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Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sancti Brevenni au XIe siècle, Sanctum Brevennum en 1287, Sanctus Bragwinnus au XVIe siècle, Saint Brevein en 1709.
Le bulletin des lois officialise successivement la graphie du nom de la commune sous la forme Saint Brevain, Saint-Brevin et Saint-Brévin.
Saint Brevin fut archevêque de Cantorbéry avant d'être canonisé après sa mort en 764. Un prieuré avait été édifié au sud de l'estuaire après la christianisation due à saint Martin de Vertou au Ve siècle. Après le passage des Vikings, l'Église a procédé à une « réévangélisation » menée par des moines de Cantorbéry au IXe siècle. Un prieuré dédié à Bregwyn est bâti. La graphie évolue en Brewing, Breguwine, Breguvin, Brevein, Brevain, Breven puis Brevin.
Le 24 mai 1900, la commune alors dénommée « Saint-Brévin » prend le nom de « Saint-Brévin-les-Pins », les pins plantés par l'homme à partir de 1860 ayant formé sur les dunes une forêt. Un accent aigu sur le « e » de « Brévin » a été ajouté, afin de différencier la prononciation du mot de celle des Brévinois, qui prononçaient le « e » à la manière d'un « e » muet. Le 30 mai 1951, la suppression de l'accent est officialisée, pour tendre vers une graphie proche de l'origine du nom, sauf pour le gentilé des habitants qui garde cet accent aigu.
Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Union.
Saint-Brevin-les-Pins est toutefois encore orthographié « Saint-Brévin-les-Pins » (avec un accent aigu sur le « e » de Brevin) sur les cartes de l’Institut national de l'information géographique et forestière ou Michelin. Cet accent aigu persiste sur de nombreux documents provenant de la commune, y compris sur certains édités par son office du tourisme, même si la graphie « Brevin » tend à se généraliser de plus en plus aujourd'hui.
En breton, son nom est Sant-Brewenn.
Histoire
Des origines
L'archéologie a permis de révéler des traces de bivouac remontant au Paléolithique (lieu-dit La Briordais et estuaire de la Boivre). Comme les quatre dolmens et les cinq menhirs recensés sur la commune l'attestent, le site de la commune a été habité au Néolithique. L'éperon rocheux à l'embouchure de l'estuaire de la Loire porte le nom de Mindin, vocable d'origine celte signifiant « fortification de pierre », ce qui peut laisser envisager une utilisation du site à cette époque.
Incorporation à la Bretagne
Au IXe siècle, Saint-Brevin fait partie du comté d'Herbauges, qui regroupe militairement l'ensemble des paroisses et villages du bas-Poitou en lutte contre les invasions Vikings. En 851, le roi de Bretagne, Erispoë et le roi de France, Charles le Chauve, signent le traité d'Angers qui permet aux bretons d'élargir leur territoire en occupant le Pays rennais, le Pays nantais et le pays de Retz.
XXe siècle
En 1906, la nouvelle station balnéaire est desservie par la Ligne ferroviaire Pornic - Paimbœuf à voie métrique, trois gares sont construites sur la commune : « Mindin », « Saint-Brévin-les-Pins » et « Saint-Brévin-l'Océan ». Cette ligne sera fermée en 1939.
L'Hôtel de la Forêt et la place de la gare de Saint-Brévin-l'Océan, au début du XXe siècle.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Brevin-les-Pins est endommagée, et l'on peut encore de nos jours voir les blockhaus laissés par les Allemands sur la côte.
Patrimoine civil
Neuf sites mégalithiques sont recensés à Saint-Brevin, dont :
le menhir de la Pierre Attelée,
le menhir du Plessis-Gamat,
le menhir du Boivre, de forme triangulaire,
le menhir de la Roche-des-prés, dit « pierre de Gargantua », dont on ne peut observer que le sommet puisque sa base est enfoncée sur deux mètres de profondeur,
le dolmen des Rossignols, reste d'un mégalithe endommagé par la mer découvert en 1925,
les Pierres couchées découvertes dans les dunes en 1978,
Les vestiges d'un pont de pierres sur un ruisseau séparant Saint-Brevin et Saint-Père-en-Retz.
Le lazaret de Mindin, construit en 1862 à la suite d'une épidémie de fièvre jaune à Saint-Nazaire. Le bâtiment d'origine est actuellement abandonné mais la porte monumentale est toujours visible depuis la passerelle piétonne et cyclable longeant l'estuaire.
La pointe de Mindin est un éperon rocheux à l'embouchure de l'estuaire de la Loire. Son nom est d'origine celte, langue dans laquelle il signifie « fortification de pierre ». Lieu stratégique, notamment pour le guet du trafic sur le fleuve, Mindin est fortifié par Vauban en 1696. En 1754, le site et celui du fort de Villès-Martin à Saint-Nazaire sont conjointement renforcés par l'ingénieur Touros pour interdire l'accès du fleuve à d'éventuels ennemis. Le fort encore existant au XXIe siècle date de 1861. Durant la Seconde Guerre mondiale, le site est utilisé par l'armée allemande et est très endommagé à l'issue du conflit. Rénové, il abrite le musée de la Marine depuis 1983. Sur le site du fort se trouve un canon récupéré dans l'épave du bateau Le Juste coulé après la bataille des Cardinaux le 22 novembre 1759.
Villa Chupin, construite en 1961 par l'architecte André Wogenscky, disciple de Le Corbusier, elle a reçu le label « Patrimoine du XXe siècle ».
Patrimoine religieux
L'église Saint-Brevin a été construite entre le XIe et le XXe siècle. Le site était occupé auparavant par une église bâtie entre le VIe et le VIIe siècle. La construction a connu trois étapes. Le chœur et les murs de la nef sont du XIe siècle. Le clocher et le transept datent, eux, du XVIIe siècle. Après que les deux chapelles du transept ont été modifiées au XIXe siècle et l'autel en granit remplacé en 1843 par un autel en bois peint, en 1911 les bas-côtés sont ajoutés et les parois de la nef sont percées d’arcades en plein-cintre. L’ensemble du Maître-autel datant de 1661, comprenant le retable, l’autel et le tabernacle, est classé Monument historique au titre d’objet le 5 octobre 1972.
La chapelle du Lazaret construite en 1831 fait est englobée dans un établissement d'accueil pour handicapés et personnes âgées. Ce lieu était auparavant un hôpital, qui a notamment servi à maintenir en quarantaine les marins malades.
Héraldique

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Parti : écartelé en sautoir ; au premier, d'azur chargé d'un écusson d'or à la croix de sable ; au deuxième, d'or à l'écureuil assis de gueules ; au troisième, aussi d'or au pin coupé de sinople au tronc de sable ; au quatrième, d'azur à la nef équipée et habillée d'argent voguant sur une mer du même mouvant de la pointe.
JP
