Contrôle technique 2017
Posté : dim. 10 janv. 2016 17:33
Trouvé sur le NET:
http://www.auto-moto.com/actualite/envi ... 38316.html
Ça y est, c’est fait, le Parlement a entériné la profonde modification du contrôle technique dans le cadre de la loi sur la transition énergétique. Ce changement entrera en vigueur le 1er janvier 2017. À cette date, la nouvelle procédure de mesure de la pollution concernera aussi bien les modèles essence que diesel. Elle consistera en une analyse thermodynamique de 5 gaz, qui donnera une image de la “capacité respiratoire” du moteur. En d’autres termes, elle permettra de mesurer le niveau d’encrassement de l’admission et/ou de l’échappement.
Pour les diesels, ce contrôle sera associé à une mesure plus fine des particules. À l’issue du test, chaque véhicule sera classé dans une catégorie : vert (tout va bien), orange (fonctionnement altéré) et rouge (réparation nécessaire). Seuls ceux appartenant à la dernière devraient être soumis à une contre-visite. Évidemment, cette nouvelle procédure de contrôle risque d’être vécue par beaucoup d’automobilistes comme une contrainte budgétaire supplémentaire. Or, c’est faux… à une exception près.
Ceux qui ont fait neutraliser la vanne EGR (recyclage des gaz d’échappement) ou supprimer le filtre à particules de leur diesel (pratique de plus en plus courante, en particulier chez certaines catégories socioprofessionnelles comme… les taxis) ne passeront plus à travers les mailles du filet. Ils encourent même, selon le texte de loi, une amende de 7 500 € et l’interdiction d’exercer une activité professionnelle pendant un an ! Pour les autres, cet éco-diagnostic rapide (2 minutes) et peu onéreux permettra, à l’image d’une prise de sang, de prévenir des maladies graves. En effet, selon une étude de l’Ademe, plus de 60 % des véhicules (majoritairement des diesels) ont au moins une dérive fonctionnelle qui échappe aux valises actuelles de diagnostics électroniques. Et les modèles les plus récents, ceux répondant aux normes antipollution euro 4 et euro 5 (soit 72,2 % du parc), sont plus touchés que les autres.
En 2016:
Le prix devrai augmenter de 4 euros en moyenne parce que les centres de contrôle technique devront investir dans du matériel :
"Devant s'adapter aux dernières normes fixées par l’État afin de sécuriser les données relevées, les centres de contrôle devront s'équiper de nouvelles machines d'ici le 1er juillet prochain. Outre la précision des capteurs, le système enverra les informations sur l'ordinateur du professionnel et à l'organisme de contrôle national de façon simultanée. Un dispositif plus transparent car aujourd'hui encore, c'est le contrôleur qui se charge d'envoyer les informations recueillies lors de sa vérification à l'organisme national."
En 2017 Bruxelles voudrait aussi:
- faire passer le contrôle technique tous les ans
- Renforcer le contrôle antipollution dans le but de traquer les particules fines et les émissions de gaz responsables de la pollution de l'air.
- Vérifier le kilométrage du véhicule à chaque visite.
Cela doit permettre l'établissement d'un historique kilométrique de la voiture afin de déceler plus facilement les manipulations de compteurs. Une arnaque en vogue en Europe où l'on estime qu'entre 5 et 12% des voitures d'occasion vendues le seraient avec un compteur trafiqué.
Ce qui a changé en 2015:
Depuis le 14 décembre 2015, les suspensions pilotées et hydrauliques doivent démontrer toute leur efficacité.
Désormais, une mauvaise étanchéité du circuit de suspension ou un défaut de fixation d’un élément (canalisation, correcteur…) est soumis à contre-visite.
Par ailleurs, l’instruction technique précise que « dans le cas particulier où le véhicule se présente en position route avec une assiette incohérente (véhicule anormalement penché vers l’avant, arrière anormalement haut) le contrôleur ne réalise pas l’essai et signale le défaut anomalie importante de fonctionnement. »La voiture est alors ajournée.
Le contrôleur doit manipuler la suspension (position haute, basse et route) pour vérifier à chaque fois « l’adéquation position / assiette du véhicule par rapport à la position demandée au niveau de la commande ». Si ce n’est pas le cas, l’auto est également refusée.
À noter que 93 251 Citroën C5 (première génération) sont passées au contrôle technique en 2014, et 92 633 Citroën Xantia. Les possesseurs de certaines Audi ou Range Rover sont aussi concernés puisque les systèmes de suspension sont similaires.
La partie concernant les silentblocs d’articulation des trains roulants est aussi plus sévère. Que ces derniers soient alvéolés ou pleins, ils doivent être exempts de « fissures et coupures de chaque partie élastique ». Si la ou les fissures sont « d’une longueur inférieure au ¼ de la largeur de la partie élastique concernée », seul le défaut sera mentionné.
En revanche, si la fissure est plus importante ou s’il y a « désolidarisation complète de la partie élastique du support », c’est la contre-visite. Enfin, les contrôleurs devront s’assurer du bon état des valves des pneus et de la présence d’un bouchon.
http://pro.largus.fr/actualites/control ... 97409.html
Quel protocole mettre en place avec quel matériel ? La loi de transition énergétique promulguée l'été dernier promet un contrôle technique périodique renforcé, surtout en ce qui concerne les véhicules diesels. L’État souhaite que soient mesurées les émissions d'oxydes d'azote (Nox), et de particules. Mais la loi ne précise en aucune manière comment s'y prendre, et renvoie à un décret... qui devrait être publié avant la fin de l'année 2015, selon la ministre concernée.
Le problème est le suivant : le contrôle technique demeure un exercice "rapide", et les patrons de centres ne peuvent investir des sommes astronomiques dans des machines très perfectionnées. Or, il apparait que pour mesurer finement et fidèlement les émissions de Nox, il faut effectuer la mesure "en charge", c'est à dire avec la voiture roulant sur un banc de puissance. Un investissement irréaliste pour les 6215 centres existants en France.
Une autre solution est donc en train de se dessiner. Elle consisterait à équiper d'un capteur Nox les actuels opacimètres. Lors de la mesure d'opacité, le système enregistrerait les émissions de Nox. Parallèlement à cela, il conviendrait que le contrôleur se branche sur la prise OBD, de manière à contrôler notamment le remplissage moteur (airflow). Si les données varient de manière cohérente à l'OBD et au pot dans le cadre lors d'une accélération libre, il y a tout lieu de penser que le système EGR s'ouvre et se ferme correctement. Donc, la dépollution en Nox du véhicule est fonctionnelle, et peu importe la valeur de mesure observée !
Pour ce qui est des particules en revanche, l'affaire est plus complexe. Plusieurs sources ont indiqué à L'argus que la méthode rapide et reproductible n'existait pas encore à l'heure actuelle. Mesurer les particules supposerait l'utilisation d'un "laser scatering", un appareil perfectionné et surtout extrêmement complexe à étalonner. Or, sans étalonnage précis, point de contrôle technique incontestable... L'Allemagne aurait refermé le dossier après l'avoir étudié sous tous les angles.
Toutefois, l'actuelle norme qui régit l'opacité des fumées de diesel va évoluer en fin d'année, pour une mise en application sans doute fin 2016. Les valeurs seuils devraient dégringoler, tandis que l'accélération effectuée par le contrôleur devrait être réalisée en 2 secondes environ. Les fumées les plus noires (donc chargées en particules) devraient donc enfin être sanctionnées par ce biais, tandis que les contrôleurs peu scrupuleux auront bien plus de mal à contourner la procédure pour faire en sorte que le véhicule soit conforme.
Cela suffira t-il à contenter l’État dans sa volonté de contrôle renforcé sur les particules pour 2017?
En 2018, les résultats des contrôles techniques ne seront plus donnés le jour même mais envoyés par courrier !!!!!......
C'est dingue non ?....
A plouche