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Population : 5 647 hab. (2016 en évolution de +0,71 % par rapport à 2010)
Toponymie
Les mentions anciennes de la localité sont : loco qui dicitur Maritimus en 1047, Petro de Maremnia, Johanne de Maremnia v.1130, locus qui dicitur Maritimus 1141, ecclesiam Sancti Saturni cum terra que dicitur Maremnia en 1153, priorissa de Marennia en 1171, Marennia en 1184, de Maremnia en 1220, terris, pratis et paludibus quisdam in Maremnia, in Marempnia en 1246, Saint Saturnin en Marempne en 1267, in Marempnia 1315, Marempina en 1374.
E. Nègre propose comme étymologie que Marennes est en langue d'oïl "(un terrain) en bord de mer > un marais situé près de la mer" . Comme le montre la première occurrence en 1047, il dériverait du croisement entre lat. maritimus "rivage de mer" et marinus "de mer, détrempé, salé" ?, de sens voisins.
La ville tire son nom de l'ancienne presqu'île qui s'étendait à l'époque romaine du Chapus jusqu'au Gua, enserrée entre les golfes de Brouage et de la Seudre. Cette presqu'île se nommait Terra Maritimensis, désignant une terre entourée par la mer. Les environs de Marennes furent également connus comme Pagus Maritimensis , le pays de la mer.
Au Moyen Âge, la ville se nommait Saint-Pierre-de-Sales, Marennes étant le nom de la région Le pays de Marennes. Par la suite, Marennes devint également le nom de sa capitale.
Patrimoine religieux
L'église Saint-Pierre à Marennes possède le plus haut clocher de la Charente-Maritime avec ses 85 mètres de hauteur.
Les origines de cet imposant sanctuaire remontent au moins au début du XIe siècle, comme l'atteste sa mention dans l'acte de donation fait par le duc d'Aquitaine Geoffroy Martel à l'abbaye aux dames de Saintes, en 1047.
Anciens couvents des Récollets et des Sœurs de la Charité
L'ancien couvent des Récollets date du XVIIe siècle. Saisi par décision des autorités révolutionnaires en 1791, il abritera le tribunal, la mairie et la prison pendant plusieurs décennies.
L'ancien couvent des Sœurs de la Charité est l'un des nombreux établissements religieux établis dans la cité au XVIIe siècle.
Le Temple réformé
Le premier Temple de culte protestant fut implanté dans la ville en 1558 et Marennes fut l'une des toutes premières villes reformées de la Saintonge à être dotée d'un lieu de culte réformé.
Patrimoine public
Cette vaste place arborée, située à proximité de l'église Saint-Pierre, est ornée d'une statue du marquis Samuel-Prosper de Chasseloup-Laubat en pierre calcaire et en bronze.
L'ancienne Sous-Préfecture
La ville de Marennes fut chef-lieu d'arrondissement jusqu'en 1926. L'édifice abritant les bureaux de la sous-préfecture est un ancien hôtel particulier datant du XVIIIe siècle.
Les halles couvertes de Marennes
À la fin du XIXe siècle, vers les années 1880, Marennes comme nombre de villes du département se dote de nouvelles halles couvertes dont l'architecture est typique des débuts de la Troisième République.
La Poste
La Poste à Marennes et la tour des télécommunications.
En 1933, la ville s'est dotée d'un nouvel édifice public réalisé dans le style Art déco, tranchant avec la traditionnelle architecture des administrations d’État qui optait le plus souvent pour les styles classico-Renaissance.
La Cité de l'Huître est un complexe touristique moderne consacré à la connaissance des activités ostréicoles.
Patrimoine civil
Ce château édifié au XVIIIe siècle est une vaste demeure mêlant les styles Louis XIV, Régence et Louis XV. Le château est formé d'un logis unique, formant en son centre une façade en légère saillie, couronnée d'un fronton aveugle.
Maison de Richelieu.
Cet bel édifice, à l'architecture typique de la période classique, se dresse harmonieusement sur la rue Le Terme, dans le secteur piétonnier, à proximité des Halles. Édifié vers 1650, il fut autrefois la propriété d'un intendant du Maréchal de Richelieu, comte de Marennes, gouverneur de Gascogne et de Guyenne.
Hôtel des Fermes ou Logis de Marennes
Cet ancien hôtel particulier date, environ, du troisième quart du XVIe siècle, contemporain de la période de la fin de la Renaissance. Il s'agit d'une demeure qui figure parmi l'une des plus anciennes de la ville et qui a été remarquablement bien conservée.
Aux alentours
Marennes bénéficie d'une situation particulièrement privilégiée étant placée au cœur d'une des zones les plus visitées de la Charente-Maritime, département qui est la deuxième destination touristique de la France grâce à sa façade maritime et à ses îles aussi bien qu'à la diversité de ses monuments et de ses sites naturels.
Vue aérienne de la citadelle de Brouage, haut lieu du tourisme en Charente-Maritime, près de Marennes.
Aux alentours immédiats de la ville, se trouve la célèbre citadelle de Brouage qui reçoit chaque année un demi million de visiteurs et qui est un des sites touristiques majeurs de la Charente-Maritime. Cet écrin de pierres datant des XVIe et XVIIe siècles est situé au cœur du Marais de Brouage bénéficiant depuis peu du label de parc régional.
Héraldique

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D'azur à la galère d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe, adextrée en chef d'une étoile aussi d'argent.
JP
