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Un peu d'histoire : Capbreton est le seul port Landais
19 mars 2020
Publié par Clément Jouhanet
Catégorie : Landes
Capbreton évoque pour beaucoup la plage, le surf et les promenades sur l'Estacade. C'est aussi et surtout le seul et unique port landais d'une petite vingtaine de bateaux et un marché aux poissons unique dans les Landes.
Capbreton évoque pour beaucoup la plage, le surf et les promenades sur l'Estacade. C'est aussi et surtout le seul et unique port landais d'une petite vingtaine de bateaux et un marché aux poissons unique dans les Landes.
Capbreton, Capberton en des temps très anciens, Cap Brutus à la Révolution… Son nom, lié certainement à la topographie, n’en finit pas d’intriguer et n’a toujours pas livré sa véritable étymologie. C’est dans la deuxième moitié du XIIe siècle que le nom apparaît pour la ....
.... première fois dans les archives de Bayonne car, depuis le Moyen Âge, l’histoire des deux villes est intimement liée. Des luttes et des procès incessants pour la maîtrise de l’Adour et la navigation, tant fluviale que maritime, les opposèrent. Mais, Capbreton, hélas, dut souvent se soumettre à la loi du plus fort. Haut lieu de la chasse à la baleine jusqu’au début du XVIe siècle, ses pêcheurs furent d’émérites et hardis harponneurs qui ne dérogeaient pas à la coutume d’offrir le meilleur morceau du cétacé, la langue, à l’église Saint-Nicolas.
Des marins intrépides
Ces marins capbretonnais ont-ils abordé les rivages du Nouveau Monde cent ans avant que Christophe Colomb ne découvre ce qui deviendra plus tard l’Amérique ? Pêche à la Baleine à CapbretonPêche à la Baleine à CapbretonPeut-être… Il est en tout cas prouvé qu’ils furent parmi les premiers Européens à fréquenter les eaux poissonneuses de Terre-Neuve (départ du navire le Nicolas d’Esteben de Larue en 1512) et à en rapporter les morues séchées selon une technique dans l’art de laquelle ils étaient passés maîtres. Le capitaine Menjonin de Lacabanne sera, quant à lui, en 1549 le premier flibustier des Petites Antilles. Au temps de son apogée (Xe et XVIe siècles), Capbreton comptait entre 2 000 et 3 000 habitants, chiffre très important pour l’époque.
La ville était peuplée de marins, de négociants et d’armateurs tirant prospérité et richesse des pêches lointaines (morue et baleine de Terre-Neuve, touil des côtes africaines) et surtout du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal, les Flandres ou la Hollande de ses réputés et capiteux vins de sable et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin). La formule toute symbolique de « Capbreton, ville aux cent capitaines » résume à elle seule le riche passé maritime de la cité.
Elle a conservé de son antique splendeur, trois maisons à encorbellement et colombages, dont celle appelée du Rey où descendit, dit-on, le roi Henri III de Navarre qui deviendra Henri IV de France et, bien sûr, celle qui accueille aujourd’hui la Maison de l’Oralité et du Patrimoine (MOP).
Histoire Capbreton 02Barre de Bayonne. Entrée de l’Adour. Dessiné d’après nature et lith.
Par Blanche Hennebutte. À Bayonne chez H. Hennebutte.
Hennebutte, (ca. 1850)
Extrait de l’album des deux frontières
©Collection Médiathèque de Bayonne
Capbreton, au fil du temps
Placé sur le chemin littoral menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, l’hôpital de la petite commanderie templière de Boret (prononcer Bouret) accueillait les pèlerins dès le XIIIe siècle. La cloche de sa chapelle, dédiée à sainte Madeleine et fondue en 1483, orne actuellement le clocheton de l’église du bourg.
L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conserve de l’ancienne église une porte gothique ainsi que l’une des quatre Pietàs des Landes, remarquable statue polychrome du XVe siècle. Sa haute tour, cylindrique aujourd’hui, mais carrée autrefois, servait de tour de guet et d’amer pour les navires.
Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits à la Révolution, il faut admirer le long des murs de la nef les plaques d’argile et de bois rappelant les quelques 1 000 Capbretonnais ensevelis dans l’église depuis 1530. Et dans le porche, où l’on devine encore la vieille porte dite des « cagots », les plaques de marbre sont gravées des noms des marins péris en mer, en guerre ou en pays étranger. On doit aux frères Jules et Gaston Gélibert de magnifiques fresques et au seul Jules Gélibert le grandiose tableau classé « La Conversion de Saint-Hubert », l’un des joyaux de l’église.
Phare dans la tempete
En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au Boucau Neuf, évènement qui entraîna la chute progressive du port de Capbreton. C’est l’empereur Napoléon III qui décida les travaux qui lui redonnèrent vie (nous lui devons l’Estacade) lequel connaîtra, entre autres, un regain d’activité dans la première moitié du XXe siècle avec une importante flottille sardinière et la construction d’une sardinerie qui fermera en 1954. Mais c’est surtout avec la mode des bains de mer à la fin du XIXe siècle que Capbreton renaîtra. La création du port de plaisance, suivie de l’avènement de l’ère du surf et de la glisse, ainsi que le réaménagement du front de mer doté d’un casino et d’une balnéothérapie, termineront de transformer la cité, peuplée dès ses origines de marins et de vignerons, en une des stations les plus « branchées » et dynamiques de la côte sud.
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Accueil >> Histoire de Chateau gontier
Cité millénaire du Haut Anjou, Château-Gontier s’est édifiée autour de la Mayenne. La rivière est passée au cours des siècles, d’un rôle stratégique prédominant à une fonction économique privilégiée. Au XIe siècle, le choix de ce site répond à un impératif : défendre et contrôler un point de passage obligé sur la Mayenne entre l’Anjou, le Maine et la Bretagne. La ville se construit sur les hauteurs de la rive droite, autour du château, qui protège le passage à gué, puis s’étend au XIIe siècle sur la rive gauche.
Prêtant sa force motrice aux moulins, permettant des activités comme la tannerie et la blanchisserie, axe commercial essentiel à partir du XVIe siècle, la rivière encourage l’essor d’une grande bourgeoisie locale, enrichie par l’industrie des toiles de lin. Marche militaire au nord de l’Anjou, puis siège d’un château fort vers 1007 par le comte d’Anjou Foulques III Nerra, le site de Château-Gontier occupe une place stratégique dans le Haut Anjou médiéval. L’édification du château au sommet de l’éperon rocheux dominant la rivière, l’existence à proximité, d’une communauté de moines bénédictins de l’abbaye Saint-Aubin d’Angers, regroupée autour du prieuré et l’église Saint-Jean-Baptiste… de cette conjoncture est née la ville de Château-Gontier sur la rive droite de la Mayenne.
Dès le XIIe siècle, un nouveau quartier « le faubourg » se développe sur la rive gauche, riche en fondations religieuses (couvent des Ursulines au XVIIe siècle, hôpital Saint-Julien au XIXe siècle). Le commerce et les échanges prospèrent, liés au carrefour de voies de communication et principalement à la rivière la Mayenne. Château-Gontier conserve peu de vestiges antérieurs au XVe siècle : la période qui suit la guerre de Cent Ans favorise le renouveau du bâti dans une structure urbaine qui évolue peu, prisonnière de l’enceinte fortifiée et d’un parcellaire étroit et dense. La majorité des rues n’ont jamais été modifiées, ici subsistent de nombreuses maisons à pan de bois.
Au XVIIe siècle, l’implantation des institutions royales (Présidial, Election, Grenier à sel) donne un second souffle à la ville, c’est aussi l’époque du démantèlement des remparts et de ce qui reste du château. Au XVIIIe siècle, le développement de l’activité économique supplante le rôle moteur du pouvoir institutionnel. L’industrie de la toile de lin apporte la richesse aux bourgeois, qui se font construire de somptueux hôtels particuliers : architecture de tuffeau, proche des modèles ligériens puis parisiens.
Au XIXe siècle, la ville connaît une expansion extraordinaire (construction des quais, de la voie ferrée…) et se dote d’édifices néo-classiques et art déco (hôpital Saint-Julien, villas de la gare). Au milieu du XXe siècle, la ville s’étend hors de ses frontières séculaires et s’enrichit de nouveaux quartiers.
Depuis 1990, une fusion a entraîné la création de la commune de Château-Gontier Bazouges. La ville, qui mène depuis vingt ans une ambitieuse politique de mise en valeur du patrimoine, s’est dotée d’un secteur sauvegardé de 66 hectares et d’une ZPPAUP de 58 hectares.