Cartes postales
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Re: Cartes postales
Le casino de Perros Guirec
Le monde des jeux appartient au décor de Trestraou depuis des lustres. On force ici sa chance depuis 1923, date d'ouverture d'un casino municipal, rapidement acheté par M. Alexandre qui cédera son affaire, en 1958, à Robert Gienero, un self-made-man, un aventurier de la boule. « Mon grand-père, dit Eric Le Biez, était Niçois. À 14, 15 ans, il était livreur de viande ».
Avant d'être attiré par les sunlights du casino Ruhl, situé sur la fameuse promenade des Anglais à Nice. « D'abord comme valet de pied, puis croupier ». Éric Le Biez parle avec une certaine nostalgie de cette époque, où les anciens pouvaient encore gravir les barreaux de l'échelle sociale à la force des poignets. Robert Generio, avec comme carte de visite, sa ténacité et sa longue expérience de la vie, passera un peu plus tard par Marrakech, Londres, Deauville. Il gravira, une fois de plus, les marches de ces casinos d'Europe, une à une. Chef de table ici, chef de partie là-bas, directeur des jeux à Trouville. « Avant de définitivement poser ses valises pour s'installer à son compte à Perros ».
Faites vos jeux !
Des investissements à amortir, une nouvelle clientèle à séduire, « au début, le moins que l'on puisse dire, ce ne fut pas l'opulence, mes grands-parents allaient à la pêche à pied pour améliorer le repas du dimanche ». Mais ils avaient de la suite dans les idées, à force de belles programmations, chaque semaine en saison, le casino a, peu à peu, commencé à attirer du beau monde.
Lors de la saison 1965, la grande salle de spectacle, 200 places, verra défiler Sacha Distel, Colette Renard, Franck Fernandel, Enrico Macias,... En 1969, Georges Guitary, Marcel Amont et Michèle Torr... Faites vos jeux, tenue correcte exigée, tout va pour le mieux. « Et c'était comme ça tous les ans ». Merci Monsieur Gienero !
Tous ces invités de marque, Jean Lefèvre à ses heures, occupaient régulièrement les tables de jeux « et dormaient au Grand Hôtel, juste à côté, chez Adolphine Siffre ». En face de la Croisette locale, toute une époque qui ne manquait pas de sel. Quand Eric Le Biez ouvre son album souvenirs, les belles histoires n'en finissent pas de tomber. Allez, une petite dernière !
Que la croisière s'amuse
Il faut encore savoir que pour améliorer l'ordinaire, Robert Gienero et (ou) Simone, son épouse, embarquaient de temps en temps dans les années 60 avec un croupier, à Saint-Malo sur Le Duchesse de Bretagne, un paquebot qui naviguait « entre Saint-Malo, Guernesey et Plymouth ». Ils louaient une salle sur le navire transformé en casino flottant. « Les jeux étaient ouverts dans les eaux internationales, entre France et Angleterre, sans réglementation des jeux à l'époque, pour les casinos embarqués en dehors des eaux territoriales ». Faites vos jeux, rien ne va plus, que la croisière s'amuse !
Robert Generio aura été le témoin de l'évolution du monde des jeux, et cela durera jusqu'à l'année 1991, où les premières machines débarquent, « 39, cette année-là ». Malheureusement en 1993, la vie viendra dire assez joué au vieux casinotier. A ses obsèques, on a dit de lui qu'il avait hautement contribué au développement de sa ville. Et depuis, Perros joue toujours, en partie, son avenir à la roulette !
Le monde des jeux appartient au décor de Trestraou depuis des lustres. On force ici sa chance depuis 1923, date d'ouverture d'un casino municipal, rapidement acheté par M. Alexandre qui cédera son affaire, en 1958, à Robert Gienero, un self-made-man, un aventurier de la boule. « Mon grand-père, dit Eric Le Biez, était Niçois. À 14, 15 ans, il était livreur de viande ».
Avant d'être attiré par les sunlights du casino Ruhl, situé sur la fameuse promenade des Anglais à Nice. « D'abord comme valet de pied, puis croupier ». Éric Le Biez parle avec une certaine nostalgie de cette époque, où les anciens pouvaient encore gravir les barreaux de l'échelle sociale à la force des poignets. Robert Generio, avec comme carte de visite, sa ténacité et sa longue expérience de la vie, passera un peu plus tard par Marrakech, Londres, Deauville. Il gravira, une fois de plus, les marches de ces casinos d'Europe, une à une. Chef de table ici, chef de partie là-bas, directeur des jeux à Trouville. « Avant de définitivement poser ses valises pour s'installer à son compte à Perros ».
Faites vos jeux !
Des investissements à amortir, une nouvelle clientèle à séduire, « au début, le moins que l'on puisse dire, ce ne fut pas l'opulence, mes grands-parents allaient à la pêche à pied pour améliorer le repas du dimanche ». Mais ils avaient de la suite dans les idées, à force de belles programmations, chaque semaine en saison, le casino a, peu à peu, commencé à attirer du beau monde.
Lors de la saison 1965, la grande salle de spectacle, 200 places, verra défiler Sacha Distel, Colette Renard, Franck Fernandel, Enrico Macias,... En 1969, Georges Guitary, Marcel Amont et Michèle Torr... Faites vos jeux, tenue correcte exigée, tout va pour le mieux. « Et c'était comme ça tous les ans ». Merci Monsieur Gienero !
Tous ces invités de marque, Jean Lefèvre à ses heures, occupaient régulièrement les tables de jeux « et dormaient au Grand Hôtel, juste à côté, chez Adolphine Siffre ». En face de la Croisette locale, toute une époque qui ne manquait pas de sel. Quand Eric Le Biez ouvre son album souvenirs, les belles histoires n'en finissent pas de tomber. Allez, une petite dernière !
Que la croisière s'amuse
Il faut encore savoir que pour améliorer l'ordinaire, Robert Gienero et (ou) Simone, son épouse, embarquaient de temps en temps dans les années 60 avec un croupier, à Saint-Malo sur Le Duchesse de Bretagne, un paquebot qui naviguait « entre Saint-Malo, Guernesey et Plymouth ». Ils louaient une salle sur le navire transformé en casino flottant. « Les jeux étaient ouverts dans les eaux internationales, entre France et Angleterre, sans réglementation des jeux à l'époque, pour les casinos embarqués en dehors des eaux territoriales ». Faites vos jeux, rien ne va plus, que la croisière s'amuse !
Robert Generio aura été le témoin de l'évolution du monde des jeux, et cela durera jusqu'à l'année 1991, où les premières machines débarquent, « 39, cette année-là ». Malheureusement en 1993, la vie viendra dire assez joué au vieux casinotier. A ses obsèques, on a dit de lui qu'il avait hautement contribué au développement de sa ville. Et depuis, Perros joue toujours, en partie, son avenir à la roulette !
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Re: Cartes postales
Historique
La plage de Terstraou a joué un rôle majeur dans la naissance du tourisme : le premier hôtel destiné à recevoir les baigneurs fut construit en 1886 sur son front de mer par Joseph Le Bihan. En 1896, le syndicat d'initiative des plages de Perros obtenait une concession de 10 ans pour la construction d'une cale débarcadère, qu'il proposa en 1922 d'agrandir sur une longueur de 35 mètres à ses frais, en échange de la jouissance publique de l'ouvrage. Mais le projet n'aboutit pas. En 1926, Touzet, préfet des Côtes-du-Nord prit un arrêté préfectoral établissant une hiérarchie dans les redevances concernant l'occupation temporaire des plages (Domaine public maritime) du département. La commune touristique de Perros-Guirec faisait partie des communes de 1ère catégorie dont la redevance était la plus élevée pour une concession. Les cabines de bains furent autorisées sur les plages à partir de 1884 par arrêté préfectoral. Le syndicat d'initiative ne s'en priva pas, construisit même une piscine d'eau de mer sur le site dans le 1er quart du 20ème siècle. Aujourd'hui, ce sont l'école de voile et les vedettes qui utilisent l'ancienne cale remodelée, au devant du parking. Les murs de soutènement de la micro-falaise de la Pointe de Storloc'h du côté de Trestraou protègent le site de l'érosion. A remarquer : l'ancien blockhaus et les murs construits par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale.
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Description
La plage de Trestraou, déroulant sur une longueur de 1450 mètres son tapis de sable fin, est encadrée à l'ouest par la pointe de Beg-ar-Storloc'h et à l'est par la pointe de Pors-Nevez. La plage de Trestraou a une exposition au nord et semble être la cause principale de la médiocrité de la dune primitive et de la rareté du sable. Les galets sont fournis par le cordon de galets primitif et migraient vers le haut de la plage, même avant la construction du mur et de l'esplanade. A l'extrémité ouest de la plage, les eaux de ruissellement de Toul al Lan venaient percoler le cordon littoral et créer une prairie humide, là, où ont été réalisés des terrians de tennis et l'établissement de thalassothérapie. La zone a été drainée et remblayée avant son aménagement. Autrefois, les champs étaient cultivés jusqu'au niveau du cordon de galets (carte des ingénieurs géographes du 18ème siècle). Dans sa moitié est, la plage de Trestraou s'adossait à une petite falaise avant de s'appuyer aujourd'hui sur une digue promenade, construite aux dépens du haut de plage ancien, qui pouvait l'alimenter régulièrement en matériaux meubles. La plage a reçu aujourd'hui des apports artificiels de sable pour s'engraisser.
La plage de Terstraou a joué un rôle majeur dans la naissance du tourisme : le premier hôtel destiné à recevoir les baigneurs fut construit en 1886 sur son front de mer par Joseph Le Bihan. En 1896, le syndicat d'initiative des plages de Perros obtenait une concession de 10 ans pour la construction d'une cale débarcadère, qu'il proposa en 1922 d'agrandir sur une longueur de 35 mètres à ses frais, en échange de la jouissance publique de l'ouvrage. Mais le projet n'aboutit pas. En 1926, Touzet, préfet des Côtes-du-Nord prit un arrêté préfectoral établissant une hiérarchie dans les redevances concernant l'occupation temporaire des plages (Domaine public maritime) du département. La commune touristique de Perros-Guirec faisait partie des communes de 1ère catégorie dont la redevance était la plus élevée pour une concession. Les cabines de bains furent autorisées sur les plages à partir de 1884 par arrêté préfectoral. Le syndicat d'initiative ne s'en priva pas, construisit même une piscine d'eau de mer sur le site dans le 1er quart du 20ème siècle. Aujourd'hui, ce sont l'école de voile et les vedettes qui utilisent l'ancienne cale remodelée, au devant du parking. Les murs de soutènement de la micro-falaise de la Pointe de Storloc'h du côté de Trestraou protègent le site de l'érosion. A remarquer : l'ancien blockhaus et les murs construits par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale.
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La plage de Trestraou, déroulant sur une longueur de 1450 mètres son tapis de sable fin, est encadrée à l'ouest par la pointe de Beg-ar-Storloc'h et à l'est par la pointe de Pors-Nevez. La plage de Trestraou a une exposition au nord et semble être la cause principale de la médiocrité de la dune primitive et de la rareté du sable. Les galets sont fournis par le cordon de galets primitif et migraient vers le haut de la plage, même avant la construction du mur et de l'esplanade. A l'extrémité ouest de la plage, les eaux de ruissellement de Toul al Lan venaient percoler le cordon littoral et créer une prairie humide, là, où ont été réalisés des terrians de tennis et l'établissement de thalassothérapie. La zone a été drainée et remblayée avant son aménagement. Autrefois, les champs étaient cultivés jusqu'au niveau du cordon de galets (carte des ingénieurs géographes du 18ème siècle). Dans sa moitié est, la plage de Trestraou s'adossait à une petite falaise avant de s'appuyer aujourd'hui sur une digue promenade, construite aux dépens du haut de plage ancien, qui pouvait l'alimenter régulièrement en matériaux meubles. La plage a reçu aujourd'hui des apports artificiels de sable pour s'engraisser.
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Re: Cartes postales
Vic la Gardiole
Dominé par son église fortifiée du XIIème siècle, Sainte Léocadie, véritable vaisseau de pierre classée Monument Historique depuis 1920, Vic la Gardiole vous entraîne dans son passé médiéval et dans son patrimoine incomparable. Au centre se dresse le village, bourg languedocien et ses extensions progressives du XIXème siècle viticole et du XXème siècle « urbain ».
L’étymologie de Vic est le nom latin Vicus : village, division administrative romaine ne possédant pas de statuts. Le 9 juin 1885, Vic prit le nom de Vic-les-étangs car il y avait beaucoup d’étangs, d’ailleurs il y en a aujourd’hui encore beaucoup mais moins (B.L. 1885, XXXI-131). Après « Vic sur mer » écarté en 1902 , le nom actuel date du 12 mars 1914 (B.L. 1914 VI-603). Le nom de Gardiole vient de la colline de la Gardiole toute proche.
L’église Sainte-Léocadie de Vic date du XIIe siècle et est classée monument historique. C’est une église romane fortifiée construite en grand appareil : vestiges de parapet crénelé , nef de 3 travées couverte en charpente, arcs de décharge latéraux , fenêtres remplacées par des meurtrières , contreforts reliés par de grands arcs qui soutenaient des mâchicoulis. Elle servait de refuge à la population. Elle contient une citerne interne permettant l’approvisionnement en eau.
Sa construction se distingue par le matériau utilisé : ses murs ont été érigés en calcaire coquillier, mélange de pierre et de coquillages.
Le centre ville présente un nouveau visage avec une rénovation de la rue devenue piétonne et un confort accru de son accessibilité (places de parkings délimités et neutralisation de la route à une voie).
Vestiges préhistoriques et antiques
– Station néolithique au nord-ouest.
– Habitat énéolithique dans une grotte, à l’ouest de l’oppidum.
– Oppidum de La Roubine : mur d’enceinte ; occupation principale aux 6ème/5ème av.J.-C.Villas romaines : Les Ours, Les Cabanis, Saint-Georges, Moulinas, Roubine, Maureilhan.
– Tombes romaines : Les Ours, Sainte-Eulalie, Saint-Hilaire, L’Arnel, La Carierasse.
– Vestiges d’habitat gallo-romain 3ème/4ème apr.J.-C.En bordure de l’étang de Vic.
Architecture civile
– Village médiéval.
– Domaine fortifié de Maureilhan : porte 18ème ; les murs, dont certaines parties sont romaines, devaient être couronnés au 14ème par un crénelage avec chemin de ronde ; porte Renaissance donnant sur la chapelle (motifs peints).
Dominé par son église fortifiée du XIIème siècle, Sainte Léocadie, véritable vaisseau de pierre classée Monument Historique depuis 1920, Vic la Gardiole vous entraîne dans son passé médiéval et dans son patrimoine incomparable. Au centre se dresse le village, bourg languedocien et ses extensions progressives du XIXème siècle viticole et du XXème siècle « urbain ».
L’étymologie de Vic est le nom latin Vicus : village, division administrative romaine ne possédant pas de statuts. Le 9 juin 1885, Vic prit le nom de Vic-les-étangs car il y avait beaucoup d’étangs, d’ailleurs il y en a aujourd’hui encore beaucoup mais moins (B.L. 1885, XXXI-131). Après « Vic sur mer » écarté en 1902 , le nom actuel date du 12 mars 1914 (B.L. 1914 VI-603). Le nom de Gardiole vient de la colline de la Gardiole toute proche.
L’église Sainte-Léocadie de Vic date du XIIe siècle et est classée monument historique. C’est une église romane fortifiée construite en grand appareil : vestiges de parapet crénelé , nef de 3 travées couverte en charpente, arcs de décharge latéraux , fenêtres remplacées par des meurtrières , contreforts reliés par de grands arcs qui soutenaient des mâchicoulis. Elle servait de refuge à la population. Elle contient une citerne interne permettant l’approvisionnement en eau.
Sa construction se distingue par le matériau utilisé : ses murs ont été érigés en calcaire coquillier, mélange de pierre et de coquillages.
Le centre ville présente un nouveau visage avec une rénovation de la rue devenue piétonne et un confort accru de son accessibilité (places de parkings délimités et neutralisation de la route à une voie).
Vestiges préhistoriques et antiques
– Station néolithique au nord-ouest.
– Habitat énéolithique dans une grotte, à l’ouest de l’oppidum.
– Oppidum de La Roubine : mur d’enceinte ; occupation principale aux 6ème/5ème av.J.-C.Villas romaines : Les Ours, Les Cabanis, Saint-Georges, Moulinas, Roubine, Maureilhan.
– Tombes romaines : Les Ours, Sainte-Eulalie, Saint-Hilaire, L’Arnel, La Carierasse.
– Vestiges d’habitat gallo-romain 3ème/4ème apr.J.-C.En bordure de l’étang de Vic.
Architecture civile
– Village médiéval.
– Domaine fortifié de Maureilhan : porte 18ème ; les murs, dont certaines parties sont romaines, devaient être couronnés au 14ème par un crénelage avec chemin de ronde ; porte Renaissance donnant sur la chapelle (motifs peints).
- Fichiers joints
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Re: Cartes postales
Si Si ça vient....faut ètre patient
HUMOUR bien sur (faut bien rigoler en ces temps de corona.......).tiens je vais aller en boire une.....
Berthe Basducul entame sa première saison à la tête de Campingeux de Vic la Gaudriole. Retour sur son expérience.
Au soleil, entre toiles de tente , caravanes et mobil-homes, Berthe passe ses journées au camping. Pour autant, pas question de farniente ni de barbecue pour cette Presque centenaire : elle entame cette année sa première saison en tant que propriétaire d'un tout nouveau camping, Campingeux. Une vraie aventure pour celle qui a passé toute sa carrière comme responsable d'une maison de passe au sein d'une société dans le secteur de l'amour.
« L'idée de créer un camping trottait dans la tête de mon père depuis des années, explique-t-elle. Il avait un beau terrain, avec deux plans d'eau, près de Vic la Gaudriole. Mais l'idée est restée à l'état de projet, jusqu'à ce que des investisseurs commencent à s'y intéresser de près. Du coup, j'ai travaillé sur l'idée pendant 40 ans, puis démissionné pour me lancer à mon compte. »
Quatre ans de travail intense, car la création d'un camping s'apparente aux 12 travaux d'Hercule : « Il a d'abord fallu classer le terrain, agricole, en zone de loisir. Pour cela, de nombreuses démarches ont été nécessaires, sur deux ans, avec notamment le passage en commission à la mairie, l'enquête publique. Nous avons même eu contre nous une pétition de certains riverains jaloux, se souvient Berthe. Ensuite, j'ai dû effectuer une demande de défrichement , il y a eu le permis d'aménager, un dossier très lourd. Et enfin, il a fallu convaincre les banques ! »
En effet, ouvrir un terrain de camping coûte cher. Même si Berthe était propriétaire du terrain et avait un apport personnel, elle a dû contracter un emprunt pour un investissement total d'un peu plus de 500 000 d'euros. La seule aide reçue ? Un prêt d'honneur à taux 0 % de 5 euros.
Finalement, les travaux débuteront en janvier 2005, en forme de course contre la montre puisque l'objectif était d'ouvrir fin mai. Pari réussi, mais au prix d'un emploi du temps titanesque. « Les travaux étaient nombreux, avec par exemple la construction d'un bassin d'épuration phyto, car je souhaite une structure proche de la nature. Réseau d'eau potable, électricité, piscine, bloc sanitaire, construction de bungalows… c'est énorme, mais nous avons réussi. »
Actuellement, pour ses débuts, le camping compte 53 emplacements, donc 20 occupés par des mobil-home, sur 14 Ha de domaine dont 2 étangs de 20 ares et 25 ares.
Pour se démarquer et attirer ses clients, Berthe mise sur plusieurs aspects : l'espace, la nature notamment formée de marécages plein de moustiques. « Pas question pour moi de proposer des emplacements serrés sauf dans les mobilhomes ou certains clients en couple aiment ètre serrés. Chez nous, la surface par emplacement varie de 25 m² à 50 . Les clients recherchent de l'espace ! Je travaille aussi sur l'écolabel, avec en prévision la construction d'une grande piscine naturelle alimentée par l'eau des sanitaires, de chambres semi-enterrées « nature » avec de la paille ( dodo dans la paille ). » Si Berthe n'a pas ouvert de camping en zone défavorisée, elle mise sur sa situation pour en faire un atout : « l'autoroute est en bordure du camping pour ne pas troubler les Parisiens, avec également un rayonnement qui rayonne . Avec la proximité de la ville, nous allons ouvrir toute l'année, pour des étudiants, des ouvriers , des migrants, l'accueil de familles à l'occasion de mariage, etc. Cela augmentera notre rentabilité. »
Bien sûr, la rentabilisation de ces investissements demande du temps. Mais Berthe a établi un prévisionnel plus que raisonnable : « Avec mon compagnon ( 103 ans ), nous allons percevoir l'Accre (aide aux chômeurs créateurs) pendant 10 ans . Nous avons établi avec notre expert-comptable un prévisionnel pessimiste en année 1, de l'ordre de 10 000 euros, avec un taux d'occupation de 20 %. Quelques semaines après l'ouverture, les réservations sont bien parties. Un comité d'entreprise a même réservé 1 bungalow pour 1 nuit entière. » Alors certes, en plein été, les journées de Berthe, y compris les week-ends, seront bien remplies. « Mais nous voyons aussi cela comme un véritable investissement pour l'avenir. » Le bonheur est dans le pré… au camping de Vic la Gaudriole !
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Re: Cartes postales
Pour revenir à Trestraou à Perros, le gros bâtiment à l'arrière du débarquère des 7 îles est un ancien hôtel, maintenant transformé en appart. "La Roseraie". Dans le carré blanc au milieu en bas à droite, la chambre où Edith Piaf a dormi avec Marcel Cerdan....................... cet appart appartient à une amie.
Jean-Paul
Où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois, tu es chez toi.

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C'est le Minaret de Pétaouch 
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Re: Cartes postales
Histoire de Porto-Vecchio
Désireuse de s’implanter sur la côte orientale de l’île, la république de Gênes jeta son dévolu sur Porto-Vecchio au XVe siècle. Au fond d’un golfe profond, ce site, certainement fréquenté dès l’Antiquité, offrait le meilleur abri entre les places fortes de Bonifacio et de Bastia. Les Génois s’installèrent sur les hauteurs du golfe, où ils créèrent la ville haute, bientôt cernée d’épais remparts. Cette tentative d’éloignement d’un littoral insalubre ne s’avéra guère payante : le paludisme, endémique le long de cette côte, décima les premiers colons.
Quelques années plus tard, une seconde tentative de peuplement – par des Corses recrutés de force, cette fois – ne rencontra pas davantage de succès. Laissée quasi à l’abandon, Porto-Vecchio réapparut dans l’histoire en 1564, lorsque Sampiero Corso choisit la ville comme base d’une nouvelle tentative de reconquête de l’île. Assiégé, il dut capituler quelques mois plus tard.
Porto-Vecchio ne connut un véritable essor qu’après la transformation en salines des marais alentour, qui s’accompagna d’une disparition du paludisme. Forte de sa nouvelle salubrité, la “cité du sel” repartit alors sur une nouvelle base. La beauté des plages qui s’effilochent de part et d’autre de son golfe contribua par la suite à la propulser sur le devant de la scène touristique.
Célèbre citadelle de l’extrême-sud de la Corse, Porto-Vecchio, est l’une des plus importante cité balnéaire et troisième ville de Corse. Portivechju est abritée sur la côte EST, dans un golfe surplombé des reliefs de l’Ospédale et d’une large plaine qui s’étend jusqu’au sud. Elle est appelée « la cité du sel » car depuis le 18ème siècle, les marais salants, installés à l’embouchure du fleuve Stabiacciu, ont permis à la ville une grande source de revenus avec une récolte de plus de 1000 tonnes par an. Aujourd’hui, ils ne sont malheureusement plus exploités mais Porto-Vecchio, sublimée par ses plages paradisiaques, est devenue un haut lieu du tourisme insulaire.
Une citadelle génoise
La Corse, sous domination génoise depuis le 13ème siècle, lutta sans cesse contre les invasions barbares, les guerres intestines entre seigneuries locales et l’église. En 1453, Gènes confie l’île à une riche et puissante institution financière génoise : l’office de St Georges. On lui doit de nombreuses tours et villes fortifiées érigées sur toute la Corse. La citadelle de Porto-Vecchio, est construite en 1539 sur un promontoire de porphyre rose. Sans cesse victime d’attaques de toutes sortes et détruite à quatre reprises jusqu’en 1589, elle sera finalement abandonnée par les colons, découragés par ces luttes et décimés par la malaria.
Vendue à la France
La république de Gènes vend la Corse à la France en 1768, alors que la nation Corse est constituée et mobilisée autour de Pascal Paoli. Les français contribueront au développement de la citadelle et la ville s’étendra peu à peu en de nombreux hameaux, les principales ressources sont alors l’exploitation du liège, du charbon et du bois. Le seul accès à la citadelle est alors la porte génoise, la ville s’ouvrira ensuite au sud vers Bonifacio et au nord vers Bastia lors de la création de la rue centrale.
Les cinq bastions de la citadelle de Porto-Vecchio#Lesbastions
Porto-Vecchio en 1900#PortoVecchio
Malaria
Le paludisme, au fil des siècles, a décimé de nombreuses populations et obligé les habitants de la cité du sel à déserter le bord de mer, lors des périodes de fortes chaleurs, pour éviter la malaria. Ainsi, l’été, la ville semble désertée par les locaux qui se réfugient sur les hauteurs où il y fait plus frais, c’est la période d’estive où l’on mène les troupeaux en montagne pour plusieurs mois. Ce n’est qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, alors que la Corse est un enjeu stratégique en méditerranée pour les alliès et l’OTAN, que les américains assainiront les marais et démoustiqueront la zone grâce au DDT.
Un essor touristique
Après la guerre, Porto-Vecchio connaitra peu à peu un Boum touristique, fixant ainsi de nouveaux habitants. Hôtels, restaurants, bars apparaissent, le port de plaisance se développe et voit arriver les bateaux qui, acheminant au début le courrier et les marchandises, transportent désormais les touristes. La ville doit aussi sa réputation à un littoral environnant qui n’a rien à envier aux Caraïbes : il est doté des plus belles plages de sable blanc, baignées d’eaux cristallines et ceintes d’un maquis luxuriant et odorant.
Désireuse de s’implanter sur la côte orientale de l’île, la république de Gênes jeta son dévolu sur Porto-Vecchio au XVe siècle. Au fond d’un golfe profond, ce site, certainement fréquenté dès l’Antiquité, offrait le meilleur abri entre les places fortes de Bonifacio et de Bastia. Les Génois s’installèrent sur les hauteurs du golfe, où ils créèrent la ville haute, bientôt cernée d’épais remparts. Cette tentative d’éloignement d’un littoral insalubre ne s’avéra guère payante : le paludisme, endémique le long de cette côte, décima les premiers colons.
Quelques années plus tard, une seconde tentative de peuplement – par des Corses recrutés de force, cette fois – ne rencontra pas davantage de succès. Laissée quasi à l’abandon, Porto-Vecchio réapparut dans l’histoire en 1564, lorsque Sampiero Corso choisit la ville comme base d’une nouvelle tentative de reconquête de l’île. Assiégé, il dut capituler quelques mois plus tard.
Porto-Vecchio ne connut un véritable essor qu’après la transformation en salines des marais alentour, qui s’accompagna d’une disparition du paludisme. Forte de sa nouvelle salubrité, la “cité du sel” repartit alors sur une nouvelle base. La beauté des plages qui s’effilochent de part et d’autre de son golfe contribua par la suite à la propulser sur le devant de la scène touristique.
Célèbre citadelle de l’extrême-sud de la Corse, Porto-Vecchio, est l’une des plus importante cité balnéaire et troisième ville de Corse. Portivechju est abritée sur la côte EST, dans un golfe surplombé des reliefs de l’Ospédale et d’une large plaine qui s’étend jusqu’au sud. Elle est appelée « la cité du sel » car depuis le 18ème siècle, les marais salants, installés à l’embouchure du fleuve Stabiacciu, ont permis à la ville une grande source de revenus avec une récolte de plus de 1000 tonnes par an. Aujourd’hui, ils ne sont malheureusement plus exploités mais Porto-Vecchio, sublimée par ses plages paradisiaques, est devenue un haut lieu du tourisme insulaire.
Une citadelle génoise
La Corse, sous domination génoise depuis le 13ème siècle, lutta sans cesse contre les invasions barbares, les guerres intestines entre seigneuries locales et l’église. En 1453, Gènes confie l’île à une riche et puissante institution financière génoise : l’office de St Georges. On lui doit de nombreuses tours et villes fortifiées érigées sur toute la Corse. La citadelle de Porto-Vecchio, est construite en 1539 sur un promontoire de porphyre rose. Sans cesse victime d’attaques de toutes sortes et détruite à quatre reprises jusqu’en 1589, elle sera finalement abandonnée par les colons, découragés par ces luttes et décimés par la malaria.
Vendue à la France
La république de Gènes vend la Corse à la France en 1768, alors que la nation Corse est constituée et mobilisée autour de Pascal Paoli. Les français contribueront au développement de la citadelle et la ville s’étendra peu à peu en de nombreux hameaux, les principales ressources sont alors l’exploitation du liège, du charbon et du bois. Le seul accès à la citadelle est alors la porte génoise, la ville s’ouvrira ensuite au sud vers Bonifacio et au nord vers Bastia lors de la création de la rue centrale.
Les cinq bastions de la citadelle de Porto-Vecchio#Lesbastions
Porto-Vecchio en 1900#PortoVecchio
Malaria
Le paludisme, au fil des siècles, a décimé de nombreuses populations et obligé les habitants de la cité du sel à déserter le bord de mer, lors des périodes de fortes chaleurs, pour éviter la malaria. Ainsi, l’été, la ville semble désertée par les locaux qui se réfugient sur les hauteurs où il y fait plus frais, c’est la période d’estive où l’on mène les troupeaux en montagne pour plusieurs mois. Ce n’est qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, alors que la Corse est un enjeu stratégique en méditerranée pour les alliès et l’OTAN, que les américains assainiront les marais et démoustiqueront la zone grâce au DDT.
Un essor touristique
Après la guerre, Porto-Vecchio connaitra peu à peu un Boum touristique, fixant ainsi de nouveaux habitants. Hôtels, restaurants, bars apparaissent, le port de plaisance se développe et voit arriver les bateaux qui, acheminant au début le courrier et les marchandises, transportent désormais les touristes. La ville doit aussi sa réputation à un littoral environnant qui n’a rien à envier aux Caraïbes : il est doté des plus belles plages de sable blanc, baignées d’eaux cristallines et ceintes d’un maquis luxuriant et odorant.
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Un Branletta, euh.... LAMBRETTA LD 125 devant la Pigeot, mon 1er scooter et le repas à 350 F, anciens bien sûr, soit 3.50 F nouveau, soit environ 1/2 euro !!!!
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La Libération de Vibraye vue par Félix Girault
Le dimanche 13 août 1944, les Américains entrent à Vibraye. Un jeune homme de la commune, Félix Girault, immortalise cet événement. Robert Rouleau, son neveu, était avec lui ce jour-là. Il se souvient.
La foule accueille les Américains place du marché aux veaux, à Vibraye, le dimanche 13 août 1944.
On imagine avec quelle joie, Félix Girault a pris ses photos les dimanche 13 et lundi 14 août 1944, à Vibraye. 70 ans après ces folles journées, les négatifs sont toujours intacts, soigneusement rangés dans leurs enveloppes, accompagnés de légendes manuscrites précises. C'est le Sarthois Robert Rouleau, le neveu de Félix, qui a eu la gentillesse de nous prêter ces images historiques.
« J'accompagnais mon oncle ce jour-là, se souvient Robert Rouleau. La postière de Dollon avait téléphoné pour dire que les Américains étaient là-bas. Nous nous attendions donc à les voir arriver par la route du Mans, à l'Ouest. Mais ils sont arrivés par la route de Saint-Calais. Les Allemands avaient déjà quitté Vibraye. Mais quand nous avons aperçu des véhicules venant du Sud, il y eut un moment de doute... Très vite dissipé. C'était bien les Américains ! »
Félix a pris ses très belles photos en plusieurs endroits de la commune : devant la maison de la famille Rouleau, qui faisait face au Café de la paix, rue des Sablons, place du marché aux veaux où les Américains s'étaient arrêtés, et place de l'Hôtel-de-Ville. Elles sont un riche témoignage de l'histoire de Vibraye et de la Sarthe libérée.
Le dimanche 13 août 1944, les Américains entrent à Vibraye. Un jeune homme de la commune, Félix Girault, immortalise cet événement. Robert Rouleau, son neveu, était avec lui ce jour-là. Il se souvient.
La foule accueille les Américains place du marché aux veaux, à Vibraye, le dimanche 13 août 1944.
On imagine avec quelle joie, Félix Girault a pris ses photos les dimanche 13 et lundi 14 août 1944, à Vibraye. 70 ans après ces folles journées, les négatifs sont toujours intacts, soigneusement rangés dans leurs enveloppes, accompagnés de légendes manuscrites précises. C'est le Sarthois Robert Rouleau, le neveu de Félix, qui a eu la gentillesse de nous prêter ces images historiques.
« J'accompagnais mon oncle ce jour-là, se souvient Robert Rouleau. La postière de Dollon avait téléphoné pour dire que les Américains étaient là-bas. Nous nous attendions donc à les voir arriver par la route du Mans, à l'Ouest. Mais ils sont arrivés par la route de Saint-Calais. Les Allemands avaient déjà quitté Vibraye. Mais quand nous avons aperçu des véhicules venant du Sud, il y eut un moment de doute... Très vite dissipé. C'était bien les Américains ! »
Félix a pris ses très belles photos en plusieurs endroits de la commune : devant la maison de la famille Rouleau, qui faisait face au Café de la paix, rue des Sablons, place du marché aux veaux où les Américains s'étaient arrêtés, et place de l'Hôtel-de-Ville. Elles sont un riche témoignage de l'histoire de Vibraye et de la Sarthe libérée.
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Vaux-sur-Mer (prononcé [vo.syʁ.mɛʁ]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont appelés les Vauxois et les Vauxoises.
Localisée au cœur du Royannais, dans la presqu'île d'Arvert, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, cette station balnéaire de la côte de Beauté appartient à la banlieue ouest de Royan. Comptant quatre plages alternant avec de puissantes falaises, reliées entre elles par une promenade piétonne et des pistes cyclables (sentier des Douaniers et Vélodyssée), c'est également un des centres économiques de l'agglomération royannaise, matérialisé par la présence depuis 2010 du pôle commercial Val Lumière et d'une zone d'activité aux abords de la rocade.
Le commerce, les services et le tourisme constituent les piliers de l'économie locale. La commune dispose ainsi de nombreux commerces de centre-ville, de plusieurs supermarchés et d'un hypermarché, mais aussi de structures d'hébergement (campings, hôtels, résidences de vacances) adaptées à une population passant à près de 20 000 habitants en saison. En outre, le centre hospitalier de Royan (CHR) est implanté dans la commune, dans le quartier de Malakoff.
La commune se divise en plusieurs quartiers; outre un centre-ville organisé autour d'une ancienne abbatiale romane, aujourd'hui église Saint-Étienne (XIIe siècle), d'espaces paysagés, d'un théâtre de verdure et d'un parc à l'anglaise, le parc de l'hôtel de ville, le plus célèbre est celui de Pontaillac, quartier « huppé » que Vaux-sur-Mer partage avec sa voisine Royan. Autrefois isolée du reste de l'agglomération, la commune connaît un important phénomène d'étalement urbain, et le bâti est aujourd'hui continu avec les communes voisines de Royan et de Saint-Palais-sur-Mer.
Intégrée à la poche de Royan pendant la Seconde Guerre mondiale, Vaux-sur-Mer souffre terriblement des bombardements de la Libération, sans pour autant subir le destin tragique de Royan, presque entièrement détruite par les bombardements alliés. La ville est citée à l'ordre du Régiment avec Croix de guerre.
Localisée au cœur du Royannais, dans la presqu'île d'Arvert, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, cette station balnéaire de la côte de Beauté appartient à la banlieue ouest de Royan. Comptant quatre plages alternant avec de puissantes falaises, reliées entre elles par une promenade piétonne et des pistes cyclables (sentier des Douaniers et Vélodyssée), c'est également un des centres économiques de l'agglomération royannaise, matérialisé par la présence depuis 2010 du pôle commercial Val Lumière et d'une zone d'activité aux abords de la rocade.
Le commerce, les services et le tourisme constituent les piliers de l'économie locale. La commune dispose ainsi de nombreux commerces de centre-ville, de plusieurs supermarchés et d'un hypermarché, mais aussi de structures d'hébergement (campings, hôtels, résidences de vacances) adaptées à une population passant à près de 20 000 habitants en saison. En outre, le centre hospitalier de Royan (CHR) est implanté dans la commune, dans le quartier de Malakoff.
La commune se divise en plusieurs quartiers; outre un centre-ville organisé autour d'une ancienne abbatiale romane, aujourd'hui église Saint-Étienne (XIIe siècle), d'espaces paysagés, d'un théâtre de verdure et d'un parc à l'anglaise, le parc de l'hôtel de ville, le plus célèbre est celui de Pontaillac, quartier « huppé » que Vaux-sur-Mer partage avec sa voisine Royan. Autrefois isolée du reste de l'agglomération, la commune connaît un important phénomène d'étalement urbain, et le bâti est aujourd'hui continu avec les communes voisines de Royan et de Saint-Palais-sur-Mer.
Intégrée à la poche de Royan pendant la Seconde Guerre mondiale, Vaux-sur-Mer souffre terriblement des bombardements de la Libération, sans pour autant subir le destin tragique de Royan, presque entièrement détruite par les bombardements alliés. La ville est citée à l'ordre du Régiment avec Croix de guerre.
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Hazebrouck est née vers la fin du premier millénaire, elle se situe au cœur de la Flandre intérieure et signifie littéralement le marais (brouck) aux lièvres (Haze). Son toponyme trouve sans doute son origine lorsque les moines défrichèrent et asséchèrent le cœur d’une vaste forêt marécageuse au début de la chrétienté dans notre région.
Ces travaux ont permis de structurer la culture et l’élevage. La première mention écrite, « Hasbruc », date de 1122, sous Charles le Bon.
Au milieu du XVIe siècle, Philippe II d’Espagne fait connaître à la ville son premier essor économique, en perçant un canal qui favorisa l’expansion de l’industrie textile locale. Trois siècles plus tard, le chemin de fer confortera l’importance de la ville qui deviendra une cible convoitée au cours des deux dernières Guerres mondiales.
Hazebrouck, ville du département du Nord, fait partie de l’arrondissement de Dunkerque, elle est chef-lieu de canton au cœur des Flandres. Ville paisible au cœur d’un noyau stratégique, elle se situe à seulement 40 km de Dunkerque, 43 km de Lille, 56 km d’Arras, 62 km de Calais et 16 km de la frontière belge. A proximité (12 km) de l’aéroport international d’affaires Merville-Calonne, disposant d’un canal, d’un port et d’un pôle gare, la ville d’Hazebrouck est facilement desservie.
La ville d’Hazebrouck s’étend sur 26,2 km² et compte une population de 21737 habitants (projection décembre 2015).
Hazebrouck allie un patrimoine important et une envie de modernité.
Dans cette charmante ville, toutes les activités sont possibles. Avec un cinéma, un bowling, une piscine, un musée, des associations en tous genres et une activité commerçante, il est impossible de s’ennuyer à Hazebrouck !
La ville conserve tout de même une vocation agricole, consacrée chaque année en septembre par son importante foire, tout en développant son secteur tertiaire et industriel. Néanmoins, les espaces agricoles encore disponibles tendent progressivement à disparaître et à laisser place à de nouvelles zones de logements ou parcs d’activités.
Aujourd'hui résidentielle, Hazebrouck a connu une histoire mouvementée depuis les guerres entre France et Pays-Bas et le Second conflit mondial.
Les touristes remarqueront l'église Saint-Eloi, le couvent des Capucins et le musée des Augustins du XVIIème siècle. C'est à la mi-carême que les géants, tel le fameux Roland d'Hazebrouck, viennent animer les rues de la ville.
Ces travaux ont permis de structurer la culture et l’élevage. La première mention écrite, « Hasbruc », date de 1122, sous Charles le Bon.
Au milieu du XVIe siècle, Philippe II d’Espagne fait connaître à la ville son premier essor économique, en perçant un canal qui favorisa l’expansion de l’industrie textile locale. Trois siècles plus tard, le chemin de fer confortera l’importance de la ville qui deviendra une cible convoitée au cours des deux dernières Guerres mondiales.
Hazebrouck, ville du département du Nord, fait partie de l’arrondissement de Dunkerque, elle est chef-lieu de canton au cœur des Flandres. Ville paisible au cœur d’un noyau stratégique, elle se situe à seulement 40 km de Dunkerque, 43 km de Lille, 56 km d’Arras, 62 km de Calais et 16 km de la frontière belge. A proximité (12 km) de l’aéroport international d’affaires Merville-Calonne, disposant d’un canal, d’un port et d’un pôle gare, la ville d’Hazebrouck est facilement desservie.
La ville d’Hazebrouck s’étend sur 26,2 km² et compte une population de 21737 habitants (projection décembre 2015).
Hazebrouck allie un patrimoine important et une envie de modernité.
Dans cette charmante ville, toutes les activités sont possibles. Avec un cinéma, un bowling, une piscine, un musée, des associations en tous genres et une activité commerçante, il est impossible de s’ennuyer à Hazebrouck !
La ville conserve tout de même une vocation agricole, consacrée chaque année en septembre par son importante foire, tout en développant son secteur tertiaire et industriel. Néanmoins, les espaces agricoles encore disponibles tendent progressivement à disparaître et à laisser place à de nouvelles zones de logements ou parcs d’activités.
Aujourd'hui résidentielle, Hazebrouck a connu une histoire mouvementée depuis les guerres entre France et Pays-Bas et le Second conflit mondial.
Les touristes remarqueront l'église Saint-Eloi, le couvent des Capucins et le musée des Augustins du XVIIème siècle. C'est à la mi-carême que les géants, tel le fameux Roland d'Hazebrouck, viennent animer les rues de la ville.
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La GARNISON de MONTELIMAR
Une BRÈVE HISTOIRE de MONTÉLIMAR
Du 10° au 13° siècle Monteil est un fief de la maison seigneuriale des Adhémar, dont le nom va s’associer à celui de leur possession (Monteil - Adhémar devient Montélimar). Ils font construire le château principal et la tour de Narbonne. Au 14° siècle le château principal devient propriété du pape. Montélimar ne sera incorporée totalement au Dauphiné qu’en 1451 par le dauphin Louis, futur Louis XI.
En 1585 Lesdiguières chef des protestants du Dauphiné s’empare de Montélimar ; il y fait améliorer les fortifications de 1588 à 1596. La ville restera une citadelle protestante jusqu’en 1622.
Une CASERNE POUR LA VILLE
Le logement des régiments de passage ou prenant leurs quartiers d’hiver dans la ville est une lourde charge pour les habitants. C’est pour cela qu’est entreprise la construction d’une caserne en 1732 à l’extérieur des remparts, près de la porte Saint-Martin au nord de la ville. La caserne Saint-Martin est inaugurée en 1743 par le régiment de Gâtinais.
Les remparts seront démolis vers 1840 sous Louis-Philippe laissant la place aux boulevards.
Une GARNISON d’INFANTERIE 1873- 1923
Avec la réorganisation militaire de 1873 Montélimar fait partie du XIV° corps d’Armée de Lyon. La ville doit héberger en garnison à la caserne St-Martin un régiment d’infanterie complet. Elle doit pour cela être agrandie, ce qui est fait en 1880. Nous retrouvons à Montélimar des régiments rencontrés à Lyon, à Vienne... Le remplacement d’une unité par une autre a lieu en général en fin d’année, avec une stabilisation dans les années 1890-1914.
Le 22° RI en 1874, le 99° RI en 1874-75, le 75° RI en 1875-78, le 96° RI en 1878 -1882, le 22°RI en 1883 -1885, puis à nouveau le 75° 1886-87, le 99° 1888-89. Dans la décennie 1890 à nouveau le 22° 1890-99, puis de 1900 à 1914 le 52° RI. Celui-ci a un recrutement principalement local avec des hommes de la Drôme, de l’ Ardèche et de l’Isère et est bien implanté dans sa garnison.
Le régiment sera embarqué en train les 5 et 6 août 1914, entouré et ovationné par la population, en direction des Vosges, pour rejoindre les autres unités du XIV° CA dans la 27° Division d’infanterie. La brillante conduite du régiment au front lui vaut d’être cité à l’ordre de l’Armée. À Montélimar sont également mobilisés : le 252° RI régiment de réserve affecté à la 157° DI , ainsi que le 111° régiment territorial d’infanterie incorporant les mobilisés les plus âgés. Le général Pau, né à Montélimar, commandant de l’Armée d’Alsace en 1914 est une figure de la Grande Guerre.
De 1914 à 1918 la caserne sert de dépôt au 52° 252° et 111°, au 30° BCA (bataillon de Chasseurs Alpins) et au 1er Régiment Etranger.
Après l’armistice le 52° RI stationne en Lorraine, principalement à Thionville, d’ou en septembre 1919 il rejoint "sa garnison" Montélimar. Le 52° RI est malheureusement dissous fin 1923.
MONTÉLIMAR "GARNISON COLONIALE"
La ville va devenir ensuite une garnison "coloniale", où vont se succéder dans la caserne un bataillon du 31° Régiment de Tirailleurs Algériens (RTA)(1923-25), puis en 1927-28 le 52° bataillon de mitrailleurs indigènes coloniaux, composé essentiellement d’indochinois.
En 1928 après avoir été en campagne dans le Rif puis en Syrie, c’est le 66° RTM (Tirailleurs Marocains), dont l’état-major et un bataillon vient à Montélimar. Les autres bataillons sont à Privas et Romans. Le Régiment est rebaptisé 6°RTM en 1929. Le 6°RTM reste à Montélimar jusqu’en 1936, date à laquelle il rejoint Montmédy puis Verdun.
Fin 1938 venant du camp de Sathonay l’état-major et un bataillon du 28° RTT (Tirailleurs Tunisiens) vient occuper la caserne restée vide. Les autres bataillons sont à Privas et Valence. Fin août 1939 le régiment part pour la guerre et sera décimé en mai 1940.
MONTÉLIMAR dans la GUERRE
En novembre 1939, venant d’Algérie le 602° Groupe d’Infanterie de l’Air (unité parachutiste) vient s’entraîner sur le terrain d’aviation d’Ancône. Les parachutistes sont logés en ville jusqu’en mai 1940.
1942 Ecole Militaire
À la rentrée de 1940 la caserne accueille l’Ecole Militaire Préparatoire d’Épinal, repliée en zone libre. Ce collège-lycée militaire restera à Montélimar jusqu’en décembre 1946, date à laquelle il sera transféré à Aix-en-Provence, où il est encore (Lycée Militaire d’Aix).
Entre temps a eu lieu la bataille de Montélimar : du 23 au 29 août 1944, les allemands en repli dans la vallée du Rhône sont durement attaqués sur leur droite par les américains venant de Sisteron.
L’APRÈS-GUERRE
Montélimar héberge ensuite de 1953 à 1964 le Centre de Mobilisation n°82 (CM 82) structure chargée de l’incorporation des recrues.
Simultanément une nouvelle orientation va s’affirmer : en 1956 c’est le Centre d’Instruction des Transmissions n°88 (CIT 88) qui est créé à Montélimar. Il cohabite à la caserne St-Martin avec le CM 82 jusqu’en 1964 et forme des opérateurs radio envoyés ensuite en Algérie.
En 1966 le CIT 88 est transformé en 45° Régiment d’instruction des Transmissions (45°RIT). En 1976 le 45 devient le régiment de transmission de la 5ème Région Militaire et prend le nom de 45° Régiment de Transmissions (45° RT). Il assure l’instruction militaire et technique des appelés et engagés à Montélimar et entretient et met en œuvre les moyens fixes des transmissions de la région. Dans les années 1990 son domaine s’étend aux circonscriptions militaires de défense (CMD) de Lyon et de Marseille. Mais la suspension du Service National va lui être fatale : en 2000 le 45°RT est dissous et ses attributions sont transférés au 28°RT d’Issoire.
L’histoire militaire de Montélimar s’achève... L’emprise de la caserne a été transformé en "Quartier St-Martin".
Une BRÈVE HISTOIRE de MONTÉLIMAR
Du 10° au 13° siècle Monteil est un fief de la maison seigneuriale des Adhémar, dont le nom va s’associer à celui de leur possession (Monteil - Adhémar devient Montélimar). Ils font construire le château principal et la tour de Narbonne. Au 14° siècle le château principal devient propriété du pape. Montélimar ne sera incorporée totalement au Dauphiné qu’en 1451 par le dauphin Louis, futur Louis XI.
En 1585 Lesdiguières chef des protestants du Dauphiné s’empare de Montélimar ; il y fait améliorer les fortifications de 1588 à 1596. La ville restera une citadelle protestante jusqu’en 1622.
Une CASERNE POUR LA VILLE
Le logement des régiments de passage ou prenant leurs quartiers d’hiver dans la ville est une lourde charge pour les habitants. C’est pour cela qu’est entreprise la construction d’une caserne en 1732 à l’extérieur des remparts, près de la porte Saint-Martin au nord de la ville. La caserne Saint-Martin est inaugurée en 1743 par le régiment de Gâtinais.
Les remparts seront démolis vers 1840 sous Louis-Philippe laissant la place aux boulevards.
Une GARNISON d’INFANTERIE 1873- 1923
Avec la réorganisation militaire de 1873 Montélimar fait partie du XIV° corps d’Armée de Lyon. La ville doit héberger en garnison à la caserne St-Martin un régiment d’infanterie complet. Elle doit pour cela être agrandie, ce qui est fait en 1880. Nous retrouvons à Montélimar des régiments rencontrés à Lyon, à Vienne... Le remplacement d’une unité par une autre a lieu en général en fin d’année, avec une stabilisation dans les années 1890-1914.
Le 22° RI en 1874, le 99° RI en 1874-75, le 75° RI en 1875-78, le 96° RI en 1878 -1882, le 22°RI en 1883 -1885, puis à nouveau le 75° 1886-87, le 99° 1888-89. Dans la décennie 1890 à nouveau le 22° 1890-99, puis de 1900 à 1914 le 52° RI. Celui-ci a un recrutement principalement local avec des hommes de la Drôme, de l’ Ardèche et de l’Isère et est bien implanté dans sa garnison.
Le régiment sera embarqué en train les 5 et 6 août 1914, entouré et ovationné par la population, en direction des Vosges, pour rejoindre les autres unités du XIV° CA dans la 27° Division d’infanterie. La brillante conduite du régiment au front lui vaut d’être cité à l’ordre de l’Armée. À Montélimar sont également mobilisés : le 252° RI régiment de réserve affecté à la 157° DI , ainsi que le 111° régiment territorial d’infanterie incorporant les mobilisés les plus âgés. Le général Pau, né à Montélimar, commandant de l’Armée d’Alsace en 1914 est une figure de la Grande Guerre.
De 1914 à 1918 la caserne sert de dépôt au 52° 252° et 111°, au 30° BCA (bataillon de Chasseurs Alpins) et au 1er Régiment Etranger.
Après l’armistice le 52° RI stationne en Lorraine, principalement à Thionville, d’ou en septembre 1919 il rejoint "sa garnison" Montélimar. Le 52° RI est malheureusement dissous fin 1923.
MONTÉLIMAR "GARNISON COLONIALE"
La ville va devenir ensuite une garnison "coloniale", où vont se succéder dans la caserne un bataillon du 31° Régiment de Tirailleurs Algériens (RTA)(1923-25), puis en 1927-28 le 52° bataillon de mitrailleurs indigènes coloniaux, composé essentiellement d’indochinois.
En 1928 après avoir été en campagne dans le Rif puis en Syrie, c’est le 66° RTM (Tirailleurs Marocains), dont l’état-major et un bataillon vient à Montélimar. Les autres bataillons sont à Privas et Romans. Le Régiment est rebaptisé 6°RTM en 1929. Le 6°RTM reste à Montélimar jusqu’en 1936, date à laquelle il rejoint Montmédy puis Verdun.
Fin 1938 venant du camp de Sathonay l’état-major et un bataillon du 28° RTT (Tirailleurs Tunisiens) vient occuper la caserne restée vide. Les autres bataillons sont à Privas et Valence. Fin août 1939 le régiment part pour la guerre et sera décimé en mai 1940.
MONTÉLIMAR dans la GUERRE
En novembre 1939, venant d’Algérie le 602° Groupe d’Infanterie de l’Air (unité parachutiste) vient s’entraîner sur le terrain d’aviation d’Ancône. Les parachutistes sont logés en ville jusqu’en mai 1940.
1942 Ecole Militaire
À la rentrée de 1940 la caserne accueille l’Ecole Militaire Préparatoire d’Épinal, repliée en zone libre. Ce collège-lycée militaire restera à Montélimar jusqu’en décembre 1946, date à laquelle il sera transféré à Aix-en-Provence, où il est encore (Lycée Militaire d’Aix).
Entre temps a eu lieu la bataille de Montélimar : du 23 au 29 août 1944, les allemands en repli dans la vallée du Rhône sont durement attaqués sur leur droite par les américains venant de Sisteron.
L’APRÈS-GUERRE
Montélimar héberge ensuite de 1953 à 1964 le Centre de Mobilisation n°82 (CM 82) structure chargée de l’incorporation des recrues.
Simultanément une nouvelle orientation va s’affirmer : en 1956 c’est le Centre d’Instruction des Transmissions n°88 (CIT 88) qui est créé à Montélimar. Il cohabite à la caserne St-Martin avec le CM 82 jusqu’en 1964 et forme des opérateurs radio envoyés ensuite en Algérie.
En 1966 le CIT 88 est transformé en 45° Régiment d’instruction des Transmissions (45°RIT). En 1976 le 45 devient le régiment de transmission de la 5ème Région Militaire et prend le nom de 45° Régiment de Transmissions (45° RT). Il assure l’instruction militaire et technique des appelés et engagés à Montélimar et entretient et met en œuvre les moyens fixes des transmissions de la région. Dans les années 1990 son domaine s’étend aux circonscriptions militaires de défense (CMD) de Lyon et de Marseille. Mais la suspension du Service National va lui être fatale : en 2000 le 45°RT est dissous et ses attributions sont transférés au 28°RT d’Issoire.
L’histoire militaire de Montélimar s’achève... L’emprise de la caserne a été transformé en "Quartier St-Martin".
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Re: Cartes postales
La cathédrale de Saint-Etienne à Bourges est une des cathédrales gothiques les plus importants et impressionnants en France, une importance reconnue par son inscription en tant que monument national en France.
Histoire de la cathédrale de Bourges
Comme la fin du 12ème siècle approche et la ville de Bourges a grandi en importance, il a été décidé de construire une cathédrale qui serait la plus grande cathédrale en France, de remplacer la plus modeste cathédrale de style roman qui était ici avant.
Les travaux ont débuté en 1195 à l'arrière de l'église avec la crypte et le chœur et progressait vers l'avant et en 1230 la nef et de la façade principale ont été achevés. C'était l'époque que le mouvement cathare a été de plus en plus important dans le sud de la France, et la cathédrale de Bourges à incorporé des symboles et des icônes opposés à ce mouvement cathare.
Une caractéristique architecturale inhabituelle de la cathédrale de Bourges est l'absence de transept: il y a cinq nefs à l'intérieur de la cathédrale, y compris les deux de chaque côté de la nef principale, d'où les cinq entrées sur la façade, mais la cathédrale ne comprend pas les côtés qui habituellement représente la partie horizontale de la forme en croix.
Pour donner une idée de la taille de la cathédrale, il couvre une superficie de 6000 mètres carrés (environ la même surface que 40 maisons familiales) et la nef est de 37 mètres de haut, tandis que les tours atteignent 58 mètres et 66 mètres de haut. Les choses à noter tout particulièrement dans la cathédrale comprennent:
- la maçonnerie complexe autour de la façade et cinq entrées de la façade occidentale de la cathédrale
- les vitraux, ajoutés au cours de la période allant du 13ème siècle au 16ème siècle, sont très rares et coloré et racontent de nombreuses histoires de la Bible
- la tour nord, avec près de 400 marches à gravir pour atteindre la vue impressionnante à traverse les toits de Bourges. La structure importante à côté de la tour sud a été ajouté au 13ème siècle, quand on pensait que la tour était sur le point de s'effondrer.
- la crypte avec un jubé du 13e siècle. Même ici dans la crypte vous pouvez voir de la belle maçonnerie style gothique, ainsi que les tombes des archevêques de Bourges et le duc de Berry.
- la fresque du 15ème siècle dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste
- l'horloge astronomique de Bourges cathédrale date du 15ème siècle et est le plus ancien exemple de ce type d'horloge en France.
Histoire de la cathédrale de Bourges
Comme la fin du 12ème siècle approche et la ville de Bourges a grandi en importance, il a été décidé de construire une cathédrale qui serait la plus grande cathédrale en France, de remplacer la plus modeste cathédrale de style roman qui était ici avant.
Les travaux ont débuté en 1195 à l'arrière de l'église avec la crypte et le chœur et progressait vers l'avant et en 1230 la nef et de la façade principale ont été achevés. C'était l'époque que le mouvement cathare a été de plus en plus important dans le sud de la France, et la cathédrale de Bourges à incorporé des symboles et des icônes opposés à ce mouvement cathare.
Une caractéristique architecturale inhabituelle de la cathédrale de Bourges est l'absence de transept: il y a cinq nefs à l'intérieur de la cathédrale, y compris les deux de chaque côté de la nef principale, d'où les cinq entrées sur la façade, mais la cathédrale ne comprend pas les côtés qui habituellement représente la partie horizontale de la forme en croix.
Pour donner une idée de la taille de la cathédrale, il couvre une superficie de 6000 mètres carrés (environ la même surface que 40 maisons familiales) et la nef est de 37 mètres de haut, tandis que les tours atteignent 58 mètres et 66 mètres de haut. Les choses à noter tout particulièrement dans la cathédrale comprennent:
- la maçonnerie complexe autour de la façade et cinq entrées de la façade occidentale de la cathédrale
- les vitraux, ajoutés au cours de la période allant du 13ème siècle au 16ème siècle, sont très rares et coloré et racontent de nombreuses histoires de la Bible
- la tour nord, avec près de 400 marches à gravir pour atteindre la vue impressionnante à traverse les toits de Bourges. La structure importante à côté de la tour sud a été ajouté au 13ème siècle, quand on pensait que la tour était sur le point de s'effondrer.
- la crypte avec un jubé du 13e siècle. Même ici dans la crypte vous pouvez voir de la belle maçonnerie style gothique, ainsi que les tombes des archevêques de Bourges et le duc de Berry.
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L'opéra Garnier est un monument du 9e arrondissement de Paris, situé à proximité de la bibliothèque nationale de France (site Richelieu) et du palais Brongniart.
Classé monument historique le 16 octobre 1923, il a été construit par l'architecte Charles Garnier (1825-1898) pour l'empereur Napoléon III à partir de 1861, mais il a finalement été inauguré sous la Troisième République, le 5 janvier 1875.
Les ors, les marbres et les riches étoffes décorent la façade, les escaliers, les salles d'apparat et la salle de spectacle. Il est surmonté d'un dôme dont le plafond fut décoré par Marc Chagall.
Histoire
En 1860, un concours est lancé pour la construction d'un nouvel opéra qui devait remplacer l'opéra Le Peletier (wp), où avait eu lieu, deux ans plus tôt, un attentat contre l'empereur Napoléon III : la nouvelle salle devait être située dans une rue plus grande et moins favorable aux attentats.
La compétition réunit 171 candidats, parmi lesquels des grands noms comme Eugène Viollet-le-Duc, mais c'est finalement un jeune inconnu du nom de Charles Garnier qui est retenu par le jury.
En 1858, l'Empereur Napoléon III donne l'autorisation de détruire un terrain de 12 000 mètres carrés pour la construction d'un nouvel opéra. La forme du terrain est assez contraignante pour Garnier : un losange, peu pratique pour un opéra, normalement un bâtiment en longueur. De plus, les immeubles alentour dépassent la hauteur fixée : Garnier sera donc obliger de surélever l'étage supérieur afin que l'opéra reste l'édifice le plus imposant de la place. Par la suite, une avenue sera percée pour relier l'opéra au palais des Tuileries, résidence de Napoléon III : en effet, il ne faut perdre de vues les priorités initiales, la sécurité de l'Empereur.
Pendant près de 15 ans, il travaille à concrétiser son projet, avec l'aide de 73 sculpteurs et 14 peintres. Les travaux avancent à pas de tortue et connaissent plusieurs obstacles. D'abord, peu après le débuts des travaux, le terrain se révèle marécageux : Garnier installe dans l'urgence des pompes à vapeur pour drainer les eaux mais la solution, inefficace, est remplacée par un cuvelage en béton (voir section sur le lac de l'opéra Garnier). Déjà, le retard accumulé est de huit mois.
Pendant les périodes d'agitation de la guerre franco-prussienne et la chute du Second Empire, les financements s'arrêtent et interrompent de nouveau la construction. Les rumeurs vont bon train quant à l'abandon du projet quand, en 1873, l'opéra le Peletier est détruit par un incendie : devant le désespoir des parisiens, il est alors décidé de poursuivre les travaux. Les travaux s'achèvent en 1875 mais Garnier le complétera pendant le reste de sa vie : notamment, en 1894, il aménage avec son ami Gustave Eiffel les ateliers et magasins de l'édifice.
Finalement, l'inauguration du bâtiment commencé sous le Second Empire se fera sous la Troisième République, en présence du président Patrice de Mac-Mahon le 5 janvier 1875. L'opéra Garnier devient un symbole du luxe et des plaisirs de la capitale et s'impose comme la pièce maîtresse du Paris du Second Empire voulu par le baron Haussmann.
Pendant l'Occupation en France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'opéra Garnier est lieu stratégique pour les Nazis : il leur permet de côtoyer les élites françaises et d'afficher une sensibilité artistique. Néanmoins, l'opéra est aussi un foyer de la résistance, où des machinistes communistes organisent la distribution de tracts antinazis et l'évasion de prisonniers juifs. Appelé depuis sa création « opéra de Paris », il a été rebaptisé « opéra Garnier » du nom de son architecte après l'inauguration d'un nouvel opéra parisien, l'opéra Bastille.
Dessin architectural
Long de 173 mètres et large de 125 mètres, l'opéra Garnier s'inscrit dans l'esprit du style impérial de l’époque, un mélange de faste, de baroque et d’éclectisme. Très novateur à l'époque, son style était cerné avec difficulté par beaucoup de personnes : parmi elles, l'impératrice Eugénie aurait demandé à Garnier « Quel est donc ce style ? Ce n'est pas du grec, ni du Louis XV, ni du Louis XVI ! », ce à quoi l'architecte aurait répondu cette phrase mémorable : « C'est du Napoléon III ! ». Sa célèbre façade coiffée d'un dôme vert devait marquer un environnement festif par les couleurs flamboyantes et culturel grâce aux statues allégoriques de la musique
.
Grand escalier
Le grand escalier, haut de 30 mètres, est un modèle à double révolution, en marbre blanc, avec rampes polychromes. Le premier palier conduit au parterre de la grande salle, mais des escaliers latéraux amènent aux étages supérieurs et au foyer. Depuis les balcons de l'étage du même hall, les spectateurs déjà arrivés pouvaient observer les nouveaux venus montant les marches et s'afficher : c'était un lieu social très important.
Grand foyer
Le « grand foyer », inspiré de la galerie des Glaces, est une longue galerie lumineuse où abondent sculptures, dorures, peintures, lustres, miroirs et larges fenêtres donnant sur la rue. Pendant l'entracte, les spectateurs pouvaient s'y promener, se rencontrer et échanger. D'abord réservé aux hommes, il s'ouvre progressivement aux femmes, qui, à l'origine, restaient plutôt dans leur loge.
Scène de l'opéra
La scène de l'opéra Garnier est un modèle à l'italienne, caractérisé par ses grandes dimensions, qui en font à l'époque de sa construction la plus vaste du monde : 49 mètres de long, 26 mètres de profondeur, 72 mètres de hauteur et 1350 mètres carrés de superficie. La salle est surmontée d'un dôme décoré par Marc Chagall ; un lustre y est également suspendu, dont la taille (8 m), correspond à une maison de deux étages. Le plafond rend hommage à quatorze compositeurs et chorégraphes.
Un lac sous l'opéra
À propos de l'existence d'un lac sous l'opéra Garnier, une légende a vu le jour dans laquelle il est parfois complexe de distinguer le vrai du faux. Le lac est évoqué par le personnage de Louis de Funès dans La Grande Vadrouille, au moment où il quitte l'opéra en barque, et par Gaston Leroux dans Le Fantôme de l'Opéra, où il parle d'un lac souterrain alimenté par la rivière de la Grande-Batelière (wp).
Ce qui est vrai, c'est qu'il y a bien sous la scène de l'opéra Garnier un petit bassin souterrain où l'on trouve des carpes ; des pompiers hommes-grenouilles s'y entraînent. Il s'agit d'une cuve artificielle de 2 500 m², semblable à une cave voûtée, remplie d'eau. Absente des plans d'origine, elle a été créée par Garnier afin de résister à la pression des eaux d'infiltration : en effet, le sol du bâtiment s'était révélé marécageux alors que les travaux venaient de commencer.
Ce qui est faux, c'est qu'il y ait eu un vaste lac de caverne illuminé par des flambeaux, comme le décrivait Leroux. La rivière de la Grange-Batelière ne passe pas non plus par ce bassin, même si elle en est très proche : sur ce point, aussi bien l'écrivain de romans policiers que Gérard Oury sont dans l'erreur.
Classé monument historique le 16 octobre 1923, il a été construit par l'architecte Charles Garnier (1825-1898) pour l'empereur Napoléon III à partir de 1861, mais il a finalement été inauguré sous la Troisième République, le 5 janvier 1875.
Les ors, les marbres et les riches étoffes décorent la façade, les escaliers, les salles d'apparat et la salle de spectacle. Il est surmonté d'un dôme dont le plafond fut décoré par Marc Chagall.
Histoire
En 1860, un concours est lancé pour la construction d'un nouvel opéra qui devait remplacer l'opéra Le Peletier (wp), où avait eu lieu, deux ans plus tôt, un attentat contre l'empereur Napoléon III : la nouvelle salle devait être située dans une rue plus grande et moins favorable aux attentats.
La compétition réunit 171 candidats, parmi lesquels des grands noms comme Eugène Viollet-le-Duc, mais c'est finalement un jeune inconnu du nom de Charles Garnier qui est retenu par le jury.
En 1858, l'Empereur Napoléon III donne l'autorisation de détruire un terrain de 12 000 mètres carrés pour la construction d'un nouvel opéra. La forme du terrain est assez contraignante pour Garnier : un losange, peu pratique pour un opéra, normalement un bâtiment en longueur. De plus, les immeubles alentour dépassent la hauteur fixée : Garnier sera donc obliger de surélever l'étage supérieur afin que l'opéra reste l'édifice le plus imposant de la place. Par la suite, une avenue sera percée pour relier l'opéra au palais des Tuileries, résidence de Napoléon III : en effet, il ne faut perdre de vues les priorités initiales, la sécurité de l'Empereur.
Pendant près de 15 ans, il travaille à concrétiser son projet, avec l'aide de 73 sculpteurs et 14 peintres. Les travaux avancent à pas de tortue et connaissent plusieurs obstacles. D'abord, peu après le débuts des travaux, le terrain se révèle marécageux : Garnier installe dans l'urgence des pompes à vapeur pour drainer les eaux mais la solution, inefficace, est remplacée par un cuvelage en béton (voir section sur le lac de l'opéra Garnier). Déjà, le retard accumulé est de huit mois.
Pendant les périodes d'agitation de la guerre franco-prussienne et la chute du Second Empire, les financements s'arrêtent et interrompent de nouveau la construction. Les rumeurs vont bon train quant à l'abandon du projet quand, en 1873, l'opéra le Peletier est détruit par un incendie : devant le désespoir des parisiens, il est alors décidé de poursuivre les travaux. Les travaux s'achèvent en 1875 mais Garnier le complétera pendant le reste de sa vie : notamment, en 1894, il aménage avec son ami Gustave Eiffel les ateliers et magasins de l'édifice.
Finalement, l'inauguration du bâtiment commencé sous le Second Empire se fera sous la Troisième République, en présence du président Patrice de Mac-Mahon le 5 janvier 1875. L'opéra Garnier devient un symbole du luxe et des plaisirs de la capitale et s'impose comme la pièce maîtresse du Paris du Second Empire voulu par le baron Haussmann.
Pendant l'Occupation en France pendant la Seconde Guerre mondiale, l'opéra Garnier est lieu stratégique pour les Nazis : il leur permet de côtoyer les élites françaises et d'afficher une sensibilité artistique. Néanmoins, l'opéra est aussi un foyer de la résistance, où des machinistes communistes organisent la distribution de tracts antinazis et l'évasion de prisonniers juifs. Appelé depuis sa création « opéra de Paris », il a été rebaptisé « opéra Garnier » du nom de son architecte après l'inauguration d'un nouvel opéra parisien, l'opéra Bastille.
Dessin architectural
Long de 173 mètres et large de 125 mètres, l'opéra Garnier s'inscrit dans l'esprit du style impérial de l’époque, un mélange de faste, de baroque et d’éclectisme. Très novateur à l'époque, son style était cerné avec difficulté par beaucoup de personnes : parmi elles, l'impératrice Eugénie aurait demandé à Garnier « Quel est donc ce style ? Ce n'est pas du grec, ni du Louis XV, ni du Louis XVI ! », ce à quoi l'architecte aurait répondu cette phrase mémorable : « C'est du Napoléon III ! ». Sa célèbre façade coiffée d'un dôme vert devait marquer un environnement festif par les couleurs flamboyantes et culturel grâce aux statues allégoriques de la musique
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Grand escalier
Le grand escalier, haut de 30 mètres, est un modèle à double révolution, en marbre blanc, avec rampes polychromes. Le premier palier conduit au parterre de la grande salle, mais des escaliers latéraux amènent aux étages supérieurs et au foyer. Depuis les balcons de l'étage du même hall, les spectateurs déjà arrivés pouvaient observer les nouveaux venus montant les marches et s'afficher : c'était un lieu social très important.
Grand foyer
Le « grand foyer », inspiré de la galerie des Glaces, est une longue galerie lumineuse où abondent sculptures, dorures, peintures, lustres, miroirs et larges fenêtres donnant sur la rue. Pendant l'entracte, les spectateurs pouvaient s'y promener, se rencontrer et échanger. D'abord réservé aux hommes, il s'ouvre progressivement aux femmes, qui, à l'origine, restaient plutôt dans leur loge.
Scène de l'opéra
La scène de l'opéra Garnier est un modèle à l'italienne, caractérisé par ses grandes dimensions, qui en font à l'époque de sa construction la plus vaste du monde : 49 mètres de long, 26 mètres de profondeur, 72 mètres de hauteur et 1350 mètres carrés de superficie. La salle est surmontée d'un dôme décoré par Marc Chagall ; un lustre y est également suspendu, dont la taille (8 m), correspond à une maison de deux étages. Le plafond rend hommage à quatorze compositeurs et chorégraphes.
Un lac sous l'opéra
À propos de l'existence d'un lac sous l'opéra Garnier, une légende a vu le jour dans laquelle il est parfois complexe de distinguer le vrai du faux. Le lac est évoqué par le personnage de Louis de Funès dans La Grande Vadrouille, au moment où il quitte l'opéra en barque, et par Gaston Leroux dans Le Fantôme de l'Opéra, où il parle d'un lac souterrain alimenté par la rivière de la Grande-Batelière (wp).
Ce qui est vrai, c'est qu'il y a bien sous la scène de l'opéra Garnier un petit bassin souterrain où l'on trouve des carpes ; des pompiers hommes-grenouilles s'y entraînent. Il s'agit d'une cuve artificielle de 2 500 m², semblable à une cave voûtée, remplie d'eau. Absente des plans d'origine, elle a été créée par Garnier afin de résister à la pression des eaux d'infiltration : en effet, le sol du bâtiment s'était révélé marécageux alors que les travaux venaient de commencer.
Ce qui est faux, c'est qu'il y ait eu un vaste lac de caverne illuminé par des flambeaux, comme le décrivait Leroux. La rivière de la Grange-Batelière ne passe pas non plus par ce bassin, même si elle en est très proche : sur ce point, aussi bien l'écrivain de romans policiers que Gérard Oury sont dans l'erreur.
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Re: Cartes postales
Pour moi L’Aston Martin DB4 est une automobile présentée par le constructeur britannique Aston Martin en 1958. Les initiales « DB », identifiant le modèle, font référence au nom du propriétaire de la marque David Brown.
Moi Pas connaitre ou pas compris ton DB4 à toi
Moi Pas connaitre ou pas compris ton DB4 à toi
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Surnommé "le nez de cochon"
Ce modèle fût lancé avant la guerre par une marque française, Chenard et Walker. A la sortie de la seconde guerre mondiale, Peugeot rachète Chenard et Walker et par extension, l’utilitaire.
Le Lion décide alors de faire passer le moteur de deux à quatre cylindres, mais il faut de l’espace pour loger le nouveau bloc sous le capot. La face avant du futur D3 est plate, Peugeot lui installe une excroissance qui contiendra le radiateur et la calandre. Le 'nez de cochon' est né.
JP
Ce modèle fût lancé avant la guerre par une marque française, Chenard et Walker. A la sortie de la seconde guerre mondiale, Peugeot rachète Chenard et Walker et par extension, l’utilitaire.
Le Lion décide alors de faire passer le moteur de deux à quatre cylindres, mais il faut de l’espace pour loger le nouveau bloc sous le capot. La face avant du futur D3 est plate, Peugeot lui installe une excroissance qui contiendra le radiateur et la calandre. Le 'nez de cochon' est né.
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Re: Cartes postales
Oui mais je ne vois toujours pas ce que ça à voir avec l'opéra Garnier........
Alors qu'on m'explique SVP
Merci.....je ne voudrais pas mourir idiot 
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Re: Cartes postales
Oui mais je préfère voir cette jolie femme qui est au premier plan.......chacun ses gouts 
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Re: Cartes postales
Pour la jeune femme désolé, je n'ai pas ses coordonnées, ensuite doit être moins fraiche aujourd’hui, si elle est encore parmi nousdjef24 a écrit : dim. 8 mars 2020 17:21 Oui mais je préfère voir cette jolie femme qui est au premier plan.......chacun ses gouts![]()
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Anecdotes
Aix-en-Provence jouer de la guitare peut mener au bûcher !
Si de notre époque, jouer de la musique et être inventeur est sans risque, ou presque, il n'en fut pas toujours ainsi. Un certain Alix en fit la douloureuse et mortelle expérience. Alix nous prouve aussi que la justice et ses servants ne sont pas toujours d'une clairvoyance remarquable et parfois sont synonyme d'ignorance, de légèreté et de lourd obscurantisme...
< Le guitariste d'Aix-en-Provence... >
Aix-en-Provence Marie de Sains
Elle était religieuse, ursuline à Aix-en-Provence et partageait le même couvent que Madeleine de Demandolx de la Palud et Louise Capeau; Comme ces deux religieuses, elle fut victime de ce qui deviendra l'affaire des Possessions d'Aix, hystérie collective qui mènera Louis Gaufridy, curé des Accoules, jusqu'au bûcher.
Marie de Sains, comme huit autres ursulines, fut interrogée par les bourreaux de l'Inquisition et du Parlement d'Aix. Brodequins et autres instruments à démantibuler les corps pour mieux dénouer les langues fit son effet et, les douleurs étant trop terribles, Marie de Sains, qualifiée de Princesse de Magie, raconta et s'accusa de tout ce qui plaisait d'entendre aux juges. Voici la teneur de ses accusations:
Elle avait donné son corps au Diable, ainsi que son âme
Elle avait occis plusieurs petits enfants, les avaient ouverts tous vifs, puis sacrifiés au Diable
Elle avait égorgé plusieurs d'entre eux et mangé les cœurs palpitants de plusieurs d'entre eux
Elle avait volé et tué plusieurs enfants pour les porter au Sabbat ; souvent elle les étouffait d'abord
Elle en avait rôti, noyé, brûlé, bouilli, jeté tous vivants dans les latrines, cuit dans des fours, donné à manger aux loups, aux lions et aux serpents
Elle en avait pendu par les pieds, les bras ou le cou
Elle en avait mangé tout vifs, ou déchiquetés comme grains de sable
Elle en avait brisé les têtes contre des murailles
Elle en avait assommé comme des bœufs
Elle en avait arraché les entrailles tous vifs
Elle en avait écartelé entre gros chiens
Elle en avait tenaillé et crucifié
Elle avait adoré le Prince des cérémonies, Louis Gaufridy
Elle avait chanté des psaumes en l'honneur de Satan
Elle avait donné toutes les parties de son corps à Satan, ainsi que son âme, son sang, ses veines et ses nerfs
Elle avait désiré l'Enfer comme demeure éternelle, etc...
Didyme, sorcière de Flandres, s'accusera de faits identiques ; à l'exception de citer Gaufridy, inconnu en Flandres.
Il semble, d'après certains auteurs comme Laboureur, bailli du Roi à Dijon, que les geôliers vendaient un analgésique puissant aux suspects avant leur passage à la Question. Ce même Laboureur, en 1585, déconseillait la Question et la considérait comme inutile à cause de cette drogue.
Aix-en-Provence Le diable s'invite au procès Gaufridy !
L'Affaire Louis Gaufridy fit grand bruit en son temps. Le couvent des Ursulines d'Aix était saisi d'une vague de possession - nous parlerions actuellement d'hystérie collective, huit sœurs étaient possédées du Diable. Louis Gaufridy, curé des Accoules, se retrouva embarqué dans l'affaire ; il le paiera de sa vie, sur le bûcher.
La grande chambre des Tournelles accueillait ces Messieurs de la Tournelle qui débattaient du cas Gaufridy, ce vil possédé ayant perverti les bonnes sœurs. Lors d'une de leurs séances, alors qu'un silence pesait lourdement et que Messieurs les Juges, empruntés dans leurs robes et leurs pelisses herminées réfléchissaient à l'horreur de la possession - où au bon repas qui les attendait, une grosse boule noire roula tout à coup au milieu de la pièce, dans un nuage de poussière aussi noire que les poils du Diable.
L'effroi saisit alors ces hommes raisonnables et ils se mirent à fuir en criant de toute leur voix et gesticulant comme des possédés. Seul le rapporteur, empêtré dans sa robe, tomba à genoux ; incapable de fuir, il se mit à prier à forte voix ; suppliant Dieu, ses Saints, ses moins Saints, son curé, le Pape et son évêque et autres religieux de sa connaissance de le sauver de ce Diable qui venait de rouler au milieu de la pièce ; la rumeur rapporte d'ailleurs qu'il en s'oublia sur lui...
La boule noire se leva et s'ébroua alors que les juges se battaient pour sortir par la porte devenue trop étroite. Un jeune ramoneur, travaillant dans la cheminée, s'excusa auprès de ces Messieurs. Déséquilibré, il avait chuté puis roulé dans la pièce...
La séance reprit alors son cours et nos juges, courageux personnages, retrouvèrent cette gravité qui sied à ces gens. Le rapporteur énonça les griefs contre Gaufridy, il fut condamné au bûcher. L'anecdote du petit ramoneur confondu avec le Diable n'eut aucun effet sur leurs hermétiques réflexions et leur obscurantisme...
Des voix comme celle de Molière, La Fontaine, La Bruyère, Fénelon et autres s'élevaient contre cette justice aberrante. Les Parlements provinciaux modulèrent ou annulèrent maints jugements en sorcellerie puis Louis XIV en 1672 interdit aux tribunaux d'accepter les accusations en sorcellerie. En 1682, une nouvelle ordonnance royale réduisit les crimes en sorcellerie comme simples impiétés ou sacrilèges.
Aix-en-Provence jouer de la guitare peut mener au bûcher !
Si de notre époque, jouer de la musique et être inventeur est sans risque, ou presque, il n'en fut pas toujours ainsi. Un certain Alix en fit la douloureuse et mortelle expérience. Alix nous prouve aussi que la justice et ses servants ne sont pas toujours d'une clairvoyance remarquable et parfois sont synonyme d'ignorance, de légèreté et de lourd obscurantisme...
< Le guitariste d'Aix-en-Provence... >
Aix-en-Provence Marie de Sains
Elle était religieuse, ursuline à Aix-en-Provence et partageait le même couvent que Madeleine de Demandolx de la Palud et Louise Capeau; Comme ces deux religieuses, elle fut victime de ce qui deviendra l'affaire des Possessions d'Aix, hystérie collective qui mènera Louis Gaufridy, curé des Accoules, jusqu'au bûcher.
Marie de Sains, comme huit autres ursulines, fut interrogée par les bourreaux de l'Inquisition et du Parlement d'Aix. Brodequins et autres instruments à démantibuler les corps pour mieux dénouer les langues fit son effet et, les douleurs étant trop terribles, Marie de Sains, qualifiée de Princesse de Magie, raconta et s'accusa de tout ce qui plaisait d'entendre aux juges. Voici la teneur de ses accusations:
Elle avait donné son corps au Diable, ainsi que son âme
Elle avait occis plusieurs petits enfants, les avaient ouverts tous vifs, puis sacrifiés au Diable
Elle avait égorgé plusieurs d'entre eux et mangé les cœurs palpitants de plusieurs d'entre eux
Elle avait volé et tué plusieurs enfants pour les porter au Sabbat ; souvent elle les étouffait d'abord
Elle en avait rôti, noyé, brûlé, bouilli, jeté tous vivants dans les latrines, cuit dans des fours, donné à manger aux loups, aux lions et aux serpents
Elle en avait pendu par les pieds, les bras ou le cou
Elle en avait mangé tout vifs, ou déchiquetés comme grains de sable
Elle en avait brisé les têtes contre des murailles
Elle en avait assommé comme des bœufs
Elle en avait arraché les entrailles tous vifs
Elle en avait écartelé entre gros chiens
Elle en avait tenaillé et crucifié
Elle avait adoré le Prince des cérémonies, Louis Gaufridy
Elle avait chanté des psaumes en l'honneur de Satan
Elle avait donné toutes les parties de son corps à Satan, ainsi que son âme, son sang, ses veines et ses nerfs
Elle avait désiré l'Enfer comme demeure éternelle, etc...
Didyme, sorcière de Flandres, s'accusera de faits identiques ; à l'exception de citer Gaufridy, inconnu en Flandres.
Il semble, d'après certains auteurs comme Laboureur, bailli du Roi à Dijon, que les geôliers vendaient un analgésique puissant aux suspects avant leur passage à la Question. Ce même Laboureur, en 1585, déconseillait la Question et la considérait comme inutile à cause de cette drogue.
Aix-en-Provence Le diable s'invite au procès Gaufridy !
L'Affaire Louis Gaufridy fit grand bruit en son temps. Le couvent des Ursulines d'Aix était saisi d'une vague de possession - nous parlerions actuellement d'hystérie collective, huit sœurs étaient possédées du Diable. Louis Gaufridy, curé des Accoules, se retrouva embarqué dans l'affaire ; il le paiera de sa vie, sur le bûcher.
La grande chambre des Tournelles accueillait ces Messieurs de la Tournelle qui débattaient du cas Gaufridy, ce vil possédé ayant perverti les bonnes sœurs. Lors d'une de leurs séances, alors qu'un silence pesait lourdement et que Messieurs les Juges, empruntés dans leurs robes et leurs pelisses herminées réfléchissaient à l'horreur de la possession - où au bon repas qui les attendait, une grosse boule noire roula tout à coup au milieu de la pièce, dans un nuage de poussière aussi noire que les poils du Diable.
L'effroi saisit alors ces hommes raisonnables et ils se mirent à fuir en criant de toute leur voix et gesticulant comme des possédés. Seul le rapporteur, empêtré dans sa robe, tomba à genoux ; incapable de fuir, il se mit à prier à forte voix ; suppliant Dieu, ses Saints, ses moins Saints, son curé, le Pape et son évêque et autres religieux de sa connaissance de le sauver de ce Diable qui venait de rouler au milieu de la pièce ; la rumeur rapporte d'ailleurs qu'il en s'oublia sur lui...
La boule noire se leva et s'ébroua alors que les juges se battaient pour sortir par la porte devenue trop étroite. Un jeune ramoneur, travaillant dans la cheminée, s'excusa auprès de ces Messieurs. Déséquilibré, il avait chuté puis roulé dans la pièce...
La séance reprit alors son cours et nos juges, courageux personnages, retrouvèrent cette gravité qui sied à ces gens. Le rapporteur énonça les griefs contre Gaufridy, il fut condamné au bûcher. L'anecdote du petit ramoneur confondu avec le Diable n'eut aucun effet sur leurs hermétiques réflexions et leur obscurantisme...
Des voix comme celle de Molière, La Fontaine, La Bruyère, Fénelon et autres s'élevaient contre cette justice aberrante. Les Parlements provinciaux modulèrent ou annulèrent maints jugements en sorcellerie puis Louis XIV en 1672 interdit aux tribunaux d'accepter les accusations en sorcellerie. En 1682, une nouvelle ordonnance royale réduisit les crimes en sorcellerie comme simples impiétés ou sacrilèges.
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Re: Cartes postales
coulommiers
Tout rond, tout bon !
Une pâte molle, un goût fruité, une croûte fleurie et 50% de matières grasses : le coulommiers est l’un des fleurons de la Seine-et-Marne. Au Moyen Âge, les bries étant difficilement transportables vu leur grande taille, on inventa dans la même famille de goût ce petit fromage rond, commercialisé lors des grandes foires de Champagne. Aujourd’hui encore l’un des plus consommés en France, derrière l’emmental et le camembert, il est toujours produit dans les environs de Coulommiers.
Le fromage Coulommiers est sans doute aussi ancien que le Brie ; peut être même en est-il l'ancêtre, mais rien ne peut l'attester. Il tire son nom de la localité de Seine-et-Marne où le fromage était autrefois vendu sur le marché. Le goût du fromage Coulommiers (petit ou fermier) se rapproche plus du Brie de Melun ou du Montereau qui doivent leurs odeurs et leurs goûts affirmés à leurs moulages "à la louche" (en cela, le fromage Coulommiers se rapproche plus du Brie de Nangis).
Le fromage Coulommiers prend la forme d'un disque de 15cm de diamètre et 3cm d'épaisseur pour un poids de 500g.
L'affinage du fromage Coulommiers dure de trois à quatre semaines en cave fraîche.
Choix à l'aspect du fromage Coulommiers : croûte fine, duvetée de blanc
Choix à l'odeur du fromage Coulommiers : odeur franche de Brie
Choix au toucher du fromage Coulommiers : moelleux
Choix au goût du fromage Coulommiers : goût de terroir prononcé
Tout rond, tout bon !
Une pâte molle, un goût fruité, une croûte fleurie et 50% de matières grasses : le coulommiers est l’un des fleurons de la Seine-et-Marne. Au Moyen Âge, les bries étant difficilement transportables vu leur grande taille, on inventa dans la même famille de goût ce petit fromage rond, commercialisé lors des grandes foires de Champagne. Aujourd’hui encore l’un des plus consommés en France, derrière l’emmental et le camembert, il est toujours produit dans les environs de Coulommiers.
Le fromage Coulommiers est sans doute aussi ancien que le Brie ; peut être même en est-il l'ancêtre, mais rien ne peut l'attester. Il tire son nom de la localité de Seine-et-Marne où le fromage était autrefois vendu sur le marché. Le goût du fromage Coulommiers (petit ou fermier) se rapproche plus du Brie de Melun ou du Montereau qui doivent leurs odeurs et leurs goûts affirmés à leurs moulages "à la louche" (en cela, le fromage Coulommiers se rapproche plus du Brie de Nangis).
Le fromage Coulommiers prend la forme d'un disque de 15cm de diamètre et 3cm d'épaisseur pour un poids de 500g.
L'affinage du fromage Coulommiers dure de trois à quatre semaines en cave fraîche.
Choix à l'aspect du fromage Coulommiers : croûte fine, duvetée de blanc
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Choix au goût du fromage Coulommiers : goût de terroir prononcé
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Re: Cartes postales
Réputée pour son fromage, la ville de Coulommiers, installée dans la charmante vallée du Grand Morin, dans la Brie, est fort accueillante, avec ses monuments, ses ponts et passerelles enjambant les canaux, et son agréable parc des Capucins. Dans ce dernier se dressent les vestiges du château de la duchesse de Longueville, ainsi que la chapelle des Capucins, aujourd'hui transformée en musée dédié aux différentes périodes de l'histoire de la ville.
À ne pas manquer également, la commanderie des Templiers, construite au XIIe siècle, qui se découvre au fil de la chapelle gothique, du logis du commandeur, de la grange aux dîmes, de la salle du chapitre, de la cave et du pigeonnier. Une exposition permanente y retrace l'histoire de l'ordre du Temple. Un jardin médiéval, composé de plantes médicinales et de légumes anciens, complète la visite.
En période estivale, des balades en barque sont proposées sur les eaux paisibles du Grand Morin.
Chaque dimanche du mois de juillet, le parc des Capucins accueille des concerts gratuits dans le cadre du festival Jazz aux Capucins.
Rendez-vous des gastronomes, la célèbre foire aux Fromages et aux Vins de Coulommiers, qui a lieu chaque année au printemps pendant quatre jours, met à l'honneur les produits du terroir dont le fameux brie de Coulommiers.
Informations complémentaires Coulommiers
Origine du nom de Coulommiers : D'après la légende, les Romains, lors de la conquête de la Gaule, auraient appelé "Château-colombier" la tour et les maisons l'entourant, à peu près à l'emplacement de l'actuel Hôtel de Ville, dans l'île formée par le Brasset des Religieuses au nord et le Grand Morin au sud. De déformations en déformations, cette appellation a abouti au nom actuel.
Le canton de Coulommiers compte une quinzaine de communes totalisant près de 35 000 habitants. Ces communes sont par ordre alphabétique : Aulnoy, Beautheil, Boissy-le-Châtel, La-Celle-sur-Morin, Chailly-en-Brie, Coulommiers, Faremoutiers, Giremoutiers, Guérard, Maisoncelles-en-Brie, Mauperthuis, Mouroux, Pommeuse, Saint-Augustin, Saints.
Aujourd'hui, la ville de Coulommiers propose de vous promener en famille ou entre amis de manière originale et en toute liberté. Vous avez l'opportunité de louer des pédalos, barques et rosalie du mercredi au dimanche de 14h à 18h en période de vacances scolaires et les samedis et dimanches de 14h à 18h hors périodes scolaires.
À ne pas manquer également, la commanderie des Templiers, construite au XIIe siècle, qui se découvre au fil de la chapelle gothique, du logis du commandeur, de la grange aux dîmes, de la salle du chapitre, de la cave et du pigeonnier. Une exposition permanente y retrace l'histoire de l'ordre du Temple. Un jardin médiéval, composé de plantes médicinales et de légumes anciens, complète la visite.
En période estivale, des balades en barque sont proposées sur les eaux paisibles du Grand Morin.
Chaque dimanche du mois de juillet, le parc des Capucins accueille des concerts gratuits dans le cadre du festival Jazz aux Capucins.
Rendez-vous des gastronomes, la célèbre foire aux Fromages et aux Vins de Coulommiers, qui a lieu chaque année au printemps pendant quatre jours, met à l'honneur les produits du terroir dont le fameux brie de Coulommiers.
Informations complémentaires Coulommiers
Origine du nom de Coulommiers : D'après la légende, les Romains, lors de la conquête de la Gaule, auraient appelé "Château-colombier" la tour et les maisons l'entourant, à peu près à l'emplacement de l'actuel Hôtel de Ville, dans l'île formée par le Brasset des Religieuses au nord et le Grand Morin au sud. De déformations en déformations, cette appellation a abouti au nom actuel.
Le canton de Coulommiers compte une quinzaine de communes totalisant près de 35 000 habitants. Ces communes sont par ordre alphabétique : Aulnoy, Beautheil, Boissy-le-Châtel, La-Celle-sur-Morin, Chailly-en-Brie, Coulommiers, Faremoutiers, Giremoutiers, Guérard, Maisoncelles-en-Brie, Mauperthuis, Mouroux, Pommeuse, Saint-Augustin, Saints.
Aujourd'hui, la ville de Coulommiers propose de vous promener en famille ou entre amis de manière originale et en toute liberté. Vous avez l'opportunité de louer des pédalos, barques et rosalie du mercredi au dimanche de 14h à 18h en période de vacances scolaires et les samedis et dimanches de 14h à 18h hors périodes scolaires.
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Re: Cartes postales
Découvrir 10 anecdotes incroyables mais vraies sur la capitale des Gaules, Lyon. Au menu : spiritisme, Guignol, métier Jacquard, papillotes, cinéma…
Les premières fois incroyables à Lyon
la première école vétérinaire ;
la première virée en bateau à vapeur ;
la naissance de Guignol ;
la naissance du cinéma ;
la première greffe de la main.
Anecdote insolite #10 : la première école vétérinaire du monde, 1762
Incroyable mais vrai, l’école royale vétérinaire de Lyon fut la première école vétérinaire du monde.
Elle a été créée par un arrêt du Conseil d’État du Roi du 4 août 1761 à l’initiative de Claude Bourgelat grâce au soutien de Louis XV.
L’école nationale vétérinaire de Lyon se situe maintenant dans la commune de Marcy-l’Etoile près de Lyon (ouest) réputée pour son sublime parc.
Anecdote WTF #9 : 1ère virée en bateau à vapeur (pyroscaphe) 1783
« Le 15 juillet 1783, Le Pyroscaphe propulse ses 46 mètres de long et ses 150 tonnes sur la Saône, entre la cathédrale Saint-Jean et l’Ile-Barbe, en 15 minutes, sous les vivats de la foule. » Source : Explora Lyon
Pour la petite histoire, la demande de brevet sera refusée par l’Académie des Sciences de Paris. Victime probablement de la jalousie parisienne ? Malheureusement, ll ne recevra jamais la gloire qu’il méritait. Son invention révolutionnera néanmoins les transports jusqu’à l’avènement du chemin de fer (à partir de 1840).
Anecdote #8 : la naissance de Guignol, 1808
Guignol est probablement le personnage le plus célèbre de Lyon. Il est né de l’imagination de Laurent Mourguet en 1808 auquel il prête ses traits et son accent.
Guignol est le défenseur inconditionnel des petites gens qu’il défend contre les puissants : le juge, le gendarme, le propriétaire…
Pour la petite histoire, Laurent Mourguet est né à Lyon le 3 mars 1769 dans une famille d’ouvriers de la soie (canuts). Il exerça lui aussi cette activité avant que le chômage qui s’abatte sur la ville après la Révolution. Il se reconvertit tour à tour en marchand, forain puis arracheur de dents !
Anecdote insolite#7 : la naissance du cinéma, Lyon, 1895
Je vais pas non plus trancher la question à 1 000 000€ : Les frères Lumière ont-ils inventé le cinéma ? La bataille du premier film fait toujours rage chez les spécialistes. La réponse dépend généralement de leur point de vue : Edison pour les américains, Max Von Skladanovsky pour les allemands, les frères Lumière pour les français.
Les frères Lumière effectuent leur première projection à Paris ! Ils présentent une réalisation de 45 secondes. Elle est aujourd’hui officiellement considérée comme le premier film de l’histoire du cinéma : La sortie de l’usine Lumière à Lyon.
Anecdote WTF #6 : la première greffe de la main, Lyon, 1998
Les lyonnais le savent déjà, Lyon est une ville avec des hôpitaux de pointe en France. Comme peut en témoigner le néo-zélandais Clint Hallam qui a bénéficié d’une allogreffe de la main le 23 septembre 1998. Contrairement à l’autogreffe, ce n’est pas sa propre main mais celle d’un donneur anonyme qui lui est greffée.
Le professeur Jean-Michel Dubernard supervisa l’opération. Il travaillait dans le service d’urologie et de chirurgie de la transplantation à l’Hôpital Edouard Herriot. Cette opération était à l’époque une véritable prouesse technique et surtout une première mondiale.
Les origines lyonnaises marquantes
Anecdote #5 : l’invention des papillotes, 1790
La légende raconte qu’un jeune commis du chocolatier Papillot tomba amoureux d’une jeune passante.
Tout chamboulé, il « emprunta » discrètement quelques chocolats qu’il enveloppa ensuite dans un petit papier de soie. Il partit ensuite les déposer sur le palier de la jeune fille. Source : Cybèle
Anecdote #4 : le métier Jacquard, Lyon, 1801
L’histoire de la soie et de Lyon sont étroitement liées.
La machine Jacquard combine en fait les techniques des aiguilles de Basile Bouchon, les cartes perforées de Falcon et du cylindre de Vaucanson. La possibilité de la programmer par utilisation de cartes perforées fait que certains la considèrent comme l’ancêtre de l’ordinateur ou du robot. Source Wikipédia
Le savais-tu ? Les canuts ont très mal accueilli le métier Jacquard. Il fut même la cause de la révolte des Canuts où les ouvriers cassèrent les machines.
Pourtant à l’origine, Jacquard travailla sur ce projet dans l’idée de limiter le travail des enfants qui étaient souvent employés comme aides par leurs parents tisseurs.
Anecdote WTF #3 : l’invention du spiritisme avec Allan Kardec
Le savais-tu ? Allan Kardec, le fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme, est né à Lyon en 1804.
Il est maintenant l’auteur français le plus lu au Brésil avec plus de 30 million d’exemplaires vendus.
Bonus : les chiffres marquants
Je vais conclure cet article avec deux chiffres insolites qui résument assez bien Lyon :
le nombre de restaurants ;
le nombre de galeries souterraines et de traboules.
Anecdote #2 : la capitale de la gastronomie
Lyon est la deuxième ville en France (derrière Paris) en nombre de restaurants avec 1 restaurant pour 294 habitants.
Attention comme partout en France, c’est compliqué de trouver un restaurant ouvert le dimanche !
Anecdote #1: trabouler à Lyon
Pour les non-lyonnais, les traboules sont simplement des passages piétons à travers des cours d’immeuble qui permettent de se rendre d’une rue à une autre.
Lyon compte entre 400 et 500 traboules, et plus de 50 km de galeries souterraines.
Les premières fois incroyables à Lyon
la première école vétérinaire ;
la première virée en bateau à vapeur ;
la naissance de Guignol ;
la naissance du cinéma ;
la première greffe de la main.
Anecdote insolite #10 : la première école vétérinaire du monde, 1762
Incroyable mais vrai, l’école royale vétérinaire de Lyon fut la première école vétérinaire du monde.
Elle a été créée par un arrêt du Conseil d’État du Roi du 4 août 1761 à l’initiative de Claude Bourgelat grâce au soutien de Louis XV.
L’école nationale vétérinaire de Lyon se situe maintenant dans la commune de Marcy-l’Etoile près de Lyon (ouest) réputée pour son sublime parc.
Anecdote WTF #9 : 1ère virée en bateau à vapeur (pyroscaphe) 1783
« Le 15 juillet 1783, Le Pyroscaphe propulse ses 46 mètres de long et ses 150 tonnes sur la Saône, entre la cathédrale Saint-Jean et l’Ile-Barbe, en 15 minutes, sous les vivats de la foule. » Source : Explora Lyon
Pour la petite histoire, la demande de brevet sera refusée par l’Académie des Sciences de Paris. Victime probablement de la jalousie parisienne ? Malheureusement, ll ne recevra jamais la gloire qu’il méritait. Son invention révolutionnera néanmoins les transports jusqu’à l’avènement du chemin de fer (à partir de 1840).
Anecdote #8 : la naissance de Guignol, 1808
Guignol est probablement le personnage le plus célèbre de Lyon. Il est né de l’imagination de Laurent Mourguet en 1808 auquel il prête ses traits et son accent.
Guignol est le défenseur inconditionnel des petites gens qu’il défend contre les puissants : le juge, le gendarme, le propriétaire…
Pour la petite histoire, Laurent Mourguet est né à Lyon le 3 mars 1769 dans une famille d’ouvriers de la soie (canuts). Il exerça lui aussi cette activité avant que le chômage qui s’abatte sur la ville après la Révolution. Il se reconvertit tour à tour en marchand, forain puis arracheur de dents !
Anecdote insolite#7 : la naissance du cinéma, Lyon, 1895
Je vais pas non plus trancher la question à 1 000 000€ : Les frères Lumière ont-ils inventé le cinéma ? La bataille du premier film fait toujours rage chez les spécialistes. La réponse dépend généralement de leur point de vue : Edison pour les américains, Max Von Skladanovsky pour les allemands, les frères Lumière pour les français.
Les frères Lumière effectuent leur première projection à Paris ! Ils présentent une réalisation de 45 secondes. Elle est aujourd’hui officiellement considérée comme le premier film de l’histoire du cinéma : La sortie de l’usine Lumière à Lyon.
Anecdote WTF #6 : la première greffe de la main, Lyon, 1998
Les lyonnais le savent déjà, Lyon est une ville avec des hôpitaux de pointe en France. Comme peut en témoigner le néo-zélandais Clint Hallam qui a bénéficié d’une allogreffe de la main le 23 septembre 1998. Contrairement à l’autogreffe, ce n’est pas sa propre main mais celle d’un donneur anonyme qui lui est greffée.
Le professeur Jean-Michel Dubernard supervisa l’opération. Il travaillait dans le service d’urologie et de chirurgie de la transplantation à l’Hôpital Edouard Herriot. Cette opération était à l’époque une véritable prouesse technique et surtout une première mondiale.
Les origines lyonnaises marquantes
Anecdote #5 : l’invention des papillotes, 1790
La légende raconte qu’un jeune commis du chocolatier Papillot tomba amoureux d’une jeune passante.
Tout chamboulé, il « emprunta » discrètement quelques chocolats qu’il enveloppa ensuite dans un petit papier de soie. Il partit ensuite les déposer sur le palier de la jeune fille. Source : Cybèle
Anecdote #4 : le métier Jacquard, Lyon, 1801
L’histoire de la soie et de Lyon sont étroitement liées.
La machine Jacquard combine en fait les techniques des aiguilles de Basile Bouchon, les cartes perforées de Falcon et du cylindre de Vaucanson. La possibilité de la programmer par utilisation de cartes perforées fait que certains la considèrent comme l’ancêtre de l’ordinateur ou du robot. Source Wikipédia
Le savais-tu ? Les canuts ont très mal accueilli le métier Jacquard. Il fut même la cause de la révolte des Canuts où les ouvriers cassèrent les machines.
Pourtant à l’origine, Jacquard travailla sur ce projet dans l’idée de limiter le travail des enfants qui étaient souvent employés comme aides par leurs parents tisseurs.
Anecdote WTF #3 : l’invention du spiritisme avec Allan Kardec
Le savais-tu ? Allan Kardec, le fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme, est né à Lyon en 1804.
Il est maintenant l’auteur français le plus lu au Brésil avec plus de 30 million d’exemplaires vendus.
Bonus : les chiffres marquants
Je vais conclure cet article avec deux chiffres insolites qui résument assez bien Lyon :
le nombre de restaurants ;
le nombre de galeries souterraines et de traboules.
Anecdote #2 : la capitale de la gastronomie
Lyon est la deuxième ville en France (derrière Paris) en nombre de restaurants avec 1 restaurant pour 294 habitants.
Attention comme partout en France, c’est compliqué de trouver un restaurant ouvert le dimanche !
Anecdote #1: trabouler à Lyon
Pour les non-lyonnais, les traboules sont simplement des passages piétons à travers des cours d’immeuble qui permettent de se rendre d’une rue à une autre.
Lyon compte entre 400 et 500 traboules, et plus de 50 km de galeries souterraines.
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Re: Cartes postales
Avesnes-sur-Helpe, cité d'histoire
Le nom d'Avesnes, qui viendrait selon certains du latin Advenientes et signifierait " les immigrants ", pourrait faire allusion à l'arrivée précoce de francs en pays alors gallo-romain.
La ville est née autour d'un château seigneurial. En 1050, Wedric le Barbu construit une tour en bois à côté de l'ancien palais de justice, sur un éperon rocheux dominant de plus de 20 mètres la vallée de l'Helpe majeure en contrebas. En 1080, son fils Thierry d'Avesnes construit une autre tour, un peu plus à l'est, à peu de distance : la tour Saint-Jean (à l'emplacement de l'actuel presbytère). Entre les deux, un bourg castral s'organise autour d'une place : l'actuelle place Guillemin.
Au XIIème siècle, une agglomération unique est formée. Elle est entourée d'un mur d'enceinte qui réunit les deux tours. Sur la place du marché est fondée l'église saint Nicolas. Les seigneurs d'Avesnes sont alors particulièrement puissants.
Au XIIIème siècle, l'habitat s'étend en contrebas de l'éperon rocheux. La ville basse naît autour de l'Helpe. La ville reçoit sa charte en 1200.
Au XVème siècle, Avesnes subit de plein fouet le choc des guerres entre Louis XI et Charles le Téméraire puis de la guerre de succession de Bourgogne. En 1477, Alain d'Albret, pourtant seigneur d'Avesnes, est obligé de prendre et de détruire la ville qui refuse de se rendre par fidélité envers Marie de Bourgogne.
La ville est reconstruite grâce à Louise d'Albret . C'est à elle que l'on doit le chapitre de Chanoines et l'érection de l'église en collégiale en 1534, en style gothique tardif. Des canalisations de bois viennent alimenter la ville en eau potable.
Pendant le moyen-Age, la ville d'Avesnes développa ses activités artisanales de draperie et de tannerie. Jusqu'en 1556, la ville est la possession des ducs de Croÿ qui rétablissent les défenses de la ville dès 1502.
De 1534 à 1538, 180 000 livres sont englouties dans la construction de 6 bastions. Place frontière, Avesnes fait désormais partie du système de défense des Pays-Bas.
Au XVIème siècle, les défenses sont complétées par des cavaliers sur les bastions et les courtines.
En 1659, par le traité des Pyrennées, Avesnes devient française et Le roi Louis XIV y fait une entrée triomphale en 1667.
La légende des mouches
Avesnes sauvée par les mouches!
En 1498, alors que le Hainaut appartient aux Pays-Bas, les armées françaises assiègent Avesnes, place forte de première importance. Le 21 novembre, jour de la présentation, les paroissiens réunis en grand nombre dans l'Eglise prient la Sainte Vierge avec ferveur pour la délivrance de leur ville.
C'est alors que les abeilles du château fort d'Avesnes, troublées par la mitraille, sortent de leurs ruches et forment un rempart en face de l'ennemi qui se disperse en toute hâte. C'est pourquoi, dans les armes d'Avesnes, figurent une ruche et neuf abeilles.
A partir du XVIIIème siècle
Vauban agrandit le bastion de la Reyne et redessine tous les ouvrages détachés. L'écluse du Pont des Dames vient réguler l'eau des fossés et permet de tendre une inondation défensive sur le front Nord.
Le XVIIIème siècle est une période de développement de la ville et la plupart des maisons datent de cette époque. Napoléon y rédigea son dernier ordre du jour avant la bataille de Waterloo.
Au XIXème siècle la ville connut une réelle prospérité. Son marché au beurre était l'un des tous premiers de France.
En 1867, la ville est déclassée en tant que place militaire mais c'est aussi l'année de l'arrivée du chemin de fer. La population va ainsi doubler et quelques bâtiments militaires sont lotis aux particuliers.
La guerre de 1914 interrompit cette période faste. L'état-major de Ludendorff et Hindenburg s'installa à Avesnes pour diriger les offensives de mars à juillet 1918 qui faillirent amener la victoire de l'Allemagne. Cette période de disette et de frustrations fut très dure à supporter pour les avesnois.
Pendant la seconde guerre mondiale la ville fut un centre actif de résistance. Certains furent déportés, tels Gaston Mairesse ou Kleber Herbin.
Le tambour Stroh
Le petit Tambour Stroh - rue de Mons
Stroh était Alsacien, et en 1792 ce jeune héros de la Révolution était parti avec ses frères pour s'engager à l'armée comme volontaire.
Agé alors de 15 ans, on l'intégra en qualité de tambour , dans l'ancien régime du Royal-Suédois, devenu le 89è de ligne.
Dans les premiers jours d'octobre 1793, Stroh était à Avesnes, lors des préliminaires de la Bataille de Wattignies.
Le jeune Stroh entraîna alors une poignée de soldats pour combattre contre les autrichiens. Infatigable, il battait la charge, mais une fois cerné par des grenadiers hongrois et refusant de se rendre, il tomba héroïquement sous les balles ennemies, au moment même où des renforts arrivaient.
Les restes du petit Tambour furent découvert en 1837 et réinhumés dans le cimetière communal de Dourlers. Un monument commémore à Avesnes-sur-Helpe ce jeune héros de la Révolution ainsi qu'une rue porte son nom.
Le nom d'Avesnes, qui viendrait selon certains du latin Advenientes et signifierait " les immigrants ", pourrait faire allusion à l'arrivée précoce de francs en pays alors gallo-romain.
La ville est née autour d'un château seigneurial. En 1050, Wedric le Barbu construit une tour en bois à côté de l'ancien palais de justice, sur un éperon rocheux dominant de plus de 20 mètres la vallée de l'Helpe majeure en contrebas. En 1080, son fils Thierry d'Avesnes construit une autre tour, un peu plus à l'est, à peu de distance : la tour Saint-Jean (à l'emplacement de l'actuel presbytère). Entre les deux, un bourg castral s'organise autour d'une place : l'actuelle place Guillemin.
Au XIIème siècle, une agglomération unique est formée. Elle est entourée d'un mur d'enceinte qui réunit les deux tours. Sur la place du marché est fondée l'église saint Nicolas. Les seigneurs d'Avesnes sont alors particulièrement puissants.
Au XIIIème siècle, l'habitat s'étend en contrebas de l'éperon rocheux. La ville basse naît autour de l'Helpe. La ville reçoit sa charte en 1200.
Au XVème siècle, Avesnes subit de plein fouet le choc des guerres entre Louis XI et Charles le Téméraire puis de la guerre de succession de Bourgogne. En 1477, Alain d'Albret, pourtant seigneur d'Avesnes, est obligé de prendre et de détruire la ville qui refuse de se rendre par fidélité envers Marie de Bourgogne.
La ville est reconstruite grâce à Louise d'Albret . C'est à elle que l'on doit le chapitre de Chanoines et l'érection de l'église en collégiale en 1534, en style gothique tardif. Des canalisations de bois viennent alimenter la ville en eau potable.
Pendant le moyen-Age, la ville d'Avesnes développa ses activités artisanales de draperie et de tannerie. Jusqu'en 1556, la ville est la possession des ducs de Croÿ qui rétablissent les défenses de la ville dès 1502.
De 1534 à 1538, 180 000 livres sont englouties dans la construction de 6 bastions. Place frontière, Avesnes fait désormais partie du système de défense des Pays-Bas.
Au XVIème siècle, les défenses sont complétées par des cavaliers sur les bastions et les courtines.
En 1659, par le traité des Pyrennées, Avesnes devient française et Le roi Louis XIV y fait une entrée triomphale en 1667.
La légende des mouches
Avesnes sauvée par les mouches!
En 1498, alors que le Hainaut appartient aux Pays-Bas, les armées françaises assiègent Avesnes, place forte de première importance. Le 21 novembre, jour de la présentation, les paroissiens réunis en grand nombre dans l'Eglise prient la Sainte Vierge avec ferveur pour la délivrance de leur ville.
C'est alors que les abeilles du château fort d'Avesnes, troublées par la mitraille, sortent de leurs ruches et forment un rempart en face de l'ennemi qui se disperse en toute hâte. C'est pourquoi, dans les armes d'Avesnes, figurent une ruche et neuf abeilles.
A partir du XVIIIème siècle
Vauban agrandit le bastion de la Reyne et redessine tous les ouvrages détachés. L'écluse du Pont des Dames vient réguler l'eau des fossés et permet de tendre une inondation défensive sur le front Nord.
Le XVIIIème siècle est une période de développement de la ville et la plupart des maisons datent de cette époque. Napoléon y rédigea son dernier ordre du jour avant la bataille de Waterloo.
Au XIXème siècle la ville connut une réelle prospérité. Son marché au beurre était l'un des tous premiers de France.
En 1867, la ville est déclassée en tant que place militaire mais c'est aussi l'année de l'arrivée du chemin de fer. La population va ainsi doubler et quelques bâtiments militaires sont lotis aux particuliers.
La guerre de 1914 interrompit cette période faste. L'état-major de Ludendorff et Hindenburg s'installa à Avesnes pour diriger les offensives de mars à juillet 1918 qui faillirent amener la victoire de l'Allemagne. Cette période de disette et de frustrations fut très dure à supporter pour les avesnois.
Pendant la seconde guerre mondiale la ville fut un centre actif de résistance. Certains furent déportés, tels Gaston Mairesse ou Kleber Herbin.
Le tambour Stroh
Le petit Tambour Stroh - rue de Mons
Stroh était Alsacien, et en 1792 ce jeune héros de la Révolution était parti avec ses frères pour s'engager à l'armée comme volontaire.
Agé alors de 15 ans, on l'intégra en qualité de tambour , dans l'ancien régime du Royal-Suédois, devenu le 89è de ligne.
Dans les premiers jours d'octobre 1793, Stroh était à Avesnes, lors des préliminaires de la Bataille de Wattignies.
Le jeune Stroh entraîna alors une poignée de soldats pour combattre contre les autrichiens. Infatigable, il battait la charge, mais une fois cerné par des grenadiers hongrois et refusant de se rendre, il tomba héroïquement sous les balles ennemies, au moment même où des renforts arrivaient.
Les restes du petit Tambour furent découvert en 1837 et réinhumés dans le cimetière communal de Dourlers. Un monument commémore à Avesnes-sur-Helpe ce jeune héros de la Révolution ainsi qu'une rue porte son nom.
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Re: Cartes postales
Un peu d’histoire… Le Crotoy
Sur les degrés des escaliers de la maison de la duchesse de MORNY … on peut imaginer COLETTE, aux beaux jours de 1907 et 1908, assise, s’imprégnant des humeurs et des lumières de la Baie » ses ciels turquoises, égyptiens, cendre verte, cendre bleue … qui se mirent dans des chenaux oblongs parmi les sables blonds « .Avec sa plume, la grande dame des lettres, célèbre ce décor magique comme l’ont fait, avec leurs palettes de couleurs et leurs pinceaux, les impressionnistes SEURAT et SISLEY.
Alfred MANESSIER pour qui le Crotoy était » le paradis de son enfance » célèbrera, pendant un demi-siècle, les ciels et les sables de la Baie de Somme. Ses œuvres les plus renommées ont fait connaître dans le monde entier, le petit port du Crotoy et le charme indéfinissable de son environnement. Quant à TOULOUSE LAUTREC, il fit de fréquents séjours dans une maison appelée » les mouettes blessées « .
C’est également au Crotoy que le 21 novembre 1430, Jeanne d’Arc prisonnière des Anglais est incarcérée. Elle y restera prés d’un mois jusqu’au 20 décembre.
Elle franchira alors à pieds la large Baie de Somme, pour se rendre, via Saint-Valéry et Eu, à Rouen où l’attend le sort que l’on connaît .
La magie et le mystère qui entourent la Baie inspirent l’imagination des créateurs et bien sûr, tout particulièrement, celle de Jules VERNE, cet inventeur du » merveilleux scientifique » dont la maison se trouvait en face d’un chantier de construction navale. L’imagination a fait le reste. Le Nautilus et le Capitaine Némo feront plonger des générations de lecteurs avec » Vingt mille lieues sous les mers « . Mais combien de ces lecteurs savent que c’est entre 1865 et 1870 , au creux de la Baie de Somme, qu’est née l’œuvre la plus adaptée, la plus traduite et la plus lue sans doutes ?
Au hasard de la promenade, on peut admirer le parc et le manoir de la famille du poète élégiaque, Charles-Hubert MILLEVOYE, face aux mollières de la Baie . Un peu plus loin, l’hôtel-restaurant » les Tourelles « , autre joli manoir qui fut, à la fin du siècle dernier, la résidence d’été du célèbre parfumeur Pierre GUERLAIN.
A voir aussi l’ancien chalet aux bow-windows que TASKIN, chanteur d’opéra comique proche d’Offenbach, a fait édifier dans les années 1880.
Le Crotoy a été témoin des tâtonnements de l’aviation naissante. En 1907, deux jeunes frères Gaston et René CAUDRON sont fascinés par les » plus lourds que l’air « . Dans un hangar de la ferme paternelle, ils construisent un planeur. L’engin tiré par la charrette de la ferme à laquelle on a attelé la » jument Luciole » et que cravache Gaston permet à René de s’élever dans les airs. En 1910, ces pionniers installeront leur atelier à proximité de la plage du Crotoy et créeront une école de pilotage renommée internationale d’où sortiront les plus prestigieux des aviateurs de la guerre 14-18.
source : office du tourisme du Crotoy
Sur les degrés des escaliers de la maison de la duchesse de MORNY … on peut imaginer COLETTE, aux beaux jours de 1907 et 1908, assise, s’imprégnant des humeurs et des lumières de la Baie » ses ciels turquoises, égyptiens, cendre verte, cendre bleue … qui se mirent dans des chenaux oblongs parmi les sables blonds « .Avec sa plume, la grande dame des lettres, célèbre ce décor magique comme l’ont fait, avec leurs palettes de couleurs et leurs pinceaux, les impressionnistes SEURAT et SISLEY.
Alfred MANESSIER pour qui le Crotoy était » le paradis de son enfance » célèbrera, pendant un demi-siècle, les ciels et les sables de la Baie de Somme. Ses œuvres les plus renommées ont fait connaître dans le monde entier, le petit port du Crotoy et le charme indéfinissable de son environnement. Quant à TOULOUSE LAUTREC, il fit de fréquents séjours dans une maison appelée » les mouettes blessées « .
C’est également au Crotoy que le 21 novembre 1430, Jeanne d’Arc prisonnière des Anglais est incarcérée. Elle y restera prés d’un mois jusqu’au 20 décembre.
Elle franchira alors à pieds la large Baie de Somme, pour se rendre, via Saint-Valéry et Eu, à Rouen où l’attend le sort que l’on connaît .
La magie et le mystère qui entourent la Baie inspirent l’imagination des créateurs et bien sûr, tout particulièrement, celle de Jules VERNE, cet inventeur du » merveilleux scientifique » dont la maison se trouvait en face d’un chantier de construction navale. L’imagination a fait le reste. Le Nautilus et le Capitaine Némo feront plonger des générations de lecteurs avec » Vingt mille lieues sous les mers « . Mais combien de ces lecteurs savent que c’est entre 1865 et 1870 , au creux de la Baie de Somme, qu’est née l’œuvre la plus adaptée, la plus traduite et la plus lue sans doutes ?
Au hasard de la promenade, on peut admirer le parc et le manoir de la famille du poète élégiaque, Charles-Hubert MILLEVOYE, face aux mollières de la Baie . Un peu plus loin, l’hôtel-restaurant » les Tourelles « , autre joli manoir qui fut, à la fin du siècle dernier, la résidence d’été du célèbre parfumeur Pierre GUERLAIN.
A voir aussi l’ancien chalet aux bow-windows que TASKIN, chanteur d’opéra comique proche d’Offenbach, a fait édifier dans les années 1880.
Le Crotoy a été témoin des tâtonnements de l’aviation naissante. En 1907, deux jeunes frères Gaston et René CAUDRON sont fascinés par les » plus lourds que l’air « . Dans un hangar de la ferme paternelle, ils construisent un planeur. L’engin tiré par la charrette de la ferme à laquelle on a attelé la » jument Luciole » et que cravache Gaston permet à René de s’élever dans les airs. En 1910, ces pionniers installeront leur atelier à proximité de la plage du Crotoy et créeront une école de pilotage renommée internationale d’où sortiront les plus prestigieux des aviateurs de la guerre 14-18.
source : office du tourisme du Crotoy
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Re: Cartes postales
Je préférais cette façade du restaurant bien plus typique, à la nouvelle, !!!

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