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djef24
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La drôle d’histoire du séquoia de Banassac (Lozère)
Publié le 22 novembre 2018 par Le castor masqué

Dans son ouvrage sur les Arbres remarquables de Lozère, Jean-Pierre Lafont nous raconte l’histoire étonnante de ce séquoia oublié sur un quai de gare et devenu 100 ans plus tard, un Géant parmi les géants. Quelle magnifique revanche sur la vie !

Son aventure lozérienne a débuté en 1908, lorsqu’il fut débarqué en compagnie de ses deux frères en gare de Banassac.
Une commande spéciale de M. De Nogaret qui souhaitait agrémenter le parc de son Château à St Laurent. Il était en effet de coutume d’installer dans les grands parc privés, des arbres de prestige rapportés des contrées lointaines. A cette époque, le cèdre était déjà passé de mode et les riches propriétaires ne juraient que par ces fameux arbres géants de la côte Pacifique comme nouveau « marqueur de statut social ».
Devenir une attraction exotique, voilà le destin que réservait M. De Nogaret à ces trois petits californiens. Un avenir finalement plutôt prestigieux et dont Papa et Maman, depuis leur forêt primitive, pourraient être fiers !
Mais la belle aventure des Américains en Lozère pris un tout autre chemin… Le châtelain oublia sa commande sur le quai de la Gare ! Quel malheur !
Un mauvais coup du sort, après un si long voyage les trois frères se retrouvaient abandonnés sur un quai de gare venteux de Margeride; cette fois leur avenir semblait bien sombre… Mais la vie est faite parfois de belles rencontres et c’est le Chef de Gare qui remarqua un curieux petit paquet soigneusement emballé. Intrigué par ces étranges « sapins exotiques », le brave homme eu pitié de ces pauvres naufragés. Il fallait leur trouver une nouvelle famille d’accueil. Il pensa immédiatement à Mme Gavène, dont le magnifique jardin de l’autre côté de la rue faisait l’admiration du village (et quelques jaloux…). Mme Gavène avait la main verte, tout le monde le savait, elle seule saurait prendre soin de ces petits réfugiés.
Elle les choya comme ses propres enfants, mais malgré tous ses efforts, seul le plus vaillant survécu – L’histoire reste vague sur les liens qui existaient entre le Chef de Gare et Mme Gavène et si finalement ces 3 petits plants offerts en cadeau n’étaient qu’un prétexte pour rendre visite régulièrement à la charmante voisine…
Quelques années plus tard, en 1914, un hôtel fut construit à l’emplacement même de la maison. Le jeune séquoia (dont tout le monde ignorait le nom), haut de ses 6 ans, fut épargné de justesse… Puis les années ont passé et le jeune arbre est devenu fort comme un chêne et aussi haut que les grands sapins de l’Aigoual. A l’étroit dans son minuscule jardin, il est devenu la fierté de la petite gare lozérienne. L’hôtel fut même rebaptisé du nom de son plus vieux pensionnaire : le Séquoia. Un pensionnaire majestueux, mais quelque peu envahissant et oppressant, il faut le reconnaitre, qui continue à grossir et à se rapprocher des murs inéluctablement…
Aujourd’hui, du haut de ses 110 ans (l’âge d’un gamin dans la famille des Séquoias 😉 ) on peut dire qu’il revient de loin ce petit immigré américain ! Il a su s’acclimater à merveille aux rudes hivers lozériens et affiche des dimensions exceptionnelles pour son jeune âge :
Un tour de taille de 9,64m à 1,30m du sol et 9,05m pris à la hauteur officielle d’1,50m.
Une croissance ultra rapide, puisque lors du relevé de l’inventaire en 2002, il ne mesurait que 8,32m de circonférence, soit un accroissement record de presque 8cm / an sur la circonférence. De toute évidence, la terre du jardin de Mme Gavène devait produire des légumes géants !
En revanche côté hauteur, le Colosse semble plafonner à 36m, la même hauteur relevée en 2002.

Le destin du Géant de Banassac est intimement lié au développement ferroviaire de la région. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle des séquoias plantés dans chacune des gares des Alpes du sud à la construction de la ligne Digne-les-Bains – Nice. Dans les années 1890, il était de tradition de planter un séquoia dans les gares du célèbre Train des Pignes avec comme double fonction : fournir un bel ombrage sur le quai en attendant l’arrivée du train (comment ça, les trains avaient déjà du retard à l’époque ? 😉 ) et avertir les voyageurs de l’arrivée prochaine en gare grâce à ce magnifique marqueur de paysage.

Petit tour d’horizon des Séquoias géants remarquables en Languedoc-Roussillon.
Un tour d’horizon plutôt réduit… Le séquoia géant est un montagnard d’origine et non pas un méditerranéen, il ne supporte pas les longues périodes de sécheresse estivale et les atmosphères à faible taux d’humidité. Par conséquent, dans l’ancienne région Languedoc-Roussillon, seul le département de la Lozère est capable d’offrir de bonnes conditions de croissance au séquoia géant. Si l’espèce est présente exceptionnellement dans les autres départements, elle n’atteint jamais des dimensions « remarquables », à l’exception de quelques cas particuliers dans le piémont des Pyrénées-Orientales.
Son cousin, le sempervirens, est en revanche mieux adapté au climat méditerranéen.
Le Séquoia de Banassac est donc à ce jour, le plus gros séquoia recensé en Languedoc-Roussillon… mais il reste encore un peu maigre en comparaison au champion occitan dont il partage désormais la nouvelle région 🙂
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A partir du XIème siècle, les anciens titres des moines de Saint-Victor, de Marseille, signalent le «Cellam Sancti Nazarii».
Autour de celui-ci viennent se grouper quelques pêcheurs et agriculteurs d’Ollioules de qui dépend le terroir, sous la suzeraineté des Vicomtes de Marseille et de Simiane.
Certes, ce ne sont pas les premiers habitants de notre rivage. Déjà, le village celtoligure du Garou est daté de 600 avant J.C., des villes gallo-romaines sont identifiées à Portissol, à la Gorguette. Un peu partout, des débris de doila, de tegulas, jonchent le sol. En 1882, à Portissol, vingt tombes sont découvertes ; récemment, on y a mis à jour un four de potier. Des monnaies de Claude, d’Adrien, de Vespasien ont été trouvées. Une stèle a été découverte au bord de la Reppe. Il y a longtemps que l’homme a laissé des traces de son habitat sur notre terroir. Peut-on penser que les habitants de la Courtine, si proches du bord de mer, ne soient pas venus voir un peu ce qui s’y passait ?

1300 : LA TOUR
Mais c’est surtout à partir du XIVème siècle que commence le début de ce qui va devenir un hameau d’abord, un bourg ensuite. Dans une supplique au Roi, les syndics des habitants de Saint-Nazaire-les-Ollioules font connaître ce qui suit : « Le lieu d’Oliolis a un grand et spacieux terroir qui aboutit en divers endroits au rivage de la mer où il s’y trouve deux ports, dedans l’un desquels les Seigneurs du lieu ayant un grand ténement de leur ancien fief et domaine au quartier Saint-Nazaire, ils ont fait bastir au rivage du port une tour très forte et considérable... », (la date de construction de la tour romane est de 1300). Ces deux ports sont Lagoubran, la termine d’en haut, et Saint-Nazaire, la termine d’en bas.
C’est ainsi qu’ils appellent ces terroirs.La Tour Romane (représentée sur le blason de Sanary)

La devise latine de Sanary : Turris civitatis custodia (la tour protège la cité)

La Tour romane a été construite à la fin du XIIIème dans un but militaire afin de contenir les attaques maritimes. Ce rôle fut tenu jusqu'en 1536.

En 1436, le risque d’une incursion de barbaresques incita le roi René à ordonner à Oliolis, contre certains privilèges, de renforcer les défenses de Saint-Nazaire en ces termes : « Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard et fossé à la tour Saint-Nazaire... ». Cet acte est daté du 1er juillet 1436.

La tour avait déjà été réarmée en 1323, après la visite de Robert de Millet, sénéchal de Provence. L’on voit -par le changement qui intervient dans la désignation de l’agglomération que l’on appelle successivement habitations, hameau, puis bourg - une évolution dans le nombre des maisons, donc de la population. Plus tard, nous verrons cette évolution s’amplifier, notamment en 1507. Cette année-là, le seigneur Bertrand de Ventimille et son cousin germain, Guiran de Simiane, tous deux co-seigneurs, accordent des terres à seize nouvelles familles venant accroître le nombre d’habitants. Certains de ces nouveaux arrivants seront autorisés à bâtir sur le boulevard de la tour, à l’intérieur des fossés. Un an auparavant, ils ont aussi concédé à Chautard d’Ollioules des terres situées à Mortier et en-dessous du chemin qui conduit à la Gorguette.

A partir du 16ème siècle, la tour devient une prison mais elle reste armée de plusieurs canons.

Aujourd'hui, la Tour romane abrite le musée Frédéric Dumas (Frédéric Dumas, sanaryen fut un des premiers plongeurs autonomes à partir de 1943). Ce musée présente au sein de la tour sur ses trois niveaux l'histoire de la plongée sous-marine et quelques objets archéologiques.
Meurtriere


Caractéristiques :

La Tour mesure 21 m 50 de hauteur, 8 m de large. Ses murs sont épais d'1 m 80. La tour est divisée en trois niveaux.

Le rez-de-chaussée sert de magasin.

Au premier étage, étaient le poste de garde et les couchettes des officiers. Le colombier se trouvait au deuxième étage. Il abritait aussi l'armurie.

En 1436, le risque d’une incursion de barbaresques incita le roi René à ordonner à Oliolis, contre certains privilèges, de renforcer les défenses de Saint-Nazaire en ces termes : « Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard et fossé à la tour Saint-Nazaire... ». Cet acte est daté du 1er juillet 1436. La tour avait déjà été réarmé en 1323, après la visite de Robert de Millet, sénéchal de Provence.
L’on voit -par le changement qui intervient dans la désignation de l’agglomération que l’on appelle successivement habitations, hameau, puis bourg - une évolution dans le nombre des maisons, donc de la population. Plus tard, nous verrons cette évolution s’amplifier, notamment en 1507. Cette année-là, le seigneur Bertrand de Ventimille et son cousin germain, Guiran de Simiane, tous deux co-seigneurs, accordent des terres à seize nouvelles familles venant accroître le nombre d’habitants. Certains de ces nouveaux arrivants seront autorisés à bâtir sur le boulevard de la tour, à l’intérieur des fossés. Un an auparavant, ils ont aussi concédé à Chautard d’Ollioules des terres situées à Mortier et en-dessous du chemin qui conduit à la Gorguette.

LE PORT PREND DE L’IMPORTANCE

Vieux Port de SanaryLe port, qui voit la construction d’un premier quai venu s’ajouter au débarcadère proche de la tour, prend de l’importance. Il devient plus fréquenté, mais sa faible profondeur, son envasement par la rivière, la Reppe, lui nuiront toujours. Une grande partie de la population vit de la mer : pécheurs, navigateurs pour les échelles du Levant et, avec le temps, plus loin encore, vers les Amériques et Terre-Neuve.
Hélas, Saint-Nazaire a du mal à se développer tant qu’il est lié à Ollioules. Aussi, à mesure que le commerce se développe, naît une bourgeoisie de marchands, des notables plus entreprenants se manifestent. La population, a la certitude de pouvoir s’administrer elle-même. Ollioules sera obligé d’admettre des syndics à Saint-Nazaire, qui viendront siéger au Conseil de la Communauté. Ces Syndics, les Bernard, Infernet, de Saint-Maurice, déploieront les plus grands efforts dans des requêtes, des procès, des interventions tant auprès du Parlement de Provence, à Aix, qu’à la cour de France. Ils veulent obtenir leur autonomie, d’autant plus qu’en diverses autres communes, des faits semblables vont se produire et ainsi les conforter dans leur espoir.
C’est la Seyne qui, en 1657, obtient de se séparer de Six-Fours, la Ciotat, en 1675, se sépare de Ceyreste. Tous les bourgs de l’intérieur des terres voient leurs dépendances du bord de mer, devenu plus sûr, se séparer de la commune mère. Il ne peut en être différemment d’Ollioules et de Saint-Nazaire.
Plusieurs procès en séparation vont être intentés contre Ollioules. En 1649, 1673, et 1678.
Toujours en pure perte et bien souvent avec des menaces de répression. Cependant, de nombreux avantages sont obtenus d’Ollioules qui comprend qu’il lui faut faire quelques concessions. C’est ainsi qu’on obtient une fontaine, un banc de boucherie, un troupeau communal et bien d’autres améliorations, tel qu’un Lieutenant du juge d’Ollioules. Mais rien n’y fait et l’on comprend l’amertume d’Ollioules qui, malgré ses efforts de compréhension, sent Saint-Nazaire lui échapper. Elle pressent que sa vie économique en sera perturbée, surtout par la perte du port. C’est par lui que se font les exportations de sa production, par lui que les denrées importantes lui parviennent. Cela lui est déjà arrivé dans le temps, en 1225, dans un différend avec Toulon pour Lagoubran. Plus tard aussi, en 1296, Evenos s’est séparé d’Ollioules.
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Maclas (Loire)

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Géographie
C'est dans la région Rhône-Alpes, précisément dans le département de la Loire, que se trouve le village de Maclas. Sur les contreforts du Pilat et surplombant la vallée du Rhône sur un plateau situé à 400 m d'altitude, ce village fait partie des quarante-sept communes du parc naturel régional du Pilat.

Avec un relief et un climat très contrasté, le village jouit d'un paysage entouré de vergers. L'arboriculture est la principale activité agricole.

L'accès à la commune depuis la vallée du Rhône offre un paysage remarquable à travers les gorges de Malleval et la chute d'eau du saut de Lorette. Depuis la commune, le panorama s'étend de l'ensemble du mont Pilat au nord à la vallée du nord à l'est. Par temps clair, les sommets alpins et notamment le Mont-Blanc peuvent être vus.

Histoire
Maclas a certainement des origines très anciennes sans doute remontent elles jusqu'à l'époque gallo-romaine mais nous n'avons pas de sources sûres qui pourraient nous l'affirmer. Par contre, nous savons que son orthographe est apparue en 1352.

Durant le Moyen Âge, Maclas était sous l'emprise du baron de Malleval et ce n'est qu'en 1633 qu'elle s'en libéra pour créer sa propre baronnie. Celle-ci était installée au château du Buisson et englobait Maclas, Véranne, Saint-Appolinard et Roisey.

La famille de Villars en fut les premiers seigneurs. D'abord Claude de Villars et ensuite son fils Pierre qui dû vendre la baronnie à la famille de la Beau de Bérard qui en garda possession jusqu'à la Révolution française.

Durant le XVIIIe siècle, Maclas a utilisé les premiers moulins à soie et ce n'est qu'à la fin de ce siècle que son industrie s'est accrue abondamment. À la fin du XIXe siècle, Maclas a connu un essor gigantesque en matière d'activités toujours en rapport avec le textile.

Depuis la crise de 1930, l'activité du textile a décliné petit à petit. Mais le village a toujours gardé ce côté productif puisqu'il renferme actuellement une trentaine d'activités professionnelles.

Eglise de Maclas
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Aurillac

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Capitale du parapluie
Aurillac et la longue histoire de l'industrie du parapluie

De nombreuses villes en France ont une spécialité : le nougat à Montélimar, les gants à Millau, et le parapluie… à Aurillac. Mais pourquoi la cité cantalienne est-elle devenue la « capitale » du parapluie ?

Rien ne prédisposait la ville d'Aurillac à devenir la capitale du parapluie. Son taux de pluviosité, contrairement à l'image répandue, n'a rien d'exceptionnel, et son niveau d'ensoleillement sur l'année est supérieur à la moyenne nationale.

Depuis que le parapluie a fait son entrée à l'académie française et que le mot a trouvé sa place dans le dictionnaire, en 1718, un siècle se passe sans que l'on trouve la moindre trace de sa fabrication en Haute-Auvergne.

Ni les rôles d'industrie qui ont précédé la Révolution, ni les recensements qui ont suivi, ne livrent d'indications sur les premiers marchands de parapluies.

Ces ouvriers sont économes, précise le préfet, ils ne vivent que de pain et de légumes

C'est dans un état de l'émigration des colporteurs de l'arrondissement de Mauriac vers les départements intérieurs, établi en 1807, que l'on trouve l'existence des premiers marchands de parapluies recensés au côté des savetiers, cordonniers ambulants et maîtres chaudronniers. Le préfet du Cantal commentait qu'après s'être longtemps livrés à des travaux pénibles, les hommes laborieux substituaient au travail des bras celui des négoces d'un autre genre et citait les faiseurs de parapluies.

A la même époque, dans une note sur l'émigration en Tarn-et-Garonne, le préfet de ce département citait les marchands de parapluies et de parasols originaires du Cantal : « Ces ouvriers sont économes, précise le préfet, ils ne vivent que de pain et de légumes ». Les émigrants quittaient leur village le 1 er octobre après les semailles pour n'y revenir qu'en juin. « Ils reviennent tous les ans, notait le préfet, leur départ et leur retour sont aussi réguliers que ceux des oiseaux migrateurs ».
Une trentaine de « riflards »

D'après les passeports délivrés, le nombre d'émigrants de Haute-Auvergne des trois arrondissements, Aurillac, Mauriac et Saint-Flour recensés entre 1807 et 1812 s'élevait à 9.127, sans compter, et ils étaient nombreux, ceux qui émigraient sans passeport. Ce n'est pas l'esprit aventurier qui guidait de nombreux habitants à émigrer temporairement, c'est l'oisiveté et la pauvreté et le besoin de se procurer la subsistance de leur famille.
Il imitait le cri du pivert, l'oiseau de la pluie…

Au début du XIX e siècle, le Cantal côtoyait huit autres départements du centre de la France dans une zone de grande pauvreté. L'Aveyron, la Corrèze, la Haute-Loire, la Creuse… Les colporteurs de Haute-Auvergne suivaient le cours de l'émigration, sillonnaient la province et battaient le pavé parisien. Avant de devenir marchands, ils étaient faiseurs de parapluies et réparateurs. Ils se fournissaient également auprès de « parapluitiers » parisiens qui assemblaient des mâts et des carcasses pour les habiller ensuite au goût de leur clientèle.

L'ancêtre de ces négociants portait les parapluies en bandoulière. Il pouvait transporter ainsi une trentaine de « riflards » qu'il écoulait sur son périple jusqu'à l'étranger. L'arrondissement de Mauriac comptait de nombreux émigrants en Belgique, dans la région wallone. Ils exerçaient le métier de marchands et autant qu'ils le pouvaient de fabricants de parapluies.

Comme ses frères d'infortune, très tôt, Alexandre Periez, originaire de Marmanhac avait commencé à voyager comme son père qui réparait des ustensiles de cuisine. Il s'installa chez son cousin, à Partenay dans les Deux-Sèvres, où il courait les marchés et allait de maison en maison, avant d'ouvrir un magasin à Bessuires, puis de tenter sa chance à Paris.
Il vendait ou il achetait pour restaurer. Il raccommodait aussi. Le marchand de parapluies se doublait d'un météorologue avisé. Il avait été berger dans son pays. Il interrogeait les vents, observait la forme des nuages, leur altitude, leur contour. Lorsque le temps était menaçant, il annonçait la pluie. En marchant, il imitait le cri du pivert, l'oiseau de la pluie. C'était un mauvais présage pour le promeneur.
Il ne se bornait pas à la ville de Paris, il s'aventurait dans les environs. La route de Saint-Germain lui était familière. Comme enseigne, il avait un parapluie ouvert. Il logeait dans quelque faubourg. Un parapluie de bois et de tôle placé sur sa fenêtre indiquait son domicile. Après avoir longtemps voyagé, Alexandre Periez qui avait amassé quelques économies songea à s'installer à Aurillac, à acquérir un fonds de commerce et se lancer dans la fabrication.

De nombreux originaires du Cantal, de Marmanhac, de Neussargues, de Pleaux, de Riom-ès-Montagnes furent entreprenants. On retrouve plusieurs fabriques de parapluies fondées sur le passage des colporteurs.
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Saint Cast (22)

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Secret d’histoire à Saint Cast par Guy Laënnec
Je viens vous livrer une histoire et non une légende Bretonne, racontée par Guy qui garde toujours une activité au patrimoine de Saint Cast le Guido.

A côté de la station balnéaire et du port de St Cast le Guildo : Matignon !
Un ancêtre du Prince Albert Grimaldi était originaire de Matignon, et entre les Grimaldi et les Matignon existe une grande histoire.....
En effet, l'un des ancêtres d'Albert II, le sire de Goyon-Matignon épousa, en 1715, une Grimaldi.
Le prince Albert II porte d'ailleurs toujours le titre de Sire de Matignon.

St Cast Prince Albert
Le 5 juillet dernier St Cast le Guildo a accueilli avec liesse le Prince de Monaco.
« Je suis demeuré très proche de vous et je suis fier d'appartenir à la descendance des sieurs de Matignon» a-t-il déclaré.

St Cast Prince Albert 2
La petite histoire:
c’est vers 1710 que le prince Antoine Ier de Monaco, n’ayant pas eu de fils légitime, décide alors de marier de sa fille aînée, princesse héréditaire, en faisant appliquer la clause prévue au testament des ancêtres des Grimaldi :
Le futur mari doit abandonner son nom et ses armes pour adopter ceux des Grimaldi.
L’héritier des sires de Matignon : Jacques-François-Léonor, est donc choisi et

Le mariage avec Louise-Hippolyte Grimaldi est célébré le 20 octobre 1715.
À cette occasion, le roi Louis XIV consent à lui transférer le duché-Pairie de Valentinois appartenant aux princes de Monaco.
Jacques accède alors à la haute dignité de Paire de France.
Il hérite de la seigneurie de Matignon en 1725 et achète la seigneurie de Beaucorps –Saint- Cast
Plus tard les Grimaldi revendront les seigneuries de Matignon et de Beaucorps – Saint-Cast, mais ils conserveront le titre de « Sire de Matignon» toujours porté par le Prince Albert II de Monaco.

St Cast Blason Grimaldi
Dernier fils de Jacques et de Louise-Hippolyte Grimaldi, Charles-Maurice, né à Paris le 14 mai 1727, est admis à l’Ordre de Malte, sur dispense du pape Benoit XIII, à l’âge de deux mois. Il reçoit le titre de chevalier de Monaco.
Il fait ses études au collège Louis-le-Grand et habite la plupart du temps à Paris à l’hôtel de Matignon, où résident ses parents.
À la fin de 1731, le duc de Valentinois devient Prince souverain de Monaco sous le nom de Jacques Ier.
Il abdiquera en 1 733 en faveur de son fils aîné, Honoré III, ancêtre du Prince actuel Albert II de Monaco.

Ne cherchez plus !

Vous ne trouverez plus le château de Saint Cast, car pendant la Révolution, le château, confisqué à la duchesse de Montmorency, dernière héritière sert de casernement pour la troupe chargée de surveiller la côte. Pour se chauffer les soldats coupent d’abord les arbres du parc puis tout ce qui permet de se chauffer.

Le Château en ruine abandonné est rasé au début du XXe.
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Royan

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La Poche de Royan 1944-1945 .....un morceau d'histoire de France....... un peu long mais tres interressant
L’occupation

Les troupes allemandes occupent Royan depuis le dimanche 23 juin 1940 à 17 heures. Dés le début, la ville, verrou de la Gironde et lieu de repos, connaît une situation atypique de ville trop fortement occupée, c’est une immense caserne où les occupants sont aussi nombreux que les Royannais et les seuls à fournir du travail. Dés la création du Mur de l’Atlantique en mars 1942, l’Organisation Todt couvre la presqu’île d’Arvert de blockhaus en béton. Puis, en janvier 1944, des forteresses côtières sont créées dont une à Royan. Quand les Allemands évacuent le sud-ouest de la France en août 1944, ils conservent ces forteresses qui deviennent des "poches de l’Atlantique".


La formation de la poche

Les maquisards du Sud-Ouest libèrent la région et les Allemands sont finalement encerclés dans la poche par 7 000 maquisards des Forces Françaises de I’Intérieur, les F.F.I., du colonel Adeline, soit les groupements Z, RAC et Roland de l’Armée secrète gaulliste de Dordogne et Bernard des F.T.P.F. communistes de Charente. Mal armés, ils ne peuvent percer les puissantes défenses de l’ennemi. Adeline décide de ne pas dépasser comme limites de la poche, la Seudre, le sud de Saujon et Meschers.

Dès le 12 septembre 1944 l’état de siège est décrété pour les 8 000 civils pris au piège. Peu à peu, les conditions de vie des "empochés" deviennent aussi rudimentaires que celles d’une forteresse assiégée du Moyen-Âge, il n’y a plus aucun transport collectif, pas même de vélos, réquisitionnés par l’ennemi. Il n’y a plus de gaz, ni d’eau courante, ni d’électricité, et aucun autre moyen de s’éclairer la nuit. Les vieilles cuisinières au bois servent pour la cuisine, le chauffage est restreint à cette cuisine, l’eau est tirée des anciens puits. Tout le monde se lève et se couche avec le soleil, aussi les soirées sont longues car il est impossible de sortir à cause du couvre-feu. Seules les rumeurs circulent en l’absence de radio, de journaux et de tout courrier.
Alors que les Alliés se désintéressent des poches de l’Atlantique pour porter tous leurs efforts sur l’Allemagne, le 18 septembre, le Général de Gaulle, à Saintes, confirme le Colonel Adeline à son poste et décide immédiatement de réduire les poches de l’Atlantique par la force, en commençant par Royan, pour obtenir une victoire française sur notre sol. L’attaque doit être faite uniquement par des fantassins français mais de Gaulle promet de l’artillerie, des chars et des avions alliés, enfin il donne l’ordre de surseoir à tout bombardement aérien non justifié par quelque incartade de l’ennemi. Royan est sans doute choisie car la garnison ennemie est la plus faible de toutes les poches et que le patrimoine de la ville n’est pas aussi important que celui de La Rochelle par exemple.
Défenses allemandes

La forteresse est commandée par le colonel Pohlman qui dispose d’une artillerie importante de 5 000 hommes, encadrés par 106 officiers, mais il n’a ni chars, ni aviation, ni essence. Les côtes sont défendues par 218 ouvrages bétonnés entre Ronce et Suzac tournés vers la mer, et le front de la Seudre, protégé par les marais, est défendu par les marins du "Bataillon Tirpitz" rescapés des navires coulés en rade de Royan en août. Pour verrouiller leur point faible entre Meschers et la Seudre, trois centres de défense principaux entourent Royan, à Jaffe, Belmont et Vaux avec de nombreux bunkers fortement armés. Par manque de ciment, les points d’appui enterrés pour les mitrailleuses, les Tobrouks, sont de simples tourelles cuirassées. En outre, toutes les plages sont obstruées par des défenses anti-tanks, et 1 229 hectares sont minés, avec 180 000 mines antipersonnel et 35 000 mines antichars.
Les tentatives de médiation pour une reddition n’aboutissent pas mais l’épineux problème des combattants sans uniformes est réglé. Les F.F.I. sont reconnus, et traités comme prisonniers de guerre en dépit des ordres du haut commandement allemand qui les considèrent comme des terroristes à fusiller, à la condition de porter un brassard tricolore cousu au bras gauche, comme signe distinctif en attendant des uniformes.
L’opération Indépendance prévue pour libérer Royan

Le 14 octobre 1944, de Gaulle nomme le général de corps d’armée Edgard de Larminat commandant le Détachement d’Armée de l’Atlantique pour libérer les poches côtières au sud de la Loire. Ce général non conformiste est, d'après le général Catroux, instable et sujet à des crises physiologiques qui lui font "perdre son sangfroid, la lucidité de son raisonnement et le contrôle de ses actes" et font qu’il "n’est pas employable". Cela n’empêche nullement de Gaulle de l’affecter à ce poste en fonction de son glorieux passé.

Ce baroudeur, chef prestigieux qui s’est battu en Syrie et à El-Alamein, est vite accepté par les F.F.I., assisté par le général Anselme, il dépend du général américain Devers de la VIe Armée. Le fringant aviateur Corniglion-Molinier, ami de Malraux, ancien commandant des Forces Aériennes Françaises Libres au Moyen-Orient et en Angleterre, est promu général pour diriger les Forces Aériennes de l’Atlantique, les F.A.A. et réside à Cognac. Son supérieur hiérarchique est le général américain Ralph Royce, commandant la 1st Tactical Air Force basée à Vittel.

Larminat transforme les F.F.I. en Forces Françaises du Sud-Ouest, F.F.S.O. dirigées par Adeline, qui conserve la responsabilité du secteur de Royan avec le groupement Z à Talmont, Bernard devant Médis, Rac à Saujon, Armagnac devant Mornac et Roland à Marennes. Dans son rapport à son nouveau chef, Adeline demande, avant toute attaque, des bombardements massifs par l’aviation alliée pour écraser les défenses ennemies, il n’envisage l’action des troupes F.F.I., mal encadrées et peu aguerries, que pour occuper le terrain derrière les blindés.

Dans ses Chroniques irrévérencieuses, d’un humour cruel, Larminat admire la bravoure et la témérité de ses F.F.I. tout en déplorant quelques éléments vicieux. En revanche, il apprécie peu l’encadrement, boudé par le corps des officiers, trouve ceux du maquis parfois excellents, mais trop souvent des caïds en tous genres. Très grand seigneur, il s’impose à ces derniers en les invitant en grande pompe à sa résidence de Cognac, la maison Hennessy. Il brosse un portrait féroce des habitants de la région, trop ramollis, et n’est pas tendre pour Adeline et pour l’officier de l’armée d’armistice Meyer dont les seuls services de guerre se ramenaient au sabordage de son bâtiment à Toulon. Curieusement, ces deux hommes lui rendront cependant un réel hommage dans leurs mémoires.
L’évacuation des civils

Les Français et les Allemands, souhaitent faire la guerre sans être gênés par des civils, aussi un accord a lieu le 8 octobre pour évacuer 8 000 "bouches inutiles" civiles, dont 4 000 à Royan et 4 000 dans la presqu’île d’Arvert. Adeline informe les résistants qu’ils doivent quitter Royan, qui sera attaquée. Cette information ne peut que rester confidentielle et ceux qui sont dans la confidence n’y croient pas, une opération militaire semble inutile alors que la fin de la guerre paraît si proche et l’idée d’un bombardement massif n’effleure personne. Les habitants ne ressentent pas le moins du monde l’urgence de quitter leurs maisons, surtout les plus âgés, au moment où les villas vides sont pillées. Partir est un saut dans l’inconnu car l’important est alors de se nourrir et on le fait beaucoup mieux dans une région où l’on connaît bien les commerçants et où beaucoup ont un jardin.
Partir, c’est se retrouver dans un environnement inconnu, sinon hostile, car la famine perdure dans toute la France. Partir, c’est quitter la sécurité de son cadre de vie, pour une aventure risquée. Ils ne partent que contraints et forcés par "ordre des troupes d’occupation", toujours ressenti comme une véritable catastrophe. De leur côté, les F.F.I. estiment inadmissible que des habitants veuillent rester "avec leurs Boches".
A cause de cette grave incompréhension, les forces françaises ne prennent plus en considération la population civile restante considérée comme une bande de collaborateurs. Pourtant, le Conseil National de la Résistance citera seulement 143 personnes recherchées pour collaboration, dont 26 membres de la Gestapo et 36 miliciens. Cette hostilité stupide est récusée par nos concitoyens en zone libre, un membre du Comité Départemental de Libération fait part de son entier soutien à ceux qui, au milieu des privations et de l’isolement, "restent attachés à leurs biens, leurs souvenirs, et voudraient sauvegarder ce patrimoine, fruit parfois de toute une vie de travail, car ils savent que partir signifie le pillage, la perte irrémédiable de tout ce qu’ils possèdent". Les expulsés d’office reçoivent 750 francs par personne, ont droit à une seule valise et portent tous leurs vêtements sur eux, ils embarquent tristement à la mairie sur des camions allemands jusqu’à Médis.

A Médis ils traversent à pied le “no man’s land” pour rejoindre un train français qui les emmène vers leur lieu d’évacuation, où ils ne sont pas toujours accueillis avec la plus grande cordialité. C’est pire pour trois villages des avant-postes dont les habitants, expulsés sans préavis début novembre, rejoignent les lignes françaises sous la mitraille, et pour La Tremblade qui évacue sous la menace des fusils.
En novembre, Paul Bouchet, chef de la résistance intérieure, et quatre autres résistants sont arrêtés et condamnés à mort, aussitôt Adeline intervient, avec succès, auprès de Michahelles pour qu’ils ne soient pas exécutés, mais incarcérés à la villa Déli, avenue de Pontaillac, transformée en fortin.

En attendant l’opération "Indépendance" Royan est détruit par la R.A.F.

L’Etat-major allié se satisfait de ce que les F.F.I. contiennent les forces allemandes encerclées, mais de Gaulle réussit à le convaincre d’attaquer rapidement Royan. L’opération Indépendance est prévue pour le 25 novembre, retardée au 25 décembre, puis au 10 janvier. Les F.F.R.Y. renforcés par des maquisards du Gers et des Hautes-Pyrénées, atteignent 11 000 hommes, et les premiers blindés quittent l’est de la France pour Royan le 29 novembre. Mais l’opération est annulée suite à la contre-offensive allemande des Ardennes du 16 décembre et les blindés repartent aussitôt.
Le front de l’Ouest ou de l’Atlantique connaît une guerre de positions avec quelques coups de main. Nos soldats en guenilles et en sabots s’ennuient et mènent une bataille de canards dans l’eau glacée des marais au milieu d’une effroyable pénurie. Pieds gelés, gale, fièvres, tumeurs et maladies pulmonaires ne sont pas rares et les médicaments manquent autant que les vivres. Les hommes se qualifient eux-mêmes par dérision les "Forces Françaises Oubliées".

Le 2 janvier, une rencontre a lieu près de Meschers entre le commandant Meyer et le colonel Seim, adjoint de Michahelles, afin de négocier la grâce des Royannais condamnés à mort, ce qui est obtenu. Seim propose d’étendre à Royan les accords de La Rochelle qui prévoient un statu quo jusqu’à la fin de la guerre, avec libre passage en Gironde de navires ne transportant ni troupes, ni matériel militaire. Meyer transmet cette information capitale au général d’Anselme, mais elle n’a pas de suite car il ne peut frustrer d’un combat ardemment désiré, et d’une victoire certaine, ses troupes qui piaffent, l’arme au pied, depuis des mois. Larminat, qui juge les accords de La Rochelle inutiles, puérils, ni glorieux, ni efficaces, accuse Meyer de naïveté dans cette affaire car Michahelles, sans prendre le risque de se faire relever, ne peut permettre la réouverture du port de Bordeaux qu’il est justement chargé d’empêcher.
Le matin du 5 janvier 1945, deux vagues de bombardiers Lancasters de la Royal Air Force attaquent Royan entre 4 heures et 5 heures 43. La cible est bien la ville elle-même et tout ce qui a pu être dit ou écrit sur une erreur d’objectif aux causes les plus diverses est sans le moindre fondement.
Royan est rayée de la carte. On compte 442 tués sur les 2 223 habitants restés dans la ville et 300 à 400 blessés, les Allemands ont perdu 35 hommes.
L’opération de libération "Vénérable"

Tout le monde s’attend à une attaque terrestre immédiate, mais rien ne vient. Une trêve de dix jours permet l’arrivée d’une colonne sanitaire française pour évacuer les grands blessés et certains survivants, ce qui neutralise, sous un froid sibérien, la plus grande partie de janvier. La guerre de position reprend avec ses coups de main.

Le général de Gaulle n'admet toujours pas que des unités allemandes puissent rester invaincues à nous narguer, aussi, au moment où la fin de la guerre approche, c’est lui qui hâte la décision de relancer l’offensive, rebaptisée Vénérable, pour le dimanche 15 avril. Pour les Alliés, cette opération au moment où les Russes sont prêts à l’assaut final contre Berlin et les Alliés sur l’Elbe à moins de 200 kilomètres d’eux, n’est entreprise qu’à la demande des Français. A l’époque, ce n’était pas une décision illogique, notre prestige militaire n’étant pas au plus haut. Larminat dissout les Forces Françaises de l’Ouest afin que l’attaque soit uniquement menée par des unités régulières et non par des maquisards, ils deviennent les 50e , 107e et 158e régiments d’infanterie et le 12e régiment d’artillerie.

Pour une telle opération de prestige, de Gaulle et les Alliés veulent une victoire certaine, aussi Larminat reçoit tout l’appui nécessaire, soit 30 400 hommes, dont un tiers de musulmans. La division de marche Gironde de 23 700 hommes, aux ordres du général d’Anselme, attaquera directement Royan, la brigade de marche Oléron de 6 700 hommes, aux ordres du général Marchand, débarquera sur la rive gauche de la Seudre. Ils sont appuyés par 200 chars de la Division Leclerc, 250 pièces d’artillerie F.F.I. et américaines, deux bataillons du Génie, l’imposante escadre de la French Naval Task Force, la F.N.T.F. de l’amiral Rue avec 25 bâtiments, dont le cuirassé La Lorraine et le croiseur Duquesne, précédée par la 31e flottille canadienne de sept dragueurs de mines pour nettoyer l’estuaire. Les F.A.A. sont aidées par 1 200 forteresses volantes et B26 Marauders de la 8e Air Force du général Doyle, montés par 8 000 aviateurs, plus nombreux que les défenseurs allemands au sol.

Dans son ordre du jour du vendredi 13 avril, Larminat déclare : "Soldats F.F.I. montrez à la France que vous savez vaincre dans une bataille en règle", puis il dénonce les accords avec l’amiral Schirlitz à La Rochelle afin de laisser celui-ci libre de secourir Royan.
L’opération Vénérable débute le samedi 14 avril par la prise de tous les avant-postes, 1 150 bombardiers américains larguent 3 000 tonnes de bombes sur le réduit.

L’attaque de rupture est déclenchée le dimanche 15 avril après une intense préparation d’artillerie ; 1 350 bombardiers déversent 4 000 tonnes de bombes, Vaux est partiellement détruite et Maurice Garnier est tué en pleine action de résistance.
Les Américains bombardent le réduit de Royan avec 725 000 litres de napalm, nouveau liquide incendiaire expérimenté pour la première fois. Le résultat est décevant, les blockhaus ne sont pas détruits, mais spectaculaire ; car c’est une vision dantesque. La terre, le sol même flambent. Les ruines de Royan ne sont plus qu’un infernal amas de pierres calcinées et de ferrailles tordues.
Après le déminage par les résistants français qui ouvre la voie aux blindés de la 2e D.B., et un pilonnage par la flotte de haute mer et par 210 pièces d’artillerie sur les défenses côtières de Saint-Sordelin et des Ajoncs, l’attaque sur l’axe Médis-Royan est arrêtée par les ouvrages fortifiés et minés de Belmont, qui ont survécu à ce déluge de feu et d’acier et sont conquis par le 4e Zouaves. Aussitôt les chars de la Division Leclerc foncent sur Royan, la mer est atteinte à la tombée de la nuit, dans un nuage de fumée et de poussière irrespirable, Suzac et Saint-Georges sont aussi libérés.

Le lundi 16 avril, après une nouvelle et intense préparation d’artillerie, la brigade Oléron franchit la Seudre et libère la presqu’île d’Arvert à l’exception du réduit de La Coubre. La division Gironde nettoie Royan ; les ouvrages fortifiés du port, du Chay, de Pontaillac et du bois de Bellamy sont pris par le 4e Zouaves. Les résistants condamnés à mort, détenus à Saint-Palais, se libèrent eux-mêmes en désarmant leurs gardiens. 550 bombardiers pilonnent Jaffe et la Coubre, les ouvrages de Vaux puis de Jaffe sont enlevés par le 4e Zouaves. Saint-Georges et Vallières sont nettoyés, après une résistance acharnée. Au soir du 16 avril, il ne reste plus à réduire que le blockhaus de Michahelles à Pontaillac et ceux du réduit de la Coubre.

Le mardi 17 avril, le réduit de la Coubre est soumis à un violent bombardement aérien. La fumée et la chaleur intense de la forêt en flammes gênent l’attaque de la brigade Oléron. Le 4e Zouaves, toujours en première ligne, attaque le blockhaus de Michahelles à Pontaillac. Après une vive défense, l’amiral se rend avec 12 officiers et 97 sous-officiers et hommes de troupe. Le général d’Anselme arrête les opérations et ouvre des pourparlers avec les 800 marins du bataillon Tirpitz qui défendent la Coubre. Le matin du mercredi 18 avril, ils se rendent et défilent devant leurs vainqueurs en grand uniforme car Larminat, toujours chevaleresque, leur accorde les honneurs militaires.

La victoire est totale. L’ennemi, écrasé sous 153 550 coups de canon et 10 000 tonnes de bombes, compte 479 tués et 4 600 prisonniers dont 220 blessés. Mais les pertes françaises sont lourdes, 154 tués et 700 blessés, sans parler des quelques dizaines de victimes civiles.
Dans son ordre du jour de victoire, Larminat déclare à ses troupes : "Vous pouvez être fiers de votre oeuvre. Vous avez bien mérité de la Patrie". Le général Leclerc, qui avait refusé de le rencontrer car il n’appréciait pas d’avoir été contraint d’aller à Royan, lui écrit qu’il acceptera à nouveau de combattre sous ses ordres, mais que la gloire pouvait être obtenue dans l’invasion de l’Allemagne mieux que sur le Front de l’Atlantique et que l’histoire décidera lequel de ces objectifs contradictoires primait l’autre.

L’histoire a jugé, sans hésitation, l’attaque de la poche n’a pas marqué l’histoire de la Seconde guerre mondiale et la gloire est allée au général Leclerc et à sa marche victorieuse sur Berchesgaden. Le prestige a été la vraie raison de cette attaque tardive et si la victoire fut totale, avec le recul du temps elle n’apparaît guère brillante.

Lors de la revue, par un temps splendide, le dimanche 22 avril dans la plaine de Les Mathes, le général de Gaulle salue cette victoire française qui prouve l’efficacité de l’armée nouvelle et déclare que le travail a été bien fait. Au milieu d’une débauche d’uniformes colorés des zouaves, tirailleurs et autres troupes régulières, les F.F.I. se remarquent par la note sévère de simples tenues kaki. Les membres de la Résistance, alignés sur la route presque devant l’estrade du général, mais en parents pauvres, sont décontenancés et déçus. De nombreux combattants sont décorés, dont Larminat, Anselme, Rue, Corniglion-Molinier, Adeline et le 4e Zouaves, qui reçoit une dixième palme à la Croix de Guerre de son drapeau pour avoir pris la plus large part dans cette victoire, fait plus de 2 000 prisonniers dont l’amiral, mais compte 60 tués et 250 blessés. Puis de Gaulle traverse rapidement le chaos de désolation et les ruines désertes de Royan et fait part de sa tristesse devant un tel désastre. Le général Royce n’est pas oublié puisque le gouvernement du général de Gaulle le fait commandeur de la Légion d’Honneur le 26 mai suivant.
Pourquoi cette tragédie ?

Furieux d’avoir perdu leurs biens, leur ancienne ville et de nombreux amis et parents, les Royannais n’ont rien compris à cette fureur guerrière et ont tenu Larminat pour seul responsable de tous leurs maux, du bombardement inutile, de l’attaque tardive jugée tout aussi inutile, et du regrettable pillage des ruines par nos troupes qui a suivi. D’ailleurs Larminat, peu diplomate ne fait guère d’effort. Il ne fut jamais autorisé à remettre les pieds dans la ville qu’il avait libérée et pourtant il a rappelé avec raison que si Royan a été détruit c’est par suite de l’acharnement militaire des Allemands.
En ce qui concerne le bombardement, Larminat ne porte qu’une partie des responsabilités. Quand à l’attaque tardive d’Avril 1945, à trois semaines de la fin de la guerre, approuvée par nos troupes, elle a été imposée par la seule volonté du général de Gaulle qui voulait une victoire française sur notre sol pour redorer un peu le blason de notre armée, Larminat a approuvé bien sûr mais n’a rien décidé. Enfin, c’est le commandant de la place, le colonel Adeline, qui n’a pas appliqué avec rigueur les ordres de Larminat pour éviter le pillage après la libération de la poche, mais ce n’était sans doute guère facile de les faire appliquer avec des troupes difficiles à contrôler.
Le résultat final malheureusement est que Royan libéré est un champ de ruines.


En 2015
L'acteur Jean Gabin, les Bataillons de marche somali (BMS) et des Antilles (BMA) sont à l'honneur des commémorations civiles et militaires organisées à partir de vendredi pour le 70e anniversaire des combats de la "poche de Royan", l'un des derniers îlots de résistance de l'armée allemande en 1945.
Jean Gabin (1904-1976) avait en effet interrompu sa carrière d'acteur, menée alors aux Etats-Unis, pour s'engager dans les Forces françaises libres (FFL) en 1943. Et c'est sous son vrai nom, Jean Moncorgé, qu'il a participé aux combats pour la libération de Royan en avril 1945, au sein du 2e escadron blindé de fusiliers marins rattaché à la 2e division blindée du général Philippe Leclerc de Hauteclocque.
Pour lui rendre hommage, la ville de Royan (Charente-Maritime) inaugurera samedi une salle de spectacles "Jean Gabin" en présence de son fils, Mathias Moncorgé, cérémonie suivie d'un débat animé par le journaliste et historien Patrice Gélinet - qui a notamment présenté l'émission "2.000 ans d'histoire" sur France Inter - fils de l'amiral André Gélinet lequel fut le supérieur direct de Jean Gabin à l'époque.
Longtemps après le débarquement allié en Normandie et la libération de Paris (juin et août 1944), les nazis conservèrent des poches de résistance dans le Sud-Ouest, notamment à La Rochelle et Royan.
Trois semaines seulement avant la capitulation allemande marquant le 8 mai la fin de la seconde Guerre mondiale, plus de 30.000 hommes, 200 chars de la Division Leclerc, 250 pièces d'artillerie des Forces françaises de l'intérieur (FFI) et américaines, 25 bâtiments de la French naval task force et 1.200 avions de la 8e Air force US avaient pris d'assaut Royan au matin du 15 avril 1945.
Pour préparer l'attaque, les Américains avaient d'abord bombardé la zone avec 725.000 litres de napalm, une arme incendiaire expérimentée pour la première fois sur le champ de bataille. Quelques mois auparavant, le 5 janvier 1945, les bombardiers de la Royal Air Force britannique avaient déjà pilonné la ville et quasiment rayé Royan de la carte.
Le 18 avril 1945, de violents combats s'étaient également déroulés à la pointe de Grave, dans le Médoc, de l'autre côté de l'estuaire de la Gironde. Le Bataillon de marche somali, constitué à Djibouti en 1943 par des soldats français et africains ayant rejoint la France Libre, avait lui aussi pour mission de réduire la "poche de Royan". Ses tirailleurs ont combattu quatre heures durant dans l'eau et la vase de l'estuaire pour libérer Soulac-sur-Mer (Gironde), au prix de 39 morts dans leurs rangs.
Un hommage leur sera rendu samedi dans la ville, en présence d'un des derniers anciens combattants de ce bataillon, l'adjudant-chef Houssein Karie Elmi, et d'une délégation du 5e régiment interarmes d'outre-mer (5e RIAOM), basé à Djibouti et héritier des traditions du BMS.
Vendredi, toujours à Royan et en présence du ministre des Outre-Mer, Mme George Pau-Langevin, qui représente le gouvernement aux cérémonies, un hommage a été rendu aux soldats du Bataillon de marche des Antilles, qui ont eux aussi participé aux combats.
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Le village d'Auxillac

Le village faisait partie, avec Montjézieu, de l’ancienne paroisse de Salmon. Il est désormais commune associée à La Canourgue. C'est un petit village situé au pied du Causse de Sauveterre, dans un val fertile au bord de la Jarnelle, affluent du Lot. Ses maisons typiques perchées à flan de colline surmontent l’auberge du moulin, lieu de naissance de la célèbre Céleste Albaret, servante et confidente de Marcel Proust. Le nom du village vient probablement de « Horcillacum », le « domaine d’Urcilius ». Autrefois rattaché à la paroisse de Salmon avec le village de Montjézieu, il devint indépendant lors du démembrement de celle-ci en 1836. Le village est associé à la commune de La Canourgue depuis 1972. Cette petite commune et ses hameaux recèlent bien des trésors d’histoires et de patrimoines de tous les âges. Venez les découvrir à l’aide de ce parcours.

La commune d'Auxillac a été rattachée à celle de la Canourgue en 1972.
Le territoire de l'ancienne commune d'Auxillac s'étendait sur 1440 hectares.

Le ruisseau de Jarnel, un affluent du Lot, traverse la commune. Autrefois plusieurs moulins à blé tournaient sur ce ruisseau.
La draille d'Aubrac traversait le Lot à Salmont. Un pont aurait été construit là à l'initiative du pape Urbain V au XII ème siècle.
Plus récemment, c'est à Auxillac que naquit Céleste Albaret, la gouvernante de Marcel Proust.
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Message non lu par djef24 »

« Ce qu’il faut comprendre, c’est que la ville de Laval ne part pas d’un désert » , commence Stéphane Hiland, médiateur au service patrimoine de la ville de Laval. En effet, les archéologues ont retrouvé des traces de lieux de culte bien avant le Moyen Âge. « La chapelle de Notre-Dame de Pritz est datée de 710, donc du VIIe siècle » . Mais alors comment la ville s’est développée ?
[La chapelle Notre-Dame-de-Pritz est un des plus anciens lieux de culte du bassin lavallois, dont les premières traces remontent au Moyen-Âge.]

« Laval s’est construit de manière illégale »

« Au début du XIe siècle, on assiste à une fragmentation du pouvoir centrale, où les aristocrates se libèrent de la tutelle de leur maître » . Des petits bourgs naissent de part et d’autre : Saint-Martin, Avesnière, Bourg-Hercent, ainsi que Laval.

« La ville s’est construite de manière illégale » , plaisante Stéphane Hiland. Guy de Dénéré, seigneur originaire de l’actuel Sablé-sur-Sarthe, « s’établit par la force » le long de la Mayenne. Ici, il construit le château et il espère contrôler le passage des marchandises et des hommes : « le château devient un peu un péage sur une autoroute » , sourit le médiateur.

Les petits bourgs se développent sans qu’il n’y ait de noyau central. Ils ne se font pas la guerre, mais ils sont souvent en concurrence, notamment pour leur plus grande richesse : l’homme. Le meunier, par exemple, était une personne très importante dans la société médiévale. « Grâce aux archives, on a retrouvé l’histoire de Popard le meunier. J’aime le comparer à un joueur de foot de talent, que les clubs s’arrachent, rigole Stéphane Hiland. Des traces de cet homme ont été retrouvées dans deux bourgs différents, comme s’il avait travaillé dans deux endroits à la fois. »

Ainsi, la vie au Moyen Âge est loin de ce que l’on peut s’imaginer : le seigneur n’a pas le pouvoir absolu, et il a même intérêt à garder son meunier, le seul qui peut produire de la farine pour le pain.

Laval se modernise

Une ville au Moyen Âge n’a pas du tout la même définition qu’aujourd’hui. À l’époque, il suffisait d’avoir des remparts et un château pour se considérer comme une ville. Au XIIIe siècle, sur le département, seules quatre villes étaient recensées : Laval, Château-Gontier, Craon et Sainte-Suzanne.

La création de la ville de Laval s’est faite en plusieurs étapes. La seigneurie de Laval, avec à sa tête Guy de Dénéré, se voit « tomber en quenouille » à la mort de Guyonnet, le seul héritier mâle.

À la mort du seigneur, Laval revient donc à sa fille, Emma, tout juste 14 ans. « Elle va se retrouver « otage » du Roi de France, qui va lui choisir un mari, bien plus vieux » . C’est ainsi que Mathieu II de Montmorency arrive à Laval en 1218. Général en chef de l’armée, il va transformer la ville, et notamment le château, qu’il va reconstruire en pierre. « Il va apporter de la modernité » .
[La statue de Béatrix de Gâvre, dans la cour du Vieux-Château, représente la noble femme avec un métier à tisser dans la main.]


Béatrix de Gâvre et le textile

« Dans une société médiévale, on retrouve toute sorte de statut » . Les différents métiers se classent sous forme de corporation : il y a les métiers de bouches (boucher…), mais aussi les artisans comme les orfèvres (fabrication des objets en or), les serruriers (activité liée à la sécurité et construction métallique), les marchands de toile… C’est au XIIIe siècle que la noble Béatrix de Gâvre, épouse du baron Guy IX de Laval, va développer le commerce du textile. « Elle va moderniser l’activité de production du textile » .

Ainsi, Laval va connaître son premier essor économique et il va se développer une petite bourgeoisie marchande. La ville va sortir de ses remparts, pour construire un « faubourg » , de l’autre côté de la Mayenne. « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’y a pas eu un Moyen Âge uniforme, mais avec des phases » , explique le médiateur.
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Millau

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MILLAU


Millau, Ville d’art et d’histoire
Millau possède un patrimoine historique et architectural riche et varié qui constitue le fondement de son originalité

De la préhistoire, elle conserve, outre des sites funéraires ménagés dans des grottes, nombre de dolmens répartis sur les causses.
De l’antiquité, le site archéologique de la Graufesenque montre en particulier des ateliers de céramiques sigillées.
Le pont qui enjambe le Tarn et la tour de la fin du XIIe siècle symbolisent la ville du Moyen Âge.
Le souvenir d’une ville ouverte aux idées de la Réforme marque l’Ancien Régime.
La mono-industrie de la peau et du gant enfin, qui se déploie au XIXe siècle, imprime les mentalités de la période contemporaine.
Le Viaduc, achevé en 2004, rappelle enfin que Millau a toujours été situé sur voie de communication majeure.

Carrefour de la grande Région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, à la confluence des rivières Tarn et Dourbie, Millau (23183 habitants) est la deuxième ville du département de l’Aveyron. Son environnement naturel d’exception et sa réputation incontestée pour son art de vivre, fait d’elle une destination touristique appréciée par un public sportif, familial, mais également par un public amoureux de la nature et de l’écologie.
La tradition industrielle de Millau date de l’époque gallo-romaine, plus tard c’est l’industrie de la peau et du gant qui fait la célébrité du savoir-faire local, avec le label « Ville et Métiers d’Art ». Aujourd’hui, grâce à l’autoroute A75, Millau est aujourd’hui à 1h10 de Montpellier et son nom est devenu inséparable de celui du Viaduc, édifice architectural innovant et moderne, qui confère à Millau une renommée mondiale.
Millau ne laisse personne indifférent !
Son histoire
Aujourd’hui

Ville moyenne au cœur d’un environnement préservé, Millau conserve son caractère singulier. Une ville au présent, en phase avec les aspirations de ses contemporains à une vraie qualité de vie. Avec les activités familiales de pleine nature, la pratique croissante des sports outdoor (escalade, parapente, canyoning…) et l’engouement suscité par le Viaduc, elle creuse aujourd’hui le sillon du tourisme vert. Dans une attention constante au développement durable. Elle a par ailleurs obtenu, en 2010, le label Ville d’art et d’histoire.
Le site internet Patrimoine :
En Cliquant sur le lien suivant http://www.millau-patrimoine.fr, vous découvrirez l’histoire du patrimoine historique et architectural de Millau.
Le site internet patrimoine présente au travers de différents onglets, Label Ville d’art et d’histoire, Inventaire, Archives municipales, Jeune public,…les différentes actions que mène la ville pour sa connaissance et sa valorisation.

Au cœur de la tour des rois d’Aragon et du beffroi
Le beffroi de Millau comme si vous y étiez ! Découvrez la tour carrée des rois d’Aragon et la tour octogonale, arpentez cet édifice de pierre et ses escaliers en vis : une fabuleuse visite virtuelle proposée par la Région Midi-Pyrénées et la Ville de Millau. Une promenade étonnante au coeur de l’édifice médiéval le plus emblématique de Millau.

Au cœur de l’église Notre-Dame de l’Espinasse
Entrez dans l’église Notre-Dame de l’Espinasse : édifice roman à l’origine, l’église avec son chœur polygonal et son clocher surplombe le cœur médiéval de Millau. Les fresques de Jean Bernard, peintre millavois du XXe siècle, sont l’une de ses principales curiosités.

Millau possède un patrimoine historique et architectural riche, qui constitue le fondement de son originalité : un patrimoine identitaire fort, lié au territoire et aux contraintes qu’il entraîne.
De la Préhistoire, Millau conserve, en plus de sites funéraires ménagés dans des grottes, nombre de dolmens répartis sur les causses.

De l’Antiquité, le site archéologique de la Graufesenque montre plus spécialement des ateliers de céramiques sigillées.
Les deux arches du Pont Vieux, en rive droite du Tarn, et la tour de la fin du XIIe siècle témoignent de la ville au Moyen Âge.

Plusieurs hôtels particuliers donnent à imaginer la prospérité économique de Millau sous l’Ancien Régime.
La mono-industrie de la peau et du gant a laissé son empreinte sur le patrimoine des XIXe et XXe siècles.
Enfin, saviez-vous que Millau a toujours été, avec la voie romaine, au centre d’un axe de communication majeur ? Ainsi le Viaduc, ouvert en 2004, ne se contente-t-il pas de relier le causse Rouge au causse du Larzac : il écrit aussi la suite d’une longue Histoire.


CROIX DE VIE

Croix-de-Vie apparaît sur la rive droite de la Vie au XVIe siècle, lorsque le duc de Montausier accorde aux marins de Saint-Gilles des parcelles de terrain sur la « petite île » pour qu'ils puissent y construire leurs habitations. En 1610, Marie de Beaucaire fait construire le « grand môle », le « quai neuf de Madame » ainsi qu'une chapelle utilisée jusqu'à la construction de l'église Sainte-Croix en 1896.

En 1622, la « petite île » fait désormais partie de l'île de Riez. Le 16 avril, le roi Louis XIII y écrase les 7 000 huguenots de Benjamin de Rohan seigneur de Soubise qui parvient à s'échapper. Mais le gros de ses troupes est pris comme dans une nasse à Croix-de-Vie. C'est un massacre : plusieurs milliers de cadavres jonchent les rues. Le roi ne s'attarde pas devant ce spectacle : Il passe la nuit à Apremont.

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Havre-de-Vie.

Une légende du XIXe siècle se déroule à Croix-de-Vie : elle évoque le « fredet », une cheminée creusée par l'océan dans les rochers et par laquelle le ressac (le retour violent des vagues vers le large) jaillit tel un geyser.

De Saint Gilles à Croix de Vie

Le site de Saint Gilles fut d’abord occupé par les Romains lors de la conquête de la Gaulle par Jules César. Mais on ne retrouve les traces de l’existence de Saint Gilles qu’au XIIIe siècle. Au cours des siècles qui vont suivre, la population installée à l’embouchure de la Vie va connaître un essor important, notamment grâce à une activité commerciale (sel et blé) et portuaire florissante. La fin du XVIe et le début du XVIIe voient naître Croix de Vie qui deviendra paroisse en 1690.
L’épisode révolutionnaire

Les troubles vendéens de 1793 touchèrent peu la région. En revanche, la seconde révolte de 1815 provoqua des affrontements entre les Giras (républicains) et les Croix de Viots (fidèles à la couronne). Louis de la Rochejacquelin, frère d’Henri, débarqué à Croix de Vie, mourra durant la bataille des Mattes. À cette séparation idéologique entre les deux localités vient s’ajouter une séparation naturelle que constitue la rivière « La Vie ».

Bien que reliées par un « gué » et des barques qui permettaient de rares échanges entre les deux communes, il fallut attendre 1836 qu’un pont soit créé. En 1838 s’opèrent les premières transactions entre les deux communes, mais ce n’est qu’en 1967 que les deux rives de la Vie fusionnent pour devenir Saint Gilles Croix de Vie.
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Philou 33 a écrit : lun. 3 févr. 2020 09:24 Bonjour à tous !
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Super philou , tu es le meilleur............. :super: :super: :super: ;-)
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Rennes

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Rennes avant les Romains

Les vestiges sont limités, mais il y a des traces d’occupation et de terrains agricoles au 3e et IVe siècle avant Jésus Christ. Les Romains n’ont pas construit dans le désert. Des pièces de monnaie ont été retrouvées, les archéologues cherchent toujours la trace d’oppidum, villes fortifiées gauloises, mais pour l’instant, rien, sauf des suspicions.

Naissance de la cité antique

C’est la naissance de Condate (ancien nom de la ville de Rennes). Le lieu est choisi en fonction de son carrefour routier et du terrain plat, particulièrement favorable. La ville va se développer au Ier et IIe siècle, avec des activités artisanales (tissage, poterie). Les maisons sont en bois et torchis. Mais au IIe siècle, des incendies et un défaut d’entretien vont impliquer de profondes transformations. Les bâtiments, construits en pierre, seront plus imposants. À la fin du IIIe siècle, c’est l’apogée de la ville romaine. Un axe commercial est repéré sous le couvent des Jacobins, avec des maisons au niveau de l’hôpital Ambroise Paré. Rennes fait alors 100 ha. Des chaussées sont construites, les eaux de toiture et d’évacuation sont récupérées, le chauffage apparaît.

Les invasions barbares

Condate va connaître une grande période de trouble économique, politique et financier, dans le dernier tiers du IIIe siècle. La vie va se dégrader. Une muraille va être construite en 285. C’est un monument urbain, qui met la ville en sécurité et célèbre sa puissance. Au XIe siècle, l’élite urbaine, nobles et ecclésiastiques, va s’installer dans la cité close. Les autres habitants se regroupent autour des lieux de culte, à l’extérieur.

Pouvoir et prospérité

Au XVe siècle, c’est l’époque de la municipalisation. Il y a une présence de commerces et d’artisanat, notamment place Saint-Germain, où ont été retrouvés des ustensiles de boucherie et poissonnerie, mais aussi des chaussures, très bien conservées, témoignant d’un travail du cuir. Il y a aussi, à l’époque, une forte présence des troupes militaires, preuve de nombreux conflits. Deux nouvelles enceintes sont construites.

Parlement

L’installation du Parlement de Bretagne, en 1561, sur décision de Charles IX, aura un impact urbain important. Toute une élite s’installe dans la ville et va drainer son mode de vie, construisant des hôtels particuliers. Rennes devient capitale administrative et judiciaire.

Incendie de 1720

Lors de l’incendie de 1720, 900 maisons sont détruites en quelques heures. Mais la Ville va rebondir et proposer, avec l’appui royal, des nouveaux plans. Deux personnes joueront un rôle important : l’ingénieur Robelin, puis l’architecte Gabriel. Deux places seront créées, la place du Palais et la place Neuve de l’Hôtel de Ville, où sera installée la statue de Louis XV, disparue à la Révolution. Une révolution qui n’aura pas d’impact sur l’urbanisation de la ville. Mais le départ des parlementaires va entraîner son déclin, et, au XIXe siècle, Rennes s’assoupit, s’endort, et devient presque insalubre. Les militaires arrivent, et les anciens couvents deviennent des casernes.

L’arrivée du gaz

Courant du XIXe siècle, c’est l’arrivée du gaz, avec la canalisation de la Vilaine, en partie couverte. C’est l’étape de la monumentalisation. Les maires vont travailler étroitement avec les architectes pour moderniser la cité. En 1882, arrive un élément fondateur du confort moderne, le premier réseau d’égout. Mais Rennes est une ville encore très rurale, l’industrialisation est retardée. Les principales industries sont les ateliers des chemins de fer, l’arsenal et l’imprimerie Oberthur. La ville est davantage tournée vers la confection textile et la chapellerie.

L’après-guerre

C’est à cette époque que Rennes va connaître une expansion importante, un changement d’échelle, avec Henri Fréville, un maire visionnaire, puis les architectes Arretche et Maillols, qui vont transformer la ville pour en faire une cité moderne. En 1970, c’est la naissance du district, puis la communauté d’agglomération en 2000.
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Étang de Berre

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L’Etang de Berre : origine

Il y a environ 8000 ans, au cours de la dernière glaciation, l’érosion creuse le site de l’Etang de Berre qui se trouve isolé de la mer lors du réchauffement.

Le premier Canal de Caronte est creusé par les armées du général romain Marius en 104 avant Jésus Christ. Il relie l’Etang à la mer Méditerranée au niveau de Martigues. La salinité de l’Etang va s’établir. Elle s’accroit au fil du temps jusqu’à pouvoir exploiter les salins dont on a retrouvé trace dans les archives dès le 5ème siècle. Pendant des siècles, les activités humaines n’altèrent pas l’Etang. Les coquillages abondent, la pêche est fructueuse.


Carte d'identité de l'Étang de Berre

• Lagune composée de différents espaces dont l’étang principal, l’étang de Vaïne à l’Est et l’étang de Bolmon au Sud-Est et de nombreuses zones humides périphériques.
• L’étang est alimenté par L’Arc, la Touloubre, la Cadière, la Durance. Son origine date de -12 000 et -8000 av. J.C.
• Superficie : 155 km²
• Largeur : 16 km
• Longueur : 20 km
• Profondeur : 6 à 9 m
• Contenance : 900 millions m³
• 2ème plus grand lac salé d’Europe
• Communique avec la Méditerranée par le chenal de Caronte (Martigues)
• Bordé par 10 communes : Istres, Miramas, Saint-Chamas, Berre-l’Étang, Rognac, Vitrolles, Marignane, Châteauneuf-les-Martigues, Martigues et Saint- Mitre-les-Remparts, rassemblant près de 238 000 habitants
• Bassin versant naturel :1700 km².
Un site qui possède un riche passé préhistorique

On estime que la présence humaine y remonte à 7000 ans. Historiquement, l'intervention humaine est avérée depuis -125, quand les légions romaines creusent le chenal de Caronte, abaissant ainsi de 2 mètres le niveau de l’étang. Elle continuera jusqu'à la période contemporaine, les travaux d'aménagement étant permanents. Il est intéressant de s’appuyer sur la chronologie établie par le GIPREB pour bien comprendre les changements intervenus dans l'étang de Berre et dans son environnement.

Avant 1863 l'étang de Berre est un milieu saumâtre très riche, avec des peuplements denses et étendus de macrophytes (1). La salinité y est relativement constante, soumise aux 5 variations des régimes des différents cours d’eau. La zone de l’étang connaît une économie rurale avec de nombreuses petites exploitations d’autosubsistance et seulement quelques grandes exploitations tournées vers une économie d’exportation. Dans les zones les plus littorales, la pêche, le commerce maritime, le travail et le commerce du sel supplantent l'agriculture traditionnelle. L'identité culturelle reste forte, comme l’est la cohésion sociale au sein des villages.

L'étang connaît une première phase d'industrialisation avec la production de soude pour l'industrie provençale du savon qui réduit la production de sel alimentaire. Cette première industrie chimique est fortement polluante.
1 Macrophytes : c'est l'ensemble des plantes aquatiques macroscopiques, visibles à l’œil nu.
La période 1925-1965

La biodiversité des écosystèmes marins n'est pas encore touchée par les industries : les biocénoses (2) SMVC et LEE sont florissantes, avec d'importantes zones de moulières et d’herbiers. Elles gagnent les eaux du tunnel-canal du Rove. Le stock ichtyologique est abondant et se compose d'espèces typiques des milieux lagunaires accompagnées d’espèces à affinité marine. Cependant, en raison de la pollution chimique croissante, la contamination de la matière vivante entraîne en 1957 l'arrêt de la pêche professionnelle.

Dans les années vingt, l'essor de l’aéronautique correspond à une nouvelle phase de l'industrialisation qui enserre l'intégralité de l'étang de Vaïne. Dans les années trente, le développement des industries de raffinage inclut l'étang de Berre dans une logique productiviste nationale.

Les infrastructures pétrolières prolifèrent, amenant la création de nouvelles villes à l'est et la constitution d'un réseau de transport de grande envergure : l'approfondissement du chenal de Caronte et l'ouverture du tunnel du Rove permettent de créer une voie navigable protégée majeure, du port de Marseille à la vallée du Rhône.

Au niveau culturel, l'ère du tourisme commence : la côte méditerranéenne attire été après été, un nombre croissant de touristes du nord de la France qui découvrent la culture provençale.
2 Biocénose : En écologie, la biocénose est l'ensemble des êtres vivants coexistant dans un espace écologique donné, plus leur organisation et leurs intéractions. Le biotope et la biocénose forment un écosystème.
La période 1966-1992

Deux événements vont sinistrer les écosystèmes aquatiques qui commencent à être lourdement affectés par les pollutions urbaines, industrielles et agricoles.

En 1963 le tunnel du Rove s’effondre et en 1966 la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas est mise en activité.

À partir de cette mise en service, ce sont environ 4 milliards de mètres cubes d'eau douce par an qui sont rejetés dans l'étang de Berre. Sa salinité chute brutalement, entraînant une diminution importante de la salinité de l’étang de Bolmon. Une stratification haline se met en place de manière quasi permanente, induisant des épisodes anoxiques
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de grande ampleur en isolant les eaux de fond, plus salées, du reste de la masse d’eau.

Les espèces inféodées au milieu marin disparaissent tandis que les assemblages benthiques régressent fortement. Les pollutions industrielles, urbaines et agricoles entraînent une dégradation de la qualité de l’eau, les métaux lourds entrent dans des processus de bio accumulation. La chute de la salinité entraîne la disparition des salins en 1966.

L'industrialisation et l'urbanisation s'accompagne d'un bouleversement culturel : après la pêche professionnelle, l'héritage rural, vieux de trois millénaires, est mis à mal par le gigantisme industriel portuaire.

En particulier avec l'aménagement du canal de Provence, la perception des cours d'eau et de l'étang change, les ruisseaux et l’étang de Berre ne sont plus perçus que comme des réceptacles à déchets.

L'étang de Berre et son pourtour constituent « un territoire à enjeux ». Depuis près de 20 ans sa réhabilitation est à l’honneur et il est aujourd’hui nécessaire de poursuivre et valoriser cette action et la porter à la connaissance du grand public.
___________________________________________________________________________________________
LE PORT MARLY

Cavalcade à travers les siècles
Cavalcade à travers les siècles

De ses rues, en passant par ses bords de Seine, son île et ses châteaux… voyagez dans le temps à la découverte du Port-Marly d'antan avec l'association Port-Marly Mémoire Vivante.


Le Port canton (quartier de Marly)


V ème siècle
Certains historiens ont suggéré que le port était un entrepôt romain. Merilus, propriétaire gallo-romain possédait une villa (fondus) à Marly.

VI – XII ème siècle
Les moines s’employant au défrichement de la forêt de Cruie (Marly) favorisent le développement du bourg et partant l’importance du port, bien situé au creux d’une boucle de la Seine, il était le seul débouché offert au bourg dans un temps où le fleuve était l’unique et plus sûr moyen de communication.

XIII ème siècle
Un acte notarié atteste le port indifféremment nommé « Port de la Loge » ou « Port de Marly ».

XIV - XV ème siècle
Alors que la branche cadette des Montmorency règne sur le haut Marly, les seigneurs de Prunay, leurs vassaux, possédaient le manoir et la ferme situés sur le territoire indivis du port et de Louveciennes.Couverts de vignes, les coteaux de Marly produisent un petit « clairet » jugé digne d’abreuver la table royale, les tonneaux sont évacués par le port en direction de Paris, de la Normandie et même de l’Angleterre.

XVI ème siècle

En 1572, Jacques Nicolas, bourgeois de Paris, reçoit en legs un port et un passage appelé « Port de la Loge ». Il y installe un bac. Peut-être celui qu’empruntait le jeune Charles IX pour y rejoindre sa belle maîtresse, Marie Touchet, sur l’Île de la Loge.


XVII ème siècle
Louis XIV a quitté Saint-Germain pour les fastes de Versailles tout en goûtant quelque détente dans sa résidence de Marly. Pour les besoins de la cour il donne, par Lettres Patentes de 1693, la primauté au port de Marly sur celui d’Aupec (Le Pecq).

XVIII ème siècle
Le trafic de marchandises du port s’est tellement développé qu’il nécessite la présence d’un notaire royal. Le port compte alors une population laborieuse de 165 feux (700 hab) toute occupée aux activités du fleuve ou aux exploitations des fours à chaux. C’est dans le dernier quart de ce siècle que le village va vivre sa mutation la plus profonde. En 1778, Louis XVI l’a doté d’une chapelle bientôt érigée en cure et paroisse Saint Louis (1785). C’est sur cette église et paroisse que les habitants s’appuieront pour demander leur détachement de Marly et éliront leur propre municipalité.


Le Port-Marly, commune indépendante.

Le Port-Marly devient une commune indépendante en février 1790.
Après la période révolutionnaire, la population ne compte plus que 500 habitants, le commerce a périclité,
l’église est ruinée, l’école de Louis XVI fermée.

1806 - le château, ancien manoir des seigneurs de Prunay est reconstruit tel que nous le connaissons (actuellement Hôtel de Ville).

1819 - le cadastre fixant le territoire du Port-Marly est enfin établi à 144 hectares.

1846- Alexandre Dumas fait ériger sur le côteau des Montferrands, le château de Monte-Cristo, fastueuse demeure faussement Renaissance et le château d’If Néo-gothique.

1850 – C’est la grande explosion démographique, commerciale et industrielle. Replié depuis des siècles sur une même population contractant le plus souvent des mariages consanguins, le village s’ouvre aux nombreux provinciaux victimes de l’exode rural vers la capitale.

Pêcheurs, bateaux de bain, tireurs de sable, bateaux lavoirs si chers aux peintres, animent les bords de Seine. Des industries de papier, de tissus imprimés, d’eau de javel polluent déjà !

Des carriers venus de Meudon ouvrent les carrières des Montferrands pour la grande production de blanc d’Espagne. Plus haut, dans la rue de Versailles, s’étendent d’autres galeries d’exploitation de craie. La Commune songe seulement à aménager son port, pourtant centre d’activités de celle-ci. Elle doit auparavant en acheter les terrains (ancienne propriété royale, demeurée d’État) qu’elle croyait siens.

1853 – La famille Rodrigue-Henriquès s’installe au Château des Lions. Elle y recevra le peintre Camille Corot qui exécutera en 1872 plusieurs tableaux célèbres – « Le Tournant de la Seine », la « Montre », la « Promenade au Château des Lions ». La Commune termine le siècle en beauté en se dotant d’un groupe Mairie-écoles (garçons et filles) en discussion depuis… 29 ans. À la même époque Sisley, Pissaro, Lebourg, Loiseau… s’inspireront des couleurs changeantes du fleuve.

XX ème siècle
« La Seine se meurt… la Seine est morte… » Ce n’est plus qu’un fleuve putride, réceptacle de tous les égouts de Paris. Seule subsiste de la grande activité précédente la fabrication de « Javel la Neige » de la famille Verrier. C’est sur l’Île de la Loge que se réfugieront les énergies créatrices du Docteur Château et de sa ferme expérimentale Jersey-Farm qui utilise déjà la traite électrique des vaches. À côté, l’aventurier chimiste Magondeaux utilise un brevet inédit, gagné au jeu, de fabrication d’acétylène. On trouve de l’embauche dans le « Tram à vapeur », la station du Port-Marly est un noeud ferroviaire important reliant Paris – Place de l’Étoile à Saint-Germain et à Marly-Abreuvoir.

1914 - La Grande Guerre vide la Commune de ses enfants. Une famille sur dix est touchée. Le couturier Doucet, passionné de « golf » crée un green de 18 trous de renommée internationale, qui perdurera pendant plus d’un demi-siècle jusqu’en 1969 (Centre Culturel Saint-Exupéry et Pyramides).

1940 – Le Port cesse ses activités commerciales.

1950 – La mutation galopante de l’après-guerre : explosion démographique, urbanisation en marche, circulation intense modifie l’aspect encore villageois de la Commune. C’est la percée de la nationale 13. Les grands ensembles immobiliers remplacent les espaces verts (le parc du Château des Lions, celui du Château de la Corbellerie, du domaine du chalet Keratry, La Source), les jardins, les vergers du haut du village, Marly-Soleil, les Plains Champs, etc. Les restaurants remplacent les petits commerces.

XXI ème siècle
On a fini de bétonner les espaces possibles. Un souvenir subsiste : le Mail des tilleuls ombrageant la rue de Paris créé en 1850. Quel devenir pour Port-Marly ? C’est à nous tous, anciens et nouveaux habitants, de donner un sens à la Commune malgré les routes qui la crucifient.
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Il faut remonter à 1141 pour trouver la première mention de la paroisse de Barlin dans un manuscrit conservé aux Archives nationales. Le nom changera plusieurs fois au fil des siècles : Ballin en 1141, Barling en 12533, Bellin en 1438 et Barlaing en 1556, ce n'est qu'au siècle suivant qu'elle sera définitivement Barlin.

Histoire

Au XIIe siècle, le territoire de Barlin se divisait en plusieurs seigneuries qui dépendaient du château de Saint-Pol-sur-Ternoise, d'Arras ou de Béthune. En 1207, Thomas de Hasbare est seigneur de Barlin. La maison de Melun lui succède et un de ses seigneurs, surnommé Le Brun, chambellan du roi, voit ses biens confisqués par Jean sans Peur qui l'accuse d'alliance avec ses ennemis. Le duc de Bourgogne fait alors don des terres et revenus de Barlin à Walleran de Juhaucourt.

Le 7 septembre 1579, la ville d'Hénin-Liétard est érigée en comté, avec adjonction de la baillie et fief de Gouy-Servain, au bénéfice d'Oudart de Bournonville, chevalier, baron de Barlin et Houllefort, seigneur de Capres, Divion, Ranchicourt, Tournes, Bandas, du Maisnil, gentilhomme de la bouche du roi (maître d'hôtel du roi), chef d'une bande d'hommes d'armes, gouverneur et capitaine des ville et cité d'Arras, capitaine d'une compagnie de chevau-légers.

Au milieu du XIXe siècle, l'activité charbonnière a commencé à Barlin et la ville a alors connu un essor démographique très important.

Le 16 avril 1917, un coup de grisou à la fosse 9 de Barlin fait 42 morts.
__________________________________________________________
BARLIN: la petite histoire de la cité des Roulettes

La rue des Roulettes démarre aujourd’hui son cours au bout de celle des Marrolliers, qu’elle prolonge vers la rue d’Houdain. Elle tient son nom de la cité qui la jouxte, une histoire assez drôle paraîtrait-il.

La Voix du Nord | 04/08/2013
À l’époque, il s’agissait d’une cité minière où étaient logées les familles des mineurs. Seulement, les habitants de la cité avaient pour habitude de demander régulièrement au responsable des logements à changer de maison. Ce comportement avait tendance à énerver le responsable qui se tirait les cheveux à force de devoir satisfaire les demandes. À tel point qu’il aurait ainsi dit un jour qu’il faudrait monter les maisons de la cité sur roulettes, phrase qui répétée de personnes à personnes devint célèbre et donna son nom à la cité.
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Histoire & patrimoine de Courtenay

La diversité du patrimoine curtinien participe à l'identité multiple de la ville, entre passé et avenir, nature et industrie, architecture et mémoire des habitants.

Les armes de Courtenay se blasonnent ainsi : D'or à trois tourteaux de gueules, appelée BESANT, pièce de monnaie ronde d'or ou d'argent, frappée autrefois à Byzance (aujourd'hui Istanbul), d'où elle tire son nom. Ancienne monnaie des Empereurs de Byzance, elle évoque les croisades et les voyages d'Orient.
Ces armes sont celles de la 1ère maison de Courtenay, dont plusieurs membres ont été sacrés empereurs latins d’Orient.
Le blason de la ville reprend aujourd’hui ces armes nobiliaires, couronnées de remparts et ornées de rameaux de chêne et d’olivier, symboles civils de la cité, de puissance, d’invincibilité et d’immortalité.

Square Bruant

Aristide BRUANT (né Aristide Louis Armand BRUANT le 6 mai 1851 à Courtenay, et mort à Paris le 11 février 1925) est un chansonnier et écrivain français. Il débute au cabaret vers 1870 en achetant Le Chat Noir qui deviendra le Mirliton.
Avec la gloire, la fortune récompensa ses efforts ; aux bénéfices du Mirliton vinrent s'ajouter de confortables droits d'auteur et de gros cachets.
Ainsi, après une dizaine d'années, il put s'offrir un château à Courtenay en 1896.

Aristide Bruant

Fin 1924, il remonte sur scène pour donner ses dernières représentations à l'Empire rue de Wagram, du 21 novembre au 4 décembre 1924. Quelques mois après Aristide BRUANT décède à Paris d'une angine de poitrine, le 11 février 1925, à l'âge de 74 ans. Il repose dans le caveau familial des ses grands parents maternels avec sa mère au cimetière de Subligny, près de Sens.
Sa carrure, sa présence en scène, sa voix rauque et ses chansons populaires ont fait de lui un monument de la chanson française. Il est un des poètes de l'argot du début du XXème siècle.

La chapelle Saint-Jean à l'hôpitau

A l'époque Gallo-romaine, un établissement rural est implanté près de la voie romaine qui relie Montbouy à Sens, via Courtenay.
Ce domaine devient une commanderie et prend le nom de l'Hôpitau au 18ème siècle. Dans ce domaine existe une chapelle où, pendant six siècles est exposée la statue de Saint-Jean Baptiste.
En 1758, Monsieur Pierre TARIN ( Anatomiste, né à Courtenay en 1721, auteur de treize ouvrages sur l'art de disséquer) propriétaire de l'Hôpitau fit ériger une petite chapelle rustique (l'édifice actuel) qui s'élève près d'une source se déversant immédiatement dans la Clairis.
L'antique statue qui séjournait dans des greniers depuis 1793, fut bénie lors d'une procession solennelle et déposée dans ce sanctuaire.
Cette statue en bois, presque grandeur nature, porte sur son socle la date authentique de 1180 : elle est toujours visible à l'église Saint-Pierre Saint-Paul à Courtenay.
La restauration de cette chapelle s'est terminée en 2012.

L'église

Dédiée aux apôtres Pierre et Paul, l'Eglise de Courtenay fut construite au XVIème siècle, sur les ruines d'une église romane, détruite par les Anglais en 1358. De cette église primitive ne reste que le clocher, qui date du XIème et qui a survécu au désastre; il a été restauré sur trois de ses côtés, en 1973
Un porche abritait autrefois l'entrée ; mais, en 1826, le Conseil Municipal décida de le supprimer. Il fut remplacé en 1827 par le portique qui se trouve au dessus de la porte centrale restaurée en 2011 à l'identique, couleur sang boeuf.
A l'intérieur des voûtes actuelles datant de 1858, six lustres de cristal en descendent. Elles reposent sur huit grands piliers en pierre de taille unies couronnés de chapiteaux différemment traités. On y voit le banc du chapitre de l'église Notre Dame. Dans la nef centrale, une chaire en bois sculpté, installée en 1737. Dans la 5éme chapelle (près de la porte de la sacristie), un tableau représentant Saint Vincent et son cadre en bois sculpté du XVIIème siècle.
L'orgue de la tribune a été construit en 1903. Il est équipé de 15 jeux, 2 claviers et un pédalier de 20 notes. Il fut restauré en 2005.
A l'intérieur, le Retable constitue la décoration du Maître-autel. Il se compose de boiseries Louis XIII, dont les parties saillantes sont soutenues par des colonnes torses de couleur vert foncé, autour desquelles s'enlacent des lianes aux feuillages dorés. Ce retable sert de cadre à un tableau représentant le mariage de la Sainte Vierge.
Cette copie d'un grand maître est dûe au pinceau d'un enfant du pays, le peintre Drouet. Celui-ci fut restauré en 2009 / 2010.

La halle

Avant la révolution, une halle en bois sur pilier de pierre était édifiée au milieu de la place du marché.
Le seigneur percevait un droit de minage sur la vente du blé qui avait lieu sous cette halle (d'où son nom « La halle au blé »).
C'est vers 1800 que débute la construction de la nouvelle halle en pierre, qui débouche sur la place principale de la ville (place A. Chesneau), afin de remplacer celle-ci.
En 1861, on a démoli quelques maisons dont celle où est né Aristide BRUANT pour l'agrandir.

Maison de Courtenay

La seigneurie de Courtenay a eu pour fondateur au début du 11ème siècle Athon de Château-Renard, sir de Courtenay, descendant de Rainart, comte de Sens. Parmi ses membres, se sont illustrés principalement Jocelin 1er le Grand, seigneur de Tibériade en 1115, puis comte d’Edesse en 1119. Elisabeth qui épousa en 1150 Pierre 1er de France, 7ème fils du roi Louis VI, ce qui fit de la maison de Courtenay une branche de la dynastie royale de France (voir l’arbre généalogique en Mairie). Pierre II qui devint comte de Nevers, d’Auxerre, et de Tonnerre par son 1er mariage et empereur latin d’Orient en 1216 par son 2ème mariage. Robert 1er et Baudouin II qui furent aussi empereurs de Constantinople jusqu’en 1261, puis Catherine 1ère qui resta impératrice titulaire. Elle épousa Charles de Valois, le comté de Courtenay appartint ensuite aux Valois etpassa dans le domaine royal.
La maison capétienne de Courtenay tombera alors peu à peu dans l’oubli et s’éteindra en 1768. Elle laisse cependant une branche anglaise qui existe toujours, et dont les descendants viennent parfois se ressourcer dans le berceau de leurs ancêtres.
Brinvilliers, Chasseval, Vaulxfins, La Jacqueminière, St Phal… , lieux-dits autour de Courtenay étaient déjà les fiefs du domaine seigneurial .
La maison de Courtenay a laissé aussi son nom dans l’histoire d’autres lieux environnants : Abbaye de Fontainejean à St Maurice-sur-Aveyron, Champignelles, Bléneau, Chevillon, Château de Druye-les-Belles-Fontaines…
La configuration de l'actuelle halle aux grains date de 1925. Elle a triplé sa superficie par rapport à l'ancienne.

Place du Gentilly

Cette place appelée Place Notre Dame, au début du XIXème siècle, nous rappelle qu'à cet endroit, s'élevait la petite église Saint Nicolas (qui deviendra l'église Notre Dame) primitive paroisse de Courtenay. Au XII ème siècle , elle fût détrônée par l'église Saint Pierre / Saint Paul, et n'était fréquentée que par les proches du château. En 1793, elle fut vendue aux enchères, puis démolie en 1806. En 1821, Louis XVIII autorisa la vente de l'emplacement à la ville, qui en fit une promenade publique.

Le château

De cet édifice, ne reste que la grosse tour appelée Courtine et les remparts du XII ème siècle. La rue des Marronniers, est le fossé comblé du château.

Le lavoir rue des ponts

Le lavoir sur des Ponts est adossé à une habitation privée. Construit fin XVIIème, début XVIIIème, il était couvert en zinc. Le sol possédait un carrelage de briques fabriquées à LOUZOUER. Il occupait un seul côté de la rivière et l'on y pénétrait par un escalier situé rue des Ponts.
C'était un bâtiment privé appartenant à Monsieur Georges PINOY. Sa surface était de 100,57m2, il a été acquis par la commune ainsi que 197,75 m2, de jardin situé de l'autre côté de la rivière le 6 septembre 1907 pour la somme de 1681,20 francs.
Le lavoir, dans sa configuration actuelle, est le fruit de la réflexion de Monsieur Léon AGENIE, architecte à Courtenay. Il fut construit en 1910 mais par mesure d'économie, le Maire de l'époque, Monsieur Armand CHESNEAU, fit supprimer une partie de la charpente nécessaire pour une couverture en zinc et le couvrir en tôle ondulée. Le sol fut cimenté à la place des carrelages de briques.
Lors de sa restauration en 2004, sous la conduite de Monsieur Thierry LEYNET, architecte du Patrimoine à Nemours, la Municipalité de Monsieur Francis TISSERAND, Maire, a opté pour qu'il retrouve les matériaux nobles de l'époque :
Réparation de la charpente avec pose de chevrons et lattes avant sa couverture en zinc
Restauration des cheminées
Restauration des planches à laver
Nettoyage des briques anciennes conservées et leurs rejointements à la chaux grasse
Restauration de la passerelle enjambant la Cléris
Enfin, l'intérieur et l'ensemble des façades ont été enduits au mortier de chaux et peints à leur couleur d'origine
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Reçue ce matin dans un PPS
Le centre du monde, d'après Salvator Dali
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Hips ouhlala
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25e anniversaire de la mort de Dalí : pourquoi il décréta la gare de Perpignan "centre du monde"

Ce jeudi 23 janvier est le 25e anniversaire de la mort du peintre catalan décédé à Figueras en 1989. L'occasion de se remémorer les raisons pour lesquelles il inscrivit à jamais la gare de Perpignan dans la mémoire collective.

Perpignan centre du monde ? Une théorie surréaliste par excellence, mais si ancrée dans la "légende urbaine" de Perpignan depuis que l'icône catalane, tellement adulée et décriée, l'a proclamée, au détour de l'une de ses envolées quasi surnaturelle dont il avait le secret...C'était en 1970. Dès lors, il fut amené à s'expliquer maintes fois sur les raisons pour lesquelles "sans la gare de Perpignan, nous serions tous en Australie, probablement entourés par les kangourous".

En voici un exemple, au cours d'une interview réalisée en 1978. Interrogé sur son goût (inexistant) pour la culture extrême-orientale, Salvador Dalí "dérive" jusqu'à Perpignan. Et aborde cette question à la 2e minute .

Pour ceux qui auraient trouvé l'explication un peu confuse, nous avons pris le temps d'écouter pas à pas les déclarations du "maître" et voici ce que ça donne :

Salvador Dalí part de l'idée que la Méditerranée est le berceau des civilisations occidentales, évoquant la "cristallisation", autour de notre mer patrie, de toutes les civilisations ancestrales.

"Perpignan aurait empêché de faire de l'Espagne une île ?", l'interroge un journaliste. Et l'artiste de développer sa théorie en ces termes : "Au moment où s'est formé le golfe de Biscaye, quand il y a eu la fameuse dérive des continents, c'est uniquement Perpignan qui a tenu le coup et a permis à toute l'Europe de rester là où elle est, là où nous sommes encore ici."

Perpignan tête de pont de la résistance ? Voilà qui pourrait donner des idées aux indépendantistes catalans. Ce Dalí alors, quel visionnaire ! :mdr1: :mdr1: :mdr1:
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Deux cartes postales d'Auvergne que l'on aurait pu mettre dans "j'suis pas très blague..."
Auvergne1.jpg
Auvergne2.jpg
Mêmes acteurs et même arrière plan !!!

JP :ange: :jesors: :mdr1: :mdr3:
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C'est Jules César qui nomma pour la première fois le lieu dans La Guerre des Gaules. Au I er siècle, les Romains fondèrent la ville de Samarobriva qui devint Amiens au IV e siècle. La ville se développa au Moyen Âge et à l'époque moderne grâce à son activité textile.


L’histoire de la cathédrale . Elle est inscrite au patrimoine de l'humanité

La construction de la cathédrale d'Amiens fut commencée en 1220, sous le règne de Philippe-Auguste, en partie sur l'emplacement d'une cathédrale plus ancienne qui venait d'être détruite par un incendie.
Evrard de Fouilloy était alors évêque d'Amiens; il devait mourir en décembre 1222, ayant à peine eu le temps de voir sortir de terre une partie de l'édifice dont il avait, de concert avec le clergé et le peuple, ainsi que le précise un ancien texte, décidé la construction.
Le premier architecte ou, comme on disait alors, le "maître de l'oeuvre" s'appelait Robert de Luzarches. Son plan fut heureusement respecté et suivi par ses successeurs : Thomas de Cormont et son fils Renaud de Cormont.
Les travaux contrairement à ce qui se faisait d'ordinaire, comme à Chartres, furent commencés par la nef, elle put être livrée au culte en 1236. A cette même date, la façade occidentale - ou grand portail - était terminée jusqu'au dessus de la grande rose et le choeur et les transepts étaient commencés.
Faute de ressources, les travaux sont interrompus entre 1240 et 1258. On parcourut alors le diocèse avec les reliques de saint Firmin, en quêtant pour la cathédrale. On se remit ensuite à l'ouvrage et, onze ans après, en 1269, le choeur était terminé et les deux tours de la grande façade furent achevées, celle du Sud à la fin du XIVè siècle, et celle du Nord au XVè siècle. Ainsi cette construction colossale, cette œuvre faite pour durer des siècles n'avait demandé que 68 ans, la vie d'un homme.
Il convient de remarquer que, primitivement, les bas côtés de la nef n'étaient pas bordés de chapelles. Celles que nous voyons maintenant ont été édifiées entre les contreforts de 1292 à 1350, sauf les deux premières du côté Nord qui ne l'ont été que vers 1375 aux frais du Cardinal de La Grange, un des plus illustres évêques d'Amiens, dont le tombeau se trouve au chevet de la cathédrale.
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Dax

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Histoire de Dax
Quelques vestiges très anciens ont été trouvés à Dax, qui semblent indiquer une occupation humaine très ancienne. De même, la région aux alentours est très riche en sites préhistoriques.
Une petite cité existait sur les bords de l'Adour lorsque les Romains envahirent l'Aquitaine, vers l'an 200 après Jésus-Christ. Ces derniers s'y établirent, et, déjà, appréciant la qualité et les propriétés bienfaisantes de ses eaux et boues, il transformèrent Dax - Aquae Augustas - en ville thermale.

La légende de Dax

Du temps de l'occupation romaine, un légionnaire possédait un chien auquel il était très attaché. Mais celui-ci était vieillissant et perclus de rhumatismes. Lorsque l'homme fut appelé en mission, la malheureuse bête ne put le suivre. Par pitié, le légionnaire décida de mettre un terme à ses souffrances en la jetant dans l'Adour toute proche pour la noyer. Quelle ne fut pas sa surprise, de retour de campagne, de retrouver son chien, visiblement en pleine forme... Ce dernier avait dérivé le long de la rivière jusqu'à des poches de boue, s'y baignant et y retrouvant une nouvelle jeunesse.
C'est ainsi que les romains auraient découvert les vertus des boues de l'Adour et des eaux de la source de la Néhe.

La cité était placée à un carrefour stratégique, au croisement des deux voies romaines importantes qui traversaient l'Aquitaine. Des remparts, dont il ne reste que quelques traces, furent ainsi érigés (vers l'an 300) pour protéger la ville.
Peu de documents nous sont parvenus des siècles qui suivirent. On sait que les Wisigoths chassèrent les Romains vers l'an 450, pour être eux-mêmes battus par les Mérovingiens autour de l'an 750.


Au Xème siècle, la ville était placée sous l'autorité des vicomtes de Dax.
Le XIIème siècle vit se produire un évènement d'une portée considérable pour la ville et la France toute entière.
En 1152, Alienor d'Aquitaine divorça du roi Louis VII pour se remarier la même année avec le comte d'Anjou et de Normandie, futur roi Angleterre. Une partie de la France et tout le sud-ouest passa alors sous la domination anglaise (qui pris fin trois siècles plus tard avec la guerre de Cent Ans et la victoire finale de Charles VII).

En 1177, la Gascogne orientale se soulève. Pierre II, vicomte de Dax, se joint à la révolte. Mais il n'est pas suivit par la population, et il doit s'emparer de la ville... Que les anglais reprennent après un court siège. Pierre II est tué pendant la bataille. Il fut le dernier des vicomtes de Dax.
Pour services rendus, le roi Richard Coeur de Lion accorda alors aux habitants de Dax un certain nombre de privilèges, et les exempta de plusieurs taxes.
D'une façon générale, c'est un période difficile pour la ville, dont les chefs doivent faire preuve d'un sens aigu de la diplomatie, coincés entre les rois d'Angleterre à l'Ouest, les rois de France à l'Est, ainsi que les ambitieux rois de Castille, de Navarre et du Béarn au Sud...
La cité subit d'ailleurs des pillages de ces puissants voisins, notamment en 1204 (par Alphonse VIII de Castille) et en 1245 (par Gaston VII du Béarn).
Il faut noter que Dax fut très tôt (aux environs de l'an 1200) administrée par un "Capdel" (chef de la commune), une ancienne forme du statut de Maire tel qu'on le connaît aujourd'hui.

La ville bénéficia ensuite d'un peu de répit après ces périodes troublées...
Au XIIIème siècle, Dax était un centre commercial très important. L'instauration des "foires de 16 jours" renforça cette position, de même que le droit d'avoir un marché hebdomadaire, accordé en 1368. Cette période de développement économique fut malheureusement entaché par la peste meurtrière de 1348.
Pendant la guerre de Cent Ans, Charles VII conquiert la ville en 1442. Il la conserva... quelques jours ! Ce n'était que partie remise, car il revint neuf ans plus tard, chassant définitivement les anglais. Une période de prospérité pour Dax se termine ainsi avec la fin du commerce avec les britanniques.

L'importance de la ville devient alors moindre, et elle ne sera que modérément affectée par les grands troubles qui suivirent, des guerres de religion à la révolution française.
A noter la naissance en 1733 de Jean-Charles de Borda. Un musée de la ville porte aujourd'hui le nom de ce grand mathématicien.
Après les drames des guerres mondiales, Dax s'impose comme la première ville thermale de France. Les propriétés thérapeutiques de ses boues sont étudiées et reconnues scientifiquement. C'est aujourd'hui la principale activité économique de la ville, représentée par une quinzaine d'établissements thermaux qui accueillent environ 60 000 curistes par an.

http://www.paysenfrance.fr/40-landes-oc ... -histoire-
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Philou 33
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Lamoura (39)

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djef24
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Histoire de Lamoura (39)

Ce village du Haut-Jura a une double tradition liée à la rudesse de son climat. Les habitants des villages de cette région avaient deux métiers. Le métier d'agriculteur et un métier dit ' métier de fenêtre '. Le métier de fenêtre de ce village était le métier de lapidaire. Aujourd'hui on trouve dans ce village un petit musée retraçant l'histoire et la technique de ces lapidaires. À l'automne 1943, Lamoura, hameau frontalier avec la Suisse, abritait l'École des cadres du maquis de la région Rhône-Alpes. C'est à Henri Frenay que l'on doit la mise en place d'un réseau destiné à organiser les maquis sous l'égide des Mouvements unis de la Résistance. Dans ce dispositif, l'école a pour objectif de donner une instruction militaire, mais aussi civique, aux futurs responsables de la Résistance intérieure. Près de la forêt du Massacre, intellectuels motivés et jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) se mélangent. Leur armement se résume le plus souvent à la mitraillette Sten. Parmi les centaines d'hommes formés à l'École des cadres, 85 sont arrêtés et 24 fusillés l'activité essentielle est le bois de conifères et le tourisme (ski de fond et alpin, raquettes, cyclisme, marche nordique, randonnée, VTT, chiens de traineau, la gastronomie locale et l'hôtellerie traditionnelle). Lamoura fait partie de la station des quatre villages (Lamoura, Les Rousses, Premanon et Bois d'Amont). C'est un des plus grands sites d'Europe en ce qui concerne la pratique du ski nordique (plus de 200 km de pistes damées l'hiver, les quatre villages réunis). Lamoura voit en pleine saison sa population multipliée par huit. Le tourismed'est pas seulement hivernal puisque Lamoura possède un lac qui est le point de départ de la Transjurassienne.
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Bizarre ! !
Je pensais (mal) que Lamoura était au bord de la mer !
Ben oui ! ! Lamoura la plage ! :rouge:
: LOL : :imwith: :jesors:
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Qu'est-ce que tu as fumé Alain ???? :mdr3: :mdr1:
JP :jesors:
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LANDERIBA a écrit : lun. 10 févr. 2020 12:25 Qu'est-ce que tu as fumé Alain ???? :mdr3: :mdr1:
JP :jesors:
Il a fumé certainement du aquik :ghee:
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Il faut lui pardonné mes frères, il ne sait pas (plus) ce qu'il dit :ange: :ange: :ange:
A+
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Philou 33
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Lons le Saunier

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Les salines de Lons-le-Saunier sont d'anciennes salines / sauneries (production industrielle de sel, « or blanc » ou sel gemme / halite), à l'origine de la ville de Lons-le-Saunier au Néolithique, dans le Jura en Franche-Comté. Elles sont avec les salines de Salins-les-Bains parmi les plus anciennes connues, en activité depuis environ 6000 ans jusqu'en 1968 (voir histoire du sel du Jura).

Historique

Lons-le-Saunier possède trois sources d'eau salée / saumure de chlorure de sodium : Lédonia, Chavenay et Naparix, dues aux gisements de sel gemme du Trias supérieur (215 millions d'années), situés en bordure des premiers contreforts du massif du Jura et remontés vers la surface à la suite de la formation de ce dernier par la compression / plissement exercée par les Alpes vers l'ouest au Priabonien il y a 35 millions d'années.

Dès le Néolithique (vers -4000, durant la révolution néolithique avec la sédentarisation, l'agriculture et l'élevage ...), les premiers habitants de Lons-le-Saunier s'installent autour du site primitif du « puits-salé » (principale source salée de Lons, dans l'actuelle rue du puits-salé) et de la source Lédonia. Ils produisent du sel par simple évaporation par le feu de l'eau de la saumure naturelle qui court à fleur de sol. La production de sel est de moindre importance que celle des salines de Salins-les-Bains, mais plus facile car moins profonde.

Les Séquanes (Celtes de Franche-Comté de l’Âge du fer), puis les Gallo-romains développent l'exploitation et le commerce du sel et en font rapidement la plus importante richesse du Jura durant le Moyen Âge jusqu'à la fin de l'exploitation du puits-salé en 1317, où la production de sel cesse, à cause du manque de rentabilité des sources infiltrées par trop d'eau douce.

En 1537 un important incendie, puis la guerre de Dix Ans (1634-1644) ravagent la cité et ses sources.

Au XVIIIe siècle la ville renaît sous l'impulsion du Royaume de France et devient en 1789 chef-lieu du Jura à la place de Dole (capitale historique du comté de Bourgogne). L'exploitation du sel est relancée avec la construction de la nouvelle saline de Montmorot, qui entre 1744 et 1966 relance l'activité salifère de Lons-le-Saunier.

En 1892 la cité du sel se convertit en ville thermale avec l’établissement des thermes Lédonia qui exploitent la source Lédonia (une canalisation souterraine relie les termes au puits-salé).
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Je suis resté sur mon post

Qui ne connait pas le groupe ABBA ?
Je viens de visionner leur histoire, magnifique cette réussite
Cette chanson a été faites après le divorce des 2 filles qui étaient mariées aves les garçons du groupe
Chanson avec paroles en français
https://www.youtube.com/watch?v=a3Y8p2NO_jk

:Philou:

P.S. : pris sur un commentaire.
En même temps, cela devait être très dur à chanter pour elle, car le texte reflète ce qu'elle était en train de vivre... (et si je ne me trompe pas, cette chanson a été écrite pour elle par son futur-ex mari)
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Philou 33
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Cabourg

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Cabourg, son passé, son histoire, son avenir…
Reine de la Côte fleurie, la station s’illustre aujourd’hui grâce à son patrimoine exceptionnel. Il faut impérativement parcourir l’Avenue de la mer et « l’éventail » du centre-ville pour en découvrir les origines. Du petit village de pêcheurs aux lieux de résidences d’illustres hôtes (dont Marcel Proust), la ville contemporaine est l’héritière directe de la Belle Époque.

Une architecture exceptionnelle

Les villas de Cabourg témoignent du charme de la Belle Epoque balcons ouvragés, bow-windows, loggias, céramiques, mosaïques, façades colorées… Lorsque l’on s’arrête… Quand on lève légèrement les yeux… Cette architecture particulièrement bien préservée vous surprend et vous captive.
Un patrimoine éclectique

Avec la mode des bains de mer et des premiers « baigneurs », Cabourg va connaitre un développement spectaculaire et donner ce style architectural, propre à notre station. Issus de la riche bourgeoisie, ces villégiateurs vont construire les premières résidences secondaires de notre monde moderne. Chacun souhaitant surpasser son voisin (parfois au sens propre !) les propriétaires rivalisent d’inventivité, faisant de Cabourg un terrain de jeu pour les architectes ! C’est ainsi que se développe l’éclectisme dans le style balnéaire, créé à partir d’éléments architecturaux inspirés de styles antérieurs (Gothique, Renaissance etc.), de la diversité des matériaux utilisés mais aussi des influences étrangères.
Les villas

Ces villas Belle époque vont utiliser les techniques de décoration de l'architecture nouvelle dont le traitement particulier des façades et des toitures. Ainsi, au détour d’une rue vous pourrez voir dans Cabourg, que de simples balcons sont devenus des loggias, des devantures se sont parées de Pilastres, de chapiteaux corinthiens, de mascarons, etc. Parfois, la toiture vous laissera entrevoir un œil de bœuf ou plus original encore, un belvédère fièrement dressé. Façades multicolores, placards de mosaïques, pans de bois et toitures ornées d’épis de faîtage ne manqueront pas de vous captiver. Au détour de chaque rue, vous apprécierez la beauté des constructions néo-normandes ou les villas de maître de la fin XIXe… des chefs-d’œuvre de l’architecture que vous aurez peine à oublier !
Les personnages marquants

Le grand Hôtel tel qu’on le connait aujourd’hui est signé Charles Bertrand. Son style à l’italienne, le tout confort… En 1892 il devient propriétaire des Grands Etablissements de Cabourg puis Maire en 1896 (fonction qu’il occupera durant 31 ans !). Il fait alors place nette en détruisant l’Hotel de la plage et le Casino pour mieux les reconstruire ! En 1907 est inauguré le nouveau et prestigieux Grand Hotel. Charles Bertrand structure la ville en complétant ces équipements par la création du Garden-Tennis, près de l’Eglise, puis du Golf, près de l’Hippodrome de Cabourg (ce dernier alors situé au Home).

Marcel Proust

C'est dans la chambre 414 du Grand Hôtel de Cabourg que vous retrouvez le célèbre écrivain. Son premier voyage, il le fait à 10 ans accompagné de sa grand-mère pour soigner son asthme, mais c’est surtout entre 1907 et 1914 qu’il profitera pleinement du temps passé à Balbec, nom qu’il donne à Cabourg dans son œuvre « À la recherche du temps perdu ». En témoin des années 1900, il dresse un portrait de la Belle Époque et de la vie sociale trépidante des contemporains en villégiature.

Grand adepte de la station, Marcel Proust a donné son nom aux 3,6 km de promenade longeant la digue, tant son histoire est liée à la ville et tant son œuvre s’en est inspirée.

Bruno Coquatrix

Père de l’Olympia et Maire de Cabourg de 1971 à 1979, Bruno Coquatrix a su faire grimper la côte d’amour de Cabourg. Le découvreur d’artistes invitait ainsi les célébrités de l’époque à se produire à Cabourg avant d’accéder aux planches de la grande salle parisienne. De Piaf à Gilbert Bécaud, les stars ont été très nombreuses à répondre à son invitation, en se produisant au Casino de Cabourg.
Autres hôtes illustres de Cabourg

René Xavier Prinet (peintre), Raymond Poincaré, ancien Président de la République (villa Green Cottage) ; Ferdinand Renault, le célèbre constructeur d’automobiles (Sweet Home) ; Jacques de Lacretelle, de l’Académie Française ; Charles Levadé, compositeur…

Naissance d’une station mythique
De ses origines à la naissance des bains de mer

Fondée il y a près de 1 400 ans, Cabourg trouve ses origines à l’époque médiévale. Il faut alors imaginer un hameau peuplé d’une centaine de pêcheurs vivant en retrait de la mer notamment par crainte des invasions vikings. En 1066, Guillaume le Bâtard, alors Duc de Normandie, se prépare à aller reprendre le trône d’Angleterre. Il regroupe plus de 5000 hommes à Dives sur mer. La célèbre bataille d’Hasting verra la défaite d’Harold, faisant de Guillaume le Conquérant, le roi d’Angleterre ! 3 siècles plus tard, le trône de France menace de basculer sous la tutelle anglaise au cours une longue période de lutte contre l'Angleterre, mieux connue sous le nom de Guerre de 100 ans. Cabourg, comme la plupart des provinces de France connut l’occupation anglaise
.
Naissance des bains de mer


Reconnus pour leurs vertus thérapeutiques les bains de mer vont permettre à la station de se développer. Grâce aux nouvelles liaisons maritimes puis ferroviaires, les villégiaturistes découvrent le littoral Français dont la petite station de Cabourg qui dépendait alors de la ligne du Grand Ouest (il fallait 7h pour venir) et du Decauville. Grace à sa proximité avec Caen, Cabourg se développe considérablement à la fin du 19ème siècle. Je ferai de ce lieu la Reine des Plages ! ». Séduit par la beauté naturelle du site lors d’une exploration de notre littoral, Henri Durand-Morimbaud, avocat Parisien, décide d’investir dans les dunes de Cabourg. Avec l’aide de l’architecte Claude Duval, il édifie un Casino en bois et demande à Paul Leroux de dessiner le plan de ville, unique et célèbre pour sa construction en éventail. On est en 1854.
Le développement de la station

Charles Bertrand, propriétaire des Grands Etablissements de Cabourg en 1892 puis maire de Cabourg pendant 31 ans, va considérablement moderniser la station. Il créé le marché couvert, le Garden Tennis, le Golf, et fait construire le nouveau et moderne Grand Hôtel en 1907.
Cabourg, une muse !

C'est dans la chambre 414 du Grand Hôtel de Cabourg que Marcel Proust a ses habitudes. Son premier voyage sur le littoral, il le fait à 10 ans accompagné de sa mère et de sa grand-mère pour soigner son asthme. Une fois adulte, entre 1907 et 1914, il séjournera l’été au Grand Hôtel et s’inspirera des scènes mondaines pour écrire le tome II de son œuvre «À la recherche du temps perdu», dans lequel il évoque le temps passé à Balbec, nom qu’il donne à Cabourg.
Cabourg en temps de guerre

En plein cœur de l’été 1914, la guerre éclate. Même éloignée du front, Cabourg va en subir les effets et les Grands Établissements vont accueillir des blessés de guerre. Quelques années plus tard, au cours de la Seconde Guerre Mondiale, l’activité touristique cesse et Cabourg et les villas cabourgeaises sont occupées par les soldats allemands. La station est alors considérée comme une ville de repos et de détente pour la Wehrmacht. Le 21 août 1944, les Belges de la Brigade Piron libèrent un Cabourg déserté. Les habitants reviendront, courant septembre, dans une ville qui ne présente que quelques destructions (surtout l’intérieur des villas transformées en bunkers mais dont l’aspect extérieur n’a pas été modifié).
Une station prospère

Après-guerre, la vie reprend doucement son cours, le Maire de Cabourg fait appel à Bruno Coquatrix, directeur de l’Olympia pour prendre la direction du Casino. Le succès ne se fait pas attendre et de nombreuses vedettes (dont Edith Piaf, Jean Richard ou encore Gilbert Bécaud) vont venir se produire à Cabourg et relancer la scène du Casino. Bruno Coquatrix, qui remporte aisément les élections municipales de 1971, à de grands projets pour Cabourg. Le Grand hôtel est rénové, la digue prolongée et Cap Cabourg voit le jour ! En France, les loisirs se développent et les résidences secondaires rencontrent un vif succès, la station se développe à vive allure. Aujourd’hui Cabourg est idéalement située au cœur de la Normandie, entre la Côte Fleurie et le Pays d’Auge. Station balnéaire réputée, à la fois paisible et dynamique, mythique et moderne, familiale et intimiste, Cabourg attire chaque année des milliers de visiteurs.
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Orange

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Orange est surtout connu pour son Arc de Triomphe et son théâtre antique, deux monuments romains remarquables. L'Arc de Triomphe illustre la victoire de Rome sur la Gaule ; il date du I° siècle et il s'agit d'un des plus anciens et des plus grands arcs de triomphe de la Gaule romaine. Ce monument est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Au cours de l'histoire, Orange fut la capitale d'une principauté souveraine, enclavée en grande partie dans le Comtat Venaissin, jusqu'en 1731.

S’il existe un site qui fait la fierté des Orangeois, c’est bien la colline Saint-Eutrope. Elle a pris son nom du premier évêque d’Orange au IV e siècle. Une croix marque depuis 1 856 l’emplacement de l’ancienne église qui a servi de paroisse jusqu’en 1 616. Des fouilles archéologiques ont permis en 1990 et 1991 de dégager les bases, une partie de la construction de la crypte et des restes d’un cimetière.

Inscrite à l’Unesco

Parcourir la colline, c’est reprendre les sentiers de l’Histoire avec un grand “H”. Au-delà du quartier résidentiel qu’elle est devenue au fil du temps, la colline évoque surtout les Princes d’Orange. Ils étaient les égaux des plus grands nobles de leurs époques. L’histoire retient qu’en 1502, Philibert de Châlon était l’ami de Charles Quint contre François 1 er. Il y a eu aussi Guillaume III d’Orange, futur roi d’Angleterre qui a conduit une guerre de 40 ans contre Louis XIV. Le Roi Soleil refusait cette puissance enclavée dans son royaume de France.

Ce titre de prince d’Orange permettait au gouverneur de Hollande de prendre un titre de noblesse lui ouvrant le trône de roi. Si depuis 1713, la ville est devenue française, le souverain des Pays-Bas conserve le titre de prince d’Orange. D’ailleurs en juillet 1952, la reine Juliana avait planté un arbre à proximité de l’ancien château fort.

Du château des princes d’Orange, qui avait tant fait peur à Louis XIV il ne reste que des ruines d’une construction qui s’est étendue du XIV e siècle au début du XVIIe siècle. Orange devenant une ville protectrice des protestants durant les guerres de religion.

Moins boisée qu’aujourd’hui, la colline a été au XIX e siècle abandonnée aux bergers. Les Orangeois y montaient l’été prendre le frais dans leurs cabanons dont il reste un témoin. La Vierge, qui surplombe le théâtre antique datant du I er siècle, a été érigée en 1857. De ce point de vue, 109 mètres au-dessus des toits, le regard s’étend du Rhône au mont Ventoux par la campagne comtadine. L’histoire de la colline Saint-Eutrope a été reconnue. Depuis 2007, elle est inscrite à l’inventaire du patrimoine de l’Unesco.

Au pied de la colline Saint-Eutrope, s’élève ce que Louis XIV présentait comme la plus belle muraille de son royaume : le théâtre antique.

Pas le plus grand de France malgré ses 103 mètres de long et ses 37 mètres de haut, puisque celui de Vienne (Isère) le dépasse. Mais celui d’Orange a conservé son mur de scène. Conservé dans son ensemble par le fait que l’hémicycle de 119 mètres de diamètre a servi d’habitations au Moyen-Âge avec des petites ruelles et des petites maisons, mais aussi de protection face à l’ennemi.

Le mur de scène présente toutes les caractéristiques des théâtres latins. Une statue d’Auguste, reconstituée, se loge dans une niche de six mètres de hauteur. Juste sous le toit de protection construit en 2007 à la demande des monuments historiques pour protéger le mur des ruissellements.

Si depuis 1869, le théâtre antique a été rendu à la culture, les grandes dates de la restauration du théâtre romain s’étalent de 1952 à 1980.

Depuis 1971, le théâtre antique accueille les Chorégies, un festival lyrique de renommée internationale.
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Orange, c'est également un fruit et bizarre la couleur des NL. :blub: :blub:
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Où flotte le drapeau comtois, qui que tu sois, tu es chez toi.
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