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Histoire
Antiquité
L'étude archéologique d'Avranches, menée depuis plus de trente années par l'archéologue Daniel Levalet, laisse apparaître que la ville est bel et bien une création romaine consécutive à la conquête de César et, plus particulièrement, à la célèbre bataille remportée en 56 av. J.-C. par Quintus Titurius Sabinus sur Viridovix, chef gaulois à la tête de la coalition des tribus celtes d'Armorique. Certains historiens pensent que cette fameuse bataille eut lieu sur la commune du Petit-Celland, au lieu-dit le Chatellier ; cet oppidum fut fouillé en 1938 et 1939 par Sir Mortimer Wheeler, célèbre archéologue britannique. Ces fouilles ont livré la preuve d'une occupation gauloise du site et d'un incendie qui occasionna son abandon. Cette fortification de l'âge du fer était ceinte d'un mur gaulois.
La conquête romaine se traduit par la création d'une agglomération nouvelle sur le site actuel d'Avranches. Cette ville porte le nom de Legedia, comme l'indique la table de Peutinger. À la fin du IIIe siècle, vers 280.
Haut Moyen Âge
À la fin du Ve siècle, Avranches devient le siège d'un évêché. D’après la liste dressée au XIIe siècle par Robert de Torigni, alors abbé du Mont-Saint-Michel, vingt prélats se succèdent entre la fin du Ve siècle et l’an Mil.
Époque contemporaine
Le tramway d'Avranches, dans la rue de la Constitution.
La ville se dota d'une ligne de tramway électrique, exploitée par Société des Chemins de fer de la Manche, qui la reliait à sa gare. Cette ligne eut un tel déficit qu'elle ne fonctionna que de 1907 à 1915.
Lieux et monuments

Le donjon d'Avranches probablement construit au commencement du XIe siècle lors de l'installation d'un premier comte : Robert d'Avranches, fils illégitime du duc Richard Ier. Élevé sur les substructions d'un castellum romain, il n'avait pas de fonction résidentielle vu ses dimensions peu considérables (relevées par le chanoine Pigeon vers 1880-1890). Le donjon a été traversé en 1848 par une rue nouvelle prolongeant la rue d'Office (aujourd'hui rue de la Belle-Andrine), ce qui subsistait du donjon s'est effondré en 1883. Une courtine, située entre le donjon roman disparu et la tour dite du Promenoir, et ornée de créneaux au début du XXe siècle, est souvent présentée à tort comme l'ancien donjon.
Grand Doyenné
Le Grand Doyenné d'Avranches (XIIe, XVe et XVIIIe siècles), classé monument historique depuis le 19 octobre 2007.

À l'origine, au milieu du XIIe siècle lors de son édification, ce monument appartenait à la famille de Subligny ; il est clairement désigné par le terme manoir dans les sources.
Église Notre-Dame-des-Champs
L’ancienne église Notre-Dame-des-Champs d'Avranches, place Carnot, était située, comme son nom l’indique, à l’extérieur de la ville, au sud. Cette église d’une grande simplicité, connue grâce à une photo et quelques gravures, datait de la fin du XVIIe siècle. Devenue trop petite et des travaux devenant nécessaires, on admit l’idée, vers 1855, de construire un nouvel édifice. Des plans et un devis furent dressés par l’architecte Théberge, « enfant de la paroisse ». Toutefois, il fallut attendre le 12 avril 1863 pour assister à la pose de la première pierre par le préfet de la Manche en présence de Jean-Pierre Bravard, évêque de Coutances et d’Avranches.
Basilique Saint-Gervais
L'ancienne église Saint-Gervais, place Saint-Gervais, datait du milieu du XVIIe siècle. L'actuelle est un vaste édifice néoclassique reconstruit de 1823 à 1899.
Autres monuments
Mémorial de Patton et de la 3e Armée américaine.
Héraldique

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« D'azur à deux tours rondes, jointes par un entre-mur, la porte fermée au milieu, le tout d'argent maçonné de sable, surmonté d'un dauphin contourné et couché d'argent, accosté de deux croissants d'argent. ».
La porte ou château renvoie au passé militaire de la ville qui, jusqu’au XVIIIe siècle, demeura une place forte importante ; les trois fleurs de lis d’or évoquent la royauté et le rachat de la ville par saint Louis au XIIIe siècle. L’apparition des croissants sur les armes de la ville remonterait aux guerres de religion, sous le règne d’Henri II, et rappellerait l’appartenance d’Avranches à la Ligue, c’est-à-dire au parti catholique. Le poisson visible sur l’écu est un « dauphin versé », selon la terminologie héraldique ; sa présence a été interprétée comme une allusion à la mer toute proche et aux eaux poissonneuses de l’estuaire de la Sée.
JP
