Questions d'actualité
Posté : jeu. 6 avr. 2023 09:36
Bonjour,
Extrait du journal L’Argus du 05/04/2023
Voiture électrique. Quels modèles pour tracter une remorque ou une caravane ?
Avec leurs performances, les capacités de remorquage des voitures électriques augmentent, et de plus en plus de modèles peuvent être dotés d’un crochet d’attelage. L’automobile-club allemand ADAC en a listé près de 200. Tracter en tout-électrique reste cependant synonyme de contraintes spécifiques.
Par MaxK Publié le 05/04/2023 - 19:34 Mis à jour le 06/04/2023 - 08:50.
Poussées par la réglementation et des politiques incitatives, les voitures électriques gagnent des parts de marché et rejoignent le garage d’automobilistes aux modes de vie toujours plus variés. De plus en plus de constructeurs proposent désormais un crochet d’attelage pour leurs modèles « zéro émission », une possibilité permise par l’augmentation des performances des véhicules à batterie. Toutes les autos électriques ne sont cependant pas disponibles avec ce type d’équipement, et toutes celles qui le sont ne se valent pas en termes capacité de tractage. Ce dernier point est tout aussi vrai concernant les voitures thermiques ; les électriques sont néanmoins sujettes à davantage de contraintes.
Du PTAC au PTRA, des limites de poids plus vite atteintes
Comparée à celle des voitures thermiques, la faible autonomie des électriques a longtemps freiné leurs capacités de remorquage. Mais la hausse de contenance des batteries et l’augmentation de puissance des moteurs ouvrent de nouvelles perspectives, de même que la disponibilité de modèles à transmission intégrale. C’est donc dans le haut de gamme que l’offre en attelages est la plus fournie. Le rapport poids/puissance joue cependant en défaveur des voitures électriques. Lourdes, ces autos, lorsqu’elles sont homologuées avec une certaine capacité de tractage, ne peuvent tirer qu’une masse relativement réduite du fait de l’écart limité entre leur PTAC (poids total autorisé en charge) et leur PTRA (poids total roulant autorisé). Par exemple, une Kia EV6 4 x 4 de 325 ch, avec son poids à vide de 2 090 kg, affiche un PTAC de 2 530 kg pour un PTRA de 4 130 kg et ne peut ainsi tracter plus de 1 600 kg, alors qu’une BMW 330d xDrive de 286 ch pesant 1 905 kg à vide affiche un PTAC de 2 405 kg pour un PTRA de 4 205 kg et peut donc emmener jusqu’à 1 800 kg.
Au moment de choisir une caravane, il devient encore plus crucial de bien se renseigner sur le poids
De cela peut découler un impératif légal : il est nécessaire de posséder un permis B96 pour conduire un ensemble dont le PTRA est compris entre 3 500 et 4 250 kg, ce qui demande une formation de 7 heures pour les détenteurs d’un permis B. Pas de problème pour une simple remorque (750 kg non freinés maximum dans la plupart des cas), mais au moment de choisir une caravane il devient encore plus crucial de bien se renseigner sur le poids de celle-ci.
De nombreux modèles électriques peuvent tracter
L’automobile-club allemand ADAC a dressé une liste de 195 voitures électriques proposées avec un crochet d’attelage. Pour chaque modèle est indiqué le poids remorquable maximal freiné et non freiné, la charge verticale maximale autorisée sur la tête d’attelage, ainsi que le poids maximal admissible sur le toit (coffre de toit…). Les autos à n’offrir aucune possibilité de remorquage d’origine se font rares, mais certaines n’autorisent qu’un attelage non roulant de type porte-vélo. C’est le cas de la Volkswagen ID.3 et du Kia e-Niro, par exemple. Chez Tesla, la capacité de remorquage freiné va de 1 000 à 2 250 kg selon les modèles. Les SUV électriques de chez Volkswagen, Audi et Skoda peuvent également tracter plus d’une tonne. Chez Renault, la Mégane E-Tech peut emmener entre 500 et 900 kg. Le Kangoo E-Tech va jusqu'à 1 500 kg. Du côté de chez Stellantis, c’est vers les dérivés d’utilitaires qu’il faut se tourner pour tracter en tout-électrique. Un Peugeot e-Rifter plafonne à 750 kg, un e-Expert à 1 000 kg. Quant au modèle le plus performant en la matière, il s’agit du BMW iX, homologué pour un attelage freiné pouvant atteindre 2 500 kg. Le tableau complet est à retrouver sur le site de l’ADAC.
Le manque d’infrastructures encore plus gênant
Plus tôt, l’ADAC s’était lancé dans un périple de 1 281 km à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Slovénie et l’Italie en Kia EV6 4 x 4 de 325 ch avec une caravane de 1 600 kg pour étudier l’impact du remorquage sur les performances de la voiture et sur sa consommation. Il en était ressorti une surconsommation de l’ordre de 80 % sur l’ensemble du trajet et un coût de 233 €, équivalent à celui du même parcours avec une voiture diesel selon l’organisme. Huit recharges furent nécessaires, avec des prix et des types de facturation différents d’une borne à l’autre. Une batterie à tension élevée, comme les 800 V du crossover sud-coréen, est un atout pour diminuer le temps nécessaire à chaque recharge. Les défauts d’infrastructure ont constitué le principal point noir du voyage. Deux stations de recharge rapide, pourtant haut de gamme puisque gérées par Ionity et Porsche, étaient totalement hors service.
Les véhicules électriques restent soumis à davantage de limitations que les thermiques
L’impossibilité de paiement direct (sans compte ou carte) et les refus d’authentification sur certains appareils ont également été soulignés. Enfin, l’agencement des stations imposait parfois de dételer la caravane pour brancher la voiture. Les véhicules électriques restent donc soumis à davantage de limitations que les thermiques lorsqu’il s’agit de tractage. Mais un voyage avec remorque ou caravane est aujourd’hui envisageable, ce qui n’était pas le cas il y a encore peu de temps.
Extrait du journal L’Argus du 05/04/2023
Voiture électrique. Quels modèles pour tracter une remorque ou une caravane ?
Avec leurs performances, les capacités de remorquage des voitures électriques augmentent, et de plus en plus de modèles peuvent être dotés d’un crochet d’attelage. L’automobile-club allemand ADAC en a listé près de 200. Tracter en tout-électrique reste cependant synonyme de contraintes spécifiques.
Par MaxK Publié le 05/04/2023 - 19:34 Mis à jour le 06/04/2023 - 08:50.
Poussées par la réglementation et des politiques incitatives, les voitures électriques gagnent des parts de marché et rejoignent le garage d’automobilistes aux modes de vie toujours plus variés. De plus en plus de constructeurs proposent désormais un crochet d’attelage pour leurs modèles « zéro émission », une possibilité permise par l’augmentation des performances des véhicules à batterie. Toutes les autos électriques ne sont cependant pas disponibles avec ce type d’équipement, et toutes celles qui le sont ne se valent pas en termes capacité de tractage. Ce dernier point est tout aussi vrai concernant les voitures thermiques ; les électriques sont néanmoins sujettes à davantage de contraintes.
Du PTAC au PTRA, des limites de poids plus vite atteintes
Comparée à celle des voitures thermiques, la faible autonomie des électriques a longtemps freiné leurs capacités de remorquage. Mais la hausse de contenance des batteries et l’augmentation de puissance des moteurs ouvrent de nouvelles perspectives, de même que la disponibilité de modèles à transmission intégrale. C’est donc dans le haut de gamme que l’offre en attelages est la plus fournie. Le rapport poids/puissance joue cependant en défaveur des voitures électriques. Lourdes, ces autos, lorsqu’elles sont homologuées avec une certaine capacité de tractage, ne peuvent tirer qu’une masse relativement réduite du fait de l’écart limité entre leur PTAC (poids total autorisé en charge) et leur PTRA (poids total roulant autorisé). Par exemple, une Kia EV6 4 x 4 de 325 ch, avec son poids à vide de 2 090 kg, affiche un PTAC de 2 530 kg pour un PTRA de 4 130 kg et ne peut ainsi tracter plus de 1 600 kg, alors qu’une BMW 330d xDrive de 286 ch pesant 1 905 kg à vide affiche un PTAC de 2 405 kg pour un PTRA de 4 205 kg et peut donc emmener jusqu’à 1 800 kg.
Au moment de choisir une caravane, il devient encore plus crucial de bien se renseigner sur le poids
De cela peut découler un impératif légal : il est nécessaire de posséder un permis B96 pour conduire un ensemble dont le PTRA est compris entre 3 500 et 4 250 kg, ce qui demande une formation de 7 heures pour les détenteurs d’un permis B. Pas de problème pour une simple remorque (750 kg non freinés maximum dans la plupart des cas), mais au moment de choisir une caravane il devient encore plus crucial de bien se renseigner sur le poids de celle-ci.
De nombreux modèles électriques peuvent tracter
L’automobile-club allemand ADAC a dressé une liste de 195 voitures électriques proposées avec un crochet d’attelage. Pour chaque modèle est indiqué le poids remorquable maximal freiné et non freiné, la charge verticale maximale autorisée sur la tête d’attelage, ainsi que le poids maximal admissible sur le toit (coffre de toit…). Les autos à n’offrir aucune possibilité de remorquage d’origine se font rares, mais certaines n’autorisent qu’un attelage non roulant de type porte-vélo. C’est le cas de la Volkswagen ID.3 et du Kia e-Niro, par exemple. Chez Tesla, la capacité de remorquage freiné va de 1 000 à 2 250 kg selon les modèles. Les SUV électriques de chez Volkswagen, Audi et Skoda peuvent également tracter plus d’une tonne. Chez Renault, la Mégane E-Tech peut emmener entre 500 et 900 kg. Le Kangoo E-Tech va jusqu'à 1 500 kg. Du côté de chez Stellantis, c’est vers les dérivés d’utilitaires qu’il faut se tourner pour tracter en tout-électrique. Un Peugeot e-Rifter plafonne à 750 kg, un e-Expert à 1 000 kg. Quant au modèle le plus performant en la matière, il s’agit du BMW iX, homologué pour un attelage freiné pouvant atteindre 2 500 kg. Le tableau complet est à retrouver sur le site de l’ADAC.
Le manque d’infrastructures encore plus gênant
Plus tôt, l’ADAC s’était lancé dans un périple de 1 281 km à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Slovénie et l’Italie en Kia EV6 4 x 4 de 325 ch avec une caravane de 1 600 kg pour étudier l’impact du remorquage sur les performances de la voiture et sur sa consommation. Il en était ressorti une surconsommation de l’ordre de 80 % sur l’ensemble du trajet et un coût de 233 €, équivalent à celui du même parcours avec une voiture diesel selon l’organisme. Huit recharges furent nécessaires, avec des prix et des types de facturation différents d’une borne à l’autre. Une batterie à tension élevée, comme les 800 V du crossover sud-coréen, est un atout pour diminuer le temps nécessaire à chaque recharge. Les défauts d’infrastructure ont constitué le principal point noir du voyage. Deux stations de recharge rapide, pourtant haut de gamme puisque gérées par Ionity et Porsche, étaient totalement hors service.
Les véhicules électriques restent soumis à davantage de limitations que les thermiques
L’impossibilité de paiement direct (sans compte ou carte) et les refus d’authentification sur certains appareils ont également été soulignés. Enfin, l’agencement des stations imposait parfois de dételer la caravane pour brancher la voiture. Les véhicules électriques restent donc soumis à davantage de limitations que les thermiques lorsqu’il s’agit de tractage. Mais un voyage avec remorque ou caravane est aujourd’hui envisageable, ce qui n’était pas le cas il y a encore peu de temps.