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Population agglomération : 11 592 hab. (2022)
Toponymie
Attestations anciennes
Le nom de la localité est attesté sous les formes VCCETIO ; VCETIA ; Castrum Ucetiense ; Ucetia en 506 ; Uzecia, urbs Occitaniæ en 826 ; Ucetia en 878 ; Eutica en 1099 ; Uzetica en 1107 ; Ucetia en 1156 ; Uzez en 1157 ; Ucecia en 1158 ; Uzes en 1160 ; Uzecium en 1160 ; Ussecia en 1363 ; Villa Ucecie en 1384 ; Usès en 1474 ; Ucecia en 1485 ; Villa Ucetiæ en 1505 ; Uzez en 1532, Uzès-la-Montagne pendant la Révolution française, Uzès depuis 1793 et 1801.
Dès l'antiquité, on trouve (sur une stèle exposée au musée de la Romanité à Nîmes) la mention de la cité de Ucetia comme étant l'une des deux cités les plus importantes autour de Nemausus (Nîmes). Par la suite, la localité est signalée en l'an 506 dans les écrits et sur une monnaie mérovingienne, in pago Ucetico en 813, abbatia et villa Sancti Firmini en 1156.
Étymologie
Il semblerait que le toponyme Usès, en occitan, soit pré-celtique et reste de signification inconnue. « Le nom latin d|Ucetia, formé probablement sur un toponyme celte uk (correspondant à une hauteur dans une langue pré-celtique), donnera régulièrement Ucèz ou Usèz (comme on le lit encore dans les lettres de Jean Racine).
Histoire
Le développement de la cité d'Uzès, dès le Ier siècle avant notre ère, est antérieur à la construction du pont du Gard qui amenait l'eau de la fontaine d'Eure jusqu'à Nîmes et dont la construction remonte au Ier siècle de notre ère.
La marquise de Crussol joue un rôle important dans le nouveau souffle donné à la ville. À partir de 1951, elle engage d'importants travaux de restauration du château. Au début des années 1960, elle intervient auprès d'André Malraux pour que sa sa loi de 1962 permette la création à Uzès d'un des premiers secteurs sauvegardés. C'est chose faite en 1965. La restauration de la ville peut commencer.
Le Duché.
A noter que lorsque le drapeau flotte au dessus du château, cela indique la présence de la duchesse dans ses murs.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Uzès est classée ville d'art et d'histoire. Son centre est particulièrement bien conservé, offrant aux visiteurs de superbes façades des XVIe et XVIIIe siècles et de nombreux hôtels particuliers (pour une cité aussi modeste, près de 40 bâtiments sont inscrits ou classés au titre des Monuments historiques !).
Sa place aux Herbes, ombragée de platanes, entourée de maisons à arcades, et au milieu de laquelle trône une grande fontaine en fonte ouvragée du milieu du XIXe siècle, est le lieu d'un marché hebdomadaire du samedi très apprécié, où se mêlent les parfums des herbes aromatiques de Provence et du Languedoc.
Sur la place Albert-Ier, ancienne place du marché au Blé au centre de laquelle se dresse un gracieuse fontaine figurant une monumentale femme à l'antique en fonte de fer, se situe la chapelle des Capucins construite en 1635 sur l'emplacement d'un édifice romain monumental (découverte de 8 colonnes en granit et de chapiteaux en marbre) dont la nature nous est inconnue.
La fontaine d'Eure (fontes urae) est un groupe d'une dizaine de sources pérennes, situées à quelques kilomètres au nord-est d'Uzès, sur la rive gauche de l'Alzon. Ce sont des exsurgences qui servent d'exutoire à une nappe aquifère contenue dans le massif calcaire voisin.
Au Ier siècle, les Romains captèrent les eaux de la fontaine d'Eure pour approvisionner Nîmes : elles y étaient conduites par l'aqueduc de Nîmes, d'une cinquantaine de kilomètres de long, qui traversait le Gardon sur le pont du Gard. L'ouvrage cessa de fonctionner définitivement au VIe siècle.
Le patrimoine religieux.
La cathédrale Saint-Théodorit. Saccagée au cours des guerres de Religion, elle fut rebâtie au milieu du XVIIe siècle.
Ancien grand séminaire ;
L'ancien évêché : très vaste bâtiment du XVIIe siècle attenant à la cathédrale, il a abrité la sous-préfecture et le tribunal jusqu'en 1926. Aujourd'hui y a pris place notamment, après une très importante restauration, le musée municipal Georges-Borias.
L'église Saint-Étienne, construite de 1763 à 1775 sur l'emplacement d'une ancienne église détruite pendant les guerres de Religion.
Église Saint-Julien d'Uzès. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1999 ;
Chapelle des Capucins d'Uzès ;
Les vestiges de l'église romane Saint-Geniès, du XIIe siècle. Les vestiges ont été inscrits au titre des monuments historiques en 1949 ;
La crypte ;
Temple protestant d'Uzès. Pendant les guerres de Religion, le temple et dix églises furent détruits. Au XVIe siècle, Uzès était la 5e ville protestante du royaume.
Mas de Mayac. Les façades et toitures ont été inscrits au titre des monuments historiques.
Héraldique

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Fascé d'argent et de gueules, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
JP
