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Population municipale : 7 521 hab. (2023 en évolution de −3,55 % par rapport à 2017)
Toponymie
Étymologie
Céret est une francisation du nom catalan de la ville : Ceret.
L'étymologie rattache le nom de Céret au peuple des Kerètes, Ibères ou pré-Ibères habitant la région, à l'instar d'autres noms de la région tels que Cerdagne, Puigcerdà ou Saint-Laurent-de-Cerdans. Le mot kérète lui-même est construit sur le radical pré-indo-européen *Ker-Kar suivi du suffixe ibère -ete, le tout signifiant « habitants des montagnes ». Les Romains ont latinisé ce nom et créé le pagus des Ceretani dans ce qui est aujourd'hui le haut-Vallespir et la Cerdagne. Les Romains ont pu donner ce nom pour deux raisons :
soit Céret était déjà une cité des Kéretes ;
soit du fait de sa situation dans le pagus Ceretani, même dans le cas d'un peuplement postérieur aux Ibères.
Les différentes mentions du nom donnent vicus Sirisidum en 814, vico Cereto en 866, villa Cerseto en 915, vigo Ceresido en 930, Cered et Ceriteto également au Xe siècle, Ceret, Cericeto aux XIe siècle et XIIe siècle, Cirset vers 1070, Cersed (une des formes les plus courantes) en 1130 et Cerset en 1138, puis du XIIIe siècle au XVe siècle Cereto, Ceret, Seret et Saret. Ceret supplante les autres formes au XVIe siècle.
Ces différentes graphies, souvent liées à des scribes essayant de transcrire en latin un nom qu'ils ne comprenaient pas et donc probablement non utilisées dans le langage parlé, se classent en deux familles :
les noms issus du latin Ceresetum désignant un lieu planté de cerisiers : Sirisidum, Ceresido, Cereteto et Cericeto. Cela prouverait l'ancienneté de la culture de la cerise dans cette région ;
les noms issus du latin Quercus suggérant plutôt des bois de chênes : Cerseto, Cersed.
Les formes du nom liées aussi bien au cerisier qu'au chêne disparaissent progressivement à partir du XIIe siècle, seules subsistant celles liées à l'antique kérète.
Les hypothèses se fondant sur *Ker (rocher) et celles sur le cerisier ne sont donc pas incompatibles car le mot latin Cerasus (cerisier) provient lui-même du nom de la cité antique de Kerasos en Asie Mineure, à l'étymologie identique.
La première forme du nom, vicus Sirisidum en 814, comme toutes celles du IXè au XIIè siècle, ramènent à un étymon bien identifié : le latin ceraseum, « cerise », muni du suffixe collectif -etum. À l'intérieur du groupe de consonnes -rs-, le -s- a été assimilé par la consonne précédente : les formes du nom passent ainsi de Cersed en 1103 à Ceret en 1143. Contrairement à ce qui a été écrit par de nombreux auteurs (A. Dauzat, E. Nègre etc.), Céret ne peut venir du nom du peuple Cerretani, d'autant que la capitale romaine en était Llivia et que Céret se trouve dans le bas Vallespir. Le nom de ce peuple est mentionné Κερρητανοὶ par Strabon en 7 av. J.-C. par Strabon, Ceretani en 77 par pline l'Ancien, et Ceretes par le poète Avienus au milieu du IVè siècle : aucune de ces formes ne peut être à l'origine de Sirisidum attesté en 814.
Gentilé
Les habitants de Céret sont appelés les Cérétans et les Cérétanes d'après la forme catalane Ceretà et Ceretana. Au XIXe siècle, l'usage administratif employait aussi la forme Cérétois tandis que localement, la population utilisait les formes de Cérétenc et Cérétencque, issues des formes catalanes Ceretenc et ceretenca, qui coexistent jusqu'au début du XXe siècle avec Ceretà et Ceretana. Ces deux formes ont depuis disparu en français.
Protohistoire
Plusieurs vestiges témoignent du passage de populations diverses durant la protohistoire sur le territoire de la commune.
Dans les environs du Mas Carol, se trouve le Roc de Nou Creus (Roc des neuf croix). Ce rocher long d'une quinzaine de mètres pour une hauteur de 2,50 mètres présente de nombreuses croix gravées d'époque dolmenique, ainsi que quelques croix datant du Moyen Âge. On trouve également quelques roches à cupules dans les environs.
L'abri de la Porte de Fer est situé sur les hauteurs du ravin de Nogarède. Il s'agit d'un abri-sous-roche long de huit mètres ayant été fréquenté régulièrement du XIe siècle au IVe siècle av. J.-C. et sans doute épisodiquement de l'antiquité jusqu'au Moyen Âge.
Le site le plus important est celui de la nécropole de Vilanova, situé sur la rive gauche du Tech, et ayant révélé 70 sépultures datées de 900 à 650 av. J.-C. et preuve d'un ancien peuplement sédentaire sur le territoire de la commune dès l'âge du bronze.
Culture locale et patrimoine
Jusqu'au début du XXe siècle, le village est édifié autour de l'église Saint-Pierre et d'un rempart circulaire. C'est un village construit en pente douce sur le piémont pyrénéen. Les constructions sont caractéristiques de la région à base de pierres roulées en granite. On note la présence de marbre sur certains édifices (église, fontaines). Limitée par les Pyrénées au sud, par des ravins à l'est et à l'ouest, la ville se développe au cours du XXe siècle vers le nord, jusqu'à atteindre le Tech en contrebas.
Monuments religieux
La ville de Céret est dotée d'une douzaine de bâtiments religieux.
Le principal en est l'église Saint-Pierre, résultat de la superposition et reconstruction de quatre édifices.
Le vestige de l'ancien couvent des Capucins, dont seuls subsistent d'origine la chapelle et son chevet campanile.
L'ermitage Saint-Ferréol est situé sur une colline des Aspres au nord de Céret. C'est un lieu de pèlerinage le 18 septembre de chaque année. Il offre une vue panoramique sur la plaine alluviale du Tech et le massif des Albères.
L'ermitage Saint-Georges del Pla del Carner est une chapelle romane en ruines. Elle se trouve à l'est de la ville, sur la plaine alluviale du Tech au sein de l'actuel hameau Saint-Georges.
La chapelle Saint-Joachim du Mas Perer se trouve sur la commune.
Chapelle Sainte-Marguerite du château d'Aubiry.
Chapelle Saint-Augustin de Céret.
Chapelle Notre-Dame-des-Anges du couvent des Capucins de Céret.
Chapelle Saint-Roch de Céret.
Chapelle Sainte-Anne du Mas Companyo.
Chapelle Saint-Louis-Roi du Mas des Capellans.
Chapelle Saint-Augustin du Mas d'en Ribes.
Chapelle Sainte-Isabelle du Mas Querol.
Chapelle Notre-Dame des Douleurs du Mas Seriès.
Chapelle Saint-Sébastien de Céret, située face au pont du Diable (rive nord du Tech), construite en 1484.
Monuments laïques
Le portal de France et la porte d'Espagne constituent les vestiges des anciens remparts de Céret.
La fontaine des Neuf Jets est la principale fontaine de la ville, construite en 1313 sur la place du même nom et remodelée plusieurs fois au fil du temps. Le lion situé à son sommet est ajouté en 1479. Dégradé lors de la féria 2011, il est remplacé en août 2013.
La fontaine de la Sardane de la Paix rendant hommage à Pablo Picasso et au massif du Canigou, sans oublier l'eau l'irriguant, est réalisée en 2012 par les artistes céramistes plasticiens Juliette et Jacques Damville.
Le château d'Aubiry est construit à la fin du XIXe siècle à l'entrée de Céret.
Enfin, le monument le plus important est sans doute le pont du Diable (Logo monument historique Classé MH (1840)). Son unique arche de pierre de 45,45 mètres d'ouverture résiste depuis le XIVe siècle aux crues du Tech[119]. Cet ouvrage haut de 22,30 m et renforcé au XVIIIe siècle fait aujourd'hui partie d'un ensemble de trois ouvrages d'art traversant le Tech.
Héraldique

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D'azur à deux clefs d'argent passées en sautoir et reliées par une chaîne du même ; au chef d'or chargé de quatre pals de gueules.
JP
