Si on vous dit « Bergerac », que répondez-vous ? « Cyrano », probablement. Grâce à Edmond Rostand, tout le monde connaît Cyrano de Bergerac. Le vrai était toutefois un écrivain du XVII° siècle, né à… Paris.
Bergerac, s’est montrée bon enfant en adoptant Cyrano et en lui élevant même une statue !
Un peu d’histoire
Le nom de Bergerac viendrait d’une villa gallo-romaine « Bracarius ». En occitan, on la nomme Bragueira.
Dès le 12° siècle, la ville est un carrefour commercial et intellectuel.
Lors des guerres de religion, elle devient la capitale intellectuelle des protestants. Elle compte au XVII° siècle, 6 000 protestants, dont de nombreux marchands et négociants. En 1577, le roi de Navarre et Henri III concluent un traité de paix à Bergerac, prémisses à l’Edit de Nantes qui ramènera la paix religieuse en France. Surnommée « la Petite Genève », elle est l’une des places fortes accordées par l’Edit de Nantes.
A la Révolution française, elle perd son statut de capitale du Périgord, au profit de Périgueux qui devient la préfecture.
Bergerac trouve son origine dans l’existence d’un château, construit à la fin du XIème siècleen bord de Dordogne, qui attire une population jusqu’alors dispersée dans la plaine.
Le bourg castral grandit pour devenir étape de voyageurs, pèlerins et marchands, un siècle plus tard. L’édification de l’église St Jacques et d’un hôpital confirme cette extension. Au XIIIème siècle, le développement de la viticulture et la croissance du commerce donnent lieu à la construction d’un pont sur la Dordogne. Engagée dans le mouvement municipal, la ville acquiert libertés et franchises, conditions de sa fortune, puisqu’elle peut désormais exporter ses vins. L’agglomération s’étend et déborde par des faubourgs où s’installent des couvents d’ordre mendiant. Les terres céréalières arrivent aux portes de la ville tandis que la vigne domine sur les coteaux dès cette époque.
Au milieu du XIVème siècle, la cité est surprise par la Guerre de Cent ans mais elle parvient à se préserver, en tant que ville franche et indépendante, par sa stratégie diplomatique. Elle perd cependant la moitié de sa population « fiscale ».
Après un redressement démographique, le pouvoir municipal restructure la vie urbaine et règlemente l’hygiène publique. Avec la Paix, la prospérité commerciale revient, mais la population s’éprend des idées calvinistes. La paisible cité marchande devient alors une puissante place forte protestante où couvents et églises sont détruits.
Malgré les guerres de Religion, la population bergeracoise au XVIème siècle mène une paisible et prospère existence à l’abri de ses défenses. L’arrivée de l’imprimerie crée une activité importante à Bergerac, qualifiée alors de « Petite Genève ». L’opulence nouvelle s’exprime dans de beaux programmes architecturaux, dont l’hôtel Peyrarède élevé en 1604. Cette brillante période d’indépendance s’achève avec la reconquête des villes par Louis XIII. Ouvrant leurs portes aux armées royales, les Bergeracois organisent une entrée solennelle au souverain. Celui-ci fait démanteler les fortifications et construire une citadelle à l’Est de la ville. Il installe un régiment d’infanterie, constitue une municipalité dévouée et laisse une mission de pères Récollets. Réformés et catholiques cohabitent tant bien que mal jusqu’aux nouvelles persécutions et « dragonnades ». A la fin duXVIIème siècle, la révocation de l’Edit de Nantes, sous le règne de Louis XIV vide Bergerac de ses forces vives. Bien souvent, ces élites iront trouver refuge en Angleterre ou en Hollande ; elles y renforceront les liens commerciaux déjà en place avec le vignoble de Bergerac.
Au XVIIIe, sous Louis XV, les conditions de vie de la population bergeracoise s’améliorent. Les manufactures et la faïencerie se développent. Trois faïenceries, installées au faubourg de la Madeleine produisent des articles expédiés jusqu’en Amérique.
Bergerac maintient son rôle de grand marché régional, mais elle ne réussit pas à retrouver son dynamisme passé. Le commerce des vins toujours fructueux, ne bénéficie plus à toutes les couches de la société mais profite principalement à la bourgeoisie et aux tonneliers, au nombre de 74 en 1724.
Cependant, au XIXe, l’activité portuaire locale permet un nouvel essor. 150 000 tonnes de marchandises sont acheminées chaque année et 1500 mouvements de bateaux font vivre le port. La ville se développe au Nord. Mais l’arrivée du chemin de fer entraîne progressivement le déclin et l’abandon du commerce sur les gabarres et la paupérisation du quartier historique.
Le Phylloxéra marque également un tournant dans l’économie locale. Cette maladie de la vigne qui, venant d’Amérique, décime le vignoble Bergeracois en 1880, oblige les viticulteurs à replanter sur de meilleures parcelles. La greffe d’un cep de vignes français sur des racines américaines résistantes au parasite, permet de faire repartir l’activité viticole.
Bergerac Place Pélissière vue générale 6
Au XXème, la création d’une fabrique d’explosifs et de poudres en 1915, connue sous le nom de« Poudrerie » transforme le paysage de la ville et fait doubler sa population. La culture du tabac apporte aussi dès le début du siècle un renouveau économique majeur. En 1927, la ville voit l’ouverture de l’Institut expérimental du Tabac. Les années de l’après guerre sont prospères et Bergerac devient la capitale du tabac en France.
La deuxième guerre éclate. La Résistance organisée localement s’emploie efficacement à acheminer vers l’Espagne les équipages des avions anglais et américains abattus. Elle reçoit de nombreux parachutages et assure la transmission de renseignements aux forces alliées.
Deux bombardements du terrain d’aviation de Roumanière, le 5 mars 1944 par les américains, et le 18 mars par les Anglais provoqueront des dégâts importants. Plusieurs bâtiments sont alors détruits. Un monument dédié aux résistants et aux victimes de la déportation a été dressé à leur mémoire, au cœur de la ville : Place Gambetta.
Bergerac est aujourd’hui une ville active, en perpétuel essor. Le tourisme et la viticulture sont désormais deux pôles majeurs de son économie.
Bergerac Toits
Sur les gabarres, les visiteurs ont remplacé le vin, la ville vit désormais au rythme des saisons, agrémentant par toute une palette d’animations estivales sa permanente dynamique commerciale.
Dans le ciel, un ballet régulier d’avions gros porteurs témoigne de l’explosion du trafic, qu’a connu depuis 2003, l’aéroport Bergerac Dordogne Périgord. Depuis l’ouverture de l’aérodrome de « Roumanières » en 1934, c’est une sacrée évolution : les compagnies aériennes relient aujourd’hui Bergerac à de nombreuses villes britanniques (Londres, Edinbourg, Bristol, Liverpool, Nottingham, Birmingham, Exeter, Southampton,) et nord-européennes (Bruxelles-Charleroi et Rotterdam) sans oublier Paris. Le lien historique avec le Nord de l’Europe se prolonge ainsi de manière inattendue.
La ville actuelle offre un savant mélange fait d’innombrables témoignages du passé et de modernité. Une modernité qui s’exprime au travers d’entreprises à la pointe de leur technologie comme dans les très nombreux spectacles et expositions qui jalonnent chaque année. Un passé bien vivant à travers l’architecture des maisons et des ruelles de la vieille ville que vous aurez le plaisir de découvrir par vous-même ou accompagné d’un guide de l’Office de Tourisme.
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Le Dolmen de Peyrelevade (dit « Pierre Levée ») en témoigne, le site de Brantôme est habité au moins depuis le néolithique. À cette époque, les hommes occupaient les hauteurs rocheuses creusées par la rivière entourant le village, la Dronne. L’Abbaye Saint-Pierre, elle aussi ancienne, aurait été fondée sous Pépin le Bref même si l’on associe souvent à cette fondation le nom de Charlemagne qui y déposa en effet les reliques de saint Sicaire. L’Histoire raconte qu’il s’agit d’un enfant massacré sur ordre du roi Hérode après la naissance de Jésus à Bethléem.
L’arrivée des moines bénédictins à Brantôme
A partir du VIIIe siècle, les moines bénédictins s’installent dans les grottes troglodytes de leurs ancêtres. Dès lors, l’abbaye s’agrandie en même temps que sa renommée. Elle fut consacrée par le pape Léon III 35 ans plus tard, en 804. Le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et de Henri II Plantagenêt en 1152 fit devenir le village de Brantôme anglais. La signature en 1271 du roi Édouard Ier d’Angleterre d’une charte de franchise acte cependant une indépendance face à l’abbaye. Les habitants durent attendre malgré cela 1516 avant de voir se construire grâce à l’abbé Amanieu d’Albret, l’église Notre-Dame, une église paroissiale distincte de l’église abbatiale.
Brantôme redevient française en 1376 (en échange de l’engagement d’entretenir sept forteresses anglaises et d’une rançon à payer par l’abbaye) avant d’être à nouveau prise au début du XVe siècle, sauf l’abbaye qui est sauvée par le seigneur de Bourdeilles. Finalement grâce à l’envoi de renforts par les consuls de Périgueux une trêve est signée, libérant ainsi la ville.
La création du jardin des moines
Afin d’embellir le village, l’abbé Pierre VIII de Mareuil crée le « jardin des moines », un jardin entouré d’un mur où sont disposés des reposoirs encore visibles aujourd’hui. Il construit aussi le palais Renaissance et un logis abbatial qui lui n’existe plus.
Si Brantôme a pu échapper aux pillages diverses et aux guerres de religion du XVIe et XVIIe siècle, c’est grâce à l’abbé Pierre de Bourdeille qui a su rester en bons termes avec Coligny, noble influent de l’époque.
En 1944, suite à une attaque contre une voiture allemande transportant des membres de la Gestapo causant la mort de deux policiers, des hommes de la Phalange nord-africaine commandés par l’ancien capitaine de l’équipe de France de football (Alexandre Villaplane), exécutent 25 résistants et jeune habitant de la commune.
Le lycée Pasteur est un établissement scolaire public du second cycle du second degré1 situé au no 21, boulevard d’Inkermann, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Il est pourvu de classes préparatoires aux grandes écoles et constitue, avec le collège2 établi dans ses murs, une cité scolaire. Il porte le nom du savant Louis Pasteur.
Histoire
L'hôpital militaire américain du lycée Pasteur en 1918.
Construit à partir de 1912 et achevé à l'été 1914, le bâtiment est réquisitionné au début de la Première Guerre mondiale et abrite un hôpital créé par l'hôpital américain de Paris, situé également à Neuilly, et qui perdurera pendant toute la durée du conflit. Deux plaques commémoratives apposées en 1934 rappellent l'histoire de l'ambulance américaine (American Field Service) du lycée Pasteur (1914-1917)
Une plaque commémorative : « Capitaine Robert (Bob) Maloubier » est apposée en 2017 dans le lycée, rendant hommage à cet ancien élève.
Le bâtiment reçoit ses premiers élèves à la rentrée de 1919 et est inauguré le 18 octobre 1923.
Jusqu'en 1950, le lycée Paul-Langevin de Suresnes dépend administrativement du lycée Pasteur.
Ses classes préparatoires littéraires et commerciales sont transférées dans deux établissements voisins à partir des années 2000.
Architecture
Œuvre de l'architecte Umbdenstock, le bâtiment imite librement les architectures Renaissance et Louis XIII, le Blois de Louis XII et les hôtels de la place des Vosges, mais il utilise un matériau moderne, le béton armé. Les façades sont en briques et en pierre de taille.
Le campanile est revêtu des quatre inscriptions suivantes : « L'heure revient, l'homme ne revient pas » ; « Chaque heure blesse, la dernière tue » ; « L'heure française sonnera toujours » ; « Quand l'heure sonne, homme soit debout ». Elles sont gravées lors de la construction du lycée et sont antérieures à la Première Guerre mondiale.
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Ce n'est pas Auffray mais Auffay car à Auffray il fait Froid................
L’histoire d’AUFFAY démarre vraiment de l’occupation normande. Sur les bords marécageux de la Scie, vivait misérablement le petit village d’Isneville. Au XIe siècle, il appartenait au seigneur Richard d’Heugleville.
À cette époque, les invasions étaient fréquentes, aussi Richard y fit construire un château fort et une église. La cité prit le nom d’ALTA FAGUS, à cause des « hauts hêtres » qui l’entouraient. ALTA FAGUS se transforma en AUFFAY au cours des siècles. Gilbert d’Heugleville, fils de Richard, accompagna les troupes de Guillaume le Conquérant pour combattre à Hasting. De retour d’Angleterre, il fit prospérer AUFFAY.
Au XIIIe siècle, le bourg comptait 2000 habitants. On y filait, on y tissait, des ateliers de tanneurs s’installèrent …
Le 21 février 1203, les bourgeois de la Seigneurie d’AUFFAY obtinrent du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, que leur cité devienne une Commune. Pendant la guerre de 100 ans, AUFFAY fût pillée et rançonnée par les Anglais. En 1472, les troupes de Charles le Téméraire pillèrent et incendièrent la ville. En 1488, différentes épidémies décimèrent sa population.
Sous Henri IV, AUFFAY fût la cause de durs affrontements. Le roi s’y trouva même avec 20 000 de ses hommes.
Au XVIIIe siècle, M. de Bosmelet puis Augustin Thomas du Fossé prirent possession de la baronnie d’AUFFAY. Pendant la Révolution, le mobilier de l’église fut vendu et son chœur devint le temple de la déesse Raison.
Au XXe siècle, en juin 1940, l’église fut de nouveau gravement endommagée par un tir d’obus Allemand. L’édifice ne fut remis entièrement au culte qu’en 1967.
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Dommage! Je voulais mettre une photo d' Arques-la-Bataille (76) mais pas réussi à trouver le comparatif de l' ancienne poste
Peut être détruit lors d' un bombardement
Par contre la colonne existe toujours
La bataille d'Arques eut lieu du 15 au 29 septembre 1589 entre les troupes royales de Henri IV et les Ligueurs dirigés par Charles de Mayenne.
Contexte
À la suite du décès de Henri III, le roi de Navarre protestant Henri de Bourbon est appelé à régner sous le nom d'Henri IV. Il déclare très vite vouloir « maintenir et conserver la religion catholique, apostolique et romaine » ; cependant, les grandes villes françaises se rangent derrière la Ligue et son chef, Charles de Lorraine, duc de Mayenne, frère cadet du défunt duc de Guise.
À ce moment-là, l'armée royale d’Henri IV n'est plus que l'ombre d'elle-même. Ce dernier ne peut compter que sur 20 000 hommes à peine pour conquérir un royaume qui se refuse à lui. Pour réaliser cette reconquête, il répartit son armée sous trois commandements distincts : le duc de Longueville pour la Picardie, le maréchal d’Aumont pour la Champagne tandis qu'Henri IV s’attribue la Normandie où il attend les renforts promis par la reine d’Angleterre Élisabeth Ire.
Ainsi, le 6 août 1589, Henri IV installe son camp et ses 8 000 hommes à Dieppe.
Préparatifs précédant la bataille
Du côté de ses opposants, on trouve Charles de Mayenne, chef de la Ligue, qui désire récupérer ce port stratégique de Normandie et surtout évincer Henri IV. Il rassemble 35 000 hommes (en plus des milices cambrésiennes et des Lorrains du marquis de Pont à Mousson) en vue d'un assaut de la cité.
Henri IV, en homme avisé, sait qu'une offensive face à une telle armée serait vaine, et que rester dans la cité de Dieppe serait suicidaire. Après avoir averti le duc de Longueville et le duc d'Aumont, il décide d'aller vers le bourg d'Arques et d'y placer des moyens de défense importants : il y fait des travaux de terrassement et consolide les fortifications. Se rendant maître du terrain, il se prépare au choc frontal avec les Ligueurs menés par Charles de Mayenne.
La bataille
Entre le 15 septembre et le 29 septembre 1589, les Ligueurs menés par Charles de Mayenne lancent plusieurs assauts sur le bourg d'Arques et ses environs, mais l'élan du duc de Mayenne se retrouve vite brisé par l'artillerie royale. Ces attaques furent très meurtrières des deux côtés, et bientôt le manque d'hommes du côté d'Henri IV se fait cruellement sentir.
Le salut d’Henri IV vient de la mer le 23 septembre 1589 ; en effet, 50 Anglais, puis 1 200 Écossais et, enfin, 4 000 soldats britanniques envoyés par Élisabeth Ire débarquent d'Angleterre par vagues en moins de trois jours pour prêter main-forte au nouveau roi de France. 500 arquebusiers commandés par François de Coligny achèveront de faire basculer la victoire du côté du roi1. Devant cette situation, le duc de Mayenne préfère abandonner, et Henri IV sort vainqueur de cette première confrontation
Arques-la-Bataille : retour sur l’histoire du Château Blanc
PN Publié par Paris-Normandie
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La ville d’Arques-la-Bataille peut se targuer de prestigieux monuments avec les ruines du château médiéval, l’ancien bailliage royal du XVe siècle, le manoir d’Archelles du XVIe. Un autre monument est digne d’intérêt, c’est la villa dite « Le Château Blanc », rue Albert-Thoumyre. Il abrite aujourd’hui l’Institut médico-éducatif qui accueille des personnes en situation de handicap avec internat. La bâtisse a été acquise en 1967 par l’Association de parents pour l’enfance inadaptée (APEI).
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Le style palladien
C’est une villa d’inspiration classique et antique, de style palladien, du nom de l’architecte italien de la fin de la Renaissance : Andréa Palladio (1508-1580). L’influence de Palladio fut grande en France et en Angleterre. La villa a été construite à la fin du XIXe siècle, en copiant les villas palladiennes pour répondre au désir de la future propriétaire, une riche italienne : Léontine d’Hooren.
À l’époque, un grand parc aménagé de bassins et de statues entourait la maison mais aujourd’hui, il ne reste que quelques vestiges : les sculptures de quatre dauphins aux queues entrelacées provenant d’une fontaine qui ornait un bassin aujourd’hui disparu. Sur la gauche, en entrant dans ce parc on découvre ce que furent les écuries et sur la droite ce que fut l’orangerie. L’intérieur est richement décoré avec un escalier monumental à balustrades en marbre blanc, des peintures décoratives aux plafonds, des murs imitant le marbre. La salle à manger est ornée de riches boiseries du XIIIe siècle provenant d’une demeure inconnue, on y découvre en médaillon le portrait sculpté d’Henri IV rappelant la célèbre bataille de 1589.
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Bolbec: Retour sur son textile perdu, ou sept siècles de labeur
Par Pierre Michel
"La Vallée d’Or"
L’histoire de l’industrie du textile à Bolbec n’est pas originale et beaucoup d’autres sites en Normandie, ont connu le même développement économique, les mêmes aléas et les mêmes fermetures définitives de leurs usines à la fin du siècle dernier.
Mais, étant donné la spécificité des Fabrications Bolbécaises, leur renommée nationale, et surtout, la condition ouvrière dans ces manufactures, il semblait nécessaire de remonter le temps à la recherche de Bolbec souvent méconnu.
Placée dans une vallée étroite, à la jonction de quatre vallons, Bolbec est traversée par une modeste rivière « Le Bolbec », qui a joué un rôle déterminant dans l’implantation et le développement de son industrie. Cette rivière présentant quelques chutes, fût au 11e siècle l’énergie principale de nombreux moulins (14) pour moudre le blé, puis au 13e siècle, permit de « fouler » les draps, de produire de l’huile à partir du lin et de moudre les écorces de chêne pour produire le « tan » nécessaire au tannage des toiles.
Ce sont ces moulins qui furent à l’origine de la vie industrielle de Bolbec et surtout de l’industrie textile. Sans ces moulins, Bolbec n’aurait jamais été l’un des fleurons du textile français.
Dès le 14e siècle, la laine du mouton était transformée en toile épaisse appelée « Froc » (ne pas confondre !), rude au toucher et teinte de couleurs variées. Cette toile relativement grossière servait aux matelots et à l’habillement des troupes.
Pour réaliser ces « Frocs », on passait de la laine à l’état brut, pour arriver à la toile finale, le tout nécessitant environ 12 opérations, entre le dégraissage, l’aulnage (mesure) et avant le marquage (conformité).
Toutes ces opérations ne se faisaient pas dans un même lieu, les usines n’existant pas encore, mais étaient réparties entre « le marchand drapier » qui effectuait les premiers traitements de la laine brute (battage et l’ourdissage) et l’ouvrier tâcheron (fileurs, cardeurs, tisserands, foulons) qui travaillait chez lui, à domicile. Le marchand drapier venait chercher l’ouvrage terminé et vendait cette toile pour son compte personnel.
Cette époque dite de la « manufacture dispersée », qui perdurera jusqu’à la fin du 18e siècle (près de 500 ans !) et qui verra la création des centres manufacturiers puis des usines, a mis en évidence l’existence d’une réelle exploitation de « l’ouvrier tâcheron », humble maillon dans cette chaîne de fabrication.
Les riches bénéficiaires dans cette organisation du travail étaient les propriétaires des indispensables moulins à foulon et les marchands-drapiers négociant le produit fini auprès des revendeurs et des détaillants.
Les conditions de vie, ou plutôt de survie, de l’ouvrier tâcheron étaient liées au travail de la terre et à la production de son métier à tisser.
La population de Bolbec et des alentours étant essentiellement agricole, ces paysans que l’on appelait « les tisserands des chaumières » et qui ne possédaient que leurs outils pour travailler la terre et leur machine à carder, ont été contraints pour subsister d’effectuer ce travail supplémentaire où toute la famille, y compris les enfants actionnait le métier ou l’ourdissoir (disposition des fils avant tissage).
Ces paysans ou « laboureurs » travaillaient pour le textile l’hiver ou pendant « les temps morts » de la culture. C’était une vie très rude mais, la population s’est toujours distinguée par son courage et ses qualités de travailleuse.
Cette organisation du travail a persisté jusqu’à la fin du 18ème siècle où des machines nouvelles ont obligé les tisserands à se regrouper dans un même lieu : La manufacture groupée est née ! Entre-temps, le coton avait remplacé la laine, plus facile à travailler donc moins cher (1680 – 1690).
Les « indiennes » à l’origine de la richesse des grands bourgeois
La célébrité de Bolbec commença, grâce au monopole que Jacques Le Marcis, marchand teinturier de Bolbec, obtint du Conseil d’État de « faire teindre, imprimer et fleurir les étoffes de laine blanche provenant du royaume ».
Il avait volé les secrets de fabrication chez ses concurrents anglais, à l’occasion de plusieurs voyages à l’étranger. Il installa ainsi la première manufacture de Bolbec en 1729. Il fit venir des machines d’Angleterre, en pièces détachées, commença à teindre et à imprimer des toiles imitant les toiles peintes à la main qui arrivaient des Indes ou du Siam (Indiennes et Siamoises).
L’impression se faisait à chaud à l’aide de planches de cuivre gravées. Chaque presse était installée au dessus d’un fourneau recouvert d’une plaque de fonte sur laquelle était posée la planche en cuivre garnie de la couleur à imprimer. La presse comprimait l’étoffe pendant plusieurs minutes. On recommençait l’opération successivement pour chacune des couleurs. La manufacture possédait 20 presses et occupait 70 ouvriers. Elle imprimait 60 pièces par semaine.
C’est dix ans après sa mort, en 1759, que son monopole fût supprimé et les interdits royaux levés. Les manufactures d’indiennes se multiplièrent. La concentration des machines conduisit la population laborieuse de Bolbec à basculer progressivement dans l’ère de la mécanisation.
C’est ainsi que dans le dernier tiers du 18ème siècle, on vit apparaître les grandes familles de patrons qui vont marquer l’histoire de l’industrie Bolbécaise (Pouchet, Fauquet, Lemaître etc.). Le développement des manufactures d’indiennes leur permettra d’accumuler les fonds qui leur permettront de fonder au 19ème une puissante industrie cotonnière. Elles étaient en grande majorité de confession protestante.
En 1777, ce fut l’introduction de la première filature de coton ; cette matière première était importée des États-Unis via le port du Havre.
En 1786, l’effectif des ouvriers de fabriques et tisserands pouvait être comptabilisé comme suit :
- Fabrique de mouchoirs : 3000 ouvriers et ouvrières
- Fabrique de velours : 400 ouvriers et ouvrières
- Fabrique de siamoises : 500 ouvriers et ouvrières
- Fabrique de coutil de coton : 1500 ouvriers et ouvrières
- Fabrique de toile de lin : 1500 ouvriers et ouvrières
Fabrique d’impressions indiennes : 200 ouvriers et ouvrières
Alors que les cinq siècles précédents n’avaient pas apporté de bouleversements importants dans la vie ouvrière bolbécaise, mis à part quelques évolutions techniques du matériel, le début de l’ère industrielle va entraîner la population dans un tourbillon d’aventures technologiques qui va peser lourdement dans la vie économique et sociale de la ville et de ses habitants.
Le poids du protestantisme
En 1685, si Bolbec comptait environ 3 300 habitants, le tiers était d’obédience protestante et l’importance de son temple s’étendait sur tout le département.
Ces familles liées par la religion réformée et resserrent leurs liens par des alliances matrimoniales. Une véritable féodalité industrielle se créée dans la vallée de Bolbec / Lillebonne reproduisant une Alsace en réduction dont quelques-unes de ces grandes familles étaient issues.
On peut ici constater le lien étroit entre calvinisme et capitalisme. Cela va conduire les « magnats » de l’industrie cotonnière à instaurer dans leurs entreprises un paternalisme poussé à l’extrême.
Leur puissance financière va leur permettre de prendre au 19e siècle, tous les leviers de commandes économiques, politiques et sociales de Bolbec ; notamment la Mairie, la Chambre de Commerce, le Tribunal de Commerce, la Caisse d’Épargne, le Comité de Bienfaisance, le Journal local et même le Conseil Général au niveau du département. Il créent et contrôlent des cités ouvrières et écoles Cette hégémonie va permettre aussi la multiplication des manufactures puis la création des usines de filatures et de tissages (laine, coton, lin).
Au second empire, l’industrie textile constituait une activité majeure où Bolbec devint l’un des bastions. En 1865, il existait 60 entreprises de textile dans la ville employant plus de 3 500 ouvrières et ouvriers. Pour l’anecdote, il faut croire que c’est Napoléon 3 qui en visitant la vallée de Bolbec / Lillebonne en 1861, parla d’une « vallée d’or » et qu’il encouragea les industriels à persévérer et à développer leurs établissements.
Ce sont en grande majorité les habitants de Bolbec qui constituèrent les « bras » de toutes ces usines. L’incidence de cette croissance industrielle eut des répercussions sur le nombre d’habitants qui de 7 000 en 1820 atteignit 10 000 en 1872.
Mais si cette richesse de la « vallée d’or » profita pleinement aux industriels, la classe ouvrière va supporter les longues et pénibles journées de travail dans les usines où les conditions de travail à cette époque étaient à la limite du supportable.
Sans garantie d’emploi stable, sans protection sociale et surtout devant des machines dont la conduite était extrêmement dangereuse et sans prévention des accidents du travail.
Ces ateliers de filatures et de tissages, emploient plus de 54 % de femmes et 12 % d’enfants souvent à partir de 7 ans (1837). Un travailleur sur deux a moins de 20 ans et un travailleur sur vingt à plus de 60 ans (statistiques de 1869).
Pas question de retraite pour les ouvriers âgés, ils travaillent jusqu’à la limite de leurs forces.
Au début de la mise en route de ces ateliers, la journée effective de travail était de 14 heures, puis en 1868 elle est ramenée à 11 heures suite à de violentes grèves des ouvriers, pour passer à 10 heures au début du 20e siècle.
Dans les filatures l’atmosphère est étouffante, humide et insalubre du fait du battage et du cardage de la laine ou du coton, qui laisse échapper un duvet cotonneux et des nuages de poussières.
Constamment en station debout, même pour les enfants, conduire des machines dangereuses, insuffisamment protégées dans un brouillard de vapeur, de poussière et dans un bruit assourdissant, tout cela contribue à des accidents (bras et mains happés par les engrenages) ainsi qu’à l’apparition de maladies dues à l’inhalation des poussières de coton. Les céphalées, syncopes, dérèglement des fonctions digestives et maladies des poumons ont été répertoriées dans quelques archives et ouvrages à ce sujet.
Quant aux salariés, même dans les années fastes de l’industrie du textile, ils sont dérisoires et la hausse des denrées alimentaires de base (pain, viande, etc.) vient souvent annuler la maigre augmentation.
En règle générale, les travailleurs n’ont guère profité de la manne prodiguée par la richesse du textile ; par contre ils ont toujours subi la surproduction, le chômage technique et tous les aléas liés aux livraisons du coton.
Pour couronner le tout, un régime d’amendes avait été institué par les employeurs qui venaient sanctionner les ouvriers en cas de faute, mauvaise tenue ou non-rendement, ce système pénalisait financièrement les salariés et aggravait leurs difficultés pour vivre normalement puisque leur salaire était encore rogné.
En ce qui concerne l’éducation des enfants travaillant dans les ateliers, leur instruction est laissée au bon vouloir des employeurs. L’industrie, en général, n’a pas ou peu considéré l’intérêt des enfants, elle s’occupa exclusivement du rendement du travail.
Comment s’étonner que la classe ouvrière et la bourgeoisie manufacturière vécurent dans deux mondes différents.
Mais cette concentration d’ouvriers, dans des usines et des ateliers a permis aux travailleurs de prendre conscience de leur force à travers la solidarité. Souvent ensemble dans une communauté d’entreprises, ils ont fait face aux industriels et rejeté, avec quelques succès, les tentatives de leurs employeurs voulant leur faire supporter les conséquences financières des crises du textile
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AUMALE, autrefois appelé Alba Marla, qui veut dire Marne Blanche. Cette marne étant abondante dans le sol de notre région. Au fil des ans, le nom se transforma en Aubemalle, Aumalle et enfin AUMALE.
Du Xe au XIIIe siècle, AUMALE et son comté appartenaient au Duc de NORMANDIE. Ont également traversé l’histoire, les communautés religieuses, à commencer par les Bénédictins de Saint Lucien de Beauvais, qui édifièrent au XIe siècle le prieuré qui devint au XIIe siècle l’Abbaye Saint Martin d’Auchy. La tour de l’abbaye d’Auchy est encore le témoignage de cette présence. Au XIIe siècle, Philippe Auguste dans le conflit qui l’opposait à RICHARD CŒUR DE LION détruisit la ville et rasa la forteresse.
Ensuite, durant cent cinquante ans, la ville connût une période calme pendant laquelle elle se reconstruisit ainsi que son abbaye. Au XIIe siècle, création d’une léproserie devenue ensuite, fin du XVIe siècle, le premier collège d’AUMALE.
En 1472, CHARLES LE TEMERAIRE dans le conflit qui l’opposait à LOUIS XI, détruisit à nouveau la ville et l’abbaye. Sous LOUIS XII, reconstruction de la ville et de son abbatiale qui va subsister pendant trois cents ans.
En 1549, Antoinette de Lorraine, duchesse d’AUMALE, accueillit les sœurs dominicaines qui vinrent au nombre de 12 et prirent en charge l’éducation des enfants. Cette communauté religieuse était abritée dans le couvent Saint Dominique. Vivant en semi-autarcie, on peut encore voir le moulin Saint Dominique qui était un moulin à huile, et le mur d’enceinte du couvent. Cette communauté a disparu à la révolution.
1592, bataille d’AUMALE (dans la lutte qui opposait Henri IV au cardinal de BOURBON pour la succession au trône de France) : mise à sac de la ville par les troupes du Duc de PARME, la ville ayant porté assistance à Henri IV alors que le duc d’AUMALE, Charles de LORRAINE était un des principaux chefs de la ligue.
Dès le XIIe siècle, AUMALE possédait un hôpital qui fut fondé par les comtes d’AUMALE, en l’honneur de Dieu et du bienheureux Saint Nicolas, évêque de Myrrhe, et ce jusqu’en 1599.
En 1629-1633, violents incendies qui détruisirent la ville, hormis l’hôtel de ville et l'église (constructions en dur), c’est pourquoi la majorité des habitations en bois date du 17e siècle.
De 1633 à 1634, une partie de la population est décimée par une épidémie de peste, l’autre partie trouve refuge dans les villages environnants, la ville est pratiquement déserte.
De 1642 à la Révolution, les pénitents de Saint François s’occupèrent à domicile des malades et des mourants. Ils construisirent leur couvent avec les matériaux du château en ruine donnés par le Duc Charles de SAVOIE. On les appelait religieux de pic-pus ou du tiers ordre de saint François.
De 1631 à 1632, reconstruction du château dont il reste les vestiges actuels, porte d’entrée, pavillon à droite et bâtiment du fond.
En 1686, le duché d’AUMALE fut saisi et vendu à mademoiselle de Montpensier qui en fit cadeau à Louis Auguste de BOURBON, comte d’EU, duc du MAINE et d’AUMALE (fils de Louis XIV et de Mme de Montespan).
Ses enfants n’ayant eu aucune postérité, la terre d’AUMALE revint en 1775 au duc de PENTHIEVRE, comte d’EU et duc d’AUMALE qui fut un grand bienfaiteur de la ville d’AUMALE.
Parmi ses enfants, une fille Louise Adélaïde de BOURBON se maria à Louis Philippe Joseph d’ORLEANS dit " Philippe Egalité ". Elle fut la mère de Louis Philippe d’ORLEANS qui devint roi des Français en 1830.
Leur cinquième fils naît en 1822, Henri Eugène Philippe Louis d’ORLEANS, reprit le titre de duc d’Aumale. Particulièrement connu lors de la conquête d’ALGERIE, il remplace BUGEAUD comme gouverneur et en 1847 prend la smala d’ ABD EL- KADER.
En 1870, il sollicite le droit de combattre pour son pays. En février 1871, il est élu membre de l’Assemblée Nationale. En juin 1871, une loi de bannissement l’oblige à s’exiler en Angleterre. Il ne revient à l’Assemblée qu’en 1872 après l’abrogation de la loi sur le bannissement. Il est réintégré dans l’armée comme général en 1872.
La loi de 1886 ayant décidé l’expulsion des prétendants et exclu les membres de leur famille de toute fonction publique, le prince fut limogé par le général BOULANGER. Il se retira à Bruxelles et revint au château de CHANTILLY en 1889 après que le décret d’expulsion fut rapporté. Il mourut en 1897 à ZUCCO près de PALERME. Il légua ses biens, le château de CHANTILLY et les richesses qu’il contenait ainsi que tout le domaine à l’Institut de France qui en a la conservation.
AUMALE fut jadis renommée pour ses serges, étoffes, tanneries, faïences, industries prospères aujourd’hui disparues. Dès le XIe siècle , AUMALE était célèbre pour ses foires.
Au XIIIe siècle, fabrication des serges et des draps, industries ruinées pendant la guerre de cent ans mais on note une reprise de cette activité au XVIe siècle. Au XVIIe siècle, l’industrie textile se développe, les troupes de sa majesté étaient habillées en serge d’AUMALE. Au XVIIe siècle, un traité avec l’Angleterre ruine cette activité.
Début du XIXe siècle, essor de l’industrie de la faïencerie et de l’industrie du cuir très ancienne et qui perpétua son activité jusqu’en 1850.
Georges DUQUENNE
(documentation et extraits tirés de l’ouvrage de M. DUQUENNE, voir bibliographie)
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La gare de Pontivy, plus de trains voyageurs, un guichet toujours pour vendre des billets, pas d'entretien, des fuites du toit mettent en péril le bâtiment dont un plafond s'effrondre, et la gare est fermée !!
En vente depuis plusieurs années, elle vient de trouver un acquéreur qui va la restaurer et laisser un accès au public et il est question d'accueillir à nouveau des trains de voyageurs, la ligne étant toujours fonctionnelle pour les marchandises. Mais coupée/abandonnée entre Pontivy et Loudéac. (cars)
L'hôtel des Voyageurs, face à la gare n'est plus non plus un hôtel restaurant comme jadis dans les années 70, lorsque j'y descendais pour mon travail, il a été transformé en bureaux.
M. Guilmeth (« notice sur le bourg de Saint Romain ») a donné une explication plausible du nom de Colbosc (qui vint modifier celle de Dom Duplessis, savant bénédictin, qui écrivait en 1740 « Colbosc tire son nom des mots teutoniques col : frais et bosc : Bocage ; c’est à dire frais bocage »).
« Grâce aux accidents de terrain qui sillonnent toute cette partie du plateau formé par la Seine, la Lézarde et la rivière de Bolbec, Saint Romain se trouve sur une éminence assez légère, il est vrai, mais qui devient assez prononcée si l’on considère les vallons de Grosmesnil, Saint Michel, Routot…Cette partie du bois ne pouvait recevoir d’autre dénomination que celle de Collis Boscus (Colle-Bosc) : le Bois de la Colline.
Quelques années plus tard, lorsqu’une église ou une chapelle avait été érigée sous le vocable de Saint Romain, Archevêque de Rouen, on avait ajouté le titre de cette église au nom primitif pour former le nom de Saint Romain de « Saint Romain de Colbosc ».
« Le 4 novembre 1793 sur l’invitation des administrateurs du District, il fut décidé que, le nom de , devenu suspect comme vestige de la religion, prendrait désormais le nom de Châlier des Chaussées, en souvenir de Châlier, grand défenseur de la Patrie, qui avait été tué à Lyon par les rebelles. Toutefois, on avait une certaine hésitation à abandonner l’ancienne dénomination, car ce fut seulement au mois d’avril 1794 que les registres de l’état civil portèrent le titre de Châlier les Chaussées. Aux mois de septembre et décembre 1794, on disait la commune de Romain ou celle de Romain de Colbosc. Enfin, dans le courant de mai 1795, on était revenu au nom de Saint Romain de Colbosc.» (Alphonse Martin).
La situation géographique
Proche des sites urbains du Havre et de Rouen, auxquels elle est reliée par la Route Nationale 15, Saint Romain de Colbosc est une bourgade qui a gardé son caractère rural, qui fait que la vie y est paisible et agréable.
Saint Romain, chef-lieu de canton, n’en est pas moins dynamique et son rayonnement est notoire. De nombreuses entreprises qui y sont installées ont une ampleur régionale, nationale voire internationale.
Son hôpital rural qui accueille aujourd’hui les personnes, âgées ou atteintes de la maladie d’Alzeimer, lui valut le nom de « premier canton de France », au cours d’un discours enflammé du Préfet, le jour de son inauguration, le 5 octobre 1890.
Parmi les vestiges de son passé, Saint Romain compte une pièce visible sur les pelouses de l’église : le portail qui fut l’entrée de la léproserie, (ou maladrerie). Cette pièce d’architecture apparaît également sur la médaille de la ville aux côtés du « peson », inventé par un Saint Romanais (François Hanin, dont une rue porte le nom), et de la devise locale : « Que chaque jour les vents vous soient favorables ».
Au XIème siècle, au moment de la formation de la paroisse de Saint Romain, la maladie faisait de grands ravages et des ordonnances avaient alors prescrit de séparer les lépreux des autres habitants et de les regrouper dans léproseries qui étaient généralement annexées d’une chapelle. Celle de Saint Romain, placée sous les vocables de Sainte Madeleine et de Sainte Véronique, fut probablement construite au hameau de la Maladrerie, qui existe toujours sous ce nom.
La Croix de Grosmesnil
Exposée à l’entrée de l’église, La Croix de Grosmesnil, que l’on pouvait voir avant sa restauration sur la stèle près du parvis de l’église, est une pièce qui compte parmi les plus belles et les plus anciennes de notre passé. En pierre sculptée, elle avait été érigée en 1528 dans le cimetière de Grosmesnil, une des trois paroisses qui à la révolution composaient l’actuelle commune de Saint Romain de Colbosc. A la destruction du cimetière, elle fut épargnée et amenée à son emplacement devant l’église où jusqu’en 1818, se trouvait le cimetière. Un admirable travail de sculpture qui montre d’un côté le Christ, de l’autre la Vierge et à leurs pieds des personnages priant
On peut noter les églises alentour, comme celle de Saint Jean d’Abbetôt, dont on peut visiter la crypte et dont les peintures murales sont uniques dans la région.
Classée également aux monuments historiques, l’église de Saint Vigor d’Ymonville qui reprend le plan des églises normandes du XIème siècle (clocher à la croisée du transept, chapiteaux ornés de volutes harmonieuses ). Le château de Tancarville, centenaire, le château de Gommerville encore habité, sont également à noter dans le patrimoine des proches alentours.
Les amateurs d’architecture et d’art sacré trouvent d’ailleurs en pays de Caux matière à observer et à s’étonner.
Personnages célèbres
Une descendante de Antoine De Saint Exupéry vivait à Saint Romain, au Château de Grosmesnil, sur la route d’Oudalle. Elle s’appelait Madame Alix Préveraud de la Boutresse, née De Saint Exupéry, elle est décédée le 24 août 1990, à Boulogne Billancourt, et avait quitté Saint Romain quelques années seulement auparavant.
Bernardin de Saint Pierre (littérateur havrais) avait également des attaches familiales à Saint Romain, et il y séjourna quelques temps au décès de ses parents en 1766.
Félix Faure dont l’épouse venait acheter la spécialité locale : le boudin de Saint Romain (à la crème et au calvados).
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Pontivy
Le territoire de Pontivy (à l'exception des territoires de Stival et Tréleau) est un démembrement (vraisemblablement au XIIIème siècle) de l'ancienne paroisse primitive de Noyal-Pontivy.
Ville de Pontivy (Bretagne).
En 680, le moine Ivy, venu de Grande-Bretagne, s’installe sur le territoire et jette un pont pour relier les deux rives du Blavet, et crée ainsi le village de Pont-Ivy. Le siège primitif de Pontivy était au Cohazé, qui se trouve aujourd’hui en Saint-Thuriau. Pontivy faisait partie du doyenné de Porhoët.
Un château féodal appartenant à la famille Porhoët, aurait existé dès le IXème siècle. Par la suite, pour contrôler la traversée du Blavet sur le Pont d'Ivy, Alain II de Rohan fait édifier, vers 1128, un château surnommé "Les Salles" (expressément mentionné dans un document daté de 1150) et détruit en novembre 1342 par les troupes anglaises de Guillaume de Bohain, duc de Northampton "l'an 1342, le roi Edouard vient en personne venger la mort de Robert d'Artois. Il prend Rohan, Pontivy et forme en même temps les sièges de Vannes et de Nantes". Pontivy compte à peine un millier d'habitants lorsque "l'an 1348, Edouard III, roi d'Angleterre, nomme Guillaume de Bohan, comte de Northampton, au gouvernement de la Bretagne, qu'il garda jusqu'au 8 septembre 1350...".
Le château est cédé le 21 mars 1453 à Eon Guillet et vers 1456, le vicomte de Rohan permet aux religieux Cordeliers ("de l'ordre de l'Observance des Frères Mineurs") de construire un couvent en utilisant de nombreux matériaux provenant de l'ancien château (en avril 1479, Jean de Rostrenen témoigne "qu'audit lieu de Pontivy .... vit autrefois murailles de tours, lesquelles ont été toutes abattues pour édifier le Couvent des Frères Mineurs qui y sont à présent").
Ville de Pontivy (Bretagne).
Après la guerre de Succession, les vicomtes de Rohan décident de faire de Pontivy le chef-lieu de leur quasi-principauté. Jean II, alors âgé de 27 ans, décide de bâtir un nouveau château à Pontivy. Il semble que les travaux commencent en 1479 et le château est presque terminé en 1485. La ville de Pontivy s'étend entre le château au nord-est et l'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Joie au sud-ouest. A la fin du XVIème siècle, Pontivy dont le seigneur est protestant, est un refuge de huguenots. En 1572, Pontivy accueille le synode provincial protestant. Le 3 décembre 1589, Mercoeur et ses troupes composées en partie d'Espagnols viennent mettre le siège devant Pontivy. En 1603, la création du duché-pairie de Rohan dont Pontivy devient le siège, y fixe des officiers seigneuriaux. De cette juridiction relèvent alors cinq membres particuliers : Rohan, La Trinité, La Chèze, Loudéac et Goarec, outre environ soixante juridictions inférieures tant en fiefs proches qu'en arrière-fiefs [voir Le duché de Rohan (déclaration de 1682)].
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En 1789, Pontivy rejoint le mouvement national de la défense de la Révolution et la Fédération bretonne angevine y tient ses assises en janvier et février 1790 pour essayer de réprimer les troubles. En 1793, la ville de Pontivy est assiégée par des milliers de paysans.
On rencontre les appellations suivantes : Pontivi (en 1427) et Pontivy (en 1448, en 1464, en 1477, en 1481).
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Ancien chef-lieu de canton, Caudebec-en-Caux est un bourg situé sur la rive droite de la Seine, entre Le Havre et Rouen. Traversée par les rivières Sainte-Gertrude et l'Ambion, la commune fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Les communes limitrophes de Caudebec-en-Caux sont : Villequier, Maulévrier-Sainte-Gertrude, Saint-Arnoult et Saint-Wandrille-Rançon.
Caudebec-en-Caux est reliée à Rouen et au Havre par la route départementale 982 (ancienne route nationale 182). Le pont le plus proche permettant de traverser la Seine est le pont de Brotonne.
Le mascaret
Située à plus de 40 km de l'embouchure de la Seine, Caudebec-en-Caux était réputée, jusque vers 1960, pour son mascaret nommé localement la barre, terme dialectal (cf. la chapelle de Barre-y-va sur les coteaux de Caudebec et la marée du mont Saint-Michel). Dans certaines conditions de marées, de vent et de débit de la Seine, celui-ci pouvait prendre la forme d'une vague de plus de deux mètres de haut qui remontait le fleuve à vive allure. Il n'était pas rare que des spectateurs imprudents, voulant observer ce phénomene naturel au bord des quais, soient emportés par les eaux. Mais depuis les aménagements du port du Havre et l'endiguement des rives du fleuve, ce phénomène spectaculaire a quasiment disparu.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Caldebec vers 943, 966 et 1025, puis Caudebec dès 10602.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale contemporaine de l'installation des Scandinaves dans la basse vallée de la Seine.
Le premier élément Caude- représente l'ancien scandinave (vieux norrois) kaldr « froid »2,3 par évolution phonétique régulière de type normanno-picard (absence de palatalisation du groupe /ca/ cf. ligne Joret). De la même manière, le latin calida > calda « chaude » a donné chaude en français central et caude en normand septentrional.
L'élément Caude- se retrouve dans le type toponymique d'origine scandinave Caudecotte, très fréquent en Normandie en tant que microtoponyme.
Le second élément -bec représente l'ancien scandinave bekkr « ruisseau » qui a donné l'ancien normand bec « ruisseau »2,3 (cf. ruisseau du Bec) et est très fréquent comme hydronyme, mais aussi comme toponyme (cf. Bolbec, Foulbec, etc.), les localités tirant souvent leur nom de la rivière éponyme.
Le déterminant complémentaire -en-Caux se réfère au pays de Caux, dont elle est limitrophe, et permet de faire la distinction avec une autre commune de Seine-Maritime : Caudebec-lès-Elbeuf (Caldebec 962-996, probablement ancienne Uggade de l'Itinéraire d'Antonin)
Selon François de Beaurepaire, les deux Caudebec se trouvant au bord de la Seine, il se pourrait qu'il s'agisse d'un surnom scandinave de ce fleuve3. Cependant les Vikings appelaient la Seine Signa, et il est probable que ce qualificatif de Caudebec « froide rivière » se rapporte en fait à la rivière Sainte-Gertrude, dont le nom semble relativement récent. Selon un mode de transfert usuel, Caudebec est devenu le nom du lieu comme Bolbec et la rivière s'est vue requalifiée en Sainte-Gertrude. Jacques Le Maho considère que l'ancien nom de Caudebec était Loium attesté dans l'Itinéraire d'Antonin, dont une variante moins évoluée phonétiquement Logium est également attestée au VIIe siècle dans un document où l'on mentionne l'abbaye féminine au centre du bourg actuel.
Caudebec est également homonyme de Caldbeck (Angleterre, Cumberland, Caldebeck 1060 )
HISTOIRE
Période gauloise
Dès les débuts de l’archéologie, principalement au XIXe siècle, les érudits et chercheurs locaux ont été attirés par les retranchements importants du Calidu. Dans son ouvrage paru en 1866 La Seine inférieure historique et archéologique, l’abbé Cochet, archéologue, inspecteur des monuments historiques de la Seine-Inférieure et des monuments religieux du diocèse de Rouen, nous dit : « Époque gauloise. On trouve quelques monuments gaulois à Caudebec, notamment sur la côte appelée le Calidu. Le musée de Rouen possède une hache en serpentine, des hachettes de bronze et des médailles celtiques en or, argent et bronze. Ces dernières proviennent du Mont-Calidu. Monsieur le docteur Guéroult, de Caudebec, montre dans son cabinet une hanche en bronze également trouvé au Calidu, en 1831. Messieurs Guilmeth et Fallue citent une monnaie gauloise rencontrer sur la même colline ». Sur ces numéraires figurent une tête tournée vers la gauche accompagné de la légende kal, kala, kaacou, kaltau, kaldv, kaledu, caledu. Il a été découvert également une monnaie portant encore une inscription celtique « caledv senodon », avec au revers un cheval au galop.
Carte du site du Calidu.
Le terme de Calidu fait référence à un camp pré-romain désigné aujourd’hui par oppidum, c'est-à-dire un lieu de retranchement, ceint de talus avec fossés secs à l’extérieur. Parfois, comme à Caudebec, le site offrait des défenses naturelles qui, ainsi, n’obligeaient pas à la construction de défenses artificielles sur certains côtés. Ce type de fortification, situé le plus souvent en hauteur, possède des superficies variables allant de 1 à 160 hectares. Leur destination exacte (refuge occasionnel, rôle commercial et religieux, habitat permanent ou temporaire, lieux de surveillance…) n’est pas parfaitement connue. Parmi les plus typiques de la région citons Fécamp, Bracquemont, Vernon, Duclair, Sandouville… Il n'est pas possible de dater précisement leurs constructions. Quelques-uns remontent à l’âge du bronze, la plupart semblent être typiquement gaulois.
L’oppidum du Calidu se situe sur les collines à l’ouest de Caudebec, du haut des falaises jusqu’à la courte côte. Par extension, le Calidu désigne aujourd’hui l’ensemble du retranchement, soit 25 hectares. Au sud, la falaise de la Seine sert de défense naturelle, de même à l’est avec la forte pente donnant sur la vallée de Caudebec simple marécage à l’époque. Au nord, un rempart artificiel, ou de trois à six mètres, doublé à l'extérieur d'un fossé plat, longe d'abord la route de Caudebec à Lillebonne, puis est coupé par celle-ci. Ce rempart rejoint la lisière de la forêt, au niveau du chemin du gibet et longe la lisière ensuite pour retrouver la route de Lillebonne, derrière la maison forestière de la Pommeraye. Un deuxième retranchement occupe la partie sud-est de cet oppidum. Le talus de ce second retranchement, surmonté d’un mur moderne, sert encore de limite de propriété et de limite de communes. Ce talus ne fait que renforcer une pente naturelle déjà assez forte.
L’abbé Cochet rapporte également que M. Fallue a découvert de nombreuses tuiles à rebords, des vases et des monnaies romaines au Mont Calidu. Comme on le voit, toutes les époques ont laissé des traces. Cependant, le manque de précision sur l’emplacement des découvertes ne renseigne pas assez les archéologues contemporains. La seule découverte intéressante concerne un squelette d’un jeune gaulois dans la partie sud de l’oppidum, non loin de la falaise, en 1874. Le corps orienté est/ouest, portait au tibia gauche anneau uni coupé en bronze4.
En 1985, une voie antique recouverte d'un empierrement de silex grossier et irrégulier, bordée de chaque côté par un fossé, a été découvert. Elle est moins large et moins bien construite que la voie romaine contigüe. On a également prospecté à la base des anciens remparts en 1984, il semble qu'il s'agisse d'un murus gallicus à armature en bois tel qu'en décrit Jules César. Cependant, le bâti le plus important date de l'époque gallo-romaine. Il reste difficile de dire s'il s'agit d'une extension de la ville de Loium ou du camp celtique lui-même.
Il est bien possible que Caledu soit une variante de *Caleto- pour *Caletoduno- (dunum) : « l'oppidum des Calètes » (cf. pays de Caux) et senodon pour *senoduno- « vieil oppidum ». Dans ce cas, Caudebec aurait pu être l'oppidum principal des calètes avant son remplacement par la cité gallo-romaine de Lillebonne (Juliobona)5. Afin de soutenir le monastère de Saint-Wandrille, Louis XI confirma les privilèges de Caudebec, par ses lettres patentes en juillet 14746.
Période romaine
Les historiens normands estiment que l'occupation romaine commence au IIIe siècle après J.-C. Quel était alors le nom de cette ville ? Jusqu’au début des années 1990, ils étaient unanimes à considérer que la ville de Caudebec s’appelait Lotum à l’époque romaine. Il faut dire que leurs informations étaient fondées, à première vue, sur de solides références : l’abbé Cochet, parmi bien d’autres spécialistes du XXe siècle, s’appuyait sur le témoignage manuscrit, en apparence irrécusable, d’un document antique nommé L'Itinéraire d'Antonin. Cette liste référençant des stations routières de l’Empire, dressée au IIIe siècle de notre ère, mentionne en effet une bourgade du nom de Lotum dans la vallée de la Seine, à 14 milles de Rouen et à 6 milles de Lillebonne. La concordance très précise des distances ne permet guère de douter qu’il s’agit bien de Caudebec-en-Caux, localité dont de nombreuses découvertes d'artefacts montrent l’importance dès l’époque romaine, et qui était effectivement située sur le tracé de la route reliant Rouen à Lillebonne.
À l’appui de cette identification, on a souvent invoqué le témoignage d’un texte très ancien, la biographie de saint Condède, abbé de Belcinac, écrite par un moine de Saint-Wandrille au IXe siècle. Ce moine, qui semble avoir eu entre les mains une copie de L'Itinéraire d'Antonin, parle d'un lieu proche de l’île de Belcinac, que l’on appelait, dit-il, Lutum dans l’Antiquité. Il propose même sa propre interprétation de l’origine du nom : l’endroit était nommé ainsi par les Romains à cause des alluvions que déposent chaque année, en hiver, les inondations de la Seine. L’explication est ingénieuse : le mot Lutum désigne, en effet, la boue en latin. À regarder de plus près, pourtant, toutes ces traditions apparaissent peu fiables. Il est facile de démontrer que l’itinéraire antique détenu par l’abbaye de Saint-Wandrille n’était qu’une copie tardive, entachée d’erreurs de transcriptions et de multiples fautes d’orthographe. Et si l’on veut bien effectuer un rapide tour d’horizon des différentes transcriptions de ce document, on se rendra compte assez rapidement que les versions Lotum ou Lutum, mises en avant par les érudits normands, sont loin d’être les plus nombreuses. La plupart des manuscrits portent en effet, non pas Lotum mais Loium. Qui plus est, ces derniers sont plus proches du document antique, et plusieurs auteurs, en premier lieu le grand spécialiste qu’était Auguste Longnon au début de ce siècle, ont déjà attiré l’attention sur la correspondance pour le moins troublante qu’offre ce vocable de Loium avec celui de Logium qui désignait au VIIe siècle une abbaye de femmes, disparue et non localisée avec précision, mais située dans la région de Saint-Wandrille. Dans le parler de cette époque, Loium et Logium sont deux appellations qui, malgré leurs orthographes différentes, se prononcent exactement de la même façon. Force est de constater que le nom de Logium (prononcer Loium) désignait la localité de Caudebec avant la période normande.
À la suite d’une étude approfondie des textes du haut Moyen Âge, publié en 1996 dans la revue d’histoire de l’Église de France, il semble, en effet, possible d’établir que le monastère mérovingien de Logium, longtemps situé par erreur au hameau de Caudebecquet prés du pont de Brotonne, doit être recherché en réalité au cœur même de la ville actuelle de Caudebec et que l'église paroissiale Notre-Dame a toutes les chances d'avoir été primitivement l’abbatiale de ce grand monastère pour lequel la reine Bathilde, femme du roi Clovis II, fit un don important au VIIe siècle. Ce monastère devait s’étendre sur la majeure partie du bourg actuel de Caudebec. Outre l’église Notre-Dame, il comprenait une chapelle Saint-Pierre située à l’emplacement même de la place d’Armes, une chapelle dédiée à saint Martin et probablement un troisième oratoire placé sous le patronage de saint Léger, à la sortie nord de la ville sur la route de Sainte-Gertrude. Abandonné lors des invasions vikings du IXe siècle, il ne fut jamais rébati. Une partie de ses biens fut répartie entre divers chefs normands après 911 et le reste fut réuni au patrimoine de l'abbaye de Saint-Wandrille en 9607.
Période médiévale
XVe-XVIe siècle
Capitale du pays de Caux, la place forte est prise par les Anglais en 1419 puis par les protestants en 15628.
Période comptemporaine
Entre-deux-guerres
L'usine Latham y construit des hydravions.
La Seconde Guerre mondiale
Le 9 juin 1940, durant la Bataille de France, l'arrivée imminente de l'armée allemande provoque un afflux des locaux vers l'embarcadaire permettant la traversée de la Seine par le bac. Les voitures s'entassent alors dans la ville aux petites rues étroites. Les Allemands, qui veulent couler le bac, bombardent la Seine. Le bac est manqué, mais une bombe explose sur les hauteurs de Caudebec. Le feu se répand très vite jusqu'au coeur de la ville, alimenté par les files de voitures arrétées formant un veritable cordon. L'incendie de trois jours detruit la ville à 80 %.
Dès le début du mois de juillet, les Caudebecquais rentrent chez eux. Et un long travail de déblaiement et de reconstruction se met en place. Des baraquements en préfabriqués sont installés un peu partout en ville permettant aux habitants de continuer à vivre à Caudebec. La reconstruction, supervisée par Otello Zavaroni, se poursuit jusqu'en 1960, soit environ 11 ans après les premières démarches.
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djef
Caudebec en Caux, de caude-froid et Bec-ruisseau, devenue Rives en Seine depuis la com-com avec Saint Wandrille et Villequier. on y passait la Seine sur un bac, l'attraction locale était le mascaret, une vague de plus d'un mètre de haut qui remontait la Seine aux grandes marées... Victor Hugo y a perdu sa fille Léopoldine, noyée avec son mari...
Caudebec en Caux a été détruite en 1940 par un gigantesque incendie, allumé par un bombardement allemand et alimenté par les autos des réfugiés qui fuyaient la Wehrmacht, restées rive droite faute d'avoir pu traverser
C'est au siège de l'usine Latham, devenu Revima, situé sous le pont de Brotonne que sont révisés les atterrisseurs des avions de ligne
Une rue qui se meurt !!
Rue piétonne, les places de stationnement proches ont été supprimées, nombreux commerces fermés....et ça ne va pas s'arranger la rue principale où elle débouche, ne va plus avoir le stationnement que d'un coté au lieu des deux, (suppression de 154 stationnements, rue Nationale) mise aux normes de la largeur des trottoirs et végétalisation des passages piétons !!!
JP
BZH :Bienvenue en ZoneHumide
Vieillir, c'est la seule façon de vivre longtemps............
Le beurre salé bien sûr !!!
L'existence de cette rue est attestée depuis au moins la fin du XVIIe siècle. C'est avec
la rue du Pont et de la Cendre, l'une des plus anciennes rues de Pontivy.
Straed an Neud, littéralement la Rue du Fil.
JP
BZH :Bienvenue en ZoneHumide
Vieillir, c'est la seule façon de vivre longtemps............
Encore Bolbec....c'est-y qu't'aurais des intérèts dans cette ville.....surtout rue de la république ou il y avait une lanterne rouge qui s'appelait chez Philou mais ça c'était avant
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