
Le développement touristique
Ce village paysan a vu son développement touristique accéléré par la victoire de Jean Vuarnet aux Jeux olympiques de 1960 à Squaw Valley. En effet, Jean Vuarnet se lança dans l'édification d'une station de sports d'hiver : Avoriaz.
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A la r'voyure
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Toponymie
Caudry est mentionné dès le XIe siècle sous la forme Calderiacum, puis Calderiaco, et, aux XIIe et XIVe siècles, comme Caudri, Cauderi ou Caudry. Le mot est formé d'un nom de personne *Caldarius ou *Caldarus et du suffixe d'origine celtique -(i)-ACU, très répandu dans toute la Gaule. Caudry serait donc « le domaine de *Caldarius ».
Caudry est longtemps resté un village que rien ne distinguait de ses voisins et qui n'occupe pas une position stratégique. Son activité, comme celle des autres villages du Cambrésis, se partageait entre l'agriculture et le tissage. Au début du XIXe siècle, des tisserands se lancent dans la fabrication de tulle à l'aide de métiers importés en fraude d'Angleterre. Après des débuts difficiles, l'industrie textile métamorphose Caudry en quelques décennies de village en petite ville industrielle : fabrication du tulle, de la dentelle mécanique « Leavers », dont la qualité est couronnée à l'exposition internationale de Bruxelles de 1910, à quoi s'ajoute la broderie mécanique.
Bien que les effectifs de l'industrie textile aient beaucoup diminué au XXe siècle à Caudry comme dans le Cambrésis, la ville s'efforce, dans les dernières décennies du XXe siècle et le début du XXIe siècle, de conserver sa vocation industrielle tout en la diversifiant. Elle partage avec Calais le titre de capitale mondiale de la « dentelle de Calais », destinée à la haute-couture et au prêt-à-porter de luxe et a reçu en 1995 le label « Ville et Métiers d'Art »
Préhistoire et antiquité
Un gisement moustérien découvert en 1877 à Busigny, à une dizaine de kilomètres au sud-est de Caudry, et fouillé à nouveau en 1972, atteste d'une présence humaine dès le paléolithique moyen. Par ailleurs, des fouilles réalisées en 1997 au lieu-dit « Les Bois Blancs » à Caudry ont permis de conclure à la possibilité d'une occupation humaine au néolithique, des éclats de silex nombreux ayant été recueillis sans toutefois que des structures datant de cette époque aient été identifiées.
Sur le même site a été mise au jour une exploitation agricole du Haut-Empire romain (Ier siècle av. J.-C.) dont l'emplacement était déjà occupé à l'époque gauloise. Du reste d'autres villas ont été identifiées par la photographie aérienne dans le Cambrésis. À l'époque romaine le territoire de Caudry était en Gaule belgique, dans la cité des Nerviens dont la capitale fut d'abord Bavay, puis Cambrai sous le Bas-Empire.
Héraldique
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La connaissance des armoiries de Caudry date d'un manuscrit du XVe siècle, conservé à la bibliothèque municipale de Cambrai.
Les armoiries, qui portent « d'argent à trois feuilles de vivier de gueules », sont celles de la famille seigneuriale datant du XIVe siècle.
JP
BZH :Bienvenue en ZoneHumide
Vieillir, c'est la seule façon de vivre longtemps............
C'est marrant ça. Une remarque sur les anciennes cartes postales :
Avant pas beaucoup de voitures mais beaucoup de places pour se garer.
Maintenant beaucoup de voitures et plus de places (des fleurs, des tables de restaurant/glaciers etc....)
A+
Claude