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Population : 1 186 hab. (2021 en évolution de +0,94 % par rapport à 2015)
Toponymie
La plus ancienne attestation connue du lieu date de l'an 571 sous la forme latine Exidolium ou Excidolium, indiquée dans le testament de saint Yrieix. En 1116 est mentionné Monasterium Exidolii dans le cartulaire de l'abbaye d'Uzerche, puis Eixiduelh en 1339 et Exidolhium en 1360. En 1470, le lieu est mentionné Eyssideuilh, puis Eÿsideuil sur Le grand atlas du XVIIe siècle de Johannes Blaeu, et Exeideuilh en 1725 dans un acte notarié. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, la ville est identifiée sous le nom d'Exideuil.
Le site de la mairie affirme qu'il existe plusieurs hypothèses dont une explication par le gaulois et deux autres par le « celte ». Son rédacteur semble ignorer que le gaulois est une langue celtique. Ces deux hypothèses par le « celte », sans aucune analyse linguistique, ne font pas sens.
En réalité, comme Exideuil en Charente et Issudel dans le Lot (Puy-l'Évêque, Exidolio (XIVe siècle), il s'agit bien d'une formation toponymique gauloise composée de deux éléments : un élément Exito- auquel est apposé le suffixe gaulois -ialo signifiant « clairière, champ », en fait -ialo n'est pas un suffixe mais un appellatif toponymique dont la forme originelle est sans doute *ialon. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak interprètent exito, qu'ils citent sans astérisque (contrairement à Albert Dauzat, Ibid.), comme étant un mot gaulois signifiant « champ ».
Histoire
En bordure sud de la vallée de la Loue, au niveau de la falaise des Roches enchantées, la grotte de l'Église a révélé des traces d'une activité humaine au Paléolithique supérieur, par la présence de roches taillées (silex, jaspe ou cristal de roche).
Vue des deux faces d'une même pointe à cran découverte dans la grotte de l'Église.
Au Moyen Âge, l'histoire d'Excideuil, ancienne capitale du Périgord vert, se confond avec celle de son château qui changea de mains à plusieurs reprises. Français, Anglais, catholiques, protestants s'y sont succédé du XIVe au XVIe siècle.
La seigneurie d'Excideuil fut érigée en marquisat en 1613 pour Daniel de Talleyrand. Ses descendants conservèrent le titre jusqu'en 1890.
Lieux et monuments
Château d'Excideuil, XIIIe, XIVe, XVIe et XVIIIe siècles, classé au titre des monuments historiques depuis 2014.
Église Saint-Thomas, romane modifiée au XVe siècle, avec un clocher moderne, inscrite depuis 1926. Voir C.P. Philou.
La chapelle centrale du cimetière, ornée de gargouilles.
L'hôpital et sa chapelle.
L'ancienne sacristie, seul vestige du couvent des Cordeliers.
La commanderie des Templiers.
La commanderie de Saint-Antoine.
Les commanderies des Templiers (à gauche) et de Saint-Antoine (à droite).
L'hôtel de Vendeuil, du XVIIIe siècle dont la façade est inscrite.
La halle.
La mairie, implantée sur une partie de l'ancien couvent des Clarisses.
Fontaine Bugeaud : elle a été édifiée avec une partie de l'argent donné par Thomas Robert Bugeaud à la commune d'Excideuil, argent qu'il avait reçu « en récompense de son « dévouement » à la monarchie ».
La falaise des Roches enchantées et la grotte de l'Église.
Héraldique

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De gueules à la tour d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable.
JP
