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Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Wingamp, Guencamp en 1123, Guengamp en 1145, Wengampus en 1151, Wengamp, Guengampus en 1165 et en 1169, Wingamp en 1165 et en 1171, Guengampus, Guingampus en 1235.
Le nom en breton de la ville est Gwengamp /ˈɡwɛn.ɡãmp/, sans doute issu de gwenn « blanc » ou « béni » au sens figuré, et kamp (latin campus) « champ ».
Le sens étymologique serait donc « champ blanc », peut-être « champ ou domaine laissé en friche ».
Sigismond Ropartz privilégie le sens de Champ de vin (Guin-Camp). En 1151, Marguerite, duchesse de Bretagne, fait don à l'abbaye de Sainte Croix de plusieurs biens. dont quatre arpents de terre labourable situés entre "Ecclesiam vestran et Guingampum" pour y planter une vigne.
Histoire
De nombreux tumulus et dolmens paléolithique, néolithique et de l'Âge du bronze sont présents dans le pays guingampais (Trésor de Kérivoa). La ville est toute proche de la voie romaine allant à Vorgium, passant notamment à Saint Adrien et Plésidy.
Les trois châteaux successifs
Les fouilles menées par Laurent Beuchet dans le château de Guingamp ont mis en évidence les trois châteaux construits successivement sur le même site.
La motte d'origine dite motte au Comte fut élevée aux alentours du XIe siècle. Au cours du XIIe siècle, cette motte fut rasée sur ordre des Plantagenêt lors de la reprise du duché de Bretagne et remplacée par une fortification polygonale en pierre, jusqu'à la fin du XIVe siècle, date à laquelle le duc de Bretagne Jean V ordonna sa destruction. C'est à cette date que fut érigée la nouvelle structure médiévale sur ordre de Pierre II de Bretagne.
- Un premier château, construit vers 1030 sur une motte féodale circulaire, était entouré d'un fossé d'une profondeur de 5 m creusé dans le rocher. Les bâtiments étaient en bois, de même que la tour-porte rectangulaire reposant sur six poteaux qui en défendait l'entrée.
Le château faisait également partie de la ceinture défensive de la ville : des remparts construits en 1446 par Jean de Beuves pour Pierre II.
- Un second château, construit en pierre, est édifié au XIIe siècle. Son mur d'enceinte est polygonal ; les angles en sont renforcés de contreforts, selon un modèle alors très courant dans les domaines des Plantagenêt.
- Un troisième château est construit au milieu du XVe siècle, de plan carré avec d'imposantes tours circulaires aux quatre angles, adaptées à l'artillerie de l'époque. Ce troisième château est resté inachevé : les tensions existant alors entre le duché de Bretagne et le royaume de France obligent le duc François II de Bretagne à privilégier les châteaux situés à l'est aux marges de son duché, comme Dinan, Fougères ou Nantes.
Édifices religieux
Basilique Notre-Dame de Bon Secours, rue Notre-Dame (XIe-XVIe siècle)
Abbaye Sainte-Croix, rue de l'Abbaye (XIIe-XVIIIe siècle), fondée vers 1135, inscrite MH en 1926.
Couvent des Ursulines, rue de la Trinité (XVIIe siècle), inscrit MH en 1925.
Chapelle Saint-Léonard, rue Saint-Léonard (XIIe-XIXe siècle). Elle forme une croix latine incomplète, le transept sud étant manquant.
Ancien monastère des religieuses hospitalières, puis ancien hospice aujourd'hui Hôtel de ville, place de Verdun (XVIIIe siècle)
Lieux et monuments
Château de Pierre II (XVe siècle), inscrit MH en 1926.
Vestiges des remparts, (XVe siècle) Logo monument historique Classé MH (1943).
Fontaine de la Plomée Logo monument historique Classé MH (1902).
Château des Salles (XVe-XIXe siècle), inscrit MH en 1964.
Ancienne prison de style « pennsylvanien » (XVIIIIe siècle) Classé MH (1997).
Plusieurs maisons des XVIe et XVIIe siècles classées ou inscrites MH.
Maison datée de 1416, la plus ancienne des Côtes d’Armor .
Héraldique

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Fascé d'argent et d'azur de quatre pièces.
JP
