Toponymie
Une hypothèse fait de Saujon une évolution de l'anthroponyme gallo-romain Salvio (Salvianonem, Villa Salvii) qui pourrait laisser supposer la présence d'un domaine à l'emplacement de la ville actuelle. Au Moyen Âge, la ville s'est appelée Savion, Saujean, avant de prendre son nom actuel.
Protohistoire et Antiquité
L'occupation humaine du territoire communal est très ancienne, comme en témoigne un ensemble mégalithique constitué d'une série de dolmens au lieu-dit « La Graupe ». La plupart ont subi les outrages du temps (et des hommes), mais l'un d'eux reste suffisamment bien conservé pour qu'on puisse reconnaître en partie sa structure d'origine. Composé de cinq dalles formant une salle, il a probablement fait partie d'un monument bien plus important, sans doute une allée couverte.
Lieux et monuments
Église Saint-Jean-Baptiste

L'église Saint-Jean-Baptiste est un monument au style très sobre qui fut édifié entre 1679 et 1683, sur les plans de l'architecte Jacques Guérinet.
Les chapiteaux romans
Si l'église en elle-même ne comporte que peu d'éléments décoratifs, quatre chapiteaux provenant d'une ancienne église romane Saint-Martin disparue à la Révolution, ont été placés sur des colonnes et incorporés à la nef en 1912. Ces chapiteaux ont été découverts lors de travaux exécutés sur le champ de foire. Ils datent des XIIe et XIIIe siècles77 et sont des trésors de la sculpture saintongeaise romane. Ils représentent :
Les Myrophores ou les Saintes Femmes qui découvrent le tombeau du Christ vide après sa résurrection.
Le prophète Daniel assis qui tient un Livre entre ses mains. Il est séparé des lions par une mandorle en forme de fer à cheval, ornée de perles.
Le pesée des âmes par saint Michel. Un démon griffu essaie de faire pencher la balance de son côté. Les détails des vêtements, les expressions variées des personnages font de cette sculpture l'un des sommets de l'art roman saintongeais.
Le porteur de poisson et le porteur de hue : Dans l'iconographie romane le porteur de poisson géant représente l'homme écrasé par ses propres péchés et le porteur de houe un rappel aux humains de la pénitence d'Adam, condamné à bêcher la terre pour subvenir aux besoins de sa famille, après la Chute.
Château
Le château après rénovation. C'est aujourd'hui un centre culturel.
Le premier château de la ville fut édifié dès 1475 pour le chevalier Olivier de Coëtivy, sénéchal de Guyenne et seigneur de Saujon, sur autorisation du roi Louis XI. En 1571, Denis-Pierre de Campet, un noble huguenot, épouse Bertrande Burlé, et obtient par ce mariage les terres de Saujon et les paroisses environnantes.
Port de Ribérou
Aménagé au fond de l'estuaire de la Seudre, un peu en marge du centre-ville et en prise directe avec les prairies humides du Grand Marais (rive droite), le port de Ribérou — du latin ripa (rive) ou de l'occitan ribèira (rivière) — est un des poumons économiques de Saujon depuis sa création au XIe siècle.
Thermes
La première pierre du centre thermal fut posée en 1888, sous l'impulsion du docteur Dubois, spécialiste des maladies nerveuses établi à Saujon. Le bâtiment se compose d'une façade néo-classique rythmée par huit colonnes de pierre, inspirée par l'architecture des temples de l'Antiquité.
Héraldique

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Parti, au premier d'azur à la fasce accompagnée en chef d'un croissant, et en pointe d'une coquille, le tout d'argent, qui est Campet de Saujon, au second d'argent, à trois chevrons de gueules, qui est Du Plessis-Richelieu.
JP
