

Morhange (Moselle)
avant 1914
Place de la république

Après la 1° guerre 14/18




Aujourd'hui

Avant

Aujourd'hui


Ce qu' il faut savoir sur Morhange
La Place en 1910

La bataille de Morhange, en allemand Schlacht bei Mörchingen, est l'une des premières grandes batailles de la Première Guerre mondiale lors de sa première phase (la bataille des Frontières). Elle se déroule les 19 et 20 août 1914 sur un front qui s'étire sur près de 30 kilomètres impliquant les villages de Morhange et de Dieuze dans l'actuel département de la Moselle, alors territoire allemand.
Le piège Nied-Sarre
Aussi surprenant que cela puisse paraître, la France entre en guerre sans véritable plan d’opérations. Le plan XVII n'est en réalité qu'un plan de mobilisation et de concentration des forces françaises préparé en 1913. Il doit son nom au fait d'être le 17e depuis la fin de la guerre franco-allemande de 1870. Le généralissime français, le général Joseph Joffre a simplement indiqué dans la directive secrète qu’il signe le 7 février 1914 qu'il entend lancer dès le début des hostilités deux offensives dans l'est de la France visant à reconquérir tout ou une partie des provinces perdues d'Alsace-Lorraine. Or, une telle manœuvre n'est pas sans risque. Les Allemands ont établi dans cette région les formidables places fortes de Strasbourg, de Thionville et de Metz. L'ensemble dessine avec les Vosges une sorte de nasse formant ce qu'on appelle « le couloir de Delme » dans lequel il est très périlleux de s’aventurer. Ce danger avait été clairement exposé par les différents stratèges français, notamment le lieutenant-colonel Grouard, mais l'état-major estimait qu'avec des moyens adéquats ces offensives étaient possibles. En conséquence, le plan XVII avait prévu de masser dans la région deux fortes armées appuyées par des unités de réserve, au total vingt-quatre divisions, ce qui représentait le tiers de l’Armée française4.
Les stratèges allemands ont depuis longtemps parfaitement anticipé le fait qu'en cas de guerre, les Français tenteraient, quoi qu'il arrive, de reprendre leurs provinces perdues d'Alsace et de Lorraine. Ils ont donc entrepris d'importants travaux de fortifications et ont entraîné leurs troupes en prévision d'offensives françaises dans cette région. Ils pensaient que de telles opérations seraient vouées à l'échec et leur offriraient l’occasion d’une contre-attaque qui pourrait se transformer en une véritable bataille décisive à leur avantage. Associée à leur manœuvre d’encerclement par la Belgique prévue par le plan Schlieffen, cette contre-attaque leur permettrait d'obtenir l’anéantissement plus rapide et plus complet des armées françaises. En 1912, le généralissime allemand Helmuth von Moltke fait établir un plan en ce sens visant à attirer les Français dans la région des étangs située entre Morhange et Fénétrange, les exposant à des attaques de flanc lancées depuis la place forte de Metz à gauche et à partir des Vosges à droite : ce sera le « piège Nied-Sarre », du nom des deux rivières formant le fond de cette nasse géographique. La combinaison de ce plan s'ajoutant à une série de décisions hasardeuses prises par le haut commandement français dans les derniers jours précédant la bataille de Morhange offrent aux Allemands une occasion de victoire qui dépasse toutes leurs attentes.
La suite sur WIKI : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_ ... Nied-Sarre
Alors que le Grand Quartier général (GQG) prétend que les Allemands sont en retraite et qu'il n'y aurait devant lui que des arrière-gardes, Castelnau bute soudain sur des forces considérables fortement appuyées par de l'artillerie lourde.
La 2e armée française, composée notamment des 15e, 16e, 20e corps d'armées et du 2e groupe de division de réserve (2e GDR commandée par le général Léon Durand), subit de lourdes pertes et doit se replier sur Nancy. Heureusement, Castelnau réussit à reformer son armée qu'il peut alors lancer dans une manœuvre de flanc qui va infliger une lourde défaite aux Allemands qui le poursuivent. C'est la bataille de la Trouée de Charmes (24-27 août). Il empêche ainsi les armées françaises qui se replient vers Paris d'être tournées par la droite et rend possible la bataille de la Marne. Au moment où les autres armées remportent la victoire de la Marne, Castelnau bloque une nouvelle offensive allemande visant Nancy : c'est la bataille du Grand-Couronné (4-13 septembre). Cela lui vaut le surnom de « sauveur de Nancy »
Philou



























































































































































































